Homosexualité : le règne de la débauche à Bamako

L’homosexualité est une orientation sexuelle caractérisée par une attirance sexuelle ou par des sentiments amoureux envers une personne du même sexe.

Bien que le Mali soit un pays laïc, pays où toutes les religions coexistent en harmonie avec nos coutumes et traditions, toutes les confessions interdisent et condamnent farouchement ceux que l’on appelle communément au Mali ‘’Pédé’’ ou encore ‘’gôr-jiguène, za’’ pour les « Hommes efféminé ou gays » et ‘’guine’’ pour les femmes lesbiennes.

Malheureusement, la législation malienne, comme dans plusieurs autres pays africains, n’interdisent pas les relations homosexuelles, tandis que d’autre pays comme la Mauritanie, elle est punie de la peine de mort conformément à la charia. Au Nigeria, une loi adoptée en 2014 prévoit des peines allant jusqu’à 14 ans de prison. En outre, bien d’autres pays s’emploient tant bien que mal à l’éradication de cette abomination venue de l’occident.

Nous sommes ainsi allés au contact de la rue dans la ville de Bamako afin de recueillir les avis de la population sur les homosexuels. Les personnes interrogées sont toutes unanimes sur ce qu’elles considèrent comme un mal contraire à nature des choses.

« Je ne peux pas comprendre qu’un homme puisse être attiré sexuellement par un autre homme », nous a confié Djonkè, vendeur ambulant, tandis que pour Monsieur Diallo, employé dans une entreprise de la place, « le fait même d’imaginer une telle relation contre-nature est écoeurante et dégoûtant au plus haut point ».

Par ailleurs, d’autres s’interrogent si ce phénomène ne serait pas une anomalie, une maladie ou une folie qu’il faut soigner.

Monsieur X, qui a souhaité gardé l’anonymat, « ces hommes-là! (gôr-jiguène, ndlr), s’étonnent ainsi que les homosexuels ignorent toutes ces magnifiques femmes de tous genres et de tous les goûts pour se laisser attirer par les hommes. « Ils ne savent pas ce qu’ils ratent », en a déduit notre interlocuteur. Le cas des lesbiennes (gouines) est tout aussi révoltant, mais à la différence des gays, elles sont beaucoup plus discrètes et se fondent plus facilement dans la masse.

Que disent les livres religieux ?

Les deux religions dominantes au Mali, en l’occurrence l’islam et le christianisme, sont sur la même longueur d’onde concernant le sujet de l’homosexualité.

Toutes deux s’opposent au phénomène de l’homosexualité. Dans les deux livres sacrés, notamment la Bible et le Coran, l’homosexualité est présentée comme un grave péché abominable.

En effet, c’est à cause de leur déviance sexuelle que le peuple de Lot fut anéanti par DIEU Tout Puissant. Nous avons approché des prêcheurs et des pasteurs de la commune I sur la question.

Le coran dit : « Accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde ? Et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Mais vous n’êtes que des gens transgresseurs ». Ils dirent : « Si tu ne cesses pas, Lot, tu seras certainement du nombre des expulsés ». Il dit : « Je déteste vraiment ce que vous faites. » (26:165-166).

« Le peuple de Lot traita de mensonges les avertissements. Nous lâchâmes sur eux un ouragan, excepté la famille de Lot que Nous sauvâmes avant l’aube,

Dieu est clair dans le Coran, Dieu créa Eve pour qu’elle soit la compagne d’Adam et non pour qu’Adam soit son propre compagnon ou qu’Eve soit sa propre compagne » (54:33-34).

En conclusion la bible aussi nous enseigne dans Les textes de l’Ancien Testament(Lévitique) : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination » (Lv 18:22)  Et “Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux” (Lv 20:13).

Nous avons eu recueillis les témoignages d’un jeune gay de 27 ans, qui a requis l’anonymat

Témoin : Comment avez-vous basculé dans l’homosexualité ?

Monsieur X : Aussi loin que je me souvienne, les filles ne m’intéressaient pas. J’ai compris que j’étais gay vers 14 ans. Avant ça, je ne savais même pas ce qu’était l’homosexualité. Je ne connaissais pas le mot. Je prends conscience de mon attirance pour les personnes du même sexe en rencontrant un jeune de 18 ans, à Bamako. On jouait au foot, on se baladait. Je l’adorais. Puis un jour, il est sorti avec une fille. J’étais jaloux. C’est là que j’ai compris.

Est-ce que tu peux nous expliquer un peu comment tu es arrivé à cette pratique ?

J’étais comme ça depuis longtemps, comme une femme ! Mais je n’avais pas commencé. J’ai commencé parce qu’on m’a violé. J’étais ami avec quelqu’un, mais je ne savais pas qu’il faisait ce genre de chose. Il m’a violé en me faisant l’amour. J’avais quand même des modèles de femmes mais je n’avais pas encore commencé à faire la pratique.

Comment vivez-vous votre situation ?

J’ai été rejeté par ma famille et par la société sous prétexte que je suis diffèrent. Le pire est que je ne peux pas sortir sans recevoir de menaces et surtout des agressions verbales et physiques.

Que fait le gouvernement par rapport aux homosexuels ?

Même si le gouvernement n’a pas interdit l’homosexualité, il n’y a aussi aucune loi qui la protège. Nous vivons dans un pays traditionnaliste et pieux. Pour certains, nous sommes une abomination à éradiquer ; c’est pour cela que nous subissons tout le temps des agressions et des humiliations. Et malgré plusieurs plaintes déposées, les autorités ne font rien pour nous.

Propos recueillis par Aly Poudiougou

Source: Le Témoin

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