S’il convient de l’appeler comme tel, le stock de sécurité de carburant serait affecté jusqu’à l’ultime cuillerée par le blocus djihadiste sur l’acheminement de carburant à partir des différents ports d’approvisionnement. L’embargo terroriste aura été si intense et dissuasif que les autorités durent recourir aux ultimes gouttes de carburant de l’unique dépôt national pour juguler les effets de la pénurie. Comme qui dirait que les files d’attente seraient davantage plus kilométriques dans les stations si l’approvisionnement ne tenaient qu’aux nouvelles importations d’hydrocarbures. Seulement voilà : les consommateurs maliens n’en seraient que temporairement épargnés, à en croire certaines confidences. Il nous revient de bonne source, en effet, que les stocks ont été raclées à un point tel qu’ils ne pourront être remis en l’état initial qu’au bout de 5 mois environ et à raison de 400 citernes par jour. Ça tient manifestement de la gageure pour qui sait que la consommation quotidienne des Maliens s’élève à 3 millions de litres par jour sans les combustibles destinés à la production électrique.
le Témoin
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