Ministère solidarité

Prise en charge de la Césarienne 2005-2014 : le GSB apporte la lumière sur la gestion

Un atelier d’information sur le rapport  de « l’étude sur le suivi de l’utilisation des ressources allouées à la prise en charge de la césarienne dans notre pays, pour la période 2005 -2014 dans les régions de Ségou, Koulikoro et dans le District de Bamako » s’est tenu le vendredi 30 octobre 2015 . Cet atelier est organisé par le groupe de suivi budgétaire(GSB) au centre Aoua Keita.

Pour la circonstance la cérémonie d’ouverture était présidée par Mme Keïta Fanta Traore de la direction nationale de la santé. Outre, on notait à ses cotés Alassane Samaké du budget national, Almoustapha Doumbia de la direction nationale du trésor et de la comptabilité publique, le consultant Sékouba Doumbia.

Cette rencontre a regroupé plusieurs partenaires techniques et financiers, notamment l’ONU-femmes. L’objectif de cet atelier consistait à partager les informations utiles sur la césarienne avec l’ensemble des acteurs intervenant dans la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile.

Effet, La présente étude s’inscrivait dans le cadre de l‘atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), adoptés lors du sommet du Millénaire qui s’est déroulé au siège des Nations Unies, à New-York, le 6 Septembre 2000.

Il s’agit plutôt de l’engagement politique des autorités maliennes pour l’atteinte de l’objectif4 ( réduire la mortalité infantile) et de l’objectif5 (améliorer la santé maternelle) des OMD. C’est pourquoi, en août 2005, un décret a accordé la gratuité de la césarienne à toutes les parturientes, lorsqu’elle est pratiquée à but thérapeutique, c’est-à-dire pour la prise en charge des complications de la grossesse ou de l’accouchement.

Grâce à l’implication du Groupe de suivi budgétaire (GSB) Mali, et sur financement d’Onu-Femmes, une étude a été réalisée par le consultant Sékouba Doumbia.

Les conclusions de cette étude ont été largement partagées au cours de l’atelier.
En effet, Il ressort de cette l’étude que de 2006 à 2014 plus de 12 milliards FCFA ont été consacrés à la prise en charge de la césarienne. Malheureusement ces ressources ont été essentiellement concentrées au niveau central. L’étude dénonce aussi des insuffisances dans la communication et l’information des acteurs en vue de faciliter la mise en œuvre de la politique de gratuité de la césarienne.

Le document précise aussi que la gratuité n’est pas effective dans toutes les structures de santé, notamment dans les établissements privés qui assurent 60% des prestations.

Au termes de cet atelier plusieurs recommandations ont été formulées , il s’agit entre autres : d’augmenter la part des régions dans les ressources et assurer une gestion efficace et efficiente des ressources consacrées à la gratuité de la césarienne, par une grande implication des collectivités ; instituer des missions d’audits et de contrôles au niveau des formations sanitaires ; lutter efficacement contre la corruption dans ce secteur ; Envisager les possibilités d’une intégration de la césarienne dans les mécanismes de protection sociale : mutuelles de santé, AMO, RAMED.

Il a aussi été proposé d’élaborer et de mettre en œuvre un véritable plan de communication sur la gratuité de la césarienne, de renforcer les capacités des CSCOM pour une mise en œuvre de cette politique de gratuité : changer le concept de CSCOM par celui de CSCOM Revitalisé (améliorer le plateau technique, y compris l’équipement en bloc opératoire, et la dotation en personnel qualifié, médecin obstétricien, sages-femmes et infirmiers et améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base de qualité : Infrastructures socio-sanitaires, routes/pistes rurales, moyens de transport, coûts des médicaments, etc.

Bourama Camara

source : mali24

Dr. IBRAHIM SOCE-FALL en fin de mission élevé au grade d’Officier de l’Ordre national à titre étranger

Après 30 mois au Mali, le représentant-résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Bamako, Dr. Ibrahima Socé-Fall, quitte notre pays. En reconnaissance des services rendus à notre pays, le gouvernement du Mali l’a élevé le mardi 28 avril 2015 au rang d’officier de l’Ordre national du Mali à titre étranger.
 
