SOCIETE
La région de San est de nouveau le théâtre d’une insécurité ciblant le monde éducatif. Quatre enseignants exerçant dans la localité ont été récemment enlevés par des individus armés non identifiés. Face à cet acte intolérable, la synergie des syndicats de l’éducation de la région de San (SY.P.E.S.CO, SYNEM, SYNEF-CT, SYNES-CT, SNEC et SYNATEM) est montée au créneau pour exiger leur libération sans condition. Ce samedi 24 octobre 2026, dans un communiqué rendu public, la synergie des syndicats de l’éducation de la région de San (SY.P.E.S.CO, SYNEM, SYNEF-CT, SYNES-CT, SNEC et SYNATEM) annonce l’enlèvement de quatre de ses collègues par des individus non identifiés. Les victimes sont Messieurs Benoît Coulibaly du CAP de Fangasso, Salif Dembélé du CAP de Yangasso, Souleymane Sao et Mahamadou Coulibaly du CAP de San. Ces enlèvements sont survenus en juillet, puis les 20 et 21 octobre 2026. Cet enlèvement de plus vient rappeler la vulnérabilité dans laquelle vivent les acteurs de l’école malienne, particulièrement dans les zones reculées ou sous tension. En privant ces enseignants de leur liberté, c’est le droit constitutionnel à l’éducation des enfants de toute une communauté qui est directement pris en otage. Cet événement tragique résonne comme un cri d’alarme de plus pour l’ensemble de la communauté éducative nationale. Sans sécurité pour les enseignants, il n’y a point d’école publique viable, et sans école, c’est l’avenir même de la nation qui est menacé. Face à cette situation, la synergie des syndicats de l’éducation de la région de San (SY.P.E.S.CO, SYNEM, SYNEF-CT, SYNES-CT, SNEC et SYNATEM) condamne avec la plus grande fermeté cet acte barbare et incompatible avec le milieu scolaire. Elle exprime sa solidarité aux familles et appelle les autorités compétentes à prendre toutes les dispositions nécessaires pour favoriser la libération des enseignants sains et saufs. Enfin, les responsables de la synergie appellent les enseignants au calme et à la prudence. Par : Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 26 octobre 2026, le verdict est tombé : l’ancien maire de Bamako Adama Sangaré a été lourdement sanctionné par la chambre criminelle du Pôle économique et financier dans le cadre du dossier de la zone aéroportuaire. Plusieurs autres têtes d’affiche de cette affaire ont également été fixés sur leur sort, avec des peines allant jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle. Dix ans de réclusion criminelle ferme pour les sous-préfets Daha Keïta et Ibrahim Koïta, tandis que leurs coaccusés Adam Aïché Traoré, Fatouma Samassékou et Bourama Komagara écopent de dix ans, dont cinq avec sursis. Vingt ans de réclusion criminelle et un mandat d’arrêt pour l’ancien maire de la Commune VI, Souleymane Dagnon, condamné par défaut pendant que Sékou Keïta quitte le tribunal acquitté. Ces décisions judiciaires, prononcées au terme d’un procès très attendu, vient clore un feuilleton politico-judiciaire qui a longtemps cristallisé les tensions autour de la gestion du domaine public au Mali. L’affaire portait sur des attributions et des transactions jugées illégales de parcelles situées dans la zone stratégique de l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako-Sénou. Pour de nombreux observateurs, ce verdict envoie un signal fort de la part des autorités judiciaires dans leur volonté d’assainir le secteur foncier, miné depuis des décennies par des pratiques de favoritisme, de faux et d’usurpation de domaines de l’État. La condamnation d’Adama Sangaré marque un tournant symbolique fort. Elle illustre la volonté de l’État malien de moraliser la gestion publique et de rappeler que nul n’est au-dessus de la loi, en particulier lorsqu’il s’agit de protéger le patrimoine foncier national. Par : Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le président sortant du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, a remporté l’élection présidentielle avec 51,78 % des suffrages valides, contre 48,22 % pour son rival Flavio Bolsonaro, selon les résultats officiels portant sur 99,96 % des bulletins dépouillés. À l’issue d’un second tour disputé, Lula s’impose face au candidat du Parti libéral, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, et décroche ainsi un quatrième mandat à la tête du Brésil. Soutenu par Donald Trump et Benyamin Netanyahu, Flavio Bolsonaro n’a pas réussi à renverser la tendance en sa faveur. Lors du premier tour, organisé le 4 octobre, Flavio Bolsonaro était arrivé en tête avec environ 47 % des voix, devant Lula, crédité d’environ 45 %. Aucun candidat n’ayant obtenu la majorité absolue, un second tour était nécessaire pour les départager. Lula doit prêter serment le 5 janvier 2027 pour un mandat de quatre ans. Cette victoire confirme la place centrale de cette figure historique de la gauche sur la scène politique brésilienne et latino-américaine. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
L’École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB) a abrité, ce lundi 26 octobre, la cérémonie officielle de lancement de la 3ᵉ édition de l’École du Salon des Médias du Mali. Placée sous la présidence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène, cette rencontre marque le début d’une semaine d’immersion et de renforcement des capacités pour une soixantaine de professionnels de l’information. En prélude à la 5ᵉ édition du Salon des Médias prévue du 25 au 29 novembre prochain, cette école se veut un cadre d’apprentissage pratique et d’adaptation aux exigences actuelles. Du 26 au 31 octobre, des journalistes issus de la presse écrite, de l’audiovisuel, des médias en ligne, du secteur public comme privé, ainsi que des communicants de la DIRPA, prendront part à des ateliers spécialisés. Les modules portent notamment sur l’intelligence artificielle appliquée aux médias, la vérification des faits (fact-checking), les techniques de réalisation de grands formats et l’éthique journalistique. Dans son discours d’ouverture, le ministre Alhamdou Ag Ilyène a insisté sur l’impératif de la formation dans un écosystème en pleine mutation. « La formation continue n’est plus une option, elle est une nécessité absolue. Les professionnels doivent constamment actualiser leurs connaissances et maîtriser les nouveaux outils tout en consolidant les fondamentaux du métier, rigueur, éthique et vérification des faits », a-t-il rappelé. Cette responsabilité sociétale des médias a également été mise en exergue par le Directeur général de l’EMP-ABB, le Colonel-major Souleymane Sangaré, qui a rappelé le rôle déterminant d’une presse responsable dans la préservation de la concorde nationale et la consolidation de la paix. De son côté, le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, a salué la fidélité de ce rendez-vous pédagogique et engagé les participants à faire preuve d’assiduité pour enrichir leurs pratiques professionnelles et élargir leurs réseaux. L’initiative bénéficie en outre du parrainage actif du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, représenté par son chef de cabinet, qui a réaffirmé l’appui de l’État à l’employabilité des jeunes dans les métiers de la communication. En donnant le coup d’envoi de ces travaux, les autorités et acteurs du secteur entendent faire de cette formation un levier durable de viabilité, de crédibilité et d’excellence pour la presse malienne. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la 31ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, le représentant du Conseiller spécial du Président de la Transition chargé des œuvres sociales, le Colonel Cheick Mamadou Chérif Tounkara, Directeur administratif et financier de la Présidence de la République, a procédé, ce dimanche 25 octobre 2026, à une distribution de vivres au profit de 200 personnes démunies de la région de Ségou. La cérémonie s’est tenue dans la cour de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM), au quartier Somonosso. Elle s’est déroulée en présence du Gouverneur de la région, M. Chiaka Magassa, du préfet du cercle, M. Alou Diarra, du maire de la commune urbaine, M. Nouhoun Diarra, ainsi que des autorités et légitimités traditionnelles et coutumières. Au total, 200 kits alimentaires, composés chacun de 50 kg de riz, de 50 kg de maïs et de 20 litres d’huile, ont été remis aux bénéficiaires. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des œuvres sociales du Président de la Transition. Elle traduit l’engagement du Président de la Transition, Son Excellence le Général d’armée Assimi Goïta, à promouvoir les valeurs de partage et d’entraide. Le représentant du Conseiller spécial du Président de la Transition, le Colonel Cheick Mamadou Chérif Tounkara, a exhorté chacun à penser à son prochain et à s’unir pour soutenir les personnes les plus fragiles. Il a assuré que cet élan de générosité se poursuivrait sous différentes formes. Pour sa part, le Gouverneur de la région de Ségou, M. Chiaka Magassa, a souligné que ce geste montre aux Maliens la voie à suivre. Il a rappelé que la solidarité est un devoir de tous les jours et que l’exemple du Président Assimi Goïta doit inspirer chacun à tendre la main aux personnes les plus vulnérables. Dans son allocution, le maire de la commune urbaine de Ségou, M. Nouhoun Diarra, a déclaré ne pas être surpris par ce geste, qu’il considère comme un engagement vertueux du Président de la Transition, qui a décidé de consacrer une part importante de son fonds de souveraineté aux œuvres sociales. Il a, par ailleurs, assuré que les vivres seraient utilisés à bon escient, avant de formuler des vœux de paix et de stabilité pour le pays. Au nom des bénéficiaires, M. Ismaël Traoré a exprimé sa profonde reconnaissance au Président de la Transition pour cette généreuse initiative. Il a également souhaité sa pérennisation. Pour rappel, les actions déployées en faveur du bien-être des populations dans le cadre des œuvres sociales du Président de la Transition comprennent, entre autres, la distribution de kits scolaires, la construction et la rénovation d’infrastructures scolaires et sanitaires, la remise de kits solaires aux artisans ainsi que l’inauguration de forages. