Atteinte à la liberté de presse : les faitières de la presse tirent la sonnette d’alarme

Les faitières de la presse au Mali composées de l’URTEL, de l’ASSEP, de l’APPEL Mali et la Maison de la presse étaient face à la presse au Mali pour alerter sur la menace qui plane sur la liberté de la presse et celle d’expression. C’était, hier matin mardi 12 janvier 2021, lors d’un point de presse à la Maison de la Presse du Mali.

Les journalistes sont mobilisés comme un seul homme à travers leurs faitières pour dire non aux menaces graves qui planent sur la liberté de presse en République du Mali depuis quelques temps. Les autorités de la transition sous le prétexte de la lutte contre la covid19 ont pris un certain nombre des mesures sous le couvert de l’état d’urgence. Lesquelles mesures accordent de pouvoirs de contrôle sur les médias. L’enlèvement de l’animateur de radio par la direction générale de la Sécurité d’Etat est venu s’ajouter à une situation déjà inquiétante. L’évocation des termes « personnalités du monde médiatique en complicité avec celles arrêtées dans l’affaire dite  déstabilisation des institutions du Mali » a renforcé davantage les inquiétudes des hommes de médias.    

Face aux menaces graves, la presse malienne dans son ensemble se mobilise pour dénoncer mais aussi alerter avant d’inviter les autorités au respect à la liberté de la presse et liberté d’expression. Le Président de l’Urtel, Bandiougou Danté, a appelé les nouvelles autorités à respecter la liberté d’expression, un droit fondamental contenu dans la constitution du 25 février 1992.

Bassidiki Touré, Président de l’Assep, a soutenu le propos de Danté en arguant que l’engagement de la presse pour les confrères en prison est sans limite. Pour sa part, Modibo Fofana, Président Appel Mali, a appelé les journalistes de ne pas faire l’amalgame entre les réseaux sociaux et la presse en ligne. Car, selon lui, toute personne qui publie des articles via ses profil n’engage pas l’Association des professionnels de la presse en ligne (APPEL Mali).

Les démarches de médiation entreprises par les faitières de la presse en faveur d’Adama Diarra dit Vieux Blé et Seydou Oumar Traoré en prison depuis quelques mois ont été évoquées par les conférenciers.

A l’unanimité, les journalistes se disent restés mobilisée pour le retrait de la circulaire qui fait restriction de la liberté de la presse.

Dily Kane

mali24

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