SOCIETE
La Présidente de la Coordination des Femmes Leaders de l’Alliance des États du Sahel (AES), Mme Binta Diallo, a adressé ses chaleureuses félicitations et ses encouragements aux Forces Armées Maliennes (FAMa), ce mercredi 07 Octobre 2026 suite à leur victoire dans la ville de Kidal. Elle réaffirme, au nom des femmes leaders de l’espace AES, leur soutien aux forces engagées pour la défense du territoire national. Dans son message, Mme Binta Diallo exprime une « profonde fierté » et une forte émotion patriotique face à ce qu’elle présente comme une étape importante dans la marche du Mali vers la consolidation de sa souveraineté. Elle rend hommage à la bravoure, à la discipline et à la détermination des FAMa, estimant que leur engagement constitue un acte fort en faveur de la défense de l’intégrité territoriale du pays. Pour la Présidente de la Coordination des Femmes Leaders de l’AES, cette mobilisation des forces maliennes traduit également la volonté du peuple de préserver sa dignité et sa souveraineté. Elle affirme que les femmes leaders de l’espace AES, en leur qualité de mères, de sœurs et d’épouses, réaffirment leur « soutien total et inconditionnel » aux forces de défense et de sécurité. Mme Binta Diallo adresse également une pensée aux soldats tombés au cours des opérations. Elle prie pour le repos éternel des « martyrs tombés pour la patrie » et souhaite protection et courage aux militaires engagés sur les différents fronts. Au-delà du Mali, son message s’inscrit dans une vision de solidarité entre les peuples de l’espace AES. Elle formule le vœu de voir s’instaurer une paix durable au Mali et dans l’ensemble de la région sahélienne. « Honneur et gloire aux FAMa ! Vive l’Alliance des États du Sahel ! », conclut-elle. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Il y a des disparitions qui dépassent le cadre d’une famille, d’un pays ou même d’une génération. Celle de Cheikh Hamidou Kane est de celles-là. En s’éteignant à Dakar à l’âge de 98 ans, l’auteur de L’Aventure ambiguë emporte avec lui une époque, mais laisse à l’Afrique une œuvre, une pensée et des souvenirs qui continueront de vivre. Parmi ceux qui mesurent aujourd’hui le vide laissé par sa disparition, le chercheur et écrivain malien Chirfi Moulaye Haïdara garde précieusement celui d’une rencontre qui, treize ans après, demeure intacte. C’était le 7 novembre 2013, à Dakar. À l’occasion de la Journée internationale de l’Écrivain africain, Cheikh Hamidou Kane était honoré lors d’une cérémonie à laquelle le Mali était invité d’honneur. Chirfi Moulaye Haïdara avait alors eu le privilège de prendre la parole pour lui adresser un message de sympathie et d’estime. Un moment solennel, mais surtout un moment profondément humain. « Ce dernier a été ému, épaté par les mots prononcés », se souvient aujourd’hui l’écrivain malien. Après les salutations officielles, les deux hommes avaient échangé. Cheikh Hamidou Kane évoqua son admiration pour plusieurs grandes figures intellectuelles africaines, parmi lesquelles le Burkinabè Joseph Ki-Zerbo et le Malien Bakari Kamian. Pour Chirfi Moulaye Haïdara, cette confidence révélait bien plus qu’une admiration personnelle. Elle témoignait de cette fraternité silencieuse qui reliait les grandes consciences africaines, par-delà les frontières. Né à Matam en 1928, Cheikh Hamidou Kane avait porté dans son œuvre les grandes interrogations de l’Afrique face au monde. Dans L’Aventure ambiguë, publié en 1961, il raconte à travers Samba Diallo le bouleversement d’un jeune Africain partagé entre l’enseignement traditionnel, la foi et la pensée occidentale. Plus de six décennies plus tard, ses interrogations restent profondément actuelles. À l’annonce de sa disparition, Chirfi Moulaye Haïdara s’incline devant celui qu’il décrit comme un « grand baobab », un « monument de savoir » et de « connaissances majuscules ». Le baobab est tombé. Mais ses racines demeurent profondément ancrées dans la terre africaine. Son œuvre continuera de parler aux générations futures. Et peut-être est-ce là la plus belle victoire d’un écrivain : partir, sans jamais vraiment disparaître. Comme l’écrivait Birago Diop : « Les morts ne sont pas morts. » Dors en paix, grand baobab de la littérature africaine. Que le Très-Haut t’accueille dans Son Paradis éternel. Amen. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Le dispositif des Forces Armées Maliennes (FAMa) se renforce dans la Région de Kidal. Appuyées par leurs partenaires russes, les forces maliennes poursuivent leurs opérations dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, avec pour objectif de consolider leur présence et de renforcer la sécurité dans cette partie du territoire national. Le Gouvernement de la Transition informe l’opinion publique que les FAMa, avec l’appui de leurs partenaires russes, poursuivent le renforcement et la consolidation de leur présence dans la Région de Kidal. Ainsi, ce 6 octobre 2026, les unités FAMa ont consolidé leur dispositif à Kidal, capitale de la 8ᵉ Région administrative du Mali. Cette évolution intervient après d’intenses opérations aéroterrestres de neutralisation menées contre la coalition des groupes terroristes. Cette consolidation du dispositif intervient dans un contexte marqué par de récentes attaques terroristes complexes et coordonnées. Face à cette situation, les FAMa avaient procédé à une réarticulation de leur dispositif opérationnel, notamment autour d’Anéfif et d’Aguel-hoc, tout en maintenant leur présence et leurs capacités d’action dans la Région de Kidal. Pour les autorités de la Transition, les opérations actuellement menées s’inscrivent dans le cadre de l’exercice effectif de la souveraineté de l’État sur l’ensemble du territoire national. Le Gouvernement assure ainsi que les opérations de défense de l’intégrité du territoire national se poursuivront. Il appelle les populations au calme et les rassure quant à la détermination des FAMa à assurer la protection des personnes et de leurs biens. Au-delà de l’enjeu sécuritaire, le renforcement du dispositif militaire à Kidal est présenté par les autorités comme une étape susceptible de favoriser le retour progressif de l’Administration et des services sociaux de base. Une évolution qui devrait contribuer, selon le Gouvernement, au développement de la Région et au retour progressif à une vie normale. Le Gouvernement de la Transition a enfin salué le sens du patriotisme, l’engagement et le dévouement des FAMa, tout en adressant ses félicitations à leurs partenaires pour leur accompagnement dans les opérations en cours. Coulibaly A Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce samedi 3 octobre 2026, la Maison de la Presse a abrité la cérémonie de remise des attestations de la 3e promotion de l’Atelier des métiers des médias du Mali. Cette 3e promotion, baptisée du nom de feu Togola Hawa Semega, est composée de 29 jeunes venus de Bamako et des régions. La cérémonie de remise des attestations a enregistré la présence de la marraine de la promotion, Mme Doumbia Kadiatou Haïdara, du représentant du parrain, M. Marakatié Daou, de celui du Directeur national de la formation professionnelle, M. Michel Guindo, ainsi que de l’invité d’honneur, M. Mamoudou Bocoum, et de plusieurs autres personnalités. Durant trois mois, les participants ont découvert et développé leurs compétences à travers huit modules : le journalisme reporter d’images (JRI), la présentation et l’animation télévisée, la radio, l’écriture journalistique, la rédaction web, la photographie, l’infographie et la voix off. Au-delà des cours théoriques, la formation a accordé une place importante à la pratique. Des masterclass animées par des professionnels des médias ont permis aux participants de bénéficier de conseils et de partager des expériences. Des visites dans plusieurs organes de presse, notamment à la radio, à la télévision et dans la presse écrite, leur ont également permis de mieux découvrir les réalités du terrain. Dans son allocution, le directeur général de la formation, M. Mahamadou Diarra, alias Ras Kebe, promoteur d’Actuel Média, a rappelé que cette formation vise à renforcer les compétences pratiques des professionnels du journalisme et à initier celles et ceux qui souhaitent embrasser les métiers des médias. Selon lui, cette 3e promotion constitue une avancée importante pour le programme, notamment avec la signature d’une convention avec la Direction nationale de la formation professionnelle (DNFP), qui reconnaît désormais les attestations délivrées aux participants. S’adressant