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Qui succédera à Ousmane Dembélé au palmarès du Ballon d’Or ? Kylian Mbappé, Harry Kane, Lamine Yamal, Rodri ou encore Vitinha figurent parmi les noms qui alimentent les spéculations. À quelques heures du verdict annoncé ce lundi soir à Londres, l’incertitude nourrit toutes les attentes. Le football mondial retient son souffle. La course au Ballon d’Or s’annonce particulièrement disputée, avec plusieurs prétendants capables de rêver à la plus prestigieuse distinction individuelle du football. Kylian Mbappé, Harry Kane, Lamine Yamal, Rodri et Vitinha sont notamment au cœur des discussions, dans une édition où aucun favori ne semble faire l’unanimité. Des prétendants aux profils différents Kylian Mbappé continue de susciter l’attention grâce à son efficacité offensive et à sa capacité à faire basculer les rencontres. Harry Kane, de son côté, mise sur son sens du but et sa régularité devant les cages. Le jeune Lamine Yamal incarne, quant à lui, la nouvelle génération, avec une maturité et une créativité qui impressionnent malgré son âge. Rodri et Vitinha représentent également des profils essentiels à l’équilibre de leurs équipes. Leur influence dans l’entrejeu rappelle que le Ballon d’Or ne récompense pas uniquement les buteurs, mais aussi les joueurs capables de maîtriser le rythme des rencontres et de faire briller leurs coéquipiers. Un verdict très attendu Cette incertitude donne à la cérémonie une dimension particulière. Les supporters, les spécialistes et les passionnés de football attendent de connaître le nom du lauréat, tandis que les débats se poursuivent autour des critères qui doivent départager les prétendants. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces Armées Maliennes (FAMa), engagées dans leurs missions régaliennes de protection des populations et de leurs biens, poursuivent leurs opérations de lutte contre le terrorisme dans le cadre de l’opération Dougoukoloko. Dans un communiqué publié ce lundi 26 octobre 2026, l’État-Major Général des Armées informe l’opinion nationale que les FAMa, appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national. Selon le communiqué, le samedi 24 octobre 2026, l’exploitation de renseignements précis a permis de localiser, à environ 2 km au sud-ouest du village de Kenenkoun, dans la région de Koulikoro, un point de regroupement d’éléments terroristes disposant de plusieurs motocyclettes ainsi que de moyens logistiques. Après observation et confirmation des informations recueillies, la position a été traitée avec succès. Le communiqué rapporte que le dimanche 25 octobre 2026, les opérations de surveillance et de reconnaissance menées dans le secteur de Bozola, dans la région de Mopti, ont permis de repérer plusieurs éléments terroristes regroupés sous des arbres et disposant de motocyclettes, à environ 4 km au sud du village. Après confirmation de la cible, le groupe a été frappé avec précision. L’État-Major Général précise qu’aucun mouvement n’a été observé à l’issue de l’action. Un second point de rassemblement d’éléments terroristes, localisé dans le même secteur, a également été frappé avec précision, poursuit le communiqué. L’État-Major Général rassure la population que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés. Ces opérations visent à évaluer avec précision les effets des actions menées, à établir un bilan consolidé et à rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. L’État-Major Général des Armées réaffirme la détermination des Forces armées maliennes à poursuivre, avec rigueur, professionnalisme et engagement, les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Parlement algérien a approuvé dimanche le déploiement de militaires au Niger pour protéger les intérêts énergétiques du pays. Cette décision marque un tournant dans la doctrine militaire d’Alger, traditionnellement opposée aux interventions militaires à l’étranger. Alger renforce son rapprochement avec Niamey Cette décision intervient alors que les relations entre Alger et Niamey se sont nettement renforcées. Les deux pays, qui partagent près de 1.000 kilomètres de frontière, entendent intensifier leur coopération contre les groupes jihadistes, la criminalité transfrontalière et les trafics. L’Algérie a notamment fourni quatre hélicoptères militaires au Niger et déployé des avions de combat après une tentative de mutinerie militaire en août. Les deux pays coopèrent également dans les secteurs des hydrocarbures et des mines, avec en perspective le projet de gazoduc transsaharien reliant le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie.   Un tournant stratégique pour Alger Pour le chercheur en sciences politiques Abdellah Akir, ce déploiement constitue une évolution majeure de la doctrine de défense algérienne. Il répond, selon lui, à la volonté de protéger la profondeur stratégique du pays et de sécuriser le futur gazoduc. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune avait affirmé début octobre que son pays défendrait le Niger face aux menaces pesant sur sa stabilité. La semaine dernière, le ministre nigérien de la Défense, Salifou Modi, s’est rendu à Alger, où un protocole de coopération militaire a été signé, sans que son contenu soit rendu public. Les relations entre les deux pays s’étaient pourtant dégradées l’an dernier après la destruction par l’Algérie d’un drone en provenance du Mali. Les deux capitales semblent désormais avoir tourné la page, sur fond d’intérêts sécuritaires et énergétiques communs. Source : Actus Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Festival culturel et artistique de Fouladougou (FECAF) a officiellement lancé les activités de sa quatrième édition, le samedi 24 octobre 2026, à la DNAFLA de Bamako. Prévu du 22 au 28 mars 2027 à Sebekoro, le festival est placé sous le thème : « Manifestations des violences basées sur le genre (VBG) en milieu rural : cas de Fouladougou ». Une édition qui entend faire de la culture un levier de sensibilisation, de cohésion sociale et de promotion des droits des femmes et des filles. La culture, une richesse à préserver et à transmettre Marque indélébile d’une civilisation, la culture traduit l’identité, les valeurs et le savoir-faire d’un peuple. À Fouladougou, elle est bien plus qu’un héritage : elle constitue un trait d’union entre les générations et un facteur de rapprochement entre les communautés. Initiée par l’Association pour la promotion des arts et de la culture de Fouladougou (APCAF), cette quatrième édition ambitionne de valoriser les traditions, de révéler les talents locaux et de promouvoir les potentialités économiques, historiques et touristiques de la localité. Les sonorités du Filenkolo balani, instrument mythique de Fouladougou, ainsi que celles du bara, du tiébilenké, du badigui, du djanko et du simbi témoignent de la richesse d’un patrimoine qui mérite d’être connu et transmis. Les sites culturels et touristiques, notamment le caïman sacré de Sorotabougou, constituent également des atouts à préserver et à valoriser. Les VBG au cœur des échanges Au-delà des manifestations artistiques, le FECAF 2027 accorde une place importante à la lutte contre les violences basées sur le genre en milieu rural. À travers son thème, le festival entend informer, éduquer et sensibiliser les communautés afin de favoriser un changement de comportement en faveur des femmes et des filles. La présence du Haut Conseil national de lutte contre le VIH/Sida, partenaire clé du festival, ainsi que celle de Mme Molodi Diarra, promotrice du Festival international de film de femme du Mali (FIFFEM), illustre l’intérêt porté à cette dynamique. Cette dernière a d’ailleurs proposé de contribuer à la formation des femmes dans le secteur du cinéma. Un engagement renouvelé pour Fouladougou Parrain de cette quatrième édition après avoir accompagné la troisième, Me Demba Traoré, avocat, ancien maire et ancien ministre, a exprimé sa fierté de voir Fouladougou l’adopter une nouvelle fois. Il a salué le choix du thème et insisté sur l’importance de l’unité, de la paix et de la cohésion sociale. La marraine, Mme Adam Lazare Sow, membre de Tabbital Pulagu et femme leader engagée dans la promotion de la culture malienne, notamment peulh, apporte également son soutien à cette initiative. Le président de l’APCAF, Mahamadou Diakité, a remercié les institutions, les partenaires techniques et financiers, le parrain et la marraine pour leur accompagnement. La cérémonie s’est achevée par les prières de l’imam Mohamed Kounta, qui a formulé des vœux pour un Mali uni et prospère.   À travers le FECAF, Fouladougou rappelle ainsi que préserver la culture, c’est consolider les racines d’un peuple, tandis que lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles, c’est bâtir une société plus juste et plus solidaire. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Arrivé le lundi 26 octobre 2026 dans la capitale russe, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, prendra part au 3ᵉ Sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre. Ce déplacement sera également marqué par une rencontre bilatérale avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Le Mali renforce sa présence sur la scène diplomatique internationale. Le Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, est arrivé le lundi 26 octobre 2026 à Moscou, en Fédération de Russie, où il participera au 3ᵉ Sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre. Parti de Bamako ce dimanche 25 octobre, le Chef de l’État répond à l’invitation de son homologue russe, Vladimir Poutine. À son arrivée à l’aéroport international Vnoukovo de Moscou, il a reçu les honneurs protocolaires dus à son rang, marquant ainsi le caractère officiel de cette visite. Le Président Goïta a ensuite rejoint sa résidence, où il a été accueilli par des autorités russes, des membres du gouvernement malien, l’ambassadeur du Mali en Russie ainsi que de nombreux compatriotes de la diaspora. Cette mobilisation témoigne de l’intérêt porté à la présence du Chef de l’État dans la capitale russe. La participation du Président de la Transition à ce sommet intervient dans un contexte de renforcement des relations entre Bamako et Moscou. Elle s’inscrit dans la continuité des échanges engagés entre les deux pays, notamment lors de la visite officielle d’Assimi Goïta en Russie en juin 2025, qui constituait sa première visite bilatérale dans ce pays. Au-delà de sa dimension protocolaire, le 3ᵉ Sommet Russie-Afrique constitue une occasion pour les dirigeants participants d’échanger sur les relations entre la Russie et les pays africains, ainsi que sur les perspectives de coopération dans différents domaines. Pour le Mali, ce rendez-vous représente une nouvelle opportunité de poursuivre le dialogue avec son partenaire russe et d’examiner les perspectives de consolidation de leurs relations bilatérales. L’un des temps forts du séjour présidentiel sera la rencontre bilatérale annoncée entre le Général d’Armée Assimi Goïta et le Président russe Vladimir Poutine. Cet entretien devrait permettre aux deux dirigeants d’aborder les relations entre leurs pays et les perspectives de leur coopération. À travers cette participation, Bamako entend poursuivre son ouverture diplomatique et consolider ses partenariats internationaux, dans un contexte marqué par les recompositions géopolitiques et la recherche de nouvelles opportunités de coopération. Les travaux du sommet des 28 et 29 octobre seront ainsi suivis avec attention, au regard des enjeux qu’ils représentent pour les relations entre la Russie et les pays africains, mais aussi pour la dynamique du partenariat russo-malien. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans la dynamique de moderniser les Forces Armées Malienne (Fama) un nouveau cap a été franchi. Un projet de loi inédit vient d’être adopté en Conseil des Ministres visant à réformer en profondeur la gestion des ressources humaines (RH) au sein de l’Armée. Le Système de gestion des Ressources humaines au sein des Forces Armées a révélé des insuffisances liées à l’évolution de l’environnement institutionnel, juridique et aux réformes envisagées dans le cadre de la modernisation de notre outil de défense. Pour la mise en œuvre de ces réformes, il apparait nécessaire de disposer d’une chaine organique de gestion des Ressources humaines capable d’assurer le recrutement, l’administration et la gestion de son personnel. Sur le rapport du ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°2017-035/P-RM du 27 septembre 2017 portant création de la Direction des Ressources humaines des Armées. La Direction des Ressources humaines des Armées est créée par l’Ordonnance n°2017-035/P-RM du 27 septembre 2017 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale de gestion et de développement des Ressources humaines et de s’assurer de sa mise en œuvre par les Etats-Majors et les Directions de Service Armées. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°2017-0883/P-RM du 06 novembre 2017. Le projet de loi, adopté, érige la Direction des Ressources humaines des Armées en service formant corps afin d’adapter ses missions à sa nouvelle architecture au sein des Forces Armées. Le texte adopté va désormais poursuivre son parcours législatif pour être débattu et voté au Parlement. S’il est définitivement validé, son application concrète commencera à se déployer dès les prochains mois, marquant l’une des transformations les plus ambitieuses de l’institution militaire de ces dernières décennies. Par : Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans une dynamique de réforme et d’optimisation du service public de la justice, le Conseil National de Transition (CNT) a voté, à l’unanimité, le projet de loi portant modification du statut de la magistrature. Une avancée majeure qui vise à renforcer l’indépendance de la justice et à améliorer les conditions de travail des magistrats. C’est une étape décisive pour le secteur judiciaire. Réunis en séance plénière, ce jeudi 22 octobre 2026 les membres du Conseil National de Transition (CNT) ont validé sans réserve le texte modifiant le statut de la magistrature. Cette décision unanime témoigne d’une volonté commune de doter le pays d’un appareil judiciaire plus fort, plus crédible et mieux adapté aux défis. Présenté aux membres du Conseil national de Transition par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamadou Kassogué, le texte porte ratification de l’Ordonnance n° 2026-032/PT-RM du 29 septembre 2026, modifiant l’Ordonnance n° 2024-012/PT-RM du 30 août 2024 portant statut de la magistrature. Cette ordonnance, initiée par le département chargé de la Justice, a été adoptée en Conseil des ministres le 11 septembre 2026. Cette modification vise notamment à intégrer, dans le statut des magistrats, certaines innovations relatives à la gestion de la carrière des agents de l’État. Celles-ci concernent, entre autres, le maintien de la rémunération pendant l’accomplissement du service militaire obligatoire et l’instauration d’une indemnité de départ à la retraite. L’adoption à l’unanimité de cette loi par le CNT est perçue par les observateurs comme un signal fort envoyé aux justiciables et aux partenaires techniques et financiers. Elle démontre l’engagement des autorités de transition à assainir et à moderniser les fondements institutionnels du pays. À l’issue du vote, le texte a été adopté à l’unanimité par les membres du CNT présents, avec 117 voix pour, zéro contre et zéro abstention. A noter que dans le cadre de l’examen du texte, la Commission des Lois constitutionnelles, de la Législation, de la Justice, des Droits de l’Homme et des Institutions de la République a recommandé au Gouvernement de préciser le délai de versement des indemnités après la cessation d’activité. Par : Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce vendredi 23 octobre 2026, les autorités militaires à travers la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA) ont dressé, lors de leur traditionnelle rencontre avec les hommes et femmes des médias, le bilan des différentes opérations menées sur le terrain dans le cadre de la lutte contre les Groupes Armés Terroristes (GAT) sur l’ensemble du territoire national. Animée par le directeur de l’Information et des Relations Publiques des Armées, le Colonel-Major Bakary Bocar MAÏGA, cette rencontre visait, dans un premier temps, à présenter une synthèse des opérations globales depuis les événements du 25 avril 2026 et, dans un second temps, à faire le point sur la situation sécuritaire sur les trois théâtres au cours de la période allant du 10 septembre au 20 octobre 2026. Selon le Colonel-Major Bakary Bocar MAÏGA, entre le mois de mai et le 20 octobre 2026, 4 880 combattants des Groupes armés terroristes (GAT) ont été mis hors de combat, 162 bases logistiques de ces groupes ont été démantelées, et 15 pick-up ainsi que 1 300 motocyclettes ont été détruits. S’agissant de l’intensité des opérations aériennes, le Colonel-Major MAÏGA a fait état de 1 887 missions opérationnelles de surveillance et de suivi effectuées entre mai et septembre 2026, dont 791 frappes sur l’ensemble des trois théâtres d’opérations (Sud, Centre et Est). Il a précisé que plus de 65 frappes supplémentaires avaient été recensées du 1er au 20 octobre 2026. Par ailleurs, le Colonel-Major Bakary Bocar MAÏGA a indiqué que l’offensive lancée le 6 octobre 2026 traduit la consolidation du dispositif opérationnel des Forces Armées Maliennes (FAMa) dans la ville de Kidal et ses environs. Cette offensive de grande envergure s’inscrit dans le prolongement d’une stratégie méthodiquement élaborée et conduite à la suite des attaques du 25 avril 2026 dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, en application de l’ordre opérationnel complémentaire baptisé « Cram-Cram ». Pour ce qui concerne le volet logistique, le directeur de l’Information et des Relations Publiques des Armées a souligné que les Forces Armées Maliennes (FAMa) poursuivent les opérations d’escorte des camions-citernes et des convois de marchandises. À titre d’illustration, il a fait état de l’escorte de 2 556 citernes les 13, 20 et 27 septembre 2026. Il a également signalé que 656 passages de véhicules avaient été accompagnés dans le cadre des opérations de franchissement mises en place par le Génie militaire à Bafoulabé. Ce bilan illustre la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) dans leur traque des groupes terroristes affiliés à diverses nébuleuses criminelles qui sévissent dans la région. Grâce à des offensives coordonnées combinant des frappes aériennes ciblées et des opérations héliportées ou terrestres de ratissage, l’armée a ciblé des sanctuaires réputés impénétrables, notamment dans les zones frontalières et les régions du centre et du nord du pays. Si ce bilan témoigne de succès opérationnels significatifs et d’une pression accrue maintenue par la hiérarchie militaire, le commandement insiste sur la nécessité de maintenir la vigilance. Les opérations de sécurisation se poursuivent activement pour consolider ces acquis territoriaux et restaurer durablement la paix, la sécurité et la libre circulation des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire national. Par : Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Mali poursuit ses investissements dans le secteur renouvelable. Réuni en Conseil des ministres le vendredi 23 octobre 2026 sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, le gouvernement a adopté un décret affectant une importante assiette foncière au ministère de l’Énergie et de l’Eau. D’une superficie de 211 hectares, 93 ares et 22 centiares, ce terrain situé dans la commune rurale de Gongasso, dans le cercle de Sikasso, accueillera une centrale photovoltaïque d’une capacité de 100 mégawatts-crêtes (MWc).   L’infrastructure intègre une composante technique déterminante ; elle sera associée à un dispositif de stockage par batteries de 100 mégawattheures (MWh). Cette réserve permettra d’absorber l’intermittence de l’ensoleillement et d’injecter une énergie stable sur le réseau électrique interconnecté national, notamment lors des pics de consommation en soirée.   Le site avait fait l’objet d’études préliminaires menées par le bureau d’ingénierie malien ICRED, analysant les paramètres techniques, l’impact environnemental et les contraintes économiques. Si les études initiales envisageaient une emprise d’environ 240 hectares, la validation d’une parcelle de près de 212 hectares formalise l’ancrage territorial du chantier. Les modalités de financement, le coût global ainsi que le calendrier des travaux de construction n’ont toutefois pas encore été détaillés par les autorités.   Cette décision s’inscrit au cœur des réformes engagées pour atténuer la crise énergétique aiguë et les délestages chroniques qui affectent le pays. Le secteur électrique malien demeure lourdement pénalisé par le coût exorbitant des combustibles des centrales thermiques, qui grève les comptes de la société nationale Énergie du Mali (EDM-SA).   Le site de Gongasso s’ajoute ainsi à la dynamique des grands projets solaires lancés à travers le territoire, à l’image des centrales de Sanankoroba (200 MWc), Safo (100 MWc) et Tiakadougou-Dialakoro. En capitalisant sur son fort ensoleillement, le Mali entend consolider sa souveraineté énergétique et accélérer le développement économique régional. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Une vaste course contre la montre est engagée dans l’océan Atlantique. Samedi 24 octobre dans la soirée, la plateforme de forage autoélévatrice Prospector 5 a soudainement chaviré avant de couler au large de Mayumba, dans le sud du Gabon, sur la concession pétrolière Dussafu Marin.   Au moment de l’accident, 115 personnes se trouvaient à bord de cette infrastructure opérée par l’entreprise norvégienne Borr Drilling pour le compte de la compagnie BW Energy. Grâce au déclenchement immédiat des procédures d’évacuation d’urgence et à la mise à l’eau des canots de sauvetage, 110 employés ont été récupérés sains et saufs. Des moyens considérables, incluant trois hélicoptères, des navires de la Marine nationale gabonaise et des équipements d’inspection sous-marine, sont mobilisés sans interruption pour retrouver cinq personnes toujours portées disparues.   Selon les premières constatations transmises par les opérateurs, le sinistre s’est produit lors d’une manœuvre technique de préchargement et de mise sur vérins, préalable au lancement d’une campagne de forage. Un affaissement brutal et asymétrique du plancher marin sous l’un des piliers de soutien aurait provoqué une perte fatale de stabilité, entraînant l’engloutissement rapide de l’imposante structure métallique.   Face au drame, le ministère gabonais du Pétrole et du Gaz a immédiatement mis en place une cellule de crise et ordonné l’ouverture d’une enquête technique approfondie afin de déterminer les circonstances exactes du naufrage. À titre préventif, l’exploitation sur le site de production voisin de MaBoMo a été mise à l’arrêt.   Les autorités environnementales restent également très attentifs. Si aucune fuite d’hydrocarbures n’a été constatée à ce stade, un dispositif de veille anti-pollution a été déployé pour préserver le littoral et le parc marin de Mayumba. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’industrie minière malienne confirme son redressement. Au cours des six premiers mois de l’année 2026, la production industrielle d’or a progressé de plus de 30 % par rapport à la même période en 2025, s’établissant à 23,5 tonnes contre environ 18 tonnes un an plus tôt. Récemment présentés à Bamako par le ministre des Mines, le Pr Amadou Keïta, ces résultats dépassent la prévision intermédiaire de 21,2 tonnes que le gouvernement avait inscrite dans sa feuille de route.   Ce dynamisme marque une rupture nette avec l’exercice 2025, marqué par un recul de 22,9 % de la production annuelle, tombée à 42,2 tonnes. Cette contre-performance découlait en grande partie de la suspension prolongée des opérations au sein du complexe de Loulo-Gounkoto, dans le sillage de tensions entre l’État et le groupe canadien Barrick Gold relatives à la mise en conformité avec le code minier adopté en 2023.   Le retour à une cadence soutenue à Loulo-Gounkoto s’avère l’un des moteurs de cette reprise. Avec 6,9 tonnes extraites au premier semestre, le site dépasse déjà sa production globale de 2025 (5,5 tonnes). La mine de Fekola, exploitée par la compagnie B2Gold, demeure néanmoins le premier pourvoyeur d’or du pays avec 8,85 tonnes, soit près de 38 % du volume industriel national. Les opérateurs Allied et Resolute complètent les extractions avec respectivement 3,5 et 3 tonnes.   Au-delà de la performance technique, les autorités maliennes entendent maximiser la contribution du sous-sol aux finances publiques. L’application rigoureuse du nouveau code minier vise à accroître la part d’intérêts de l’État et les retombées fiscales. Conjuguée à des cours mondiaux du métal jaune toujours élevés, cette hausse des tonnages soutient substantiellement les recettes budgétaires et les réserves de devises du Trésor public.   Avec plus de la moitié du contrat rempli à mi-parcours, le Mali est bien positionné pour atteindre, voire franchir, son objectif annuel fixé à 43,2 tonnes. La consolidation de cette trajectoire dépendra toutefois de la pérennité du dialogue entre les compagnies et l’administration malienne. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Face à la prolifération désordonnée d’affiches commerciales et de graffitis publicitaires sur le domaine de l’État, les autorités maliennes sifflent la fin de la récréation. Dans un communiqué officiel rendu public le 23 octobre 2024, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a fermement mis en garde les auteurs d’affichages anarchiques.   Le constat dressé par le département ministériel est sans appel ; les établissements scolaires, les emprises militaires ainsi que l’ensemble des dépendances du domaine public subissent une recrudescence d’occupations illégales à des fins de promotion. Une situation jugée inacceptable par les autorités, qui déplorent une dégradation continue du cadre de vie. Selon le ministre, ces actes portent directement atteinte à l’intégrité, à la propreté et à l’image des édifices publics, tout en compromettant le respect dû aux institutions républicaines et la sauvegarde du patrimoine national.   Afin de rétablir l’ordre, le gouvernement a tenu à rappeler la rigueur du cadre juridique en vigueur. Le communiqué met expressément en avant les dispositions de l’article 55 de la Loi n°2017-017 du 12 juin 2017 portant régime de la publicité au Mali. Ce texte interdit formellement toute pose d’affiches ou réalisation de dessins publicitaires sur les immeubles administratifs et les dépendances du domaine public sans autorisation préalable conforme.   En conséquence, une injonction claire est adressée à l’ensemble des intervenants de la chaîne publicitaire (annonceurs, commanditaires, imprimeurs et colleurs d’affiches). Tous sont sommés de cesser immédiatement ces dérives et de faire preuve de civisme et de responsabilité.   Le département ministériel a averti que tout manquement futur entraînera des sanctions administratives et judiciaires strictes, appliquées sans complaisance. En appelant à la conscience citoyenne, le ministre espère restaurer la dignité des biens publics et assainir durablement le paysage urbain malien. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans un communiqué officiel, l’État-Major Général des Armées maliennes (FAMa) a annoncé la découverte tragique de cinquante-quatre (54) corps sans vie dans la région de Ménaka, située au nord-est du Mali. Ce massacre perpétré contre des populations civiles est imputé, selon les premiers témoignages recueillis sur place, au groupe terroriste de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Alertée par des renseignements faisant état d’exactions contre des civils dans le sous-secteur opérationnel de Ménaka, une patrouille conjointe associant les FAMa et leurs partenaires a été déployée sur le terrain. C’est lors de ces opérations de reconnaissance que les militaires ont découvert les dépouilles dans un campement nomade situé à Tagadayat, à environ 35 kilomètres au sud-est de la ville de Ménaka. Face à l’urgence de la situation, les victimes ont été inhumées directement sur place.   Les forces armées ont néanmoins réussi à secourir neuf (09) rescapés. Ces survivants ont immédiatement été évacués vers la ville de Ménaka, où ils bénéficient d’une prise en charge médicale par les structures compétentes.   En réaction à ce carnage, la hiérarchie militaire a annoncé un renforcement significatif des mesures de protection au profit des communautés vulnérables. Les unités sur place facilitent actuellement le déplacement et le repli vers Ménaka des habitants des campements les plus isolés, tandis que les opérations de ratissage et de sécurisation se poursuivent activement dans la zone.   L’État-Major Général des Armées a condamné ce massacre avec « la plus grande fermeté » et présenté ses condoléances aux familles endeuillées. Il a réaffirmé la détermination inébranlable des FAMa à retrouver les auteurs de ces crimes afin qu’ils soient traduits en justice, assurant la continuité des opérations pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
En marge des débats publics sur le projet de budget primitif de la mairie du District de Bamako, Idrissa Maïga, directeur général de l’Institut de Développement des Secteurs ( IDS), a rendu ce vendredi hommage à Marc Dabou, agent chargé d’expédier les affaires courantes de la mairie de du district pour ses efforts. À cette occasion, Idrissa Maïga, directeur général de l’Institut de développement des secteurs Afrique Consulting SARL (IDS), a remis une distinction honorifique à M. Marc Dabou, agent chargé d’expédier les affaires courantes, en signe de reconnaissance pour les efforts qu’il déploie dans l’accomplissement de ses responsabilités. À travers ce geste, le patron d’IDS entend mettre en lumière les valeurs de dévouement, de loyauté et de sens du devoir. Cette distinction se veut un hommage à l’engagement professionnel de Marc Dabou. Dans un contexte où les collectivités territoriales sont appelées à répondre aux attentes croissantes des populations, cette initiative souligne aussi l’importance de valoriser les femmes et les hommes qui contribuent, par leur engagement, au fonctionnement des services publics. 10 000 jeunes au cœur d’une nouvelle ambition Au-delà de cet hommage, Idrissa Maïga a profité de cette tribune pour annoncer un partenariat entre IDS et la mairie du District de Bamako, avec l’ambition de former 10 000 jeunes en recherche d’emploi aux compétences liées à l’insertion professionnelle, à l’entrepreneuriat et à la citoyenneté. Cette initiative entend apporter des réponses aux défis auxquels sont confrontés de nombreux jeunes, notamment l’accès à l’emploi, le développement de compétences pratiques et la capacité à concrétiser des projets entrepreneuriaux. En associant la formation professionnelle à l’esprit d’initiative et à la citoyenneté, le programme annoncé entend contribuer à préparer une jeunesse mieux outillée pour saisir les opportunités économiques, créer des activités génératrices de revenus et participer activement au développement du pays. Cette promotion selon M. Maïga, sera dédiée au Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État. Le partenariat annoncé entre IDS et la mairie du District de Bamako place ainsi la formation des jeunes au centre d’une perspective de développement local. Massassi Mali24.info     Boîte de commentaires Facebook [...]
