Santé sexuelle et reproductive : L’OMS et l’ONASR envisagent de faire passer le taux de mortalité maternelle au-dessous 70 pour 1000 naissances vivantes

A travers le financement de l’Organisation mondiale de la santé (l’OMS), l’Office Nationale de la Santé de la Reproduction(ONASR), a organisé à l’hôtel Moulin de FANA du 15 au 19 Août, un atelier de renforcement de la communication sur la santé sexuelle et reproductive dans le contexte covid-19, dans les communautés à risque au Mali.
Cet atelier a pour but de renforcer les capacités des journalistes et des organisations de la société civile (OSC) pour une meilleure communication et sensibilisation des communautés sur la santé sexuelle et reproductive. Il voudrait aussi contribuer à l’atteinte de l’ODD 3 à travers les cibles « 3 » d’ici à 2030, faire passer le taux de mortalité maternelle au-dessous de 70 pour 1000 naissance vivantes et « 3.7 » d’ici à 2030, assurer l’accès de tous à des services de soins de santé sexuelle et productive.
Par ailleurs, il vise de façon spécifique à renforcer les capacités des journalistes et des organisations de la société civile sur la surveillance des décès maternels, périnatal et riposte ; et enfin, d’élaborer un plan de communication de la santé sexuelle et reproductive(SSR) et sur les risques du covid-19.
Après ses mots de bienvenue, le représentant du sous-préfet de Fana, Dr Issouf SAMAKE, médecin chef du district sanitaire de Fana se réjoui de la tenue de cet atelier dans le district sanitaire de Fana car selon lui, ce genre d’atelier va les aider à réduire considérablement les taux de mortalités maternelle et infanto-juvénile. Il exhorte les medias à bien vulgariser les informations dans les communautés à risque car ils ont un rôle très important à jouer pour l’atteinte des objectifs de l’atelier, à l’en croire.
« Chaque décès maternel et périnatal à de l’histoire à raconter. Ils peuvent produire des indicateurs pour la surveillance de décès maternel et périnatal permettant d’améliorer la qualité des soins, d’analyser les disfonctionnements et de proposer des images à suivre pour prévenir ces décès maternels et périnatals, au sein de nos sociétés », a soutenu Dr COULIBALY Oumou SIDIBE, représentante de l’ONASR.
Pour Abdoulaye CISSE, représentant de l’OMS, au-delà de la sensibilisation des professionnels des medias pour produire un discours médiatique sur le sujet, cette rencontre offre également un cadre d’échange pour permettre d’appréhender la problématique de la santé sexuelle et reproductive pour mieux comprendre son contexte d’émergence.

 » L’OMS et ses partenaires agissent pour que la santé et les droits sexuels et reproductifs continuent d’être une préoccupation centrale du développement. Pour atteindre cet objectif les médias sont un partenaire incontournable dans cette lutte », a-t-il laissé entendre.
Mme Awa DIALO, première secrétaire à la santé et développement social du bureau national de la CAFO, représentante de Fana sollicite l’engagement des décideurs pour plus de formations dans tous les niveaux pour minimiser les décès maternels, infantiles et néonatals.
Ces 5 jours ont été très riches en partage d’expériences et de connaissances, entre les professionnels de la santé, les hommes de medias et la société civile, sur les thématiques comme : la loi de la santé sexuelle et reproductive(SSR), le décès maternel, néonatal, et infantile ; la planification familiale (PF), la consultation prénatale(CPN) et Post natale(CPON) ; les stratégies de communication avec les communautés cibles et autres.
A la suite des conseils prodigués par le Sous-Préfet de Fana, Moulaye KONE, à l’endroit des hommes de medias pour la restitution et plus de vulgarisation des messages clés à l’endroit des populations clés, l’atelier a pris fin.

Ousmane Fofana

Source: Mali24.info

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