Un sondage intergénérationnel inédit montre que les jeunes et les adultes au Mali pensent que la voix des enfants mérite d’être écoutée.

Les deux générations croient qu’il est important que les hommes politiques écoutent et prennent en compte les avis des enfants lorsqu’ils prennent des décisions selon une enquête UNICEF-Gallup international qui a porté sur plus de 21,000 enfants et adultes y compris 1000 au Mali.

NEW YORK et BAMAKO, 18 novembre 2021- Les enfants et les jeunes sont 50% plus susceptible que leurs ainés à considérer que le monde s’améliore de génération en génération selon une nouvelle enquête internationale réalisée par l’UNICEF en partenariat avec Gallup International et publiée à la veille de la Journée Mondiale de l’Enfance.

Réalisée dans le cadre du Projet Enfance en évolution, cette enquête est inédite dans son genre. En effet, c’est la première fois que l’on sonde différentes générations pour décrypter le regard qu’elles portent sur le monde et sur l’enfance à l’heure actuelle.  Plus de 21 000 personnes réparties en deux tranches d’âge (15-24 ans et 40 ans et plus) ont été interrogées dans 21 pays dont le Mali. Des sondages nationalement représentatifs et portant sur toutes les catégories de revenus ont été réalisés pour 1,000 personnes dans plusieurs pays, tous continents confondus (Afrique, Asie, Europe, Amérique du Nord et Amérique du Sud)

 Cette enquête montre que les jeunes sont également plus susceptibles de juger l’enfance d’aujourd’hui meilleure que celle d’hier : une écrasante majorité d’entre eux estime en effet que, de nos jours, les enfants sont en meilleure santé, mieux éduqués et plus protégés physiquement que la génération de leurs parents. Et pourtant, malgré cet optimisme affiché, les jeunes sont loin d’être naïfs : ils ne tolèrent plus l’inaction face aux changements climatiques, se montrent critiques vis-à-vis des informations qu’ils consomment sur les réseaux sociaux, et sont confrontés à des épisodes de déprime et d’anxiété. Ils sont nettement plus susceptibles que leurs aînés de se considérer comme des citoyennes et des citoyens du monde, et également plus enclins à plébisciter la coopération internationale comme moyen de résoudre des défis tels que la pandémie de COVID-19.

« Par rapport aux générations précédentes, les jeunes d’aujourd’hui gardent espoir, sont bien plus ouverts sur le monde et déterminés à le rendre meilleur. Les jeunes générations sont certes inquiètes pour l’avenir, mais elles considèrent aussi qu’elles font partie de la solution. », a déclaré Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF.

Au Mali le sondage a montré :

  • Le pourcentage le plus élevéde personnes âgées de 40 et plus qui se disent souvent déprimées ou n’avoir goût à rien (42%) avec 31% des jeunes qui déclarent la même chose
  • Seulement 1 sur 3 âgés de 15-24 ans et 17 pour cent de personne âgées de 40 ans et plus utilisent Internet quotidiennement
  • Les deux générations pensent que l’éducation s’est améliorée par rapport aux générations passées (63 et 59 pour cent respectivement).
  • Au Mali plus de 80 pour cent de personnes à travers les générations qui ont entendu et correctement défini les changements climatiques croient que le Gouvernement doit prendre des mesures significatives pour faire face aux changements climatiques. Cependant, seulement 53 pour cent des personnes ont entendu parler des changements climatiques et seulement 30 pour cent peuvent les définir correctement.

Globalement Le sondage montre également que les jeunes réclament des progrèsplus rapides dans la lutte contre les discriminations, davantage de coopération entre les pays, et une oreille attentive de la part des décideurs :

  • En moyenne, près de trois quarts des jeunes qui ont conscience des changements climatiques pensent que les gouvernements devraient agir de manière décisive pour y remédier. Cette proportion est encore plus élevée dans les pays à faible revenu et les pays à revenu faible à intermédiaire (83 %), là où l’on estime que l’impact des changements climatiques sera le plus fort.
  • Dans quasiment chaque pays sondé, la vaste majorité des jeunes estime que leur pays serait mieux protégé contre des menaces comme la COVID-19 si les gouvernements travaillaient de concert plutôt que chacun de leur côté.
  • En moyenne, 58 % des 15-24 ans estiment qu’il est très important que les dirigeants politiques écoutent les enfants.

« Il est crucial d’écouter les jeunes directement à propos de leur bien-être et comment leurs vies sont en train de changer » a déclaré Sylvie Fouet, Représentante de l’UNICEF au Mali.

« Au Mali nous sommes en train de discuter les conclusions de l’enquête avec le gouvernement et les partenaires. Nous continuerons à travailler étroitement avec les enfants, les adolescents et les jeunes pour s’assurer que leurs points de vue et idées sont pris en compte dans nos programmes au moment où nous agissons ensemble pour renforcer les résultats pour les enfants et pour réaliser leur droits ».

L’enquête a été publiée à la veille de la Journée Mondiale de l’Enfance, le 20 novembre, qui marque le 32e anniversaire de la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Au Mali les enfants viendront ensemble partager leurs avis sur les changements climatiques et le retour à l’école dans le cadre des activités organisées par le Gouvernement, l’UNICEF et les partenaires à travers le pays.   

Source: UNICEF

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