Journées d’interpellation démocratique (JID) à Tiongui et Nangalasso : Save the children donne la parole aux populations sur la question sanitaire

Fidele à sa tradition, l’ONG SAVE THE CHILDREN a organisé des journées d’interpellations démocratiques(JID)  sur les questions de santé dans les communes rurales de TIONGUI et NANGALASSO dans le district sanitaire de Kolondieba. C’était du 22 au 23 Mai 2021 sous la présidence du sous-préfet de KADIANA , M. Gabriel OUAZOU THERA  et d’autres personnalités administratives de la dite localité.

Ainsi, conformément à son approche d’intervention dans le secteur de la santé qui est principalement axée sur le renforcement du système de santé communautaire et en adéquation avec ses objectifs opérationnels, l’ONG Save the Children  à travers son projet de plaidoyer sanitaire  financé par la firme pharmaceutique GSK, se propose de contribuer davantage au renforcement de la recevabilité locale au niveau des communes rurales de TIONGUI et NANGALASSO du district sanitaire de kolondieba.

 L’objectif de l’organisation de ces journées  par Save Children est de contribuer au renforcement de la bonne gouvernance au niveau du district sanitaire de kolondieba en vue de répondre aux besoins socio-sanitaires des communautés, notamment les groupes les plus vulnérables …Il s’agit ici d’informer et sensibiliser les communautés sur les objectifs  et enjeux de la reforme du secteur de la santé et le RAMU au niveau des communes cibles . Ensuite de servir d’un cadre d’échange et de dialogue entre les parties prenantes de la santé communautaire  sur la qualité des services de santé offerts au niveau des ASC et des CSCom . Et aussi de renforcer d’avantage l’implication des communautés auprès des communes dans les dépenses de santé, plus particulièrement autour de la motivation des ASC.

Nous sommes dans les communes rurales de TIONGUI et NANGALASSO dans le district sanitaire de Kolondieba pour parler de la question sanitaires. Pour la circonstance ils étaient tous la, les autorités administratives, coutumières et sanitaires  sans oublier les femmes, les jeunes qui ont tous honoré de leurs présences.

Apres les mots de bienvenue de M. THERA Gabriel sous préfet de Kadiana, la parole a été donnée   aux  populations de TIONGUI venues nombreuses au débat franc sans langue de bois sur la santé.  Ces communes font face à d’énormes défis dans la prise en charge du personnel qualifié en matière de santé ainsi que les agents de santé communautaire (ASC) et ce malgré leurs bonnes intentions. Et pour preuve, les analyses budgétaires réalisées en Septembre 2019 et 2020 ont montré que le niveau de contribution financière  des communes rurales de kolondieba dans le domaine de santé est faible.

Ce qui fait dire Gabriel Ouazou THERA, sous-préfet de Kadiana, non moins président de la JID qu’il est mieux souvent que les responsable de la santé soient interpelés par la population. » Il s’agit de  voir  les activités de la gestion sanitaire  pour permettre à la population d’avoir accès  à la santé.  Cette activité est salutaire et elle mérite d’être pérennisée » soutient Monsieur THERA.

Une journée très riche en débat car toutes les questions sanitaires ont été abordées. Dr. Lassana SISSOKO, médecin chef du CSREF de kolondieba témoigne ainsi « Cela nous a permis de rentrer dans les détails et de mettre chacun devant ses responsabilités par rapport aux problèmes de santé de la communauté ». Poursuivant son intervention  le médecin chef souligne que ces  genres de journées doivent nous inspirer même en l’absence du projet GSK. « Nous devons nous appropriés de ces initiatives pour que ça soit une pérennité »espère –t-il- ajouté.

Pour sa part, Dr. Mahamadou DIAKITE, chargé du projet GSK( Projet de plaidoyer en faveurs de la santé communautaire) n’a pas manqué l’occasion de lancer un appel à l’endroit des populations bénéficiaires de ce projet, de s’approprier des recommandations issues de ces journées afin qu’eux même puissent avoir des satisfactions au niveau des services de santé.

Chaka DAGNOKO, maire de TIONGUI, se réjouit de cet espace qui permet d’éclairer beaucoup de zones d’ombres sur les questions de santé qui opposent les parties prenantes.

La commune NANGALASSO

Dans cette commune le maire de NANGALASSO, Sékou BERTHE soutient que cette journée sera un facteur de développement de la santé dans sa commune et une opportunité de bien cerner les points de divergences entre la population et les responsables sanitaire. C’est aussi une occasion pour tout un chacun de connaitre ses droits et devoirs  pour le développement de sa commune, a-t-il déclaré. « Grace au projet GSK, la cohésion et la paix refont surface entre les 12 villages de sa commune qui était un rêve tant sollicité », a-t-il reconnu.

Globalement cette journée a été aussi un moyen  pour la population d’exprimer  non seulement ses satisfactions, ses préoccupations mais aussi ses attentes vis-à-vis des autorités concernées. Fatoumata DAGNOKO du village de NIALA, très satisfaite d’avoir l’occasion d’exprimer devant les autorités, ses cris de cœurs pratiquement comme toutes les représentantes des femmes des autres villages. «  A chaque fois que les femmes se rencontrent à la pompe pour puiser de l’eau, elles se battent  comme des enfants car à cause du nombre élevé de personnes pour un seul point d’eau » rappelle –t-elle. Une occasion pour elle de demander aux autorités et les partenaires de les aider à avoir une autre pompe d’eau.

Quant à Daouda  TRAORE, chef de village  de FALA, l’état de la route est impraticable : « Les autorités, si vous ne venez pas à notre secours, nous sommes aux abois. Par notre situation géographique  à la frontière ivoirienne, il y’a  ni centre de santé ni école dans mon village. Pour emmener nos femmes enceintes aux  villages voisins précisément à TIONGUI ou KADIANA, le trajet est long et les routes sont impraticables. Certaines accouchent au cours du chemin. Par conséquent  d’autres perdent leurs nouveaux nés voire leur vie avant d’arriver dans ces localités» explique –t-il.

A l’issue de ces jours d’assises des recommandations ont été formulées, parmi lesquelles, on peut citer : la construction des CSCOMS ou Maternités ; la prise en charge des motivations des ASC par la population, construction des points d’eau et plein d’autres.

Ousmane Fofana

Envoyé spécial à Kolondieba.

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