aux récipiendaires, M. Mahamadou Diarra les a invités à considérer ces trois mois comme une étape d’initiation. « Ces trois mois ne font pas de vous un journaliste », a-t-il rappelé, soulignant la nécessité pour chaque participant d’effectuer un stage professionnel afin de mettre en pratique les connaissances acquises. Pour lui, la clôture de cette cohorte marque ainsi le début d’une nouvelle étape. Les participants sont appelés à valoriser les compétences et les expériences acquises pour construire leur parcours professionnel avec responsabilité, créativité et détermination. M. Diarra les a enfin exhortés à poursuivre leur apprentissage, à se remettre constamment en question et à rester fidèles aux valeurs d’éthique et de professionnalisme qui doivent guider les acteurs des médias. Prenant la parole au nom du parrain, M. Marakatié Daou, administrateur général du Groupe Renouveau, a rappelé aux récipiendaires les exigences liées à l’exercice des métiers des médias. Il a souligné que derrière un micro, une caméra ou un écran se trouve une responsabilité : celle d’informer avec rigueur, de rechercher la vérité et de mesurer la portée de chaque contenu diffusé. M. Daou a insisté sur la nécessité de conjuguer compétences professionnelles, éthique et respect de la déontologie. S’adressant aux récipiendaires, il les a invités à poursuivre leur apprentissage sur le terrain, avec rigueur, humilité et ouverture. Il a enfin estimé que le certificat reçu marque une étape, mais que la véritable reconnaissance se construira à travers le travail accompli. « Votre crédibilité sera votre signature, votre éthique sera votre force et votre compétence sera votre meilleur passeport », a-t-il déclaré. Pour la marraine de la promotion, Mme Doumbia Kadiatou Haïdara, auditrice chez Moov Africa Malitel, l’initiative est à saluer, car elle contribue concrètement à préparer l’avenir des jeunes dans les médias. Pour Mme Doumbia, l’attestation ne suffit pas ; c’est plutôt l’utilisation des compétences acquises qui fera la différence. Selon elle, le véritable apprentissage commence sur le terrain, avec la rigueur, la responsabilité et la persévérance. Un professionnel des médias doit savoir vérifier les informations, les discerner et informer avec responsabilité. Le porte-parole des récipiendaires a salué l’ensemble des formateurs pour la qualité de la formation et les compétences acquises. Il a invité ses camarades à cultiver l’esprit de fraternité et à exercer avec professionnalisme les compétences acquises durant ces trois mois de formation aux métiers des médias. La cérémonie a pris fin avec la remise des attestations, suivie d’une prestation artistique et d’une photo de famille, dans une ambiance joviale. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Le président guinéen, le général Mamadi Doumbouya, a accordé le vendredi 2 octobre 2026 une grâce présidentielle à 217 détenus, marquant avec éclat les célébrations du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée. Ce geste de clémence, officialisé par décret à la télévision nationale, intervient dans un climat de forte attente politique et sociale à travers le pays. La mesure présidentielle se traduit par une remise totale des peines privatives de liberté pour l’ensemble des bénéficiaires, répartis dans les divers établissements pénitentiaires du territoire. Si cette tradition de pardon accompagne régulièrement les grandes fêtes nationales, l’annonce de cette année a pris une résonance politique majeure avec la libération d’une figure de proue de l’opposition. Parmi les 217 graciés figure en effet Mamadou Aliou Bah, le président du parti Mouvement démocratique libéral (MoDeL). Incarcéré depuis décembre 2024, l’homme politique purgeait une peine de prison ferme pour « offense et diffamation » envers le chef de l’État. Sa libération surprise intervient alors que le parquet général avait récemment requis une aggravation de sa peine en appel, transformant cette grâce en un signal politique fort. Pour les observateurs et ses proches, cette décision offre un soulagement immense et pourrait augurer une décrispation des tensions entre le pouvoir militaire et la classe politique. Au-delà du cas emblématique de l’opposant, cette amnistie collective vise, selon les autorités, à désengorger des prisons chroniquement surpeuplées et à insuffler un esprit de concorde nationale. Le choix de la date du 2 octobre, jour anniversaire de la proclamation d’indépendance de 1958 menée par Ahmed Sékou Touré, renforce la portée hautement symbolique de l’acte. En liant l’histoire fondatrice de la République de Guinée à ce geste de réconciliation, le général Mamadi Doumbouya tente de resserrer le tissu social. Reste désormais à savoir si cette main tendue favorisera l’ouverture d’un dialogue plus inclusif avec les forces vives de la nation à l’aube d’échéances cruciales pour la transition. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les œuvres sociales du Président de la Transition se poursuivent dans le cadre de la 31ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion. Ce lundi 5 octobre 2026, l’équipe des œuvres sociales du Président de la Transition, conduite par le Colonel Cheick Mamadou Chérif Tounkara, Directeur administratif et financier de la Présidence, s’est rendue à Sogoniko, en Commune VI du District de Bamako, pour la remise de 400 kits alimentaires aux personnes vulnérables des Communes V et VI. L’opération a notamment ciblé des personnes en situation de handicap, des personnes âgées vulnérables et des femmes cheffes de famille. Chaque kit est composé de 50 kg de maïs, 50 kg de riz, 10 kg de sucre et 20 litres d’huile. À travers cette initiative, le Président de la Transition réaffirme son engagement à soutenir les personnes vulnérables et à renforcer les actions de solidarité au bénéfice des populations. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Face aux défis croissants liés à la sécurité sur les voies navigables, les autorités administratives et fluviales de la région de Ségou ont décidé de durcir le ton. De nouvelles mesures strictes viennent d’être introduites pour encadrer la navigation sur le fleuve Niger, avec un objectif clair : zéro accident et protection des usagers. Cette décision intervient après plusieurs constats alarmants concernant la surcharge des embarcations, le manque d’équipements de sauvetage adéquat et la navigation nocturne non réglementée. Dans un arrêté en date du cinq octobre le gouverneur de la région de Ségou M. Chaka Magassa, souligne que la navigation sur le fleuve Niger, la traversée, la pèche, l’exploitation de sable et le transport est interdit sur toute l’étendue de la région de Ségou de dix huit heures à sept heures du matin. Toutefois cette mesure ne concerne pas les Forces de Défenses et de Sécurité déployée sur le terrain dans le cadre de leurs missions régaliennes. En plus une surveillance permanente sera effectuée par les Forces de Défense et de Sécurité pendant la période indiquée, en vue de la mise en œuvre de la mesure et les contrevenants s’exposeront à des sanctions prévues par la règlementation en vigueur, précise le gouverneur dans son arrêté. Les autorités locales appellent les transporteurs fluviaux, les commerçants et les populations riveraines à faire preuve de responsabilité et de civisme. A noter que, cette initiative marque un tournant décisif pour faire du fleuve Niger à Ségou un espace de transport plus sûr, au service du développement économique local et de la quiétude des citoyens. