La vigilance est plus que jamais de mise dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Menée les 20 et 21 octobre 2026, une opération d’envergure a permis à la Direction générale du commerce et de la concurrence (DGCC), en étroite collaboration avec l’Agence malienne de métrologie (AMAM), de saisir plus de 20 000 barres de fer à béton non conformes aux normes en vigueur, écartant ainsi un risque majeur pour la sécurité des futures constructions.
Le fer à béton (ou acier d’armature) constitue l’épine dorsale de toute structure en béton armé. Sa résistance, sa ductilité et sa conformité aux standards techniques sont des garanties indispensables pour assurer la solidité des fondations, des piliers, des dalles et des murs porteurs.
Faisant suite à une dénonciation, cette mission de contrôle conjointe a ciblé plusieurs sociétés de la place afin de vérifier la conformité des dimensions des barres de fer mises sur le marché. Les investigations ont permis de découvrir : 3 240 barres de diamètre 8 mm non conformes, dissimulées dans une cour voisine appartenant à l’une des sociétés contrôlées, 16 000 barres de diamètre 8 mm et 1 000 barres de diamètre 5 mm non conformes, découvertes dans une autre structure.
Au total, ce sont 20 240 barres de fer à béton non conformes qui ont été retirées du circuit par les enquêteurs de la DGCC et de l’AMAM. Ces opérations visent à protéger les consommateurs contre les pratiques illicites et à préserver une concurrence loyale entre l’ensemble des opérateurs économiques du secteur.
L’utilisation de barres non conformes présentant généralement des défauts de composition chimique, des dimensions sous-estimées ou une résistance à la traction insuffisante expose les constructions à des risques structurels gravissimes : fissures prématurées, affaissements, voire effondrements en cas de surcharge.
Cette saisie massive relance le débat sur la régulation de la chaîne d’approvisionnement des matériaux de construction. Entre la prolifération de produits de mauvaise qualité et la pression sur les coûts, les maîtres d’œuvre, les bureaux de contrôle et les entreprises de construction doivent redoubler de vigilance.
Face à ce constat, les responsables de la DGCC assurent que les équipes d’enquête poursuivent sans relâche leurs contrôles sur le terrain afin de garantir la sécurité des populations et la transparence du marché.
Par : Mohamed Kanouté
Source : Mali24
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