Ce lundi 3 août 2026, le Dr Boubacar Sidiki Diarrah, secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, a présidé la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de Kati.
Marquant un tournant décisif pour la justice malienne, cette audience solennelle se tient dans un contexte d’entrée en vigueur des nouveaux Codes pénal et de procédure pénale. Ces réformes d’envergure traduisent la ferme volonté des plus hautes autorités de renforcer l’efficacité de la justice pénale, de consolider l’État de droit et de moderniser durablement le service public de la justice.
La cérémonie a réuni notamment le Dr Boubacar Sidiki Diarrah, secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, et M. Bakary Soliba Coulibaly, chef de cabinet du Garde des Sceaux. Étaient également présents le préfet du Cercle de Kati, le secrétaire général de la mairie, les directeurs et chefs des services centraux du département, ainsi que des représentants des autorités administratives et judiciaires, des forces de sécurité, du Conseil national de Transition (CNT), du Barreau malien et des partenaires du secteur.
Ouvrant les débats, M. Ibrahim Maïga, procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kati, a souligné, dans son réquisitoire, l’importance majeure de cette première session criminelle placée sous le régime des nouveaux textes pénaux.
Il a ainsi mis en avant la volonté des autorités nationales de doter le Mali d’une justice modernisée et performante, capable de répondre aux défis des nouvelles formes de criminalité tout en assurant la protection des droits fondamentaux des citoyens.
Prenant la parole, le président du Tribunal de Grande Instance de Kati a insisté sur la délicate mission qui incombe aux professionnels du droit face aux innovations du Code pénal et du Code de procédure pénale.
Selon lui, ces textes novateurs constituent un instrument décisif pour consolider la crédibilité de la justice, améliorer la qualité des décisions rendues et garantir une justice diligente, proche des citoyens et conforme aux exigences contemporaines de protection des droits et libertés, tout en renforçant la confiance des populations envers l’institution judiciaire.
À travers cette première session ordinaire de la Chambre criminelle, le Tribunal de Grande Instance de Kati réaffirme son engagement à assurer une application rigoureuse des nouvelles dispositions législatives, dans le respect des principes d’indépendance de la justice.
Selon le rôle de cette première session criminelle, onze affaires sont inscrites pour être examinées par la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de Kati.
Mohamed Kanouté
Source : Mali24
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