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre des efforts constants menés pour renforcer l’État de droit et lutter contre l’impunité, la cité des Askia (Gao) abrite, depuis ce lundi 5 octobre 2026, les assises de la première Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Gao. Cette audience marque une étape historique dans l’opérationnalisation des mécanismes judiciaires spécialisés pour faire face aux défis sécuritaires et à la criminalité organisée. Placée sous la haute présidence du Gouverneur de la région de Gao, le Général de Division Moussa Moriba Traoré, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du Directeur national de l’Administration de la justice, M. Aroubouna Maïga. Cette forte mobilisation concrétise la volonté inébranlable des plus hautes autorités de la Transition de rapprocher l’appareil judiciaire des citoyens et de restaurer pleinement l’autorité de l’État. Aux côtés de la grande famille de la justice, l’on notait la présence remarquable ,des autorités administratives et politiques, des légitimités traditionnelles et religieuses ,des représentants des associations de femmes et de jeunes, des Forces Armées Maliennes (FAMa) Pour cette première session, neuf (9) affaires criminelles d’une importance capitale sont inscrites au rôle : 02 affaires d’assassinat, 01 affaire de meurtre, 02 affaires de coups mortels,01 affaire de viol, 03 affaires de pédophilie. Le lancement de ces travaux constitue un signal fort envoyé aux criminels et une lueur d’espoir majeure pour les victimes. Dans son rôle de protection et de régulation sociale, la justice entend traiter avec la plus grande fermeté les infractions graves qui troublent l’ordre public et portent atteinte à la dignité humaine. Par ailleurs, les audiences se tiennent dans le strict respect des garanties procédurales et des droits de la défense, garantissant un procès équitable pour l’ensemble des justiciables grâce à la mobilisation rigoureuse des magistrats, avocats, greffiers et forces de sécurité. Après cette brillante ouverture officielle, les travaux juridictionnels se poursuivront du 6 au 8 octobre au sein de la salle d’audience du TGI de Gao. À travers la tenue effective de ces audiences criminelles sur place, les autorités prouvent que la justice n’est plus un concept abstrait, mais une réalité vivante, accessible et équitable, posant ainsi une pierre angulaire supplémentaire sur le chemin de la stabilité, de la cohésion sociale et de l’État de droit. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Un professionnel distingué, un secteur mis en lumière. Administrateur de biens immobiliers, conseiller immobilier agréé, promoteur du Groupe IKaso et président de la Chambre des Administrateurs de Biens Immobiliers et Agents Immobiliers, M. Demba Sacko figure parmi les personnalités retenues pour recevoir une distinction lors de l’édition 2026 du Baromètre. La cérémonie solennelle de remise des distinctions est prévue le 13 octobre 2026, sous la coprésidence des ministres en charge de la Jeunesse et du Travail. Au total, 40 lauréats ont été retenus pour cette édition. Ils sont issus de plusieurs univers professionnels, notamment les entreprises, la magistrature, le journalisme, les arts et le droit. Dans cette sélection, la présence de Demba Sacko met particulièrement en lumière le secteur immobilier. Le choix porté sur sa personne vient notamment saluer son engagement dans la défense et la promotion des intérêts des professionnels de son secteur, mais également les efforts qu’il déploie pour rendre les questions immobilières plus accessibles au grand public. Demba Sacko, un professionnel qui fait de la pédagogie une priorité Au-delà de ses activités professionnelles, Demba Sacko s’est progressivement imposé comme une voix active dans la vulgarisation des questions liées à l’immobilier au Mali. À travers ses différentes plateformes et interventions, il aborde régulièrement des sujets qui concernent directement les citoyens souhaitant acheter, vendre, louer ou investir dans l’immobilier. Parmi les questions auxquelles il apporte des éclairages figure notamment la différence entre bulletin et titre foncier, une confusion qu’il considère comme importante à clarifier afin de mieux informer et protéger les acquéreurs. Son approche repose sur une conviction simple. Dans l’immobilier, explique-t-il s’informer avant d’agir peut permettre d’éviter de lourdes conséquences. Terrain, parcelle, champ ou propriété immobilière, il encourage ainsi les futurs acquéreurs à ne jamais se limiter aux déclarations du vendeur, mais à vérifier l’origine du bien, les documents disponibles, les droits du vendeur ainsi que la situation juridique de la propriété. L’engagement de Demba Sacko ne se limite pas aux transactions immobilières. Il intervient également sur plusieurs questions juridiques et pratiques qui structurent le secteur, notamment le droit de propriété, le droit d’usage et de jouissance, le droit coutumier, les différents types de bail, location, les droits du locataire et les relations entre locataires et promoteurs immobiliers. À travers ses explications, l’objectif est de rendre les notions, lois du domaines plus compréhensibles pour le public et de contribuer à une meilleure connaissance des règles qui encadrent le secteur. À cette démarche s’ajoutent des sessions de formation consacrées au domaine de l’immobilier, témoignant de la volonté de partager les connaissances et de renforcer les compétences des acteurs du secteur. Une démarche particulièrement importante dans un pays où le foncier et l’immobilier occupent une place centrale dans les projets des ménages, des investisseurs et des entreprises. Pourquoi Demba Sacko ? La sélection de Demba Sacko par le Baromètre 2026 vient notamment récompenser le travail professionnel et soutenu qu’il mène dans la défense et la promotion de sa corporation. Sa nomination met ainsi en lumière un parcours marqué par l’implication professionnelle, la sensibilisation et la volonté de contribuer à une meilleure compréhension du secteur immobilier. Elle intervient également dans un contexte où la sécurisation des transactions, la maîtrise des documents fonciers et la connaissance des droits et obligations des différents acteurs constituent des enjeux majeurs pour les particuliers comme pour les investisseurs. À travers ses différentes interventions, Demba Sacko a choisi de faire de la vulgarisation, de la formation et de la défense de sa profession des axes importants de son engagement. C’est quoi la Chambre des Administrateurs de Biens Immobiliers, quel rôle joue son président ? La Chambre des Administrateurs de Biens Immobiliers est un cadre professionnel regroupant les administrateurs de biens immobiliers, c’est-à-dire les professionnels chargés notamment de gérer des immeubles, des logements ou des biens pour le compte de leurs propriétaires. Son activité peut notamment porter sur la défense des intérêts professionnels des administrateurs de biens ; la promotion des bonnes pratiques et de l’éthique professionnelle ; la contribution à la professionnalisation du secteur immobilier ; la sensibilisation des propriétaires et des locataires sur leurs droits et obligations ; la représentation de la profession auprès des pouvoirs publics et des autres acteurs du secteur ; la participation aux réflexions sur l’amélioration de la réglementation et de la gestion immobilière. En ce qui concerne le président de la Chambre, il joue un rôle de représentation et de coordination. Il porte la voix de la profession auprès des autorités, des partenaires et du public. Il peut également contribuer à fédérer les professionnels autour d’objectifs communs et à promouvoir une gestion immobilière plus transparente et plus professionnelle. Dans un contexte où le secteur immobilier occupe une place croissante dans l’économie malienne, la présidence d’une telle organisation représente donc une responsabilité professionnelle importante. Elle suppose notamment une bonne connaissance du marché immobilier, des questions foncières et locatives, ainsi que des enjeux liés à la gestion des biens. Une reconnaissance pour un homme, mais aussi pour toute une profession La nomination de Demba Sacko dépasse ainsi le seul cadre d’une distinction individuelle. Elle contribue également à placer le secteur immobilier sous les projecteurs et à rappeler l’importance du rôle joué par les professionnels qui accompagnent les citoyens dans leurs projets d’acquisition et d’investissement. Au Mali, où devenir propriétaire constitue pour beaucoup un véritable projet de vie, comprendre le foncier, les documents, les droits et les obligations est une étape aussi importante que réunir les moyens financiers nécessaires à l’acquisition d’un bien. C’est précisément sur cette dimension que l’engagement de Demba Sacko prend tout son sens en essayant de rapprocher l’immobilier du grand public, expliquer les règles et encourager les bonnes pratiques. Le Baromètre, une reconnaissance des parcours qui se distinguent Créé en 2019 par l’Organisation des Jeunes Patrons (OJEP), le Baromètre est une initiative destinée à distinguer des personnalités ayant marqué de leur empreinte la vie de la nation. Les lauréats sont retenus par un comité scientifique, sur la base de critères permettant d’apprécier leur parcours, leur engagement et leur contribution dans leurs domaines respectifs. Vivement le 13 octobre prochain, qui sera donc bien plus qu’une distinction individuelle mais aussi la mise en lumière d’un parcours, d’un engagement et d’une vision de