Du 5 au 9 octobre 2026, Bamako a été le théâtre d’échanges importants entre le gouvernement malien et le Fonds monétaire international (FMI). Au cœur de ces discussions intenses étaient, l’évaluation approfondie de la conjoncture économique et la préparation de futures négociations en vue d’un nouveau programme financier, qui serait soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC).
Conduite par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, la réunion de clôture s’est tenue le vendredi 9 octobre. La délégation de l’institution de Bretton Woods est venue avec un agenda précis, marquant notamment l’introduction officielle de son nouveau chef de mission au Mali. Du côté malien, la forte mobilisation gouvernementale témoignait de l’importance de l’enjeu. Outre M. Sanou, les ministres en charge des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, ainsi que de l’Industrie et du Commerce ont pris part aux travaux, illustrant la volonté des autorités d’aborder la résilience de leur économie de manière transversale.
Ensemble, les deux parties ont décortiqués les principaux indicateurs macroéconomiques du pays. Dans un contexte marqué par des défis budgétaires, énergétiques et sécuritaires, ils ont minutieusement analysé les prévisions de croissance, l’évolution de l’inflation, la mobilisation des recettes publiques et la santé du secteur bancaire. Cette prise de contact visait à explorer la faisabilité d’un accompagnement via la FEC. Cet instrument du FMI est spécifiquement conçu pour aider les pays connaissant des difficultés de balance des paiements à restaurer la stabilité tout en soutenant une croissance durable et inclusive.
Si l’atmosphère des discussions a été jugée constructive, la signature d’un accord définitif n’est pas encore à l’ordre du jour. Cette semaine bamakontoise constitue une étape strictement préparatoire. À l’issue de la mission, les deux délégations ont convenu de poursuivre leurs travaux techniques. Des transmissions de données complémentaires et une série de visioconférences sont déjà programmées pour les semaines à venir.
Ces travaux devront permettre d’affiner les engagements mutuels avant l’ouverture officielle des véritables négociations, un signal très attendu par l’ensemble des partenaires financiers du Mali.
Stephan MOMO (stagiaire)
MALI 24
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