Il est aujourd’hui impératif de réviser la politique tarifaire afin d’assurer l’équilibre financier du secteur et de permettre son expansion pour garantir la durabilité du service. Sans cela, le risque imminent est une crise financière qui pourrait compromettre la qualité du service.
Ces propos marquants ont été tenus par le Directeur Général de la Société Energie du Mali (EDM.sa), Abdoulaye Djibril Diallo, lors d’un point de presse tenu ce jeudi 7 Mars 2024. Ils soulignent l’ampleur de la crise énergétique que traverse actuellement le pays, ainsi que les défis à venir dans les jours, mois et années à venir.
Entouré de ses collaborateurs et face à un parterre de journalistes, le Directeur Général de l’EDM.sa a dressé un état des lieux de la situation actuelle de l’entreprise, tout en présentant les perspectives à court, moyen et long terme.
Selon lui, une révision de la politique tarifaire est nécessaire pour rétablir l’équilibre financier du secteur et favoriser son expansion, sinon l’EDM sa fonctionnera à perte.
Il a souligné : « Nous constatons actuellement une augmentation de la demande, conjuguée à une baisse de la production hydroélectrique en raison de la faible pluviométrie et à une hausse des prix du carburant sur le marché mondial ».
Il a également souligné que pour assurer une couverture optimale de la pointe 2024, il faudra approvisionner les centrales thermiques avec 21 citernes de 45 000 litres de fuel HFO et 18 citernes de 45 000 litres de LFO par jour.
En outre, il a noté que la demande d’électricité est passée de 600 millions de Kilowattheure à 3,2 milliards en 20 ans, avec une croissance annuelle de 10%. La part de l’énergie thermique est passée de 17% à 70% au cours des deux dernières décennies.
En ce qui concerne le planning de la société, sur la période de février à juin, elle aura besoin de 1,413 milliard de Kilowattheure contre une demande de 1,441 milliard, soit un déficit de 27 millions de Kilowattheure.
Il est à noter que pour répondre à la demande électrique de la population sans interruption tout au long de l’année 2024, il faudra 500 millions de litres de combustible, soit 11 000 citernes de 45 000 litres chacune, pour un coût estimé à 309 milliards de francs CFA.
Mohamed Kanouté
Source : Mali24
Le torchon brûle entre le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr…
Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a abrité, ce 15 septembre 2026, la…
Ce dimanche 13 septembre 2026, l’officier d’état civil de Djélibougou, M. Fodé Mamadou Konaté, a…
Dans le cadre de la lutte contre la fraude et les trafics illicites, les agents…
Ce mardi 15 septembre 2026, la place d’armes du 34ᵉ Régiment du Génie militaire a…
Ce lundi 14 septembre 2026, le Centre d’orientation professionnelle de coupe et de couture (COPCC)…