Prix de viande : l’accord entre le gouvernement et les bouchers « n’est pas respecté »

L’accord signé entre les syndicats des bouchers et le gouvernement n’a pas été appliqué ce lundi 12 juillet 2021 à Bamako et environs. Le prix du kg de viande avec os qui devrait être cédé aujourd’hui à 2300 FCFA est toujours vendu à 3000 FCFA ou plus. Les consommateurs ne cachent pas leur frustration, le syndicat des bouchers appellent les commerçants à respecter l’accord.

Ce lundi, comme tous les jours, le grand marché du quartier de Médine, dans la capitale malienne, étaient pris d’assaut par les clients pour leurs achats.Mais beaucoup d’entre-eux n’étaient pas contents aujourd’hui aussi. Habillée en robe, son panier en main, c’est avec le visage un peu triste que mademoiselle Sy a déploré la cherté du prix de la viande avec os et sans os.

« Le prix de la viande avec os est vendu ici à 3000 FCFA. C’est cher. Il faut que les autorités essaient de diminuer encore le prix, pour que nous populations puissions manger de la viande », a-t-elle déclaré.

Pourtant le syndicat des bouchers avait annoncé la vente du kilo de la viande entre 2300 et 2800 FCFA.« Ça devait commencer aujourd’hui, mais ça n’a pas commencé », reconnaissent des bouchers. Certains de ces vendeurs de viandes disent vouloir respecter l’accord. « A vrai dire, j’avais la volonté. Mais en réalité, c’est impossible. C’est une perte totale », affirme un d’entre-eux.

Le syndicat national des bouchers est pourtant catégorique sur le sujet. Celui qui ne respecte pas les prix du protocole signé sera sanctionné, déclare Amsouley Diallo, secrétaire général du syndicat national des bouchers.

« On a demandé à tous nos adhérents de respecter l’accord. Ceux qui ne respectent pas l’accord, il faut les dénoncer. Il n’y a pas de demi-mesure à ça », martèle M.Diallo.

L’accord de deux mois sur la baisse des prix de la viande concerne Bamako, la ville de Kati et environs. Il devait rentrer en vigueur ce lundi 12 juillet. Mais sera-t-il réellement respecté ? Sur la question, les consommateurs continuent d’interpeller les autorités du pays.

Source: Studio Tamani

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