La question, comme on s’en doute, tire sa pertinence d’une correspondance peu commune, qui a fuité sur les différentes plateformes médiatiques, la semaine dernière. Injonction y est faite à l’opérateur historique de télécommunication au Mali de contribuer à la cagnotte publique pour la bagatelle de 160 milliards en vue de proroger l’exploitation de sa licence. Aussi, le paiement devrait s’effectuer, selon ladite missive, en trois tranches dont 80 milliards courant ce mois d’octobre et le dernier versement en mars prochain. Quoi qu’il en soit, ni le montant, ni l’échéance de règlement ne constituent la pomme de discorde entre les autorités maliennes et les exploitants marocains. Leurs violons ne semblent pas s’accorder, en revanche, sur les compensations possibles de créances, avec le refus catégorique de la partie malienne de consentir une déduction des montants dus à la société. Dans quelles proportions les créances de la Sotelma comptent-elles dans la dette abyssale qui étrangle l’Etat malien ? Difficile de le dire, mais le montant devrait être assez conséquent pour qu’on tienne à en différer le paiement en surfant sur la position dominante de l’Etat. La Sotelma n’ayant d’autre choix, selon toute évidence, que de se plier aux conditions de la partie étatique au nom de son avenir sur le marché malien.
Source: le témoin
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