Avec 2 836,707 milliards de FCFA recouvrés sur 2 739,697 milliards prévus, les recettes de l’État dépassent les objectifs initiaux, tandis que les dépenses affichent un taux d’exécution de 94,25 %. Le Mali affiche des recettes budgétaires supérieures aux prévisions au titre de l’exercice 2025. Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a adopté, sur le rapport du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, un projet de loi portant règlement du Budget de l’État pour l’exercice 2025. Ce texte permet de dresser le bilan définitif de l’exécution budgétaire et de rendre compte de la gestion des finances publiques. Les chiffres sont révélateurs : sur une prévision de recettes de 2 739,697 milliards de FCFA, l’État a mobilisé 2 836,707 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 103,54 %. Cette performance représente un dépassement de 97,010 milliards de FCFA par rapport aux objectifs initiaux. Ce niveau de recouvrement traduit des recettes supérieures aux estimations inscrites dans la loi de finances pour 2025. Il constitue l’un des principaux enseignements du projet de loi de règlement adopté par le Conseil des ministres. Du côté des dépenses publiques, les prévisions s’établissaient à 3 279,886 milliards de FCFA. À la clôture de l’exercice, les dépenses exécutées atteignent 3 091,253 milliards de FCFA, correspondant à un taux d’exécution de 94,25 %. L’écart entre les crédits prévus et les dépenses exécutées s’élève ainsi à 188,633 milliards de FCFA. Ce montant correspond à la différence entre les prévisions budgétaires et leur niveau d’exécution, sans préjuger, à lui seul, des raisons de cet écart. La comparaison des recettes et des dépenses fait apparaître un écart arithmétique positif de 254,546 milliards de FCFA entre les recouvrements et les dépenses exécutées. Toutefois, ce différentiel ne saurait être assimilé automatiquement au solde budgétaire définitif, lequel doit être apprécié à la lumière des comptes et des états financiers de l’État. Au-delà des chiffres, le projet de loi de règlement constitue un instrument essentiel de contrôle et de transparence dans la gestion des finances publiques. Conformément au cadre légal régissant les lois de finances, il permet de constater les montants définitifs des recettes encaissées et des dépenses ordonnancées. Il prévoit également la régularisation éventuelle des ouvertures supplémentaires de crédits et des dépassements autorisés, l’annulation des crédits non consommés, ainsi que la présentation des comptes, des états financiers et des résultats des programmes de l’État. Son adoption par le Conseil des ministres ouvre la voie à la présentation du résultat de l’exécution du Budget 2025 devant le Conseil national de Transition (CNT), en vue de constater le règlement définitif de cet exercice. Coulibaly A Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Morcellements irréguliers, reconnaissances présumées frauduleuses de droits fonciers et gestion contestée de certaines recettes figurent parmi les griefs évoqués pour justifier cette décision. Le Conseil communal de la Commune I du District de Bamako est dissous. La décision a été annoncée à l’issue du Conseil des ministres de ce vendredi 23 octobre 2026, après que le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le gouvernement de la situation de cette collectivité territoriale, marquée, selon les éléments présentés, par plusieurs dysfonctionnements administratifs et des violations présumées de la réglementation en vigueur. Au cœur des griefs figurent notamment des opérations irrégulières de morcellement et de reconnaissance de droits fonciers, la délivrance de notifications de terrain à usage d’habitation, ainsi que des irrégularités dans la gestion des baux ordinaires et emphytéotiques. La perception de primes sur les frais de célébration des mariages est également mentionnée parmi les faits relevés. Face à ces constats qualifiés de fautes graves de gestion administrative, une demande d’explication a été adressée au Conseil communal. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des dispositions légales qui encadrent la suspension ou la dissolution des organes délibérants des collectivités territoriales. Le Code des collectivités territoriales invoqué La décision s’appuie sur la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des collectivités territoriales. Son article 8 prévoit la possibilité de suspendre ou de dissoudre un conseil communal, tout en disposant que celui-ci doit être préalablement admis à fournir des explications écrites, par l’intermédiaire du maire, au représentant de l’État dans le cercle. Pour les autorités, la dissolution vise à mettre fin aux dysfonctionnements constatés et à rétablir une gestion administrative conforme aux textes en vigueur. Elle est prononcée conformément à l’article 10 du même code, selon les informations communiquées au Conseil des ministres. Cette décision remet au premier plan les exigences de légalité, de transparence et de responsabilité dans la gestion des affaires publiques locales, particulièrement dans le domaine foncier, où les décisions administratives peuvent avoir des conséquences directes sur les droits des citoyens. Coulibaly A Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Une délégation du Réseau des Femmes Écrivaines du Mali et de la Diaspora (RFEMD) participe, depuis ce jeudi 22 octobre 2026, au 5ᵉ Salon du livre de Dakar, au Sénégal, à l’invitation de leurs consœurs sénégalaises. Cette présence est une aubaine pour promouvoir la littérature féminine africaine et à renforcer les liens culturels entre les deux pays. Dakar accueille les voix féminines de la littérature malienne. À l’occasion du 5ᵉ Salon du livre de Dakar, une délégation d’écrivaines du RFEMD a effectué le déplacement pour prendre part à ce rendez-vous littéraire placé sous le signe du partage, de la découverte et de la coopération culturelle. Cette participation constitue une occasion privilégiée pour les femmes de lettres maliennes et sénégalaises de se retrouver autour d’une passion commune : le livre. Au-delà de leur présence au salon, les écrivaines entendent renforcer les échanges d’expériences, promouvoir leurs œuvres et contribuer à une meilleure visibilité de la littérature féminine africaine. Les discussions et rencontres prévues offrent également un cadre de réflexion sur la place des femmes dans le monde littéraire, les difficultés rencontrées par les auteures africaines et les perspectives de collaboration entre les réseaux littéraires féminins. La délégation malienne est composée de Aicha Diarra, Safiatou Ba Dicko, Fatoumata Fathy Sidibé, Zeinah Haïdara, Mame Diarra Diop, Salimata Togora, Fatoumata B. Sangaré, Nana Kadidia N’Diaye, Fatoumata Tako Diallo et Djeneba Togora. À travers cette initiative, le RFEMD réaffirme son engagement en faveur de la promotion du livre, de la circulation des œuvres et de la valorisation du talent des femmes écrivaines, au Mali comme dans la diaspora. Cette rencontre entre écrivaines maliennes et sénégalaises témoigne de la vitalité de la littérature féminine africaine. Elle ouvre également des perspectives de coopération durable entre les deux pays, où le livre demeure un puissant vecteur de transmission de la mémoire, de dialogue entre les peuples et de valorisation du patrimoine culturel africain. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
