La menace de licenciement comme alternative aux limites du pointage physique des présences au CNT, est-on tenté de dire. C’est l’impression qui se dégage d’une récente décision de l’organe législatif de transition. Celui-ci s’est notamment doté, au détour d’un nouveau règlement administratif, d’une direction du protocole et de la coopération inter-parlementaire. Il participe probablement de l’utilisation en plein temps de la pléthore de nouvelles recrues drainée par l’avènement du Conseil National de la Transition – dont d’anciens travailleurs de la boîte ayant profité de la vague pour se faire régulariser. Sauf qu’il en faut plus, selon toute évidence, pour que les nouvelles recrues arrêtent de tourner le pouce. Au CNT, en effet, l’absentéisme avait pris forme au point d’avoir inspiré à l’administration en son temps un système de pointage automatique que l’Agence en charge des données personnelles a aussitôt dénoncé et fait arrêter. Depuis, les absentéistes en profitent allègrement, en dépit de l’obligation faite à chaque agent de procéder à son enregistrement physique. Pour endiguer le mal, l’administration du colonel Diaw vient de se doter d’un instrument plus contraignant : un nouveau règlement intérieur pour les travailleurs. Selon nos sources, il s’applique spécifiquement au personnel contractuel qu’il expose au péril d’un licenciement au bout de trois absences injustifiées.
le Témoin
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