l’immobilier fondée sur l’information, la formation et la professionnalisation. Coulibaly A Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Les coupures géantes d’Internet qui paralysent régulièrement le continent africain pourraient bientôt n’être qu’un mauvais souvenir. En interconnectant leurs réseaux de fibre optique, le 5 octobre 2026, le Mali et le Sénégal viennent de bâtir un bouclier technologique inédit. Plus qu’une infrastructure, c’est un acte d’indépendance. C’est un mal qui a trop souvent pris l’économie de la région en otage : la vulnérabilité des réseaux Internet. À chaque rupture accidentelle d’un câble sous-marin au large des côtes ou lors de travaux terrestres, ce sont des millions d’usagers déconnectés et des transactions financières bloquées. L’inauguration de la liaison en fibre optique entre Kidira (Sénégal) et Diboli (Mali) apporte enfin une réponse structurelle à cette fragilité systémique. L’angle mort du développement technologique ouest-africain a longtemps été le manque de « redondance », c’est-à-dire l’absence de plan B en cas de panne. En soudant directement les dorsales de la SMTD-SA et de Sénégal Numérique SA, les deux nations créent un filet de sécurité de haut niveau. Si une infrastructure vient à céder d’un côté, les données sont immédiatement redirigées vers l’autre. Le trafic ne s’arrête plus. Mais l’enjeu dépasse la simple réparation des pannes. Portée par le Réseau ouest-africain des Backbones (ROA-BN), cette passerelle constitue une brique fondatrice d’un continent qui reprend le contrôle de ses données. Historiquement, un simple e-mail envoyé de Bamako à Dakar pouvait souvent transiter par des serveurs européens avant de revenir en Afrique, générant des coûts importants et des failles de sécurité. Grâce à ce maillage terrestre et à son ouverture sur les câbles atlantiques, le trafic se régionalise. L’Afrique rapatrie ses données. La souveraineté numérique n’est donc plus un concept abstrait débattu dans les sommets internationaux ; elle prend aujourd’hui la forme d’un câble enfoui sous la terre sénégalo-malienne. Conscient de cet enjeu critique, l’État transforme désormais ces zones de raccordement en sites hautement surveillés, considérés comme vitaux pour la sécurité nationale. En mutualisant leurs forces sous l’impulsion du ROA-BN, le Mali et le Sénégal prouvent que l’indépendance technologique du continent passera obligatoirement par la solidarité transfrontalière. L’avenir numérique de l’Afrique s’écrit désormais par et pour les Africains. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la réadaptation du dispositif de l’opération Dougoukoloko, les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs partenaires russes ont engagé des opérations aéroterrestres d’envergure dans la région de Kidal. L’information a été donnée dans un communiqué officiel de l’État-Major général des Armées, ce mardi 6 octobre 2026. Selon le communiqué, ces opérations ont pour objectif de traquer et de neutraliser les groupes armés terroristes opérant dans la région, de détruire leurs sanctuaires et leurs réseaux d’approvisionnement, ainsi que de restaurer durablement la sécurité des populations et la libre circulation des personnes et des biens. En raison de ces opérations, l’État-Major général des Armées invite les populations de la région au calme et à la vigilance. Il les exhorte également à poursuivre leur précieuse collaboration avec les forces de défense et de sécurité, en signalant tout mouvement ou comportement suspect. Les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs partenaires russes restent déterminés à éradiquer le terrorisme sur l’ensemble du territoire, précise le communiqué. L’État-Major rassure, par ailleurs, que le public sera tenu informé de l’évolution de la situation à travers des communiqués officiels, qui seuls font foi. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Face à l’envolée persistante des prix de la viande sur les marchés maliens, les autorités agissent. Sur instruction du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a convoqué les acteurs de la filière bétail-viande ce lundi 5 octobre 2026 à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) à Bamako. Il était question d’identifier les freins et casser cette dynamique inflationniste. La situation sur les étals est particulièrement préoccupante pour les ménages. Malgré des concertations en avril dernier ayant abouti à l’ouverture de marchés sécurisés en région et au contingentement des exportations, l’inflation n’a pas ralenti. Les statistiques officielles sont indiquent que, le prix moyen national du kilogramme de viande avec os est passé de 3 211 F CFA fin avril à 3 502 F CFA au début de ce mois d’octobre 2026. La capitale subit de plein fouet cette flambée. À Bamako, le kilo de viande avec os se négocie désormais entre 4 300 et 4 500 F CFA, contre 3 800 à 4 000 F CFAnen avril dernier. La viande sans os, quant à elle, a atteint la barre symbolique des 5 000 F CFA. Lors de cette rencontre, le ministre Diallo a insisté sur la nécessité de dépasser le simple constat. Épaulé par les représentants des ministères de l’Élevage et de l’Économie, il a ciblé les véritables goulots d’étranglement ; des coûts de production très élevés, un acheminement difficile et des circuits de commercialisation parfois désorganisés. Les échanges fructueux ont permis de dégager des pistes stratégiques. Il s’agit notamment de sécuriser davantage les marchés à bétail (communément appelés « garbals » et de protéger les axes de transport. La problématique de l’aliment bétail a également dominé les débats, imposant la recherche urgente de solutions de substitution pour alléger les charges pesant sur les éleveurs. Inscrite dans l’Axe 3 de la lettre de cadrage présidentielle consacrée aux besoins fondamentaux des populations, cette mobilisation collective se veut pérenne. Pour garantir des résultats, le ministre a ordonné que ce cadre de concertation se réunisse chaque semaine. L’ambition est d’appliquer des actions concrètes et mesurables pour stabiliser le marché et soulager rapidement le consommateur malien. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Au Mali malgré les campagnes d’informations et de sensibilisations sur les dangers liés au non-respect du code de la route, les drames continuent de se produire. Selon l’Agence malienne de presse (AMAP) citée par L’Essor, un accident de la circulation survenu le samedi 3 octobre à l’entrée de Bla (région de Ségou), sur la Route nationale 6 (RN6), a coûté la vie à une personne et fait 30 blessés. L’incident s’est produit aux alentours de 10 heures près des logements sociaux d’Attbougou. Selon les premiers constats un car de transport de voyageurs de la compagnie Guissé Trans, en route de Gouma vers Bamako, a fait une sortie de route et s’est renversé. Avec à son bord 65 passagers et du bétail, le véhicule a été impliqué dans un accident dont le premier bilan fait état du décès d’un homme âgé d’une quarantaine d’année et de 30 blessés. Alertés après l’accident, les agents de la Protection civile et de la police, accompagnés de plusieurs riverains, sont intervenus pour porter secours aux victimes. Les blessés ont été évacués vers le Centre de santé de référence (CSRef) de Bla, où ils ont reçu les soins nécessaires. Les circonstances exactes de l’accident restent pour le moment inconnues. Une enquête doit être ouverte par les autorités compétentes afin de déterminer les causes de cette sortie de route, selon le commissaire adjoint de Bla. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de sa mission régalienne de protection de l’économie nationale et de préservation de la santé publique, la Direction du Renseignement et de la Lutte contre la Fraude (DRLF) de la douane vient de réaliser une nouvelle saisie d’envergure à Ségou, deux véhicules transportant une importante quantité de produits alimentaires frauduleusement introduits sur le territoire national ont été interceptés. Cette opération qui témoigne de la vigilance accrue des services douaniers face aux réseaux de contrebande et de commerce illicite a permis aux agents de la Direction du Renseignement et de la Lutte contre la Fraude (DRLF) de mettre la main sur 641 sacs de farine de blé de 25 kg, représentant 16 025 kg, ainsi que 2 240 cartons de pâtes alimentaires de 10 kg, soit 22 400 kg. Au total, ce sont donc 38 425 kg, soit plus de 38 tonnes de produits alimentaires, qui ont été soustraits aux circuits de la contrebande. Selon les éléments recueillis par la Direction du Renseignement et de la Lutte contre la Fraude, les marchandises étaient transportées à bord de deux véhicules, dont un camion de forains. À travers cette saisie, la DRLF confirme ainsi sa détermination à renforcer la surveillance des circuits d’approvisionnement et à lutter contre la contrebande, particulièrement celle portant sur les marchandises importées frauduleusement. A noter que leur interception intervient dans le cadre des actions engagées par l’Insp. Gal Cheickna Amala DIALLO contre les courants d’importation frauduleuse et les réseaux qui cherchent à contourner les dispositifs de contrôle. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est un paradoxe qui a trop longtemps rongé le Mali : un sous-sol riche, mais des communes qui peinent à amorcer leur développement. Ce vendredi 2 octobre 2026, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, a posé un acte fort pour inverser cette tendance. En recevant l’Association des Contrôleurs, Inspecteurs et Auditeurs du Mali (ACIAM), le gouvernement entend renforcer la lutte contre les pratiques financières opaques. L’heure est à la transparence et à la traçabilité. Conduite par sa présidente, Traoré Hawaly Koné, la délégation de l’ACIAM n’est pas venue faire de la figuration. L’association a présenté des propositions concrètes pour contribuer à endiguer la délinquance financière. Au cœur des discussions : la mise en place de dispositifs de traçabilité pour la gestion des ressources, avec une attention toute particulière portée sur les revenus issus du secteur minier. L’objectif est clair : s’assurer que chaque franc généré par l’exploitation de l’or malien bénéficie effectivement aux collectivités et serve l’intérêt public. Pour le Général Coulibaly, ce combat pour l’intégrité constitue un élément essentiel de la refondation nationale. « Le développement du pays prend sa source dans les communes », a-t-il martelé avec conviction. Mais comment transformer cette ambition en réalité face aux lourdeurs bureaucratiques ? La réponse du ministre tient en un mot : la digitalisation. En numérisant les procédures administratives et la gestion des marchés publics, le ministère entend renforcer la transparence, moderniser l’État et promouvoir une culture de la redevabilité. L’ACIAM se positionne ainsi comme un partenaire de cette réforme, en proposant notamment d’accompagner la création de cellules de contrôle interne au sein des services publics. En renforçant les outils de travail et en formant les acteurs locaux, cette synergie entre le département et les auditeurs maliens pourrait contribuer à améliorer les mécanismes de contrôle et à lutter contre la mauvaise gestion. Une véritable dynamique de modernisation se dessine ainsi dans les collectivités territoriales du Mali, avec une ambition forte : renforcer la transparence dans la gestion publique et faire en sorte que les ressources publiques contribuent davantage au développement local. Stephan MOMO ( stagiaire) Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Une étape judiciaire décisive vient d’être franchie au Sénégal. Dans un communiqué officiel daté du 2 octobre 2026, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar a annoncé l’inculpation de cinq personnes pour des faits susceptibles de revêtir la qualification de crimes contre l’humanité, de tortures et de meurtres. Cette procédure s’inscrit dans le contexte des graves crises politiques ayant secoué le Sénégal entre février 2021 et mars 2024. Saisie le 4 août 2025, la Section de Recherches de la Gendarmerie nationale a mené de vastes investigations pendant près d’un an. Le premier bilan provisoire, établi à la suite de l’audition de 166 victimes et témoins, fait état d’un lourd bilan. Les autorités dénombrent 76 personnes décédées, dont 41 dans la seule région de Dakar, ainsi que plus de 200 victimes présumées d’actes de torture ou de traitements inhumains, cruels et dégradants. Au regard de leur ampleur et de leur caractère manifestement systématique, le parquet estime que ces exactions dépassent le cadre des délits de droit commun et sont susceptibles de relever de qualifications pénales plus graves. Cette accélération de la procédure s’est concrétisée par l’arrestation de cinq individus, inculpés le 23 septembre 2026. Parmi eux, quatre sont soupçonnés d’avoir activement participé aux tortures infligées à l’activiste Pape Abdoulaye Touré. Le cinquième suspect est poursuivi dans le cadre de l’affaire du décès de Mamadou Ndoye à Bargny, mortellement et volontairement percuté par un véhicule de police. Toutefois, la bataille judiciaire ne fait que commencer. Alors que le procureur avait requis l’incarcération des accusés, les juges d’instruction ont décidé de placer deux personnes sous mandat de dépôt et trois autres sous contrôle judiciaire ou en assignation à résidence surveillée. En désaccord avec cette décision, le parquet a officiellement interjeté appel le 28 septembre 2026. Alors que l’instruction se poursuit, notamment à travers des commissions rogatoires, le parquet souligne que cette procédure ne constitue qu’une première étape. De nouvelles procédures pourraient être engagées au fur et à mesure que les investigations permettront de clarifier la chaîne de commandement et les responsabilités présumées liées à l’ancien régime. Stephan MOMO ( stagiaire) Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Conseil National de Transition (CNT) fait sa rentrée ce lundi 5 octobre 2026 sous la présidence du Général Malick Diaw. Durant 75 jours, les membres de l’organe législatif se pencheront sur les grands chantiers budgétaires et des projets de loi structurants pour le pays. Cette session marque un tournant majeur pour l’activité législative : elle sera consacrée à des réformes cruciales pour répondre aux défis économiques, sociaux et institutionnels du pays. Au cœur de cette session budgétaire : l’examen d’un projet de loi de finances 2027 ambitieux, marqué par un bond spectaculaire des recettes de 14,64 % (à 3.866,63 milliards de FCFA) et des dépenses portées à 4.462,64 milliards de FCFA. Également le projet de budget fait ressortir un déficit budgétaire prévisionnel de 596,01 milliards de FCFA, contre 620,42 milliards de FCFA dans la loi de finances rectifiée de 2026, soit une diminution de 24,41 milliards de FCFA, correspondant à une baisse de 3,93 %. Plus qu’une simple lecture budgétaire, la session d’octobre 2026 mobilise le CNT sur les grands chantiers de l’avenir institutionnel et social du Mali. » Cette session permettra aux citoyens de plonger au cœur des arbitrages budgétaires et de suivre l’examen du projet de loi de finances, acte clé de la gestion publique. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le continent africain est-il devenu le nouveau terrain d’une guerre par procuration entre la Russie et les puissances occidentales ? C’est la thèse défendue par Vladimir Vinokourov, vétéran du renseignement militaire russe (GRU) et directeur du Centre d’analyses militaro-diplomatiques, dans un entretien accordé au média Sputnik. Selon ce haut responsable, les services secrets occidentaux instrumentaliseraient l’Ukraine pour mener des opérations de sabotage visant à saper l’influence grandissante de Moscou, particulièrement dans la région du Sahel. Pour étayer son affirmation, le politologue russe décrit une véritable répartition des tâches entre plusieurs nations. Au sommet de cette chaîne, les États-Unis et le Royaume-Uni assureraient l’appui technique et logistique global, notamment à travers le partage de renseignements satellitaires de haute précision. La France, quant à elle, utiliserait ses réseaux historiques sur le continent pour maintenir des canaux de contact étroits avec divers groupes armés locaux, notamment au Mali. Enfin, l’Ukraine interviendrait comme l’exécutant opérationnel, en déployant ses forces spéciales (GUR) pour mener des actions concrètes sur le terrain. Cette accusation intervient dans un contexte de tensions exacerbées. En juillet 2024, de violents combats à Tinzaouatene, dans le nord du Mali, avaient coûté la vie à de nombreux soldats maliens et à des paramilitaires russes du corps Africa Corps. Les services ukrainiens avaient alors publiquement revendiqué avoir fourni des informations cruciales aux rebelles touaregs du CSP-DPA. Selon l’analyse de Vladimir Vinokourov, cette configuration permettrait aux capitales occidentales de conserver une distance diplomatique formelle vis-à-vis de ces attaques. En utilisant l’Ukraine, l’Occident externaliserait ainsi une confrontation