La reconnaissance du mérite est une vertu cardinale essentielle à la promotion de l’excellence pour un développement humain durable. Valoriser les meilleurs de nos concitoyens au plan des compétences intellectuelles et professionnelles pour bâtir sereinement l’édifice commun et atteindre le renouveau tant prôné est un idéal dans le contexte du Mali coura. Guidés par cette conviction nous amène à porter certains de nos compatriotes sous les feux des projecteurs afin que leurs personnalités et leurs bonnes actions puissent en inspirer d’autres et notamment servir de repère à la nouvelle génération pour la marche vers l’émergence. Ainsi, c’est dans cette optique que nous présentons aujourd’hui Me Bamassa SISSOKO, actuel Président de la Cour Suprême de la République du Mali. Le magistrat de classe exceptionnelle Bamassa Sissoko a été porté à la tête de la Cour suprême du Mali, la plus haute juridiction du pays. Cette nomination consacre le parcours d’un grand serviteur de l’État, reconnu pour sa rigueur doctrinale, son intégrité morale et sa riche expérience au sein de l’appareil judiciaire malien. I. Origines et Racines Natif du cercle de Kéniéba (plus précisément de Sitakili Linguekoto), dans la région de Kayes, Bamassa SISSOKO demeure profondément attaché aux valeurs sociétales de dignité, de travail et de justice héritées de sa terre natale. Cet ancrage culturel a forgé le caractère d’un homme de devoir, discret et rigoureux. II. Cursus Universitaire Pur produit de l’excellence académique, il a consolidé sa formation juridique initiale avant de franchir avec succès le concours de la magistrature. Diplôme de Maîtrise en Droit (1994) : Obtenu à la prestigieuse École Nationale d’Administration (ENA) de Bamako (option Sciences Juridiques). Diplôme de Master en Droit Privé (1995) : Obtenu à l’Université de Strasbourg (France), venant affermir sa maîtrise des techniques d’analyse et du contentieux approfondi. Master de spécialisation en droit privé fondamental et un diplôme en cour constitutionnelle : obtenus à la Faculté de Droit de l’université Robert Schuman de Strasbourg (2013-2015). III. Parcours Professionnel et Expérience Judiciaire. Admis au concours national en 1995, Bamassa SISSOKO a gravi méthodiquement tous les échelons de la hiérarchie judiciaire, alternant les fonctions au Siège et les hautes responsabilités institutionnelles. Premières armes au siège : Il débute sa carrière sur le terrain à Kita (1995–1999), avant d’exercer avec distinction comme Juge d’instruction à Koutiala de 2000 à 2006. Le virage de Yélimané (2006) : En 2006, à l’issue de sa mission à Koutiala, il est affecté à la tête du Tribunal de Paix à Compétence Étendue (JPCE) de Yélimané, une fonction exigeante qui fortifie son expérience managériale des juridictions. Ascension institutionnelle : Déjà nommé membre du Conseil supérieur de la magistrature par décret en 2004, il accède plus tard à la Cour suprême en qualité de Conseiller à la Section judiciaire. Admission à la Cour Constitutionnelle (2015) : Désigné par le Président de l’Assemblée nationale, il prête serment le 5 mars 2015. À seulement 47 ans, l’histoire des institutions retient qu’il devient alors l’un des plus jeunes sages à siéger au sein de la haute juridiction constitutionnelle du Mali, poste dont il démissionnera avec dignité en 2020. Gestion des dossiers sensibles : Magistrat courageux et respecté, il s’est particulièrement illustré en présidant avec sérénité et impartialité la session spéciale de la Cour d’assises chargée de juger les dossiers complexes dits « de l’avion présidentiel et des équipements militaires ». Distinction et Consécration : Promu au sommet de la hiérarchie des corps au grade de Magistrat de classe exceptionnelle en 2024, il est décoré au grade d’Officier de l’Ordre National du Mali en septembre 2025, avant de se voir officiellement confier la présidence de la Cour Suprême en octobre 2026. IV. Qualités Humaines et Sociales Au-delà de ses compétences techniques avérées, Me Bamassa SISSOKO est unanimement admiré par ses pairs et les justiciables pour ses hautes vertus morales : Une probité infaillible : Il incarne l’idéal d’une justice impartiale, imperméable aux influences et strictement adossée à la règle de droit. Humilité et sens de l’écoute : D’un commerce agréable mais ferme sur les principes, il sait allier l’autorité légitime du juge à une profonde dimension humaine. Discrétion et sens de l’État : Homme de réserve, il incarne à suffisance le profil du haut magistrat dont la parole est vénérée, mesurée et exclusivement dédiée au triomphe de la vérité juridique. Ce parcours assez exceptionnel qui force respect et admiration est salutaire au service de la justice en faveur des justiciables pour le bonheur des maliens. Par conséquent, ce choix qui répond à la réalisation d’un des voeux si chers aux maliens dont « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » est à inscrire à l’actif de la dynamique enclenchée par les plus hautes autorités de la Transition. Bon vent au nouveau Président de la Cour Suprême à qui nous souhaitons de relever tous les challenges dans ses nouvelles fonctions. Dr Moussa BATHILY, ressortissant de kéniéba, chercheur et analyste des politiques publiques au sahel. 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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 23 octobre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté des projets de texte ;  procédé à des nominations et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant Règlement du Budget de l’Etat pour l’exercice 2025. La loi de règlement d’un exercice budgétaire, conformément aux dispositions de la loi cadre relative aux Lois de Finances, constate le montant définitif des encaissements de recettes et des ordonnancements de dépenses. A ce titre, elle : – ratifie, le cas échéant, les ouvertures supplémentaires de crédits décidées par décret d’avances depuis la dernière loi de finances ; – régularise les dépassements de crédits constatés, résultant de circonstances de force majeure ou des reports de crédits et procède à l’annulation des crédits non consommés ; – rend compte de la gestion de la trésorerie de l’Etat et de l’application du tableau de financement de l’Etat ; – arrête les comptes et les états financiers de l’Etat et affecte les résultats de l’année ; – rend compte de la gestion et des résultats des programmes. Au terme de l’exécution de la loi de finances pour l’exercice 2025, la situation se présente comme suit : – sur une prévision de recettes de 2 739,697 milliards de F CFA, les recouvrements s’élèvent à 2 836,707 milliards de F CFA, soit un taux de réalisation de 103,54% ; – pour ce qui concerne les dépenses, pour une prévision de 3 279,886 milliards de F CFA, l’exécution se situe à 3 091,253 milliards de F CFA, soit un taux d’exécution de 94,25%. Le projet de loi, adopté, permet de rendre compte au Conseil National de Transition, du résultat de l’exécution du Budget de l’Etat, Exercice 2025 et de constater son règlement définitif. 2. Sur le rapport du ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°2017-035/P-RM du 27 septembre 2017 portant création de la Direction des Ressources humaines des Armées. La Direction des Ressources humaines des Armées est créée par l’Ordonnance n°2017-035/P-RM du 27 septembre 2017 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale de gestion et de développement des Ressources humaines et de s’assurer de sa mise en œuvre par les Etats-Majors et les Directions de Service Armées. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°2017-0883/P-RM du 06 novembre 2017. Le Système de gestion des Ressources humaines au sein des Forces Armées a révélé des insuffisances liées à l’évolution de l’environnement institutionnel, juridique et aux réformes envisagées dans le cadre de la modernisation de notre outil de défense. Pour la mise en œuvre de ces réformes, il apparait nécessaire de disposer d’une chaine organique de gestion des Ressources humaines capable d’assurer le recrutement, l’administration et la gestion de son personnel. Le projet de loi, adopté, érige la Direction des Ressources humaines des Armées en service formant corps afin d’adapter ses missions à sa nouvelle architecture au sein des Forces Armées. 3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant affectation, au Ministère de l’Energie et de l’Eau, de la parcelle de terrain objet du Titre foncier n°15948 du Cercle de Sikasso, sise à Gongasso. La parcelle de terrain, d’une superficie de 211 hectares 93 ares 22 centiares du Cercle de Sikasso, sise à Gongasso, Commune rurale de Gongasso est destinée à la construction d’une Centrale solaire photovoltaïque de 100 mégawatts-crêtes avec 100 mégawatts-heures de stockage et son raccordement au réseau interconnecté. La réalisation de cette centrale solaire vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et à l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. b. un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales dans le domaine de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de la Construction. La suppression de la Collectivité territoriale Cercle est consécutive à l’adoption de la Loi n°2023-002 du 13 mars 2023 portant modification de la Loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du Territoire. Cette suppression a rendu nécessaire la relecture du Décret n°2018-0659/P-RM du 08 août 2018 fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière d’Urbanisme et de Construction. Le projet de décret, adopté, réorganise l’exercice des compétences transférées aux Collectivités territoriales Commune, Région et District de Bamako et précise l’appui-conseil que les services centraux et déconcentrés du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population doivent leur apporter. c. