Au Burkina Faso, plusieurs magistrats, avocats et agents des douanes seront fixés sur leur sort le 24 février, à l’issue d’un procès très médiatisé.
Les prévenus sont poursuivis pour corruption, blanchiment de capitaux, trafic d’influence, abus de fonction et divulgation de l’identité de témoins protégés, des accusations graves qui ont suscité une vive attention de l’opinion publique.
Au cours des audiences, les accusés, appuyés par leurs avocats, ont dénoncé des enlèvements, des détentions irrégulières ainsi que des actes de torture, mettant en cause les conditions de leur interpellation et de leur détention.
Le magistrat Jean-Mohamed Traoré a notamment affirmé avoir subi des violences, estimant que ses droits fondamentaux n’ont pas été respectés.
Pour la défense, représentée entre autres par Me Ambroise Farama, la justice doit demeurer attachée aux principes du droit, même dans un contexte de transition politique.
De son côté, le ministère public a requis des peines d’emprisonnement et des amendes, dans le but, selon lui, de préserver l’État de droit et de garantir l’intégrité des institutions.
Source: Redaction
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