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Usage de la chicha au Mali : ce que risquent désormais les consommateurs

Le gouvernement malien a radicalement durci sa législation contre la chicha en introduisant de lourdes peines d’emprisonnement pouvant atteindre trois ans ainsi que des amendes allant jusqu’à 15 millions de FCFA pour les contrevenants.

Cette nouvelle mesure marque un tournant répressif majeur par rapport au décret initial de 2022, traduisant la volonté des autorités de transition d’éradiquer ce fléau sanitaire et social sur toute l’étendue du territoire national.

Ce mardi 7 juillet 2026, à travers un nouvel arrêté interministériel, les plus hautes autorités du pays renforcent considérablement le dispositif de répression en interdisant désormais, sur toute l’étendue du territoire national, l’importation, la production, la distribution, la vente, la commercialisation, la détention, la publicité, l’apologie et l’usage de la chicha (narguilé), du tabamel, des arômes qui lui sont destinés ainsi que de tout autre dispositif similaire.

Cet arrêté interministériel, signé conjointement par les ministres chargés de la Sécurité, de la Justice, de la Santé, de l’Économie et des Finances, de l’Industrie et du Commerce, ainsi que de la Jeunesse et des Sports, constitue un signal fort et traduit la volonté des plus hautes autorités du pays de renforcer, sans précédent, les sanctions contre les contrevenants.

Avec ce nouveau cadre juridique, l’État malien affiche une politique de tolérance zéro. Les forces de l’ordre et l’appareil judiciaire disposent désormais d’un mandat clair pour lutter contre toute activité liée à la chicha sur l’ensemble du territoire national.

Selon le contenu de l’arrêté interministériel, les auteurs de production ou d’importation encourent désormais une peine d’un à trois ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende de 5 à 15 millions de FCFA.

La simple détention est passible de trois à douze mois de prison et d’une amende pouvant atteindre 2 millions de FCFA, tandis que la distribution ou la commercialisation est sanctionnée d’une peine d’un à trois ans d’emprisonnement et d’une amende pouvant aller jusqu’à 3 millions de FCFA.

L’usage, la publicité ou l’apologie de la chicha sont également sévèrement réprimés. En cas de récidive, les peines prévues sont doublées.
Le nouvel arrêté prévoit également la fermeture administrative, pour une durée de six à douze mois, de tout établissement servant de lieu de dépôt ou de consommation de la chicha, avec une possibilité de fermeture définitive en cas de récidive.

Toutefois, l’arrêté interministériel précise que les produits et appareils saisis seront immédiatement confisqués puis détruits aux frais des contrevenants.

Mohamed Kanouté

Source : Mali24

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coulibaly adama

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