En vigueur depuis le 23 Août, le régime de catastrophe nationale continue et ne semble point se diriger vers son épilogue, après quatre longs mois. Il avait été décrété, comme on le sait, suite à la détresse des nombreuses victimes occasionnées par les inondations dont près d’une quarantaine de morts et des milliers de sans-abris. Après plusieurs semaines de refuge dans les différents établissements scolaires, ces derniers ont fini par déguerpir au profit de leurs habitants traditionnels, sans qu’on sache dans quelle mesure leur prise en charge a été assurée dans le cadre du régime de catastrophe. Que sont devenues, en définitive, les dizaines de milliers de sans-abris chassés par la rentrée scolaire intervenue depuis novembre ? Malin qui pourrait le dire. On est à longueur de journée témoin, en revanche, de distributions massives de vivres et de non vivres dont les victimes d’inondations ne sont pas forcément les bénéficiaires prioritaires. De quoi en déduire que le régime ne persiste que pour le filon qu’elle représente en tant que mesure au détour de laquelle une manne importante est inscrite au budget d’Etat et décaissée dans une intrigante opacité.
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