La dénommée Mah Youla a été escroquée par un compatriote communément appelé Sangaboh à hauteur de 4 millions de francs guinéens, à cause d’une dotations en « bazins » au marché.
Dans l’euphorie du ramadan, il est de coutume que les Guinéennes se rendent à Bamako à l’affût des bazins à des fins comerciales. Dame Mah Youla, qui collabore avec Sangaboh depuis plus de 4 ans, s’est ainsi retrouvée au cœur d’un litige dans ce sens. Dès le début du mois de Mars, elle prit sous d’envoyer 4 millions FG, soit près de 300 000 F CFA selon les taux d’alors, afin d’anticiper sa commande. Seulement voilà : aussitôt qu’il a accusé réception des sous, Sangaboh disparaît des radars. Celui qui se nomme en réalité Mamady Condé verra sa cliente rallier discrètement Bamako, au matin du vendredi 21 Mars 2025, afin de mettre la main sur son escroc. Malgré un genou gauche enflé, elle fera le déplacement et infiltrera la communauté guinéenne de Bamako afin de localiser l’auteur de l’abus de confiance. Dans la foulée, elle rentrera en contact avec le correspondant de guineematin.com basé à Bamako. Au bout de 72 heures de tractations, ce sera finalement le dimanche 23 mars que l’escroc sera coincé par sa cliente à Lafiabugu en Commune 4 de la capitale malienne, dans son espace dédié à la teinture de basin.
Motivé à la rembourser au départ, Sangaboh décidera d’exécuter la commande établie depuis un mois. Si jusqu’à la fête il aura fourni l’essentiel des basins, il a fini par traîner les pieds n’ayant rendu que 65% de la marchandise. Près de 72 heures après avoir été cueilli, le mis en cause verra sa moto saisie par Mah Youla pour le contraindre à exécuter son engagement.
Si madame Mah Youla aura fait preuve de courage et de patience pour arriver à ses fins, son cas n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Il ressort de nos recoupements, en effet, que Mamady Condé n’en est pas à sa première forfaiture. Il avait auparavant grugé une Guinéenne faisant partie du personnel de l’ambassade de Guinée au Mali dans un passé récent. Des menaces proférées à son endroit l’ont poussé à rendre les habits en souffrance.
Morale de l’histoire : ne pas engager d’importants montants à distance au risque de voir son interlocuteur se fondre dans la nature.
A.KEÏTA
Le Témoin
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