Le quartier de Daoudabougou, en Commune V du District de Bamako, s’est réveillé dans la douleur après un drame d’une rare violence. Le dimanche 22 mars, un immeuble en chantier de type R+4 s’est brutalement effondré, ensevelissant plusieurs personnes sous les décombres. Le bilan, encore provisoire, s’est alourdi à six morts et de nombreux blessés, plongeant familles et riverains dans une profonde consternation.
Au-delà de l’émotion, ce drame relance avec acuité la question du respect des normes de construction au Mali. Une problématique récurrente qui, une fois de plus, expose les limites du contrôle des chantiers dans un contexte d’urbanisation galopante.
Dans un communiqué empreint de gravité, Ordre des Architectes du Mali, dirigé par Hassoun Dicko, a exprimé sa compassion aux victimes tout en appelant à faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame. L’organisation insiste sur une vérité fondamentale : construire ne se résume pas à ériger des murs, mais à protéger des vies.
L’OAM plaide ainsi pour plus de rigueur technique, un contrôle effectif des chantiers et une traçabilité claire des responsabilités, tout en annonçant des propositions concrètes pour renforcer la sécurité du cadre bâti.
La Rédaction
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