Au Centre national de transfusion sanguine (CNTS) de Quinzambougou, les visages changent, les histoires diffèrent, mais le geste demeure le même ; un bras tendu, une aiguille qui s’enfonce, et une vie qui se partage. Ce samedi 17 octobre 2026, à l’occasion de la deuxième édition de sa journée de don de sang, le Réseau pour l’Épanouissement des Vulnérables et leur Émancipation (REVE) a rappelé une vérité fondamentale ; face à la maladie, nos différences s’effacent.
Dans un Mali traversé par des défis sécuritaires et sociaux majeurs, l’allocution de la présidente de l’association, Mme Kada TANDINA, a résonné comme un hymne vibrant à la cohésion nationale.
« À la banque de sang, les agents ne nous demandent pas notre ethnie, notre couleur de peau, notre nationalité ou notre profession », a-t-elle souligné avec force. « Qu’on soit Dogon, Peulh, Sonrhaï, Bambara, Sarakollé, Malinké ou Tamachèque, ce qui compte, c’est la compatibilité nécessaire à une transfusion sécurisée. »
Cette leçon de fraternité prend tout son sens alors que le besoin en poches de sang reste critique pour des milliers d’enfants drépanocytaires, de mères en couche et de blessés. Sur les lits d’hôpital, le sang versé pour sauver une vie ne porte aucun étendard communautaire. Il incarne simplement l’essence de notre humanité commune. En donnant une partie de soi pour un inconnu, chaque donneur tresse un brin de plus à la corde de la solidarité nationale.
L’événement, placé sous le thème « Chaque don compte, chaque vie compte : ensemble pour les enfants vulnérables », a réuni citoyens anonymes, figures de la presse et personnalités publiques à l’image de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, venus concrétiser cet élan citoyen. Elle à été également marqué par la présence de Monsieur Adama TRAORÉ, chef du département de la promotion et la collecte de dons de sang qui représentait le CNTS. Dans sa prise de parole, il à ténu à féliciter et encourager le Réseau a poursuivre leur combat. Pour marquer l’importance de cette journée, monsieur Traoré a rappeler les 36 poches de sang apportées par le réseau lors de la première édition.
Alors que les larmes invisibles des plus vulnérables continuent de couler en silence, cette mobilisation au CNTS démontre que la solidarité n’est pas un vain mot. Donner son sang, c’est refuser l’indifférence. C’est affirmer haut et fort que malgré nos parcours et nos convictions, la vie d’un être humain restera toujours notre plus précieux trait d’union.
Stephan MOMO (stagiaire)
MALI 24
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