Officiellement ouvert depuis le 13 avril 2026, la deuxième session ordinaire du CNT, organe législatif de la Transition, s’annonce très chargée. Au cours de cette session de 90 jours, les membres du CNT auront à examiner trente-deux (32) textes dont vingt-quatre (24) nouveaux. Y figurent le projet de loi organique fixant les attributions, la composition, l’organisation et les règles de fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, la ratification des ordonnances portant création de la Direction générale de la Police nationale ainsi que de la Direction générale de la Protection Civile.
Les conseillers du CNT se pencheront également sur la régularisation de nombreuses autres ordonnances dont celles en rapport avec la modification de la Loi régissant les activités physiques et sportives, le Statut général des fonctionnaires, la création de la Société de Patrimoine minier du Mali ainsi que de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales, sans compter la modification la Loi relative au fonds national d’appui aux Collectivités territoriales, entre autres.
Pour éviter les dérives d’ordre partisan, idéologique, le Président de l’organe a profité de l’ouverture de la session pour exhorter ses collègues à privilégier le débat constructif et à inscrire leurs actions dans une logique de résultats concrets, conformément au dévoiement et à la probité que le peuple malien attend du législateur, a-t-il laissé entendre.
Par-delà sa mission législative, le CNT, dans le droit fil de ses attributions, mettra un accent particulier sur le contrôle de l’action gouvernementale en vue de veiller à la constance du service rendu aux concitoyens. Le Général Malick Diaw en a donné le ton en interpellant d’ores et déjà le gouvernement sur certaines situations préoccupantes, notamment les défis liés à l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures ou encore les délestages qui sévissent dans le pays. Et le CNT, par la voix de son président, tout en réaffirmant son soutien aux efforts du Gouvernement, l’exhorte à poursuivre les actions engagées afin de garantir de manière progressive, un accès plus stable et durable des ménages et du secteur productif à l’électricité. Et de suggérer d’explorer les énergies alternatives ou renouvelables qui lui paraissent incontournables dans le débat sur le développement durable et la lutte contre le changement climatique.
Amidou Keita
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