asymétrique, transformant le Sahel en un prolongement géopolitique direct du front européen. Une lecture qui illustre, selon cet analyste russe, la dimension de plus en plus internationale des rivalités autour du Sahel et de l’influence russe en Afrique. Stephan MOMO ( stagiaire) Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené une série d’opérations aériennes et terrestres d’envergure, neutralisant plusieurs positions stratégiques de groupes armés terroristes à des points stratégique du territoire national. Ce coup de filet majeur, annoncé par l’État-Major Général des Armées dans un communiqué officiel daté du 5 octobre 2026, s’inscrit dans le cadre de l’opération permanente « Dougoukoloko ». Les interventions se sont déroulées principalement le dimanche 4 octobre 2026. L’offensive a ciblé quatre grands foyers d’instabilité à travers le Mali en s’appuyant sur l’exploitation de renseignements précis pour surprendre l’ennemi. Dans la région de Koutiala, à 10 kilomètres au sud-est de Tiéré, les forces maliennes et leurs partenaires ont détruit une base logistique terroriste majeure. L’assaut a permis de réduire en cendres des stocks de matériels de guerre, des véhicules et un important dépôt de carburant. Dans le secteur d’Anéfis, au nord-est de cette localité, deux positions ennemies dissimulées ont été balayées avec précision. L’une d’elles abritait un groupe de combattants et l’autre un véhicule de combat et ses servants. En zone de Djenné, à 35 kilomètres au sud de la ville, un groupe terroriste motorisé tentant de franchir le fleuve à bord d’une embarcation a été repéré, traqué puis neutralisé. À Kidal, quatre points de retranchement distincts appartenant à des groupes armés ont été localisés et traités avec succès. Par cette démonstration de force, l’État-Major réaffirme sa détermination à poursuivre la sécurisation totale du territoire. Alors que les opérations de reconnaissance continuent pour éliminer toute menace résiduelle, l’armée appelle la population civile à maintenir sa confiance et son soutien envers les forces engagées pour la défense de la patrie. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le quartier de Dialakorodji, à Bamako, a été le théâtre d’une vive tension ce dimanche 4 octobre 2026. La mort du jeune Salif Sidibé, dans des circonstances impliquant les forces de l’ordre, a provoqué la colère et la révolte d’une partie de la population, notamment de nombreux jeunes qui réclament que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame. Sur place, la tension est rapidement montée d’un cran. Des tirs de sommation auraient été entendus alors que les forces de l’ordre tentaient de disperser une foule fortement mobilisée et hostile, venue exprimer son indignation après la mort du jeune homme. L’équipe de Mali24 s’est rendue sur les lieux afin de recueillir des témoignages et de comprendre les circonstances du drame. Selon plusieurs témoins présents sur les lieux, Salif Sidibé se trouvait à bord d’une Toyota Yaris berline non immatriculée, notamment identifiée par le numéro de châssis communiqué comme étant « 46 13 », alors qu’il participait à un cortège de mariage. Toujours selon ces témoignages, le jeune homme aurait été repéré par des policiers avant qu’une poursuite ne s’engage. Il aurait ensuite pris la direction de la gendarmerie, avec l’intention, selon les témoins, de s’y rendre pour s’expliquer. C’est dans cette zone que le drame se serait produit. Après être descendu de son véhicule, Salif Sidibé aurait été violemment percuté par un véhicule des forces de l’ordre. Le jeune homme serait mort sur le coup. La nouvelle de sa mort a rapidement embrasé le quartier. Choquée et en colère, une partie de la jeunesse de Dialakorodji est descendue dans la rue, certains manifestants se munissant de pierres et de gourdins pour faire face aux forces de l’ordre. La situation a donné lieu à de nouveaux affrontements et à des tirs de sommation destinés à disperser la foule. Une population en colère qui exige des réponses Au lendemain du drame, l’émotion reste vive à Dialakorodji. La population demande que les responsabilités soient clairement établies et qu’une enquête permette de déterminer avec précision les circonstances ayant conduit à la mort de Salif Sidibé. À ce stade, la version des forces de l’ordre n’a pas encore été recueillie par Mali24. Les circonstances exactes du décès restent donc à établir par une enquête indépendante et contradictoire. Pour les habitants mobilisés, une seule exigence revient : justice pour Salif Sidibé et toute la lumière sur les circonstances de sa mort. Ils réclament que, si des responsabilités sont établies à l’issue de l’enquête, les personnes concernées répondent de leurs actes conformément à la loi. Dily Kane Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À Doumanzana, en Commune I du district de Bamako, l’Université Africaine des Sciences (UAS) de Tunisie, en collaboration avec l’Université Privée des Sciences Techniques et de Développement (UPSTD) du Mali, entend franchir un nouveau cap dans l’enseignement supérieur. À travers une journée portes ouvertes organisée ce samedi 3 octobre 2026, l’établissement a présenté aux parents, aux étudiants et au public malien ses offres de formation, mais surtout sa vision : former une jeunesse compétente, ouverte sur le monde et mieux préparée aux exigences du marché de l’emploi. « Offrir un enseignement de qualité à la jeunesse, c’est assurer le rayonnement de son avenir ». Cette conviction résume l’ambition portée par les promoteurs de l’UAS-UPSTD. Pour eux, l’enseignement supérieur ne doit plus se limiter à la transmission des connaissances. Il doit également préparer les étudiants à la pratique, au monde professionnel et aux opportunités offertes au-delà des frontières nationales. Une ambition portée par une longue expérience L’ouverture de l’UAS-UPSTD s’inscrit dans un parcours éducatif entamé il y a près de trois décennies. Tout commence en 1996 avec la création du Complexe scolaire Fraternité. Au fil des années, cette initiative évolue avec la création du Lycée Mina Diarra, puis, deux ans plus tard, de l’Institut de formation Malado Traoré. Ces différents établissements comptent aujourd’hui plus de 1 573 élèves, chose qui témoigne de l’ancrage progressif de cette initiative dans le paysage éducatif malien. Pour M. Siaka Diarra, invité d’honneur de la journée portes ouvertes, la naissance de l’université constitue ainsi l’aboutissement logique d’un cheminement consacré à l’éducation et à la formation. Cette expérience constitue également l’un des socles sur lesquels les promoteurs entendent bâtir la nouvelle université. Des formations adaptées aux besoins du marché L’UAS-UPSTD affiche une offre de formation diversifiée destinée à répondre à plusieurs secteurs d’activité. Les étudiants peuvent notamment s’orienter vers le droit privé, le droit public, la gestion des ressources humaines, le marketing, la finance-comptabilité, la banque-assurance, la communication et le journalisme. À cette liste s’ajoutent également la gestion de projet, la logistique et le transport, la douane et le transit ainsi que les formations de technicien de santé. Pour Abdoulaye Diarra, assistant au doyen, l’objectif est de dépasser le cadre purement théorique. « Notre objectif est d’accompagner nos étudiants dans la construction de leur avenir professionnel en leur offrant des possibilités de stages, d’ouverture internationale, de développement de compétences et de contacts avec le monde professionnel », a-t-il expliqué. Une orientation qui traduit la volonté de l’établissement de rapprocher l’université du monde de l’entreprise et des réalités professionnelles. L’international comme marqueur de l’établissement L’un des éléments mis en avant par les responsables de l’UAS-UPSTD reste son ouverture à l’international. L’université entend développer des partenariats avec des établissements d’enseignement supérieur et des institutions de plusieurs pays, notamment le Maroc, la Tunisie, la Turquie, le Canada et les États-Unis. Selon les conditions et les programmes disponibles, ces partenariats doivent notamment permettre aux étudiants de poursuivre une partie de leur parcours académique à l’étranger. Cette dimension internationale était d’ailleurs visible lors de la journée portes ouvertes. Le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis, l’ambassadeur de Turquie ainsi que le représentant de la Guinée équatoriale ont pris part à la rencontre. Tour à tour, ces personnalités ont salué la dynamique engagée et réaffirmé leur volonté de contribuer, à travers la collaboration et le soutien, au rayonnement de l’établissement et aux perspectives offertes à la jeunesse malienne. Former autrement pour préparer l’avenir À travers l’UAS-UPSTD, les promoteurs veulent donc inscrire leur action dans une vision qui combine rigueur académique, qualité de l’enseignement, pratique professionnelle et ouverture internationale. L’enjeu est de permettre aux jeunes Maliens de bénéficier d’une formation leur donnant non seulement des connaissances, mais aussi des compétences, des expériences professionnelles et des possibilités d’ouverture sur l’extérieur. De la création du Complexe scolaire Fraternité en 1996 à l’ouverture de cette université, le parcours traduit ainsi une ambition éducative progressivement élargie. Désormais, avec l’UAS-UPSTD, cette ambition entend franchir les frontières pour connecter la jeunesse malienne aux opportunités de l’enseignement supérieur international. