Femmes rurales et développement : Un projet d’autonomisation dans la filière karité lancé à Kita !

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme rurale couplée à la journée mondiale de l’alimentation, la ministre de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille Wadidiè Founé Coulibaly a procédé à Kita le vendredi 15 octobre 2021 au lancement du projet d’autonomisation des femmes rurale dans la filière karité. Elle avait à ses côtés, son collègue délégué auprès du ministre du développement durable, chargé de l’élevage et de la pêche Youba Bah, le gouverneur de la nouvelle région de Kita Daouda Maïga, les notabilités de Kita et un parterre d’invités.

A l’instar des autres pays du monde, le Mali a célébré avec brio la journée internationale de la femme rurale couplée à la journée mondiale de l’alimentation. La ville légendaire de Kita dans le mandé profond a abrité les festivités de cette 26ème édition couronnée de succès et d’espoir.

Les thèmes retenus pour ces célébrations étaient respectivement : « Renforcer la résilience des femmes et des filles rurales face aux effets des changements climatiques dans le contexte des crises sécuritaire et sanitaire », et : « Soutenir la transformation vers des systèmes agroalimentaires plus efficaces, inclusifs, résilients et durables pour une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une vie meilleure ».

Après les salutations d’usage et les témoignages des partenaires, Wadidiè Founé Coulibaly a rappelé l’importance de la journée et ses thèmes aux populations particulièrement aux femmes venues des quatre côtés du pays.

Elle a indiqué que la Journée Internationale de la Femme Rurale est une journée d’information et de sensibilisation en faveur des femmes rurales dont sa commémoration leur permet de faire l’état des progrès réalisés, des difficultés rencontrées et des défis à relever.  A l’en croire, au Mali, les femmes représentent 50,4% de la population et d’ajouter que 52% d’entre elles résident en milieu rural. Selon elle, sur le plan économique, les femmes rurales contribuent pour plus de 55,8% à la production agroalimentaire nationale.

La ministre a rappelé que les femmes rurales sont confrontées à divers problèmes tels que l’analphabétisme,les difficultés d’accès à la terre, aux crédits, aux nouvelles techniques et technologies agricoles et les questions liées à leur autonomisation.

Pour remédier à ces problèmes, la MPFEF estime qu’il est urgent d’orienter les femmes rurales vers l’application des nouvelles techniques et technologies de production à impact rapide en matière de pisciculture en cage flottante ; d’utilisation des semoirs mécanisés ;  de semences adaptées aux changements climatiques ; et de parcelles sécurisées.

S’agissant de la Journée Mondiale de l’Alimentation, elle vise selon Wadidiè Founè Coulibaly à renforcer l’information, la sensibilisation et l’action en faveur de l’objectif « Faim Zéro ».

Les femmes rurales, qui sont des productrices d’aliments, doivent avoir une place de choix dans le combat pour la production d’une nourriture saine et de qualité a-t-elle souligné.

Lancement du projet d’autonomisation des femmes rurales !

En magnifiant davantage la femme rurale à travers cette journée, la ministre Wadidiè Founé Coulibaly dira que : « nous avons décidé de faire le lancement officiel des activités du Projet d’Autonomisation Economique des Femmes dans la filière Karité (PAEFFK). Il s’agit d’un projet initié par le Gouvernement de la République du Mali en vue d’atteindre l’objectif d’une promotion économique des femmes ».

D’une durée de cinq ans, ce projet est financé par la Banque Africaine de Développement à hauteur de 4 milliards de franc CFA. Il contribuera à l’autonomisation des femmes en général et des femmes rurales en particulier, à travers la valorisation du karité.

Aux noms des femmes rurales, la présidente de la fédération nationale des femmes rurales (FENAFER) Mme Niakaté Goundo Kamissoko a invité les autorités à tenir leur promesse relative à l’attribution des 15% des terres cultivables aux femmes rurales et à la subvention des aliments bétails, des matériels de production et des intrants agricoles.

A l’instar de Dr Mahamadou Mansour N’Diaye, représentant de la FAO, Sally Haydock du programme alimentaire mondial PAM encourage le Mali à travailler davantage pour améliorer sa situation alimentaire et nutritionnelle, en renforçant ses chaines de valeur dans le secteur alimentaire. Il s’agit notamment à travers la transformation des produits agro-alimentaires.

A noter qu’une importante quantité de matériels informatiques et autres produits a été offerte aux femmes rurales pour faciliter leur autonomisation.

Bourama Camara

Envoyé spécial

Mali24

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