Elles chantaient l’honneur, l’amour du pays, les valeurs de la société. Elles étaient admirées, pour leur voix, leur créativité, etc. Mais aujourd’hui, ce n’est plus sur scène que Babani Koné, Mariam Bah et Biguini Bagaga font parler d’elles. C’est désormais dans les chroniques judiciaires depuis le mardi 22 juillet 2025, date à laquelle toutes les trois ont été placées sous mandat de dépôt par le Procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Une affaire qui ternira profondément l’image de l’art et des artistes au Mali. La nouvelle de leur arrestation a suscité des réactions épidermiques chez certains de leurs fans sur les réseaux sociaux. Leur chute retentissante, qui soulève des interrogations sur la responsabilité morale de ces artistes dans une société en crise, où dans notre culture, elles ont bien un grand rôle à jouer pour la stabilité et le vivre ensemble. Cette décision du procureur a été certainement difficile à prendre car, dans notre société, les griots étaient rarement inquiétés par les affaires judiciaires. Mais les temps ont bien changé, les hommes aussi. Finalement, l’incroyable est là car si la présomption d’innocence existe en droit, la réalité sociale et morale est sans appel. Ces figures emblématiques de l’actuelle scène artistique censées être des repères se retrouvent mêlées à des faits que rien ne saurait justifier.
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