Grève de cinq jours de l’UNTM : un embargo qui ne dit pas son nom !

Après 72 heures de grève sur 120 heures déclarées par l’Union Nationale des travailleurs du Mali (UNTM), les conséquences de ladite grève sur la vie socio-économique des maliens donnent l’impression que le Mali vit à nouveau un embargo de la CEDEAO. Les activités économiques tournent au ralenti. Les services administratifs et financiers sont paralysés. La pénurie d’argent commence à se faire sentir tant au niveau des guichets automatiques dans les différentes banques qu’au niveau de certaines

Cette situation porte un coup dur aux populations aujourd’hui. Ce qui permet à certains de qualifier cette grève de l’UNTM d’un embargo sur le peuple malien qui ne dit pas son nom. Suite à l’arrêt de travail décidé par l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) pour une durée de cinq jours, allant du lundi 14 décembre au vendredi 18 décembre prochain, depuis hier mercredi, troisième jour de la grève, certains usagers des banques constatent une pénurie des liquidités au niveau des guichets automatiques mais aussi de celles des agences de transfert d’argent.

Cela explique que ce bras de fer entre l’UNTM et le gouvernement pourrait envenimer le climat social déjà en ébullition dans notre pays depuis quelques semaines si rien ne fait à temps. L’État doit tout faire pour faire revenir cette centrale syndicale à la table de négociations. Car, la situation ne ferait que fragiliser les autorités de la transition.

Une chose est certaine, la solution ne pourrait venir que du dialogue et de la négociation entre les parties. Donc, quelle que soit la position de l’UNTM, c’est aux autorités de la Transition de trouver la bonne formule. Cela est gage d’une transition apaisée et réussie. C’est pourquoi, ils sont nombreux aujourd’hui à réclamer une vraie assise nationale avec les forces vives de la nation.

Faut-il le rappeler, la grève des syndicats reste un droit constitutionnel. L’harmonisation des indices de salaire dans la fonction publique, des primes et des indemnités où encore le sort des travailleurs compressés (des salariés d’entreprises d’État nationalisées), l’emploi massif des jeunes sont entre autres des motifs de cette grève de l’UNTM.

Sur cette question sur RFI, le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé a laissé entendre que la discussion du travail se fait au niveau de 3 piliers: les employeurs, l’État et les syndicats concernés. “Donc, on n’a pas besoin d’attendre une conférence sociale, d’ailleurs, ça fait combien d’années qu’on en parle, on en parle, c’est pour encore des mois et peut-être des années encore, donc, nous ne pouvons pas attendre une conférence sociale pour ça”, a-t-il déclaré.

Source : Le Soir De Bamako

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