Au nom du président de la République, chef de l’Etat, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a élevé Dr. Ibrahima Socé-Fall au rang d’officier de l’Ordre national du Mali à titre étranger. C’était le mardi 28 avril 2015 au restaurant Balasoko sur la route de Koulouba, en présence du ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, de l’ambassadeur de du Sénégal au Mali, des cadres du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique et de l’ancien ministre de la Santé, Soumana Makadji.
"Cette médaille de mérite, a justifié le ministre Diop, est décernée en reconnaissance des  hauts faits de l’illustre récipiendaire qui aura cultivé et entretenu une collaboration cordiale au terme d’une mission bien accomplie au bénéfice de notre pays"
Arrivé au Mali en novembre 2012 au moment où le pays traversait une crise politico- sécuritaire sans précédent, Dr. Ibrahima Socé-Fall aura mis sa mission à mobiliser les partenaires techniques et financiers aux côtés de notre pays, à soutenir les politiques et stratégies de développement sanitaire au Mali.
Pendant la mission de Dr. Socé-Fall, l’OMS a participé à l’élaboration du plan stratégique du PDESS, du Prodess 2014-2018, de la politique de financement de la couverture sanitaire universelle ainsi que du Plan opérationnel du planning familial.
Il a contribué à l’envoi de 11 missions au nord et à Mopti, 100 000 consultations, 2744 accouchements dont 550 césariennes et a contribué à opérer 138 blessés suite aux combats.
En matière de lutte contre la maladie à virus Ebola dont il était le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali, Dr. Fall a contribué à l’élaboration d’un Plan de contingence et la mise en œuvre d’une Task-Force, avant de contribuer à la mobilisation de 41 millions de dollars pour la cause. De 2012 à mars 2015, le montant mobilisé par l’OMS pour le Mali s’est élevé à 26 millions de dollars, soit 16 milliards de F CFA.
Eu égard à tous ces efforts pour notre pays, le gouvernement du Mali lui a décerné la médaille d’officier de l’Ordre national du Mali à titre étranger. Une médaille que le récipiendaire a reçue les larmes aux yeux pour la seule raison qu’il quittera un pays qu’il porte dans son cœur et qu’il considère comme le sien.  "Vous partez avec la plus grande estime du peuple et des autorités du Mali", lui a dit le ministre Diop.
"Je quitte le Mali dont je me considère comme citoyen, considérez que le Mali a un ambassadeur partout où je serai", lui a répondu Dr. Fall qui n’a pas tari d’éloges à l’endroit du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné.
Une remise de cadeau (ciwara d’excellence) par les autorités maliennes a mis fin à cette cérémonie.
Vers 16 h une autre cérémonie a été organisée à l’honneur de l’infatigable représentant sortant de l’OMS au Mali. Ses désormais anciens collaborateurs tenaient à lui témoigner toute leur reconnaissance pour les 2 ans et demie de collaboration et surtout lui souhaiter plein succès dans ses nouvelles fonctions.
A noter que Dr. Fall est promu au poste de directeur du département de l’OMS en charge de la sécurité sanitaire et des urgences pour la région africaine. Là, il sera en terrain connu, car il a l’expérience de la gestion du paludisme, VIH/Sida, tuberculose et surtout de l’épidémie d’Ebola dont il était le patron de la Mission des Nations Unies pour la lutte contre cette maladie au Mali.
Markatié Daou
Chargé de communication du MSHP

Décentralisation-déconcentration dans le secteur de santé: Klè/Banco a désormais son CSCOM

Dans le cadre du développement sanitaire de la région de Koulikoro, le département en charge de la santé et l’hygiène publique vient d’inaugurer un centre de santé communautaire à Klé/Banco, une localité située à 75 KM de Diola. La coupure du ruban symbolique a été faite samedi dernier, par M. Markatié Daou, chargé à la communication du département en présence des notabilités et autorités communales de la localité. 

Le maire de la Commune, Adama Kané, tout heureux, a affirmé que la construction de CSCOM à Diogo en 2012, Baoufoula en 2014 et Klè en 2015, traduit la volonté communale de rapprocher centre de santé à la population de Banco. «  Cette nouvelle infrastructure soulagera les populations de cette aire de santé et des villages environnants.

Pour le préfet, Boubacar Kané, le Cscom permettra de sauver des vies humaines et, surtout, celles des femmes à la suite d’accouchement à cause de distance qui constitue d’obstacle naturelle.

Le représentant du ministre, M. Markatier Daou, dans son discours a rappelé que le Mali a adopté depuis le 15 décembre 1990 la Déclaration de Politique Sectorielle de Santé, qui a constitué une étape importante dans le développement du système sanitaire de notre pays. « L’un des objectifs visés de la politique sectorielle est le rapprochement des soins de santé de qualité aux populations. Qui dit rapprochement des soins de santé aux populations, dit construction de centre de santé communautaire offrant toutes les commodités aux prestataires de soin mais aussi à la clientèle », a expliqué M. Daou.

C’est dans ce cadre indique t-il, que le Cscom de Klè,  5ème du genre dans la commune de Banco, a été construit à hauteur de 80 millions FCFA. « Vous êtes le dernier né des 23 Cscom de Dioïla. Je souhaite que la population (6172 habitants) des Villages et hameaux faisant partie de l’aire de santé de klè fréquenteront avec assiduité ce centre de santé qui va offrir les services de consultation curative, visites prénatales, accouchements, vaccinations… ».

Il a aussi profité pour évoquer les perspectives en matière de développement sanitaire et social dans le district sanitaire de Dioïla. Il s’agit entre autres : du démarrage très prochain des activités dans les nouveaux locaux du Csref ; la dotation du district de médecins spécialisés en gynéco-obstétrique, en chirurgie et en pédiatrie ; le renforcement des équipements des Cscom ; la construction des Cscom de Toukoro, Siankoro, N’djilla-fignana, Falani central, Bouraba avant la fin du plan quinquennal de développement sanitaire et social en cours ; le renforcement du système de référence-évacuation.

