L’ancien député Housséini Amion Guindo dit Poulo : « S’il faut décapiter la démocratie et s’allier aux terroristes, il ne faut rien espérer de la Transition »

Dans un entretien exclusif qu’il nous a accordé hier, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2013 et de 2018, non moins ancien député, Housséini Amion Guindo dit Poulo, s’insurge contre la manière dont le pays est actuellement géré. « La priorité aujourd’hui, est-ce la décapitation de la démocratie ou la lutte contre le péril terroriste? », s’est-il interrogé.

Pour ce jeune leader politique, qui ne mâche pas ses mots, il y a lieu de s’inquiéter sérieusement pour l’avenir immédiat du Mali. « Quand on veut lier amitié avec les terroristes, en laissant libre court au terrorisme sur le territoire national et en s’attaquant à la démocratie, conquise de haute lutte, il y a alors péril en la demeure ! », a-t-il déclaré.

Pour Housseini Amion Guindo, les autorités de la Transition semblent s’inscrire dans une volonté de décapiter la démocratie malienne, à travers une marginalisation des acteurs sociopolitiques. « On veut balayer devant les portes des partis politiques, alors que le pays est inondé de terroristes à balayer », fustige-t-il. Avant d’évoquer le fait que le Mali semble abandonné aux terroristes et extrémistes violents de tout acabit. « Pourquoi, depuis trois mois, l’on ne parle pas de sécurité, ni de stratégie pour faire face aux invasions de hordes de terroristes dans le pays ? Aujourd’hui, tout le centre du pays s’est effondré avec des violences et des attaques avec des morts chaque jour, et ce jusqu’à Niono, tout près de Bamako et cela n’émeut pas les dirigeants du pays », a-t-il souligné.

Et Poulo de se demander : « Quelle est la priorité aujourd’hui : abattre la démocratie ou abattre les terroristes ? Et l’on veut plutôt négocier bonnement avec ces criminels qui nous tuent », tempête-t-il.

Pour cet ancien ministre, président du parti CODEM, qui assure s’exprimer en tant qu’ancien député et ancien candidat aux élections présidentielles de 2013 et 2048,  «s’il faut décapiter la démocratie et faire allégeance aux terroristes, il ne faut rien espérer de la Transition malienne ». Et de conclure qu’il ne fera jamais « le pantin » à qui que ce soit pour ses ambitions politiques. Qu’il faut dire la vérité pour sauver le pays. Sauf que la vérité peut… blesser.

Bruno D SEGBEDJI 

Mali Horizon

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