Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est dans le pétrin. À la suite des révélations sur son projet FIFA Forward Enterprise (FFE), qui visait la privatisation secrète de la Coupe du monde, certains soutiens se réaffirment tandis que d’autres disparaissent. Alors que le Comité exécutif de la CAF (EXCO) a réaffirmé, à l’unanimité, son soutien au président de la FIFA, ce jeudi 6 août 2026, l’UEFA lui retire officiellement le sien et appelle à son boycott.
Patrice Motsepe, président de la CAF, ne lâche pas son allié. Dans un communiqué publié le 6 août 2026 par l’EXCO, il a déclaré que « la CAF accueille favorablement et approuve la « Mise à jour conjointe » du président de la FIFA, Gianni Infantino, et du secrétaire général, Mattias Grafström ». Il a également souligné que « la CAF reste déterminée à continuer de travailler avec la FIFA, ses associations membres, les autres confédérations de football et les parties prenantes ». Si ce soutien est perçu par certains comme une marque de loyauté et de fidélité, il traduit, pour d’autres, un sentiment de redevabilité, voire de griotisme. Cette perception s’explique par l’appui financier massif de la FIFA à la CAF à travers divers programmes de développement.
Si les 54 fédérations membres de la CAF se sont accordées à l’unanimité pour soutenir Gianni Infantino, l’UEFA, quant à elle, réclame sa tête. Dirigée par Aleksander Ceferin, elle a fermement rejeté la déclaration de soutien de la direction de la FIFA, la qualifiant d’accord « miteux » conclu en arrière-boutique. Elle a ensuite exigé des garanties juridiques afin qu’une telle tentative de « défigurer le football » ne puisse plus jamais se reproduire. Dans la même dynamique, plusieurs fédérations majeures, à l’image de la Fédération anglaise (The FA) et de la Fédération galloise, ont officiellement adressé des courriers pour retirer leur soutien à la réélection de Gianni Infantino, prévue en mars 2027.
Face à ce scandale, un grand suspense attend les amoureux du football en 2027. Le président de 56 ans, candidat à sa propre succession, devra réunir au moins 106 voix sur les 211 votes au total pour se maintenir à la tête de cette prestigieuse instance internationale. Président de la FIFA depuis 2016, Gianni Infantino fait face à l’une des plus graves crises de son mandat. Cette tempête met également en lumière une gouvernance profondément contestée.
Stephan MOMO (Stagiaire)
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