D. T. Konaté

 

 

Niger: La méningite fait 85 morts

Depuis le mois de janvier, une épidémie de méningite frappe ce pays voisin du Mali. Des mesures sont prises mais le bilan est déja lourd.

Aux grands maux les grands remèdes. Les autorités nigériennes ont décidé de fermées des écoles jusqu’à la semaine prochaine dans la région autour de la capitale Niamey pour tenter de stopper une épidémie de méningite.

Le pays ne dispose pas d'assez de doses de vaccins pour faire face à l'épidémie

Le Premier ministre Brigi Rafini a également lancé une campagne de vaccination pour tous les enfants âgés entre deux et 15 ans. Son pays ne dispose cependant que de la moitié des doses de vaccin nécessaires et a demandé de l’aide à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La suspension des cours est une mesure de précaution et une stratégie prise par le gouvernement pour permettre les agents de santé d’aller vacciné les élèves jusqu'à chez eux à la maison. Brigi Rafini a appelé la population à la "vigilance", notamment en "signalant tous les cas suspects".

C’est dans la capitale que la maladie fait plus de ravage sur son chemin et majoritairement les enfants de 2 à 15 ans qui sont le plus touchés. Au total, environ 900 cas ont été diagnostiqués. L’actuelle épidémie est provoquée par des racines "plus virulentes" de la méningite que celles qui ont été à l'origine des précédentes vagues au Niger, selon un expert. Le pays est régulièrement frappé par des épidémies de méningite en raison de sa position au sein de "la ceinture de la méningite", qui s'étend du Sénégal jusqu'à l'Éthiopie. Très contagieuse, la maladie se manifeste par une montée brutale de température, de violents maux de tête, des vomissements et une raideur du cou.

Source : journaldumali

Etats généraux de la santé : La pendule remise à l’heure !

Le colloque national de trois jours (07, 08 et 09 avril 2015) au CICB qui a réuni l’ensemble des acteurs de la santé a permis de faire la synthèse des travaux des forums régionaux, débattre les questions insuffisamment traitées lors de ces fora et formuler des recommandations pertinentes pour un accès équitable aux soins de qualité pour tous. La cérémonie de clôture présidée par le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Ousmane Koné a eu lieu jeudi 09 avril 2015.

La première édition des états généraux de la santé sur le thème : « Démocratie sanitaire : des forums citoyens autour de la problématique de l’accès équitable aux soins de qualité pour tous et de la promotion du droit des usagers », aurait tenu toutes ses promesses.

Pendant trois jours, les participants se sont penchés à travers des séquences plénières et ateliers thématiques sur l’offre de soins ; la qualité des soins ; le financement de la santé ; la prise en charge des urgences et enfin la participation citoyenne.

Dans la synthèse des travaux lue par Dr Arkia Diallo, il ressort des recommandations pertinentes par thématiques.

Au niveau de la thématique ‘’offre de soins’’, les participants recommandent entre autres, l’application des textes, le respect par les hommes politiques de la carte sanitaire ; l’amélioration du recouvrement des taxes communales, la révision du cadre conceptuel du système de référence d’évacuation etc.

Pour ce qui est de la qualité des soins, ils recommandent de renforcer les équipements médicaux en fonction du paquet minimum d’activité par niveau, la mise en œuvre de la politique nationale de transfusion sanguine à tous les niveaux, diligenter la mise en œuvre du plan de carrière etc.

Concernant le financement de la santé, appliquer les 60% des fonds prévus dans le CDMT pour le niveau opérationnel ; la mise en œuvre d’un mécanisme efficace de financement des mutuelles en assurant un financement d’activités génératrices de revenu ; veillez la mobilisation des ressources des collectivités pour l’opérationnalisation du RAMED etc.

Quant aux urgences, ils recommandent de doter les structures sanitaires en ambulance médicalisée, l’élaboration d’une stratégie nationale de prise en charge des urgences, la dotation du CNTS en moyens suffisants pour la mise en œuvre de son projet d’établissement etc.

S’agissant de la thématique participation citoyenne, ils ont recommandé l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de communication pour un changement positif de comportement et une meilleure participation des populations ; l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique de mobilisation sociale en faveur de la santé ; instauration tous les deux ans, d’un forum régional sur la santé dans chaque région ; traduire et diffuser les textes en langues locales etc.

Comme recommandation générale, les participants ont demandé d’institutionnaliser la tenue des fora des EGS.

Satisfait, le ministre Ousmane Koné a affirmé avec fierté que la pendule est désormais remise à l’heure. Il a appelé ses collaborateurs à instaurer des mécanismes de suivi et de mise en œuvre de ces recommandations.

Daouda T. Konaté

 

 

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