Sokonafing : Dionké Yaranangoré dit Babou Yara, Ousmane Sidibé, Abdoulaye N’Diaye au cœur d’un litige foncier

Le problème foncier constitue l’un des conflits intercommunautaire et intra-communautaires très récurrents au Mali. Si rien n’est fait à temps par les autorités du pays, cette bombe à retardement risque de se déclencher au vu et au su de tout le monde. Car les plus faibles sont toujours victimes de ce problème foncier au profit des riches devant les juridictions en charge du dossier. Le cas du village de Minkoungo-Sokonafing et Sirakoro Dounfing, en est une parfaite illustration.

Ainsi, pour informer l’opinion nationale et internationale sur ce qui est en train de se passer sur leurs parcelles, les responsables de  l’Association des propriétaires fonciers et concessions rurales de Sokonafing en commune III du District de Bamako, ont aminé le samedi 3 juillet dernier auprès du centre émetteur sur la route de Kati, une conférence de presse. Au cours de cette conférence, ils disent « non à la spoliation de nos terres, Sokonafing, c’est notre terre,  à bas les prédateurs fonciers ».

Ils ont également dénoncé haut et fort les comportements de certains prédateurs fonciers en l’occurrence Dionké Yaranangoré dit Babou Yara, Ousmane Sidibé, Abdoulaye N’Diaye et Haidara qui seraient en complicité avec le tribunal de Kati pour les déposséder de leurs parcelles, alors que la Cour suprême, à travers sa section administrative, avait définitivement tranché cette question en faveur du village de Sokonafing en commune III.

Il ressort du document mis à la disposition des journalistes, que,  la Section administrative de la Cour suprême, en son audience publique ordinaire du 8 janvier 2015 et délibéré le 9 janvier 2015, a rendu l’arrêt au litige foncier opposant la Mairie de Kati, au Conseil de quartier de Minkoungo-Sokonafing et Sirakoro Dounfing, représenté par l’Agence de Gestion Immobilière du Mali (AGIM-Mali). Cette agence est chargée de morcellement dudit site de Sokonafing en CIII du District de Bamako.

Dans son arrêt N°007 du 09 janvier 2015, la Section administrative de la Cour Suprême, annule l’arrêté d’approbation du lotissement de Kati Sananfara Extension ainsi que l’ensemble des permis d’occuper délivrés par le maire de Kati dans ledit lotissement en ce qui concerne les parcelles du Conseil de quartier de Minikoungo-Sokonafing et Sirakoro Dounfing en Commune III du District de Bamako. Malgré, la décision rendue par la Cour Suprême en faveur du village de Sokonafing, certains prédateurs fonciers continuent leurs manoeuvres, notamment Dionké Yaranangoré dit Babou Yara, Ousmane Sidibé, Abdoulaye N’Diaye et Haidara, entre autres, en complicité avec le tribunal de Kati et autres en violant la décision de la Cour Suprême, continuent à sommer les vrais propriétaires des parcelles de quitter le lieux au motif qu’ils ont sur leurs titres fonciers. Alors que leurs titres en question se trouvent à Kati Sanafara, et non à Sokonafing en CIII.

Col Moussa Fadiala Kanouté, de l’Armée de l’Air, dit ne pas comprendre que le tribunal de Kati vienne, au profit de certains individus, piétiner une décision rendue par la Cour Suprême, la plus haute juridiction du pays sur un litige foncier. Cela, fait des années on fait des aller retour, les vrais propriétaires de ces parcelles que nous sommes, les chantiers sont arrêtés, on ne sait même pas où aller, a-t-il déploré, avant de demander l’implication des autorités de la transition pour tirer cette situation au clair, afin que les propriétaires de ces parcelles concernés puissent continuer leur travail en toute inquiétude.

A sa suite, le chef de village de Sokonafing, Sabatié Traoré, âgé de plus de 80 ans, l’un des conférenciers, a fait l’historique des parcelles en litige. Son lui, les parcelles en question appartiennent à Sokonafing qui est rattaché administrativement à la mairie de la Commune III du District de Bamako, et non pour le cercle de Kati.  Cette partie nous appartient depuis avant la pénétration coloniale, en ce moment Kati n’était même pas cercle, a fait savoir le doyen Traoré. Avant de demander aux populations de rester soudées pour barrer la route à ces prédateurs fonciers qui n’ont d’autre objectif que d’utiliser les moyens pour s’accaparer les terres des pauvres. Pour terminer il a mis en garder les autorités du pays, plus précisément les autorités judiciaires quant au traitement judicieux de ce dossiers.

Mamadou Traoré, de la Mairie de Sokonafing et Adama Konaté de la Mairie de la CIII ont tous montré leur détermination à faire la lumière sur cette affaire foncière.

AMTouré 

Source: 22 Septembre

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