Choguel Kokala Maïga au grand rassemblement du vendredi : « Nous avons peur de deux choses seulement: Dieu et le peuple malien »

A l’instar de l’ensemble des régions et de toutes les grandes villes du Mali, le public bamakois est sorti massivement dont certains habillés en tenue militaire ce Vendredi, 14 Janvier 2022, pour afficher leur soutien aux autorités transitoire du Mali avec détermination et abnégation. Pour certains observateurs, c’est une première dans l’histoire en Afrique qu’une telle foule sorte pour affirmer leur soutien indéfectible à un président et son gouvernement. Toutes les grandes voies adjacentes du boulevard de l’indépendance étaient inondées de monde.

A l’entame de ses propos, le premier ministre Dr. Choguel Kokala Maïga, après la récitation de la sourate Fatiha, a demandé au public de prier pour le repos éternel des victimes civiles et militaires, maliens et étrangers qui sont morts dans la crise malienne . « Toute l’Afrique regarde, aujourd’hui le Mali, dans une certaine mesure  le destin  de l’Afrique se joue au Mali, aujourd’hui », a-t-il affirmé. C’est pourquoi, affirme-t-il, les peuples africains soutiennent partout  l’avis du peuple malien. « Nous avons eu beaucoup de félicitations, des appels de soutien des partis politiques, des syndicats et la Société Civile et des Citoyens tout court de tous les pays d’Afrique et ceux de la CEDEAO ».

Au nom du président de la transition, le col Assimi Goïta, il a remercié tous les peuples africains pour leurs soutiens particulièrement la Guinée Conakry, l’Algérie et la Mauritanie sans oublier la Russie et la Chine qui ont toujours été aux côtés du Mali depuis 1960 et qui se sont opposés à un embargo illégitime et illégal contre le Mali. Malgré ces sanctions, a rappelé le chef du gouvernement, notre Président s’est dit ouvert aux dialogues et nous sommes convaincus que nos frères de la CEDEAO viendront discuter avec leurs frères maliens.

Si le  Mali saute que personne n’aura la stabilité dans la CEDEAO

« Notre peuple est un peuple de dialogue… Le gouvernement du Mali avec le Président Assimi à la tête est une force tranquille que personne ne peut perturber. Il est important que la Communauté Internationale comprenne qu’il ne faut pas se tromper de peuple, d’interlocuteur, et d’époque. Il y’a des choses qui ne peuvent pas passer en République du Mali », a prévenu, le Dr Maïga.

Le Boulevard de l’indépendance vendredi 14 janvier 2022

 A l’en croire, le colonisateur a occupé certains pays en 6 mois, mais il a fait 38 ans de guerre (1878-1916) pour pouvoir occuper le territoire malien par les armes et pendant 70 ans il n’a jamais fait un an sans révolte, si ce n’est pas les Bobos, c’est les Arabes, c’est les Touaregs, les Senoufos, les Sarakolés, les Bambaras et autres. Et d’ajouter que ce sont les enfants, les petits enfants et arrières petits-enfants de ces hommes qui sont à la tête du Mali aujourd’hui. « C’est pourquoi, nous n’avons peur que de deux choses seulement : de Dieu et du peuple malien.

En poursuivant, il dira que le Président de la transition a présidé, aujourd’hui, un Conseil spécial de défense nationale pour élaborer notre stratégie pour rentrer en résistance contre l’humiliation qu’on veut nous faire subir. Selon le chef du gouvernement, ces mesures illégitimes et illégales vises 3 objectifs : déstabiliser les institutions, déstabiliser l’armée malienne, déstabiliser le Mali.

Pour terminer, il a mis en garde ceux qui s’adonnent à ce projet de déstabilisation. « Qu’ils sachent que le Mali est un verrou, une digue et que si le  Mali saute que personne n’aura la stabilité dans la CEDEAO ». Dr Choguel Kokala Maïga s’est dit convaincu que le peuple malien dans sa diversité fera l’union sacrée quel que soit les appartenances politiques, religieuses, ethniques, régionales, comme un seul homme, devant l’adversité.

Ousmane Fofana

Source : Mali24.info

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