Coup d’État au Mali : La CEDEAO ferme ses frontières et place le Mali sous ambargo

La CEDEAO n’a pas attendu longtemps. Elle vient de sanctionner le Mali en raison des évènements du 18 août qui ont abouti à l’arrestation par l’armée du Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, du premier ministre, Dr Boubou Cissé, des ministres et des officiers de l’armée proches du régime.

Des sanctions de la CEDEAO qui tombent avant même qu’on ne sache réellement les intentions des mutins. Jusqu’à 23h50, les militaires de Kati n’avaient encore fait de déclaration sur les évènements qui ont abouti à l’arrestation du Président.

Dans un communiqué l’organisation régional décale: « Suite à ce coup de force des militaires putschistes maliens, qui est de nature à avoir un impact négatif sur la paix et la stabilité au Mali et dans la sous-région, la CEDEAO :

a) condamne avec la plus grande fermeté le renversement par des militaires putschistes du Gouvernement démocratiquement élu du
Président Ibrahim Boubacar Kéita;
b) dénie catégoriquement toute forme de légitimité aux putschistes et exige le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel ;
c) rappelle aux militaires leur responsabilité sur la sûreté et la sécurité du Président Ibrahim Boubacar Kéita et des officiels arrêtés ;
d) exige la libération immédiate du Président Ibrahim Boubacar Kéita et de tous les officiels arrêtés ;
e) suspend le Mali de tous les Organes de décision de la CEDEAO avec effet immédiat, conformément au Protocole additionnel sur la
Démocratie et la Bonne Gouvernance et ce, jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel ;
f) décide de la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que l’arrêt de tous les flux et transactions
économiques, commerciales et financières entre les pays membres de la CEDEAO et le Mali et invite tous les partenaires à faire de même ;
g) demande la montée en puissance immédiate de la Force en Attente de la CEDEAO ;
h) engage la Commission de la CEDEAO à mettre en œuvre immédiatement un ensemble de sanctions contre tous les putschistes et leur partenaires et collaborateurs ;
i) décide de dépêcher une délégation de haut niveau pour assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel ;
j) décide de demeurer saisie de la situation au Mali.

Source: Mali24.info

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