Au rythme où prospère le blocus djihadiste sur Bamako, tous les signaux convergent vers une pénurie d’une rare intensité de denrées de consommation courante. En témoigne pour le moins un acheminement très timide des marchandises qui pourraient avoir durement impacté le circuit de dédouanement. Ça ne sont pas seulement les finances publiques qui risquent de s’en ressentir par une baisse latente des recettes aux portes. De nombreux commerçant en font déjà les frais par leurs cargaisons de marchandises que la pyromanie terroriste a réduit en cendres sur plusieurs axes routiers. On dénombre au total pas moins d’une vingtaine de camions incendiés courant ce week-end auxquels s’ajoutent d’autres précédemment brûlés sur d’autres tronçons. Il nous revient de source bien introduite que certains des importateurs n’ont pas perdu que des marchandises. Sont passés également par pertes et profits les droits et taxes douaniers liquidés par anticipation et qui ne seraient pas remboursables, selon nos confidences.
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