Incarcération de SBM : Ses avocats dénoncent des mauvaises conditions de détention

Le Collectif du conseil de l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, composé du grand bâtonnier Me Kassoum Tapo, Me Moriba Diallo, Me Ibrahim Ben Mamata Touré et autres, dans un communiqué rendu public, informe l’opinion nationale et internationale que suite à une convocation de leur client le 26 août 2021, la chambre d’accusation de la cour suprême lui a décerné un mandat de dépôt.

” Nous avons été surpris de son inculpation pour des raisons que nous nous réservons le droit de développer plus tard, la grande surprise vient de son placement immédiat et injustifié sous mandat de dépôt”, a déclaré le collectif du conseil de SBM.

Il s’étonne aussi sur la conduite à la Maison d’arrêt centrale de Bamako de leur client qui est une personnalité de haut rang et qui est une première dans l’histoire du Mali.

Le Collectif des avocats de Soumeylou Boubèye Maïga, informe l’opinion nationale que leur client séjourne depuis lors dans un dortoir occupé par 77 détenus sans aucune disposition de nature à garantir la protection de sa vie, de son intégrité physique, ni de sa santé, dans les conditions inhumaines et dégradantes.

Il faut noter que la Maison centrale d’arrêt de Bamako compte aujourd’hui 3000 pensionnaires dont 200 présumés terroristes.

S’agissant des faits, il annonce qu’il y’a, en dépit de tout ce qui se raconte, un gros problème de droit ; notamment la légalité de la Cour suprême à connaître cette affaire tant dans sa forme que dans son fond. Le Collectif rappelle que la Constitution de 1992 n’est pas dissoute, elle est en vigueur et de même que la Loi organique de 1997 sur la Haute cour de justice.

Le Collectif des avocats de la défense de l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga a adressé une correspondance au ministre de la Justice, des Droits de l‘homme, Garde de Sceaux, afin de l’informer des conditions de détention de leur client.

Selon la défense de SBM, leur client a été Directeur général de la sécurité d’État, ministre de la Défense, Premier ministre, Secrétaire général de la présidence. Il ne peut être dans ces conditions à la Maison centrale d’arrêt où séjournent des malfrats et des terroristes.

Il entend informer l’opinion nationale dans les jours à venir de l’évolution des conditions de leur client.

Seydou Diamoutené

22 septembre

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