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans la nuit du vendredi au samedi, une importante colonne de camions-citernes a progressé vers Bamako sous la protection des Forces armées maliennes (FAMa). Au lever du jour, plus de 643 véhicules ont fait leur entrée dans la capitale, marquant une nouvelle étape dans l’acheminement des produits pétroliers. Pendant que Bamako dormait, la longue colonne avançait dans l’obscurité. Kilomètre après kilomètre, les éléments des FAMa mobilisés pour l’escorte ont veillé sur les camions-citernes et sécurisé leur progression jusqu’à la capitale. Ce samedi 3 octobre 2026, aux environs de 7 heures, les plus de 643 camions-citernes sont finalement arrivés à Bamako. Cette arrivée constitue une étape importante, mais elle ne marque pas la fin du processus. Une fois les véhicules dans la capitale, d’autres services de l’État entrent en action pour assurer la prise en charge des produits et la poursuite de leur acheminement. La Douane, la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) ainsi que la Police nationale sont mobilisées pour accompagner les opérations. Leur mission consiste notamment à assurer le suivi des produits et leur acheminement vers les dépôts et les stations-service. Cette mobilisation illustre le caractère collectif de l’effort engagé autour de l’approvisionnement de la capitale en produits pétroliers. De la sécurisation du trajet à l’arrivée des camions, en passant par les contrôles et la distribution, plusieurs services sont ainsi sollicités pour assurer la continuité de la chaîne. Derrière l’arrivée de ces centaines de camions se trouve une importante mobilisation humaine et logistique, souvent peu visible du grand public. Militaires, agents de la Douane, de la DGCC et de la Police nationale poursuivent leur travail afin que les produits puissent parvenir aux différents points de distribution. L’arrivée de cette colonne à Bamako met ainsi en lumière le rôle de tous ceux qui, de jour comme de nuit, contribuent à maintenir la chaîne d’approvisionnement en carburant. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Mali poursuit sa mobilisation de ressources sur le marché financier régional. Selon les données officielles de l’UMOA-Titres, le pays a levé environ 944 milliards de FCFA entre le 1er janvier et le 29 septembre 2026, représentant près de 9,4 % de l’ensemble des émissions réalisées par les États membres de l’Union sur la période. Sur le marché régional des titres publics, le Mali figure ainsi parmi les pays ayant recours aux émissions de titres pour mobiliser des ressources destinées au financement de ses besoins. Entre le début de l’année et le 29 septembre 2026, environ 944 milliards de FCFA ont ainsi été levés par le Mali, d’après les chiffres publiés par UMOA-Titres. Rapporté au volume global des émissions des pays membres de l’Union monétaire ouest-africaine, ce montant représente près de 9,4 % des ressources mobilisées sur la période. Près d’un franc sur dix des émissions régionales Ce niveau de mobilisation donne une indication sur le poids des opérations maliennes sur le marché régional. Sur 100 FCFA mobilisés à travers les émissions des États de l’Union sur la période considérée, près de 9,4 FCFA correspondent ainsi aux opérations réalisées par le Mali. Les émissions de titres publics constituent pour les États un instrument de financement sur le marché régional. Elles permettent aux pays de rechercher auprès des investisseurs les ressources nécessaires à la couverture de leurs besoins de financement. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
Le 30 septembre 2026 restera une date marquante dans l’offensive algérienne contre la criminalité organisée. En l’espace d’une seule journée, les autorités ont neutralisé deux réseaux majeurs ; une saisie record de millions de psychotropes et d’avoirs illicites à Alger, suivie d’une interception militaire sanglante de cocaïne à Tamanrasset. Au terme d’une traque minutieuse ayant duré un peu plus d’un trimestre, la Sûreté nationale (DGSN) a présenté à la justice, le mercredi 30 septembre 2026, onze individus liés à un puissant cartel transnational. Sévissant principalement entre les villes d’Alger, Touggourt et Ouargla, cette organisation excellait dans la distribution de prégabaline et le blanchiment de capitaux. Le bilan matériel de ce coup de filet donne littéralement le vertige ; outre la découverte de près de deux millions de pilules, la police a mis la main sur un patrimoine évalué à 250 milliards de centimes. Pour camoufler leurs immenses profits, les malfaiteurs acquéraient massivement des véhicules de tous genres. Cela a conduit à la confiscation de 636 motocyclettes, de 16 engins de tourisme et utilitaires, d’un fusil de chasse de calibre 12, et de plus de 6,1 milliards de centimes en liquide. Le même jour, soit le 30 septembre 2026, les confins du grand sud algérien ont été le théâtre d’une véritable confrontation armée. Dans la zone militaire de Tamanrasset, des unités de l’Armée nationale populaire (ANP) ont barré la route à un convoi suspect composé de trois camionnettes qui transportaient plus de 80 kilos de cocaïne. La violence de cet accrochage a coûté la vie à un trafiquant, tandis que ses quatre complices ont été capturés. L’arsenal lourd récupéré sur eux, comprenant un fusil-mitrailleur FMPK, une arme de type Kalachnikov et de nombreuses munitions, démontre l’extrême dangerosité de ces gangs du désert. Cette double victoire sécuritaire s’inscrit dans une dynamique implacable. Pour rappel, le 25 août 2026, les forces de l’ordre d’Oran avaient déjà porté un coup fatal à un autre réseau sud-américain. L’interception d’un camion abritant 228 kilos de cocaïne pure avait alors déclenché une vaste procédure aboutissant, après enquête de la BRI, à l’incarcération de vingt personnes et à la mise sous séquestre de quarante-six véhicules. Des ruelles de la capitale jusqu’aux immensités sahariennes, les autorités algériennes ciblent désormais aussi bien la marchandise mortelle que l’infrastructure financière des trafiquants, affichant une volonté de fer pour assécher définitivement cette économie souterraine. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce 1er octobre à Bamako, la troisième réunion du Comité de pilotage du Programme de protection, de retour et de réintégration des migrants en Afrique subsaharienne (MPRR-SSA) a dressé un bilan d’étape majeur, ouvrant la voie à une nouvelle dynamique pour l’accueil des populations de retour.   Sous la présidence de Mossa AG ATTAHER, le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, cette session stratégique s’est tenue en présence de partenaires de premier plan. Les représentants de l’Union européenne, de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ainsi que des acteurs de la société civile et des partenaires techniques et financiers, se sont réunis pour évaluer un dispositif qui redessine la gestion des flux migratoires dans la région.   Les données consolidées depuis 2022 traduisent l’intensité des efforts déployés sur le terrain. Au total, 1 518 migrants en transit au Mali ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé dans le cadre de leur processus de retour. Parallèlement, le programme a facilité le rapatriement volontaire de plus de 27 800 citoyens maliens.   Au-delà du simple rapatriement, le MPRR-SSA met l’accent sur la stabilisation économique et psychologique des bénéficiaires. Le bilan fait état de la mise en œuvre de plus de 14 000 projets de réintégration économique, complétés par 10 000 formations professionnelles destinées à faciliter l’insertion sur le marché local. De plus, près de 19 000 personnes ont reçu un soutien psycho-social essentiel pour surmonter les traumatismes liés au parcours migratoire.   