Considérées comme le marché le plus moderne de la capitale, les Halles de Bamako offrent depuis quelque temps déjà, un spectacle désolant. Boue, eaux stagnantes, odeurs nauséabondes, déchets éparpillés… tel est le triste quotidien des commerçants et usagers de ce centre commercial, construit pourtant à coups de milliards.
Le secteur le plus affecté reste la rue de la mosquée, située à l’ouest du marché. Cette voie, à la fois piétonne et motorisée, est devenue impraticable, surtout en saison des pluies. La dégradation avancée de la chaussée favorise l’accumulation des eaux, transformant la rue en un véritable bourbier. La situation est d’autant plus préoccupante que cette rue mène à deux endroits stratégiques du marché : la mosquée et le poste de police.
Face à l’état catastrophique de la voie, les policiers ont même été contraints de fermer l’accès depuis leur côté. Malgré les multiples plaintes des commerçants et des usagers, aucune action concrète n’a été entreprise par les autorités municipales. Chaque jour, les agents de recettes traversent la boue pour collecter les taxes auprès des commerçants. Si elle dure depuis plusieurs années, cette situation qui se détériore sans cesse, nécessite une intervention urgente.
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