Rapport  de Save the children : le Mali, l’un pays qui enregistre la plus forte incidence au monde sur les attaques contre l’éducation

Voila révélation du rapport 2020-2021 de la coalition mondiale pour la protection de l’éducation contre les attaques CCPEA. L’information a été donnée aux hommes de medias le vendredi dernier à l’hôtel mandé.

Le Mali comme d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest est confronté à des crises humanitaires et sécuritaires et se retrouve malheureusement parmi les 3 derniers pays de l’Afrique de l’Ouest et centrale ayant enregistré la plus d’incidences  au monde en matière d’attaques contre l’éducation au cours des deux dernières années à en révèle , M. Honoré KAMAMBA, représentant de SAVE THE CHILDREN.

La Coalition malienne pour la protection de l’éducation contre les attaques a documenté pour la période 2020-2021 plus de 600 menaces ou attaques réelles contre les écoles ou les acteurs de l’école a-t-il ajouté. Au Mali, les attaques de groupes armées  non étatiques ont intensifié au cours de la période considérée par le rapport de GCPEA (2020 et 2021), avec des centaines de menaces contre des écoles enregistrées par le Cluster Education en Juin 2020.

 A cet effet il déplore  des comportements inhumains, et a souhaité attirer l’attention des décideurs et de tous les autres acteurs de l’éducation au Mali d’où la nécessité d’œuvrer ensemble contre les attaques ciblant les écoles et les universités à travers une mise en œuvre effective de la déclaration sur la sécurité dans les écoles.

Ce qu’il faut souligner le Mali et la RDC ont enregistré la plus forte incidence au monde sur les attaques contre l’éducation aux cours des deux dernières années. Selon lui, la déclaration sur la sécurité dans les écoles est un engagement politique visant à mieux protéger les élèves, les enseignants, les écoles et les universités pendant les conflits armées.

Et pour rappel, cent quatorze(114) pays du monde ont déjà adhéré à la déclaration, représentant plus de la moitié de tous les états membres de l’ONU. La mise en œuvre de celle-ci et de ses lignes directrices devait permettre de protéger l’éducation dans les régions en proie aux conflits multiples. Malheureusement, on est encore très loin de son application entière dans les pays concernés malgré le plaidoyer engagé par la société civile, a-t-il poursuivi.

 Pour  l’atteinte des objectifs fixés par la coalition, les principales recommandations formulées sont entre autres : il s’agit mettre en œuvre la déclaration et ses directives sur la sécurité dans les écoles et mettre fin aux attaques contre l’éducation. -surveiller et signaler les attaques contre l’éducation. -Tenir les auteurs responsables et fournir une assistance aux survivants. -Renforcer les offres d’éducation alternatives pour garantir l’accès aux plus grand nombre.

Signalons que le Ghana, le Sénégal et le Togo se sont engagés à endosser la déclaration sur la sécurité dans les écoles et cela montre l’intérêt des autorités à protéger l’éducation et permet déjà d’anticiper sur les actions préventives alors que ces deux pays ne sont pas encore affectés par ces phénomènes.

Ousmane FOFANA

mali24

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