Pour les autorités, ces résultats encourageants imposent une intensification des efforts politiques. Le ministre a rappelé avec fermeté que le retour physique ne constituait pas une fin en soi. L’objectif ultime demeure la reconstruction durable et l’acquisition d’une autonomie réelle pour chaque migrant.   Afin de pérenniser ces acquis, Bamako appelle désormais à un renforcement rigoureux du suivi post-retour. Les priorités futures s’articuleront autour de l’adaptation des formations professionnelles aux réalités économiques des différents territoires, ainsi qu’autour d’une coordination optimisée entre l’État, les collectivités locales et les organisations internationales. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Conseil des ministres du mercredi 30 septembre 2026 a posé des actes fondateurs pour l’avenir du secteur extractif malien. Sous l’impulsion du ministre des Mines, le Pr Amadou Keita, le gouvernement de Transition a adopté une série de textes majeurs. L’objectif est de faire des richesses du sous-sol un véritable levier de développement, en misant à la fois sur l’expertise locale et sur la confiance des investisseurs internationaux.   Le fait marquant de ce Conseil est sans conteste la création de l’École des Mines et du Pétrole. Paradoxalement, bien que le Mali soit un géant minier en Afrique, le pays souffrait d’un déficit de structures pour former ses propres ingénieurs et techniciens. Cette nouvelle institution aura pour lourde tâche d’assurer la formation de cadres nationaux de haut niveau. Le temps où l’exploitation nécessitait systématiquement le recours à une expertise étrangère est révolu, Bamako veut désormais maîtriser la chaîne de compétences de A à Z.   Cette quête de souveraineté intellectuelle et technique s’accompagne d’une refonte institutionnelle. L’ancien Programme pour le Développement des Ressources minérales, obsolète car hérité de 1990, cède la place à une structure plus moderne : l’Agence pour la Recherche et le Développement des Ressources minérales. Érigée en pôle scientifique, elle englobera désormais la recherche pétrolière et gazière, un volet jusqu’ici négligé, afin de mieux cartographier le potentiel national.   Mais le patriotisme économique n’exclut pas l’attractivité. Le Conseil a également acté le renouvellement de dix permis de recherche d’or pour diverses sociétés (Robex, Africa Mining, Comicar…). Ce geste fort marque la fin d’une longue période d’attente pour les opérateurs, touchés par la suspension des renouvellements entre décembre 2022 et mars 2025. Accordés pour des zones stratégiques comme Kéniéba, Kayes ou Bougouni, ces renouvellements permettront de poursuivre des explorations prometteuses.   En assainissant son cadre législatif pour le rendre transparent et sécurisé, le Mali transmet le message selon lequel, le pays reste grand ouvert aux partenariats gagnant-gagnant, tout en s’assurant que les retombées et l’expertise profitent d’abord aux Maliens. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La ville de Kayes a été le théâtre d’une opération policière d’envergure. Un réseau illicite spécialisé dans le trafic de produits sanguins a été mis hors d’état de nuire par les enquêteurs du commissariat de police du 1er Arrondissement de Kayes, sous la direction du Commissaire principal Daouda Cissé, menant à l’interpellation de huit individus suspectés d’être impliqués dans ce trafic d’une gravité alarmante. Cette belle prouesse du commissariat s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’opération « Kokadjè », initiée sous l’impulsion du Directeur régional de la Police nationale de Kayes, le Contrôleur principal Tapa Oury Demba Diallo. L’enquête menée a permis de découvrir un système clandestin de prélèvement, de stockage et de revente illégale de sang. Dans une région où la demande en produits sanguins est vitale pour les structures sanitaires, ce trafic mettait directement en péril la vie de patients vulnérables, notamment des femmes enceintes et des enfants. Selon des sources policières, les suspects opéraient en marge des circuits officiels de transfusion sanguine. Le principal mis en cause, identifié sous les initiales T.S., serait titulaire d’un diplôme en techniques de commerce. Un parcours qui ne l’aurait pourtant pas empêché de s’attribuer frauduleusement le titre de médecin dans l’enceinte de l’hôpital de Kayes. Ils profitaient de la forte tension sur les stocks dans les hôpitaux pour alimenter un marché noir lucratif, au mépris total des règles d’hygiène et de sécurité sanitaire. Huit suspects ont été appréhendés au cours de cette opération et placés en garde à vue. Du matériel de prélèvement et des poches de sang ont été saisis lors des perquisitions menées dans les repaires présumés du réseau. Une enquête approfondie est actuellement en cours pour identifier d’éventuels complices au sein ou en dehors du corps médical. Cette affaire relance avec acuité le débat sur la sécurisation de la chaîne transfusionnelle au Mali. Elle souligne également la nécessité d’une vigilance accrue dans la gestion des stocks de sang au sein des hôpitaux et des centres de santé communautaires. Ce coup de filet est salué par les acteurs de la santé de la première région, qui rappellent que le don de sang doit strictement obéir à des normes éthiques et médicales rigoureuses pour garantir la sécurité des receveurs. Selon le Commissaire principal Daouda Cissé, les patients et leurs parents doivent privilégier les circuits sanitaires officiellement reconnus, particulièrement lorsqu’il s’agit de dons, de prélèvements ou de transfusions sanguines, afin d’éviter tout risque sanitaire. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La tension monte d’un cran au sein de la Banque Internationale pour le Mali (BIM-S.A.). En l’absence de réponse favorable après de multiples démarches, le Comité syndical affilié au SYNABEF (Syndicat National des Banques, Établissements Financiers, Assurances et Commerce du Mali) est passé à l’acte ce jeudi 1er octobre 2026. Les agents ont entamé un sit-in de deux heures (7h30 – 9h30) devant le siège et les agences de la banque, un mouvement appelé à se prolonger le vendredi 2 octobre. Cette mobilisation fait suite à l’échec des discussions avec la Direction générale concernant le versement d’un complément de bonus pour l’exercice 2025. Faute d’accord concret, les représentants des salariés brandissent désormais la menace d’un préavis de grève. À l’origine du différend, une protestation des travailleurs contre une répartition inéquitable des bonus de la part de la direction générale au sein de la BIM-S.A. Selon M. Abdoulaye Keita, Secrétaire général du Comité syndical de la BIM-S.A., affilié au SYNABEF (Syndicat National des Banques, Établissements Financiers, Assurances et Commerce du Mali), ce sit-in de 48 heures vise à dénoncer une injustice subie par les travailleurs de la part de la direction générale. « Cela fait aujourd’hui plus de dix ans que, lors de la distribution des bonus, les travailleurs ne touchent pas l’équivalent d’un mois de salaire. Il faut que cela cesse, car le fruit du travail collectif doit être équitablement partagé. Pour les bonus au compte de l’exercice 2025 qui motivent ce sit-in, nous avons proposé que la direction verse un mois de salaire à tous les employés, complété par un ajustement fondé sur la performance. La direction a opposé un refus catégorique, prétextant un risque de dépassement de l’enveloppe budgétaire », explique-t-il. Il poursuit : « Cependant, lorsque les bonus de la direction générale ont été distribués, nous avons été surpris de constater qu’elle s’est octroyée cinq à six mois de salaire, alors que les autres employés n’ont même pas eu un mois. C’est une injustice inacceptable et intolérable. Face à cette situation, nous avons adressé des correspondances à la direction générale pour la relancer et même la rencontrer, mais toutes sont restées sans réponse. Devant ce mépris de la part de la direction générale, le comité syndical de la BIM-S.A. a convoqué une assemblée générale. Lors de cette rencontre, les travailleurs ont exigé un sit-in et le paiement de deux mois de salaire. » « Si nous n’obtenons pas de réponse favorable, ce sit-in se poursuivra. Et sans réaction positive à l’issue de ces deux jours, le syndicat déposera un préavis de grève conformