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Mohamed Timbiné du pôle de lutte contre la cybercriminalité : « 40 % des plaintes reçues par le pôle portent sur les injures et 30 % sur les diffamations »

Cette déclaration marquante a été prononcée ce mardi 09 juin 2026 par M. Mohamed Timbiné, substitut du procureur du pôle en charge de la lutte contre la cybercriminalité, lors d’un atelier d’analyse sur les enjeux de la loi sur la cybercriminalité. Elle met en lumière la réalité du traitement des infractions numériques au Mali.

Initiée par l’Association/ONG Oui pour une Enfance Noble (OPEN Mali), cette rencontre de réflexion, qui regroupe plusieurs participants, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet d’Appui à la lutte contre la cybercriminalité et à la protection des droits numériques des citoyens au Mali ».

Cet atelier de réflexion sur les enjeux de la loi sur la cybercriminalité vise à analyser les enjeux juridiques, sociaux et institutionnels liés à la mise en œuvre de cette loi. Il a également pour objectif de présenter et de vulgariser le contenu ainsi que les principales dispositions de la loi sur la cybercriminalité au Mali.

Ce projet entend contribuer à la dissémination de la loi sur la cybercriminalité et à promouvoir la protection des droits numériques individuels.

Selon M. Mohamed Timbiné, substitut du procureur du pôle en charge de la lutte contre la cybercriminalité, « 40 % des plaintes reçues par le pôle portent sur les injures et 30 % sur les diffamations ».

Il a souligné que les injures constituent aujourd’hui un véritable problème de société, résultant notamment d’un déficit d’éducation au niveau familial. « Comment comprendre qu’une personne ayant reçu une bonne éducation en famille puisse aller jusqu’à insulter une autre personne sur les réseaux sociaux ? », s’est-il interrogé.

Par ailleurs, il a précisé que le traitement de ces plaintes s’appuie principalement sur la loi n°2019-056 du 5 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité au Mali. Cette législation criminalise l’utilisation des technologies de l’information pour propager des propos injurieux ou diffamatoires, avec des peines de prison et des amendes souvent plus sévères que celles prévues par le Code de la presse classique applicable aux médias traditionnels.

Notons enfin que les travaux de cet atelier prendront fin ce jeudi 11 juin 2026.

Mohamed Kanouté

Mali24

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