La résilience était jusqu’à une date récente le projet le plus vendable que la Transition ait pu proposer au peuple malien. Le président de la Transition ne rate aucune occasion de magnifier cette vertu si précieuse à coups de remerciements aux populations et les autres officiels en ont souvent réclamé aux administrés au point de faire d’une politique publique leurs résistance à des aléas souvent artificiels. Le hic est qu’on s’en lasse visiblement de plus en plus, à un point tel que la différence est de moins en moins visible entre résilience et résignation. La lassitude des Maliens est passée par-là et ça n’est sans doute plus par consentement ni par simple complaisance qu’ils s’accommodent d’un quotidien dominé par les aléas suivants : la crise énergétique sur fond de disette l’électricité, l’inaccessibilité des denrées de consommation courante à la majorité de concitoyens, une lutte contre l’insécurité battant de l’aile, l’impraticabilité des routes inter-urbaines rongées par l’absence d’entretien, etc.
Le Témoin
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