À l’occasion du lancement officiel de la chaîne TAFOUK TV, l’émission inédite « Sahel Check » a frappé fort en recevant, comme tout premier invité, Modibo Fofana, président de l’Association des Professionnels de la Presse en Ligne au Mali (APPEL-Mali). Au cours de cet entretien, une déclaration forte a dessiné les contours d’un nouveau paradigme stratégique pour la région : « La souveraineté informationnelle doit fortement s’appuyer sur le fact-checking. »
D’une pédagogie exceptionnelle, cette interview fait d’ores et déjà figure d’œuvre d’utilité publique pour les peuples de l’Alliance des États du Sahel (AES). Avec une clarté et une maîtrise rares, Modibo Fofana a dispensé, à lui seul, l’équivalent d’un cours magistral du fameux module universitaire « Techniques d’investigation et vérification des faits ».
En quelques minutes, il a brillamment décortiqué la nuance fondamentale entre une rumeur, une opinion, une simple fausse information et la désinformation, cette arme redoutable caractérisée par son intention de tromper, de diviser et de manipuler les masses. Pour les étudiants en journalisme comme pour le grand public, cette leçon offre des clés indispensables pour mieux évoluer dans les couloirs parfois sombres du numérique.
L’analyse du président d’APPEL-Mali est claire : aujourd’hui, l’indépendance d’une nation ne se limite plus à la défense de ses frontières, de son armée ou de ses ressources naturelles. À l’ère des réseaux sociaux, l’information est devenue le nerf de la guerre. Face aux assauts médiatiques et aux narratifs biaisés, parfois impulsés par de grands conglomérats extérieurs, le fact-checking s’érige en véritable bouclier. Il constitue un pilier essentiel de la souveraineté informationnelle, permettant d’assainir l’espace public et de protéger l’esprit critique des citoyens contre les manipulations visant à déstabiliser les États.
Dès lors, cette déclaration fondatrice résonne comme un vibrant cri de cœur lancé aux autorités de l’AES. Pour concrétiser cette souveraineté, il est urgent de soutenir les professionnels des médias. Ce renforcement doit s’opérer de manière structurelle, technique et surtout financière. Les dirigeants sahéliens doivent impérativement accompagner la presse locale et les initiatives de fact-checking en les dotant de moyens conséquents, seuls capables d’endiguer efficacement les dérives informationnelles.
Le passage de Modibo Fofana sur TAFOUK TV vient nous rappeler une urgence vitale : la guerre asymétrique de l’information se gagne sur le terrain de la vérité. Seuls des journalistes solidement outillés et soutenus pourront contribuer à garantir à l’AES une souveraineté informationnelle forte et durable.
Stephane Momo, stagiaire
Mali24
Le Chef de l'État a procédé, ce jeudi 17 septembre 2026, à la coupure de…
Le Commissariat chargé des Activités minières (CCAM) entend renforcer la coordination, le suivi des réformes…
Utiliser les médias pour attaquer Doumbouya n’est pas une bonne idée. La Haute Autorité de…
« Notre engagement pour la sécurité et la souveraineté du Mali est total ; aucune…
Les Douanes maliennes poursuivent sans relâche leurs opérations de contrôle et de sécurisation. Le lundi…
La circulation alternée sur le tronçon urbain de la Route nationale n°27 (RN27), communément…