Présidentielle 2022: Jusqu’où ira Haidara des Ançars, le clergé de Banconi ?

Dans une récente sortie en public, le président du Haut Conseil Islamique du Mali, non moins Guide spirituel des Ançars, Ousmane Madani Haïdara a appelé ses partisans à cesser toute collaboration avec leurs partis politiques respectifs. Il estime qu’au moment venu, il leur donnera un mot d’ordre à suivre. Cette sortie très osée, qualifiée d’incongrue pour certains est plus qu’une pierre dans le jardin de la classe politique où sont nichés ” les porteurs de malettes Ançars vendeurs d’illusions .”

HAÏDARA : QUAND LE MASQUE TOMBE…

Ainsi, le Guide des Ançars officialise ses intentions et les manigances orchestrées pour affaiblir certaines formations politiques par l’intermédiaire de quelques pions de sa sphère infiltrés pour la mission.

L’implication des religieux dans l’espace politique est une véritable bombe à retardement pour un  pays déjà chiffonné par une crise multidimensionnelle. Désormais les politiques hebêtés ruminent des séries d’interrogations, entre autres : Que veut il faire ? Jusqu’où ira t-il? Que vaut la sortie de trop de ce leader religieux? Est-ce un bluff ou du sérieux ?

En tout état de cause, cette déclaration du clergé de Banconi laisse entendre qu’il dira ouvertement de soutenir un candidat à la présidentielle. Un soutien qu’il va certainement monnayer fort. Ses adeptes, comme des marchandises ou du bétail n’ont-ils pas fait déjà l’objet de telles transactions en catimini ? Souvenez vous de la honteuse affaire de la dite malette du défunt chef de file de l’opposition et des navettes successives des candidats à Banconi.

Ce qui se faisait déjà en catimini se fera désormais officiellement, car le patron des Ançars veut s’élever plus et s’imposer à l’arène qui venait l’alimenter gracieusement à domicile.

En officialisant brutalement son entreprise ” politico-religieuse” le Cherif étale son amateurisme et sa faim d’être toujours au centre comme un Jocker ou un AS. Ignorant que le Mali n’est pas constitué que des Ançars, le fils de KAKA, dans sa course folle pour être le premier  partout, risque de se noyer dans la rivière politique .

Bani, comme le surnomment certaines vidéastes pense contrôler son jeu dans lequel il se croit juge et partie.

– HAÏDARA ET LES ANÇARS VENDUS ?

Il faut reconnaître que depuis un certain moment, le Cherif de Banconi et les siens sont cités dans des turpitudes politico-religieuses visant à faire leur Remontada sur le Guide de  Badalabougou, l’imam Mahmoud Dicko.

En complicité avec des opérateurs économiques lorgnant Koulouba leur dernière opération a consisté à chercher à s’approprier le PRVM-Fasoko. Cette opération aux ramifications profondes, loin du religieux est appuyée par des gros sous et des gloutons du monde des affaires cherchant couverture. Ils ont essayé de semer la zizanie au sein de ce parti et chasser l’équipe dirigeante sans y parvenir. Si cette affaire Ançars- PRVM-Fasoko est en cours au Tribunal de la commune VI, les poulains de Haidara ont auparavant échoué à mettre en place un parti politique NÉMA.

Ce positionnement dans l’arène politique se façonne à travers des réunions dans certaines mosquées des Ançars à l’intérieur du pays.

Aujourd’hui, l’espace politique malien est inondé par ces religieux qui utilisent l’étiquette de la religion pour berner le peuple. Nous avions signalé depuis longtemps que ce qui se trame contre le PRVM-Fasoko ces opérateurs-religieux était une tentative de prise en otage de l’espace politique par ces pseudo-guides et leurs complices.

Aujourd’hui, Haïdara veut règler son compte avec l’imam Mahamoud Dicko en voulant s’imposer sur la scène politique. Mais un adage malgache dit ceci : ” Les moutons se promènent ensemble, mais ils n’ont pas le même prix”.

Avec cette déclaration, l’actuel Président du Haut Conseil Islamique se décrédibilise au vu des observateurs et étale son ignorance politique. nous a confié un observateur  averti. Si le Mali était dans sa plénitude en tant qu’Etat, le Cherif Ousmane Madani Haïdara et ses semblables seraient invités à faire la différence entre politique et religion.

Il est grand temps que les leaders religieux cessent de faire des fidèles citoyens des bétails, des moutons de Panurge au service de leurs entreprises. Ce trafic humain qui consiste à vendre les fidèles aux politiques n’est pas religieux et doit être combattu.

Ces guides, comme Haïdara, doivent s’occuper de la tâche d’adoration de Dieu et laisser l’espace politique à ceux censés faire la politique, c’est à dire les politiques.

Le temps est le meilleur juge. Il vient de donner raison à ceux qui disaient que les Ançars veulent déstabiliser le PRVM-Fasoko à travers les frondeurs dans le but de réaliser le projet dont eux seuls connaissent les motifs. La classe politique est aujourd’hui dans le dilemme. Faut-il chasser les Ançars avant  qu’il ne soit trop tard ou faire avec eux, malgré cette sortie hasardeuse du Guide de Banconi ?

En tout cas le FIS de l’Algérie, les Frères musulmans de l’Égypte, des Chebab en Somalie et bien d’autres ont commencé de la sorte.  Il est grand temps que les politiques s’organisent entre eux pour faire échouer ces pratiques fallacieuses.

Seydou Diamoutené

SOURCE: 22 septembre

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