Alors que le croyait enterré en même temps que l’Accord pour la paix, le programme « Démobilisation – Désarmement – Désarmement » a étrangement résisté à la rupture du processus d’Alger par ses différents protagonistes. Sa réhabilitation est survenue, contre toute attente, il y a quelques semaines, non sans susciter des interrogations sur la pertinence de la démarche. Des questionnements ont trait notamment à l’effectivité des désarmements dans un processus exclusif de l’essentiel groupes armés détenteurs d’arsenaux susceptibles de compter dans le processus. À défaut d’une utilité pour la restauration de la paix, les DDR newlook pourraient servir de filon et de bureau de placement sur le dos de la République. En attestent les récents décrets de nomination d’un directoire littéralement colonisé par des officiers, probablement pour les juteuses rémunérations des différentes positions administratives afférentes à la structure. On parle par exemple de 2,5 millions francs CFA mensuels pour certains postes, sans compter d’autres avantages liés à la nature de certaines fonctions. Par-delà ce filon, le nouveau programme de DDR ne va certainement pas déroger à la tradition des enrôlements et insertions socioprofessionnelles massives et affairistes.
le Témoin
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