L’espace en question était jusqu’ici connu de tous comme une place réservée au stationnement des taxis, qui l’occupaient d’ailleurs la semaine dernière encore. Et patatras !, les occupants habituels seront surpris un beau petit matin d’être accueillis par des murs assez épais et rigides pour leur en interdire l’accès. Surtout que pour l’ériger, l’acquéreur de la parcelle délimitée au forceps n’a pas lésiné sur les moyens dissuasifs. Il nous revient de témoignages oculaires, en effet, que les travaux n’ont guère duré plus de quelques heures de la nuit pendant lesquelles un impressionnant contingent de l’armée a sécurisé le chantier contre d’éventuelles velléités. Autant d’indices sur lesquels se fondent les témoins pour attribuer la confiscation de la célèbre «taxi-place» de Missabougou à un puissant officier des forces armées. En s’ajoutant aux nombreux espaces publics illicitement convoités par les casernes, l’endroit n’a pas seulement cessé d’être un lieu de stationnement. Il n’est plus également le repère dont se servaient les habitants du voisinage pour orienter leurs visiteurs.
Le Témoin
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