Gestion de la Transition au Mali : Bah N’Daw et Moctar, deux « marionnettes » aux mains des Colonels du CNSP

La gestion de la transition au Mali bascule définitivement dans la main des militaires putschistes du Comité national pour le salut du Peuple (CNSP). Le Président Bah N’Daw et Moctar Ouane ne maîtrisent rien et voient chaque jour leurs marges de manœuvres se rétrécirent comme une peau chagrin.

Sans surprise Malick Diaw est élu à la tête du conseil national de la transition (CNT). Le CNT est le dernier organe de la Transition à être mis en place. Le moins que l’on puisse dire est que les Colonels du CNSP avaient tout planifié pour prendre le contrôle de cet l’organe législatif de la période transitoire. Un choix savamment préparé  par les militaires  qui ont pris le soin de trier les personnes devant siéger au CNT dont la liste a été par le Vice-président de la Transition Colonel Assimi Goïta, lequel semble être le vrai patron de la Transition. Comme l’atteste l’impuissance des services de la Présidence de la République face à la violation flagrante du décret portant clé de répartition du CNT par le vice-président qui a attribué des sièges en fonction de ses humeurs. Les faitières de la presse, la Société civile, le Conseil national des Jeunes ont été flouées par Assimi Goita, le « Rambo » de Farabougou.

Hélas, Bah Daw annoncé un homme de rigueur semble mis sur la touche car il  n’est plus visible publiquement pour des raisons que personne ignore. Le Premier ministre Moctar Ouane, interrogé par les journalistes sur l’absence du président, a superbement ignoré les questions pour se fendre dans une Fatiha diplomatique. C’était le jeudi dernier au cours d’un déjeuner de presse à la Primature.

Au fur et à mesure, l’opinion commence à comprendre que le Président Bah NDaw et le Premier ministre Moctar Ouane ne sont que des marionnettes aux mains des militaires putschistes. Ces deux personnalités n’ont pas leurs mots à dire dans la désignation des membres du CNT, un choix fait sur la base du débauchage, du copinage et favoritisme. Des pratiques décriées et dénoncées sous l’ancien régime. Les mauvaises pratiques ont la vie dure, dit-on. Les tenants du pouvoir perpétuent les mauvaises pratiques qui ont rendu la gouvernance d’IBK impopulaire mais aussi ajoutent leurs graines de sel. Le changement tant souhaité par le peuple malien est encore loin à cause de la boulimie du pouvoir des colonels du CNSP. 

Déjà un malaise social s’installe avec les grèves et préavis de grèves au niveau de tous les secrets de l’administration publique.

A vrai dire, le Président Bah Daw et le Premier ministre Moctar Ouane ne contrôlent rien. Assimi Goita, Malick Diaw et les autres Colonels restent les vrais maîtres du jeu, des hommes forts.

Dily Kane

Mali24

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