Interdits d’entrée par la porte depuis la min-janvier 2026, Jeune Afrique ne désespère pas de s’introduire en territoire malien par la fenêtre. En tout cas, il faudrait sans doute plus simple interdiction pour que le célèbre confrère puisse renoncer à son public malien. À la sanction que les autorités de transition lui ont infligée pour «apologie du terrorisme», «diffamation» et «incitation à la haine», l’hebdomadaire franco-africaine a réagi par une large diffusion à ses lecteurs des voies et moyens de contourner «l’interdiction de sa circulation, de sa distribution et sa vente au Mali. Il leur est notamment suggéré de recourir aux possibilités offertes par différentes formules de VPN, un réseau virtuel privé qui échappe aux systèmes de blocage des États. Jeune Afrique se démène visiblement comme un beau diable pour tenter de compenser les pertes d’audience imputables à son absence physique par un accès libre à ses contenus en ligne, sur un front de l’AES où l’adversité n’a de cesse de s’amplifier depuis son expulsion du Burkina-Faso.
Le Témoin
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