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Il s’est jusqu’ici retenu de paraître ingrat vis-à-vis du pouvoir qui l’a fait ministre du gouvernement. L’imam Diarra, acteur influent du M5 et de l’aile politique de transition, sort peu à peu de la dissidence pudique. Face à l’ancien PM Ousmane Issoufi Maïga, il a démontré qu’il peut bien sortir la langue de la poche, la semaine dernière, lors de la première rencontre des partis politiques avec le président de la commission de rédaction de la Charte pour la paix. Le président du Mouvement Patriotique pour la Justice n’a pas mâché ses mots en remettant en cause l’inclusivité du processus enclenché avec le Dialogue Inter-Maliens. L’ancien ministre délégué en charge de l’humanitaire n’a pas évoqué l’absence des leaders politiques, mais c’était tout comme. Il en a fait cas en demi-mots en plaidant pour l’implication du Mali profond dans le processus conduit par le président d’un mouvement songhaï «Ir Ganda» et auquel d’autres communautés en dissidence avec les pouvoirs brillent également par leur absence. L’ancien acteur du mouvement CMAS ne s’était pas arrêté en si bon chemin. Il a tenu également à évoquer des épisodes très gênants comme la situation du Centre d’un Mali en mettant surtout l’accent sur Mourra, symbole des équivoques autour de la violation des droits de l’homme par l’armée et des supplétifs. Quand un partenaire étale sur la place publique les aspects gênants, la rébellion n’est pas si loin.
Le Témoin
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