En dépit de ses efforts pour donner de la consistance à la présidence malienne de la nouvelle confédération AES, la diplomatie semble manifestement se heurter au puissant mur algérien. En témoigne tout au moins le nouvel épisode du bras de fer que les deux pays entretiennent depuis la dénonciation de l’Accord d’Alger et l’option de la voie martiale pour régler la problématique de Kidal. En réaction au refus affirmé d’Alger de reconnaître les mouvements armés comme des terroristes, Bamako n’est passé par le dos de cuiller pour s’insurger contre ce que les autorités assimilent à une ingérence maladroite dans les affaires internes du Mali. Les autorités de la transition s’y sont prises par un communiqué d’une exceptionnelle tonalité qui aurait eu beaucoup plus de retentissement avec les adhésions qui lui ont fait défaut. En effet, à la différence des récentes déclarations endossées par les trois pays de la confédération sahélienne, les diatribes anti-algériennes n’ont été portées que les seules autorités maliennes alors que l’Algérie est taxée de la même nature de collaboration avec les groupes armés que celle ayant inspiré à l’AES une déclaration commune sur l’Ukraine. L’esseulement de Bamako est la preuve s’il en était besoin que l’Algérie est le mur infranchissable de la jonction des positions diplomatiques inscrite dans la charte constitutive de l’AES
Le Témoin
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