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux d’aménagement du parc agro-industriel, sis à Bancoumana, Commune rurale de Bancoumana, Cercle de Siby. Les travaux d’aménagement du site du parc agro-industriel empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation de ce projet, destiné à accueillir des unités de transformation agro-industrielle, des plateformes logistiques, des infrastructures de recherche et de formation contribuera, notamment à : – réduire des pertes post-récolte et à améliorer la conservation des produits agricoles ; – créer des emplois durables, notamment pour les jeunes et les femmes ; – renforcer la compétitivité des filières agricoles nationales ; – attirer les investissements privés dans le secteur de l’Agro-industrie.   4. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales dans le domaine de la Culture. La suppression de la Collectivité territoriale Cercle est consécutive à l’adoption de la Loi n°2023-002 du 13 mars 2023 portant modification de la Loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du Territoire. Cette suppression a rendu nécessaire la relecture du Décret n°2016-0951/P-RM du 20 décembre 2016 fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière de Culture. Le projet de décret, adopté, réorganise l’exercice des compétences transférées aux Collectivités territoriales Commune, Région et District de Bamako et précise l’appui-conseil que les services centraux et déconcentrés du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme doivent leur apporter. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Conseiller technique : Monsieur Chiaka TANOU, Inspecteur des Douanes. – Chargé de mission : Madame Hawa LY, Spécialiste en Communication. – Inspecteurs à l’Inspection des Finances : Monsieur Moctar FOFANA, Inspecteur des Finances ; Madame Salimatou TRAORE, Planificateur ; Monsieur Zoumana SANGARE, Inspecteur des Finances ; Monsieur Abdoul-Malick MAIGA, Inspecteur des Services économiques. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Secrétaire Agent Comptable auprès de l’Ambassade du Mali à Libreville (Gabon) : Madame Mariam COULIBALY, Contrôleur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable auprès du Consulat général du Mali à Djeddah (Arabie Saoudite) : Madame Fatouma CISSE, Contrôleur des Finances. – Secrétaire Agent Comptable auprès du Consulat général du Mali à Lyon (France) : Monsieur Nouman DOUMBIA, Inspecteur du Trésor. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Conseiller technique : Madame Fatoumata SYLLA, Enseignant-chercheur. – Chargé de mission : Madame Soumaou HAIDARA, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Directeur général du Centre d’Accueil et de Placement familial : Monsieur Dazaly COULIBALY, Professeur de l’Enseignement secondaire. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative à la Stratégie de consommation des produits locaux du Mali. Le Gouvernement a décidé, conformément aux recommandations des Assises nationales de la Refondation, d’élaborer la Stratégie de consommation des produits locaux en vue de bâtir un secteur privé compétitif et de faire du « consommer local » un véritable levier pour le développement des entreprises industrielles. Cette stratégie, qui a pour objectif de promouvoir la production, la transformation, la commercialisation et la consommation des produits locaux sur le plan national, est articulée autour de 4 axes stratégiques, à savoir : – le renforcement des capacités des acteurs et l’amélioration de la productivité des entreprises locales ; – l’amélioration de la qualité, la promotion des produits locaux et de la consommation locale ; – le renforcement du cadre réglementaire, institutionnel et organisationnel favorisant la consommation locale ; – le suivi-évaluation de la mise en œuvre de la stratégie et des mesures d’accompagnement. La mise en œuvre de cette stratégie, qui s’inscrit dans le cadre de « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, contribuera à l’accroissement des productions agricoles, animales et halieutiques et au développement industriel des secteurs à forte valeur ajoutée. 2. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution du Conseil communal de la Commune I du District de Bamako. La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de ladite loi, « le Conseil communal peut être suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle…. ». Aux termes de l’article 8 de la loi susvisée, « le Conseil communal peut être suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle…. ». Le Conseil communal de la Commune I du District de Bamako se caractérise depuis un certain temps par des dysfonctionnements et des violations de la loi, notamment les opérations irrégulières de morcellement ou de reconnaissance frauduleuse de droits fonciers, la délivrance de « notifications de terrain à usage d’habitation », la gestion irrégulière des baux ordinaires et emphytéotiques et la perception de primes sur les frais de célébration de mariages. Face à ces constats de fautes graves de gestion administrative, une demande d’explication a été adressée audit Conseil communal. A l’effet de mettre fin aux dérives constatées, le Conseil communal de la Commune I du District de Bamako est dissout conformément aux dispositions de l’article 10 du Code des Collectivités territoriales. 3. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la réunion du Comité ministériel de pilotage de l’AES, le 16 octobre 2026, à Ouagadougou au Burkina, et à la 1ère Session ministérielle du dialogue AES/CEDEAO, le 17 octobre 2026, à Dakar au Sénégal. Au cours de cette réunion, précédée des travaux de la Task-force confédérale, le Comité ministériel de pilotage a adopté entre autres : – le projet d’Accord-cadre de coopération entre l’AES et la CEDEAO ; – la feuille de route confédérale du processus de négociation AES-CEDEAO ; – le projet de décision fixant le mandat du Comité de pilotage, de la Task-force et des groupes pluridisciplinaires. Les travaux de la 1ère Session ministérielle du dialogue entre l’AES et la CEDEAO, ont été marqués par la volonté des deux parties d’engager les négociations avec comme finalité la prise en compte des intérêts des populations, à travers la préservation des acquis positifs de l’intégration. Les échanges ont permis de dégager une convergence de vues sur plusieurs principes fondateurs et domaines prioritaires. En marge des travaux, les ministres de l’AES ont rencontré les ressortissants des pays membres résidant au Sénégal. 4. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 8ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Autorité du Bassin de la Volta, du 12 au 16 octobre 2026, à Bamako. Les travaux de cette 8ème Session, précédés de ceux du Comité technique des experts, ont réuni les représentants des six Etats membres sur la situation institutionnelle, administrative et financière de l’Autorité et l’amélioration de sa gouvernance ainsi que le suivi de ses projets prioritaires. A l’issue de la session, le Conseil des Ministres a adopté plusieurs résolutions relatives, notamment, à la relecture des textes fondamentaux de l’Autorité du Bassin de la Volta, à l’approbation des Budgets des exercices 2026 et 2027, à l’apurement des dettes, à la mobilisation des ressources financières et à l’amélioration de la gestion des Ressources humaines. A la fin des travaux, le Mali a été désigné pour assurer la présidence du Conseil des Ministres de l’Autorité du Bassin de la Volta pour un mandat de 2 ans. 5. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 5ème Edition de l’Africa Sports Expo, du 8 au 11 octobre 2026, tenue à Casablanca au Royaume du Maroc. Cette 5ème Edition, dont le Mali était le pays invité d’honneur, a été l’occasion pour le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne de rappeler les actions entreprises par le Gouvernement de la Transition pour le développement du sport à travers la professionnalisation du secteur, la modernisation des infrastructures et l’ouverture du Mali aux partenariats et aux investissements. L’attribution du label d’honneur au Mali au cours de cette édition témoigne de l’excellence de la coopération et des relations entre nos 2 pays. 6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays, marquée notamment par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 23 octobre 2026 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national Boîte de commentaires Facebook [...]
