La RN 1 continue d’être un obstacle aux voyageurs en dépit de la rareté des djihadistes et de la faible densité de l’insécurité. Les usagers n’y sont plus persécutés comme naguère mais ils affrontent moult désagréments avant de rallier une destination entre Kayes et Diéma. Les obstacles n’ont pas seulement pour noms le délabrement des chaussées que les travaux de réhabilitation de l’axe Sandaré-Kayes n’atténuent pas encore malgré les décaissements engloutis. À ce phénomène s’ajoute désormais la carence dans la gestion des séquelles laissées par le blocus terroriste. Contrairement aux promesses faites en son temps de déblayer le terrain, les épaves de citernes incendiées continuent de gésir par dizaines sur la route et au beau milieu de la chaussée. Aucune mission d’assainissement ne s’est apparemment effectuée, selon les témoignages de voyageurs, alors que ces carcasses font figure de ralentisseurs plus gênants que les anciens check-points terroristes.
Le Témoin
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