C’est la question que l’on se pose finalement. Car malgré moult actions visant à améliorer le cadre de vie des populations, la gestion efficiente de cette décharge reste un véritable défi à relever. Même pour les bonnes volontés qui finissent par voir leurs efforts tombés dans l’eau.
Bamako, notamment la commune 4 du district a été émaillée ce lundi matin par une polémique ayant occasionné une flamme au niveau de la décharge de Lafiabougou appelée ‘’ Kilimandiaro’’. Ciel couvert de fumée noire, ordures déversées à tort et à travers, créant un embouteillage sans précèdent. Difficile de décrire cette scène ayant contribué à polluer davantage un environnement déjà nauséabond depuis des années.
Selon les informations, tout est parti du fait que le collectif des riverains, composés de jeunes du quartier s’est opposé au déversement des ordures par les GIEs au niveau de la décharge ou travaille actuellement le Mouvement An Bi Ko qui est dans la dynamique d’enlever les déchets qui sont sources de plusieurs maladies. Une décision vue d’un mauvais par des agents des GIEs qui se seraient informés d’acheminer de gré ou de force les ordures vers le site en question.
Un homme averti en vaut deux. Ayant appris ce projet des GIEs, le collectif des riverains a décidé veiller au grain. Sauf que les GIEs n’ont pas voulu surseoir à leur décision puisque ne savent plus où acheminer les ordures, d’après des témoins sur place. Contre toute attente, la situation a tout de suite dégénéré suite à des injures et provocations émanant de part et d’autres. D’où l’intervention des forces de l’ordre, qui ont tenté de disperser les protagonistes à coup de gaz lacrymogènes. Mais difficile de préciser la source de l’incendie même qui serait provoquée par les jets de gaz.
En effet, ce malheureux incident continue de susciter des interrogations : à qui profite ce désordre ? est-ce la gestion efficiente de cette décharge est pour demain ? Est-on en train de politiser ce problème ? Ces questions en valent la peine aujourd’hui. Et pour cause, la bonne gestion de ce dépôt de transit tarde à être une réalité malgré les nombreuses démarches entreprises par les différents régimes qui se sont vus appuyés par les bonnes volontés. Mais qui finissent baisser les bras. Pendant que les populations riveraines continuent de subir les conséquences.
Massassi
Mali24.Info
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