Après plus de deux ans d’un gel budgétaire éprouvant pour les rédactions sénégalaises, le pouvoir central franchit un pas décisif vers la normalisation de ses relations économiques avec les médias privés. Dans une correspondance officielle datée du 19 octobre 2026, rendue publique le 21 octobre, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a émis un avis favorable à la levée de la suspension des conventions et contrats publicitaires de l’État. Cette décision répond à une sollicitation formelle portée par le ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, le Dr Bacary Sarr. Elle marque un tournant après une longue phase de rupture ; en juillet 2024, les autorités avaient gelé unilatéralement l’ensemble des conventions publicitaires entre les entités publiques et les médias privés. Justifiée alors par la rationalisation des deniers publics et des contrôles fiscaux accrus, cette mesure avait asphyxié le secteur, provoquant notamment l’inédite « Journée sans presse » du 13 août 2024. Pour autant, cette relance ne signera pas un retour au statu quo. La Primature impose l’instauration d’un « cadre rénové, transparent et équitable ». À cet effet, un comité ad hoc interministériel a été constitué sous la tutelle de la Primature. Réunissant des représentants de la présidence, des ministères des Finances et du Numérique, des médias publics (Le Soleil, la RTS) et trois délégués de la presse privée, il est chargé d’établir les nouveaux critères d’attribution des fonds publics. Désormais, l’octroi des contrats dépendra de la conformité stricte au Code de la presse, de l’audience certifiée, de la couverture territoriale et de la viabilité des organes. Les conclusions de ce comité technique sont attendues au plus tard le 30 octobre 2026 pour validation définitive. Si les montants alloués restent à préciser, cette ouverture offre une bouffée d’oxygène vitale pour préserver la viabilité économique et le pluralisme démocratique du paysage médiatique national. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Pour financer son développement économique et faire face à ses priorités régaliennes, l’État malien s’apprête à solliciter massivement les marchés financiers. Selon la Stratégie d’endettement public à moyen terme (SDMT 2027-2029), officialisée en octobre 2026 par le ministère de l’Économie et des Finances, le pays prévoit de mobiliser près de 6 370 milliards de FCFA (environ 9,7 milliards d’euros) d’emprunts sur trois ans. Cette feuille de route prévoit une hausse graduelle des levées de fonds ; 1 858,5 milliards de FCFA en 2027, 2 044,1 milliards en 2028, avant un pic à 2 467,2 milliards en 2029. Face aux besoins d’infrastructures sanitaires et aux dépenses sécuritaires qui ont récemment conduit le Conseil national de Transition à porter le budget 2026 à près de 4 000 milliards de FCFA, le Mali accélère sa quête de capitaux. Pour couvrir ces exigences, Bamako s’appuiera principalement sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), appelé à fournir plus de 95 % des ressources initiales. La stratégie met l’accent sur la limitation du risque de refinancement ; le Trésor public entend réduire le recours aux bons à court terme pour privilégier les obligations souveraines d’une maturité supérieure à cinq ans, tout en négociant des crédits concessionnels auprès de partenaires multilatéraux. À fin 2026, l’encours de la dette publique malienne est projeté à 7 447 milliards de FCFA, soit 38,8 % du PIB. Ce niveau préserve une marge de sécurité confortable en restant bien en deçà du plafond communautaire de 70 %. Si la dette intérieure domine le portefeuille (58,7 % de l’encours) à un coût moyen de 5,7 %, la composante extérieure, très concessionnelle, permet de maintenir le coût global de la dette à un taux modéré de 3,7 %. À travers ce programme triennal, les autorités maliennes cherchent à conjuguer souveraineté budgétaire, investissements structurants et soutenabilité de la dette à moyen terme. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Mali franchit une étape dans la reconquête de sa souveraineté mémorielle et de son identité culturelle. Le jeudi 15 octobre 2026, les autorités maliennes ont officialisé le rapatriement imminent de 223 biens patrimoniaux d’une valeur inestimable, actuellement conservés sur le sol allemand. Cette annonce consacre plusieurs mois de travail diplomatique discret et marque une victoire majeure pour la sauvegarde du patrimoine national. Ces pièces proviennent de la prestigieuse collection privée de l’aristocrate bavarois Franz von Bayern (le duc François de Bavière), qui a formellement manifesté son intention de les céder aux institutions maliennes. Il s’agit en grande majorité d’objets archéologiques précieux (poteries, terres cuites et statuettes rituelles) issus pour l’essentiel du delta intérieur du Niger, notamment des terroirs historiques de Djenné et des falaises de Bandiagara en pays dogon. Pillés et exportés illicitement durant l’époque coloniale, ces vestiges avaient été arrachés à leur contexte spirituel d’origine pour rejoindre le marché occidental de l’art. La concrétisation de cette restitution a été présentée lors d’une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB) par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. Une commission spéciale, instituée en juillet 2026 sous la conduite du Dr Daouda Keïta, directeur du Musée national du Mali, supervise l’opération. Dès le mois de novembre 2026, des séances techniques avec les mandataires du donateur permettront de régler les détails logistiques, juridiques et sécuritaires du convoiement aérien. Ce dénouement s’inscrit au sein d’une stratégie nationale plus large ; les autorités ont déjà identifié environ 1 600 œuvres maliennes retenues à l’étranger. Alors que l’Afrique de l’Ouest intensifie ses démarches de réappropriation patrimoniale, l’arrivée de ces 223 créations coïncidera avec la réhabilitation et la modernisation du Musée national de Bamako, où elles seront enfin exposées aux yeux du public malien. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Face à l’arrivée des premières vagues de froid en Turquie, la précarité extrême pousse parfois à des stratégies judiciaires désespérées. À Alanya, une station balnéaire de la province d’Antalya, un homme sans domicile fixe de 66 ans, identifié sous les initiales R.K., a trouvé une méthode radicale pour s’assurer un toit et des repas réguliers pour l’hiver ; se faire volontairement incarcérer en insultant le chef de l’État, Recep Tayyip Erdoğan. Les faits, rapportés initialement par le quotidien d’opposition Sözcü le 16 octobre, révèlent la détresse absolue de ce citoyen. Sans emploi, sans ressources et incapable de trouver une place dans des structures d’accueil saturées, R.K. a planifié son arrestation. En Turquie, l’article 299 du code pénal punit sévèrement le délit d’« offense au président de la République », une infraction passible de un à quatre ans de prison ferme. Connaissant la sévérité de cette loi, habituellement redoutée par les opposants politiques, le sexagénaire a décidé de la tourner à son avantage. L’accès à la prison n’a pourtant pas été immédiat. L’homme a dû s’y reprendre à quatre reprises avant que les forces de l’ordre ne consentent enfin à l’arrêter. Face aux agents, il a proféré des injures explicites à l’encontre du président jusqu’à ce que la procédure judiciaire soit inévitablement enclenchée. Lors de son audition devant le procureur, le vieil homme a immédiatement avoué la dimension purement utilitaire de son acte, sans exprimer le moindre regret. « Je n’ai nulle part où aller. Je n’ai pas de maison, pas d’argent. La prison est ma seule chance de survie pour avoir un lit, du chauffage et de quoi manger », a-t-il expliqué aux autorités. Cette affaire met en lumière la crise économique persistante qui frappe de plein fouet la population turque, transformant un arsenal législatif ultra-répressif en un ultime et paradoxal filet de sécurité pour les plus démunis. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce jeudi 22 octobre 2026, l’Ambassadeur Moustapha Traoré, Secrétaire Général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a reçu en audience Monsieur Nourou Macki Tall, venu lui présenter sa lettre d’accréditation en qualité de nouveau Représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Au-delà de l’incontournable rituel protocolaire, cette démarche diplomatique marque une étape stratégique pour recalibrer l’action onusienne sur les ambitions d’autosuffisance alimentaire poursuivies par les plus hautes autorités maliennes. L’événement diplomatique survenu ce 22 octobre 2026 s’inscrit dans une conjoncture régionale particulièrement complexe. Confronté aux chocs climatiques récurrents (entre sécheresses sévères et inondations dévastatrices) ainsi qu’aux perturbations sécuritaires des circuits agropastoraux, le Mali a érigé la sécurité vivrière au rang de priorité souveraine. Pour l’administration malienne, l’enjeu ne réside plus dans une simple gestion humanitaire des crises, mais bien dans une transformation structurelle capable de rompre durablement avec la dépendance extérieure. Dans ce cadre, les échanges conduits par l’Ambassadeur Moustapha Traoré ont mis en relief la doctrine claire de la diplomatie nationale ; chaque appui international doit s’aligner de manière scrupuleuse sur les priorités souveraines de l’État. Le Mali exige une coopération axée sur des résultats palpables, ciblant prioritairement la modernisation des techniques de production, l’essor des filières céréalières locales et le renforcement des capacités des petits exploitants familiaux. Pour Monsieur Nourou Macki Tall, ce mandat s’ouvre sous le signe de l’efficacité opérationnelle. Le nouveau chef de la FAO au Mali aura la responsabilité de mobiliser les instruments techniques et les financements environnementaux au service des réalités endogènes. Parmi les défis immédiats figurent la préservation des écosystèmes pastoraux, le transfert de technologies agricoles et l’intégration socio-économique durable des femmes et des jeunes ruraux. Cette audience confirme ainsi l’avènement d’une diplomatie partenariale particulièrement exigeante. Entre la ferme volonté de souveraineté affirmée par l’État du Mali et l’expertise technique de l’agence onusienne, le partenariat entre le Mali et la FAO s’oriente résolument vers des actions d’impact à haute valeur ajoutée, indispensables pour consolider la paix sociale, la résilience communautaire et l’autonomie économique nationale. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’appareil judiciaire serre la vis autour d’Adama Sangaré. Le jeudi 22 octobre 2026, le procureur de la chambre criminelle du Pôle national économique et financier (PNEF) a formellement requis une peine de 15 ans de prison ferme contre l’ancien maire emblématique du District de Bamako, jugé dans une vaste affaire de spéculation et de malversations foncières. Placé sous mandat de dépôt en septembre 2023, l’ex-édile de la capitale comparaît depuis le 12 octobre 2026 aux côtés de huit coaccusés, parmi lesquels figurent d’anciens sous-préfets et un géomètre. Les charges retenues par le ministère public sont particulièrement lourdes ; faux et usage de faux, atteinte aux biens publics et détournement de deniers publics. Au cœur de cette procédure judiciaire d’envergure se trouve le morcellement illégal et l’attribution contestée de près de 3 500 parcelles situées dans l’emprise de l’aéroport international de Bamako-Sénou. Selon les éléments de l’instruction, ces cessions irrégulières, effectuées principalement entre 2016 et 2018 sur un domaine pourtant classé au patrimoine public de l’État depuis 1999, ont généré un préjudice financier provisoire évalué à plus de 483 millions de francs CFA pour les caisses publiques. À la barre, Adama Sangaré a catégoriquement rejeté l’ensemble des chefs d’inculpation. Lors de son audition le 13 octobre 2026, il a affirmé que les registres municipaux ne mentionnaient pas l’appartenance de ces terres à l’emprise aéroportuaire. L’ancien magistrat communal s’est également défendu en invoquant des consignes directes sous la présidence de feu Ibrahim Boubacar Keïta, expliquant que ces attributions visaient à loger des ressortissants et des représentants de groupes signataires des accords pour appuyer la paix au Nord. Après les réquisitions sévères du procureur, les avocats de la défense ont plaidé l’acquittement, insistant sur la bonne foi de leur client et l’absence d’infraction constituée. Le délibéré de la cour est attendu dans les tout prochains jours, scellant l’issue d’un procès perçu comme un signal fort dans la lutte contre l’impunité foncière au Mali. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
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ECONOMIE