Fonds d’appui au profit des victimes de la Cour pénale internationale : Un grand pas vers la réhabilitation des victimes

Mme DOUMBIA Mama KOITE, présidente du fond d’appui au profit des victimes de la Cour Pénale Internationale, accompagné par M. SORO, représentant de la CPI au Mali, et maitre KASSONGO avocat des victimes dans l’affaire Al Mahdi, ont animé une conférence de presse pour informer et sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur le fonds d’appui au profit des victimes de la CPI. C’était ce Vendredi 27 Novembre, à la maison de presse.
Depuis la condamnation d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi, la cour a produit une ordonnance qui doit être exécuté puisqu’il a été reconnu coupable. « On nous a donné mandat à trouver les moyens de réparer les préjudices subis par les populations victime », a déclaré Mme DOUMBIA Mama KOITE.
A l’issue d’une mission à Bamako, le Fonds au profit des victimes (FPV) auprès de la Cour Pénale Internationale a annoncé de nouvelles actions de réhabilitation en faveur des victimes au Mali. Aces en croire Mme Doumbia Mama Koïta, ces mesures devront répondre aux préjudices des victimes dans le Centre et le Nord du pays en complément de celles déjà engagées à Tombouctou et du processus par l’état malien.
« Les crimes relevant du droit international se sont multipliés au Mali au cours des dernières années, en particulier dans le centre et le Nord du pays. En attendant que la justice se fasse, nous avons décidé de mettre en place des mesures pour réhabiliter les victimes dans ces régions. Beaucoup d’entre elles se trouvent aujourd’hui dans une situation extrêmement précaire et certaines ont perdu tous les biens. Avec cette décision, nous voulons permettre aux survivants d’aller de l’avant et de contribuer ainsi au processus de justice transitionnelle », a-t-elle souligné.
Le Fonds au Profit des victimes mettra en œuvre ce nouveau programme en partenariat avec des organisations implantées au Mali. Les victimes éligibles à ces nouvelles mesures pourront ainsi bénéficier, entre autres, de traitements médicaux, de réhabilitation psychologique, y compris dans le cadre de consultations en cas de traumatisme, et d’appuis matériel, notamment pour développer des moyens de subsistances.
Ces mesures qui devraient être mises en œuvre dès 2021, compléteront les réparations judiciaires décidées par la CPI à l’issue de la condamnation d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi pour la destruction des mausolées et de la porte de la mosquée Sidi Yahia. La décision des juges de la CPI prevoit des réparations judiciaires individuelles, collectives et symboliques pour la communauté de Tombouctou, du reste eu pays et la communauté internationale pour compenser le préjudice subi d’un patrimoine mondial de l’humanité. Les premières mesures sont en passe d’extrêmes exécutées.
Ces mesures, ajoute-t-elle, devront également compléter le dispositif national de justice transitionnelle et de réconciliation. Le projet de politique national de réparation, actuellement à l’examen, prévoit ainsi la mise en place d’une commission d’administration des réparations aux victimes.
Et de préciser : « bien qu’elles ne remplacent pas les procédures judiciaires auxquelles elles ont droit, ces nouvelles mesures sont de très bonnes nouvelles pour les victimes du Mali, au-delà des victimes de Tombouctou.
« Au moment où les victimes d’Al Mahdi s’apprêtent à recevoir leur premières réparations, cette décision est un grand signal pour celles et ceux qui ont été touchés par les crimes les plus graves, commis sur l’ensemble du territoire malien », a déclaré, Maitre Mayombo Kassongo, l’avocat des victimes de l’affaire Al Mahdi auprès de la Cour Pénale Internationale.
Ousmane Fofana
Source : Mali24.info

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