Contre le paludisme : La vaccination saisonnière avec le vaccin RTSS et Chimio prévention du paludisme saisonnier est désormais officielle !

L’hôtel Radisson Collection de Bamako a servi de cadre à la restitution des résultats de recherche sur la vaccination saisonnière avec le vaccin RTSS (MOSQUIRIX). Etaient présents à cette cérémonie, Pr Idrissa Cissé, directeur du programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), Pr Abdoulaye Djimdé directeur du MRTC. Ils avaient à leurs côtés, Youma Sall, représentante du ministre de la santé et du développement sociale ; Pr Alassane Dicko, Chercheur Principal du Projet et Chef de l’URCB et l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus.

Le MRTC-Parasito en collaboration avec ses partenaires continuent d’effectuer des recherches pour trouver une solution au fardeau du paludisme.

Les recherches sur la vaccination saisonnière avec le vaccin RTSS (Mosquirix en combinaison ou pas avec la Chimio prévention du Paludisme saisonnier (CPS) ont été conduites par l’équipe du Pr Alassane Dicko au MRTC en collaboration avec l’équipe du Prof Jean Bosco Ouédraogo de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé au Burkina Faso et celle du Pr Sir Brian Greenwood de London School of Hygiène and Tropical Médicine, du Royaume Uni assurait la coordination.

Selon une note conceptuelle, environ 6000 enfants âgés de 5 à 17 mois dont 3 143 au Mali notamment à Bougouni, Koumantou et Ouéléssebougou et le reste à Houndé au Burkina Faso ont été inclus dans l’étude en avril 2017. Et de préciser qu’ils étaient repartis individuellement au hasard en trois groupes.

Il s’agit notamment des enfants du groupe 1 qui ont reçu la  CPS seulement en 2017, 2018 et 2019 ; des enfants du groupe 2 qui ont reçu le vaccin RTSS d’avril à juin 2017 et une dose de rappel en juin 2018 et en juin 2019 et enfin les enfants du groupe 3 qui ont reçu la combinaison des deux interventions.

Et à la même note d’ajouter que les résultats qui viennent d’être publiés dans la très prestigieuse revue scientifique américaine « New England Journal of Médicine » le 25 aout 2021 ont montré que : comparée à la CPS seule, l’addition du vaccin RTSS à la CPS réduit davantage l’incidence des hospitalisations pour paludisme grave de 70% et celle de décès liés au paludisme de 73%. Ce qui veut dire qu’une réduction substantielle du fardeau du paludisme pourrait être obtenue avec l’ajout du vaccin RTSS à la CPS chez les enfants de moins de 5 ans.

Dans sa présentation, Prof Alassane Dicko a rappelé que la CPS est une stratégie de lutte contre le paludisme recommandée par l’OMS depuis 2012 et largement mise en œuvre au Mali, au Burkina Faso et les autres pays du Sahel. A ses dires,  elle consiste à administrer des médicaments antipaludiques aux enfants pendant la période de haute transmission pour prévenir le paludisme. Près de 22 millions d’enfants ont reçu la CPS en 2019 selon l’OMS.

« La vaccination saisonnière avec le vaccin RTSS s’est également avérée aussi efficace que la CPS pour protéger contre les accès palustres paludisme clinique. Après près de deux décennies de progrès, la baisse des cas et des décès dus au paludisme s’est arrêtée ces dernières années dans la plupart des pays. Selon le Rapport mondial sur le paludisme 2020 de l’OMS, il y a eu 229 millions de cas de paludisme et environ 409 000 décès dus au paludisme en 2019, la plupart survenant chez des enfants de moins de cinq ans. 94% des cas et des décès surviennent en Afrique au sud du Sahara », a indiqué le chercheur principal du projet et chef de l’URCB, MRTC/FMOS-FAPH/USTTB Alassane Dicko.

Après les mots de satisfaction quant à la réalisation du vaccin, une première du genre, le directeur du PNLP a saisi l’occasion pour remercier les autorités de tutelles, les partenaires et tous les acteurs impliqués directement et indirectement dans le processus.

Au nom du département de la tutelle, Mme Youma Sall a réitéré l’engagement et l’accompagnement du ministre empêché au PNLP et ses partenaires pour la qualité du vaccin d’une part et leurs implications dans la lutte contre le paludisme d’autre part.

Bourama Camara

Source : mali24.info

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