Consultations régionales de l’ARC pour l’Afrique centrale et occidentale : un cadre de réflexion autour de la pertinence de son programme

Pour aider les États africains à améliorer leurs capacités de planification et mieux les préparer à faire face aux phénomènes météorologiques extrêmes et aux catastrophes naturelles tout en les assurant la sécurité alimentaire, la protection des populations vulnérables, l’union africaine a mis en place une mutuelle panafricaine de gestion des crises dénommée « African risk Capacity » (ARC). C’est dans ce cadre que la Côte d’Ivoire a abrité, les 17 et 18 septembre dernier, les consultations de l’atelier régional pour l’Afrique occidentale et centrale.

Pour la circonstance,  les participants à cette rencontre étaient entre autres : les Etats membres de l’Institution au niveau de l’Afrique occidentale et centrale dotés de protocoles d’accord en vigueur comme : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

S’y ajoutent des institutions régionales comme : l’Union africaine, la CEDEAO, le CILSS, la Banque africaine de développement.

On en compte aussi des ONG et la communauté humanitaire comme : le réseau START, le Programme Alimentaire Mondial et autres partenaires des Nations Unies. Les partenaires financiers de l’Institution de l’ARC tels que le DFID, KFW, AFD, la DDC, USAID ainsi que les donateurs bilatéraux et multilatéraux intéressés.

Comment l’Arc aide les gouvernements ?

En associant les systèmes d’alerte précoce à la planification d’urgence et grâce aux mécanismes financiers modernes, l’ARC permet aux gouvernements de fournir des réponses ciblées aux catastrophes de manière plus opportune, économique, objective et transparente, réduisant ainsi les coûts d’intervention et la perte de moyens de subsistance.

Elle propose aux États membres une assurance contre les risques de sécheresse depuis 2014. Plusieurs produits sont en phase finale de recherche et de développement. Il s’agit notamment d’un produit contre les inondations, un produit contre les cyclones tropicaux et un produit contre les foyers et les flambées épidémiques.

Africa RiskView est le logiciel de modélisation météorologique exclusif de l’ARC. Etant son moteur technique, il est mis à la disposition des États membres pour les aider à gérer leurs risques météorologiques et à déterminer le niveau de risque approprié à transférer au pool de gestion des risques de l’ARC.

Il sert également d’outil d’alerte rapide, permettant aux utilisateurs de surveiller la saison agricole en temps réel.

L’Objectif de cette consultation était de réfléchir au programme de l’ARC et à sa pertinence par rapport aux besoins des États membres.

Aussi, l’atelier a demandé aux Etats membres en particulier des orientations sur les nouveaux produits et les partenariats essentiels.

Des thèmes comme ‘’Financement des risques de catastrophe : un enjeu majeur pour les politiques publics’’, ‘’ communiquer dans le contexte d’une catastrophe climatique’’, ‘’risques émergents et mise en place de nouveaux produits’’ ainsi que la coordination avec les gouvernements pilier du programme ARC dans les pays’’ ont fait l’objet de panel.

Rappelons que les résultats des consultations guideront le développement du programme de l’ARC, avec les priorités qui y sont associées, pour les années à venir.

L’atelier a été sanctionné par un dîner galant qui a vu le décernement de trophée en faveur des pays engagés et c’est Mme Dicko Bassa Diane, commissaire adjointe sécurité alimentaire, coordonnatrice de ARC au Mali qui a reçu le prix de leadership award.

     Hamsetou Toure

Envoyée spéciale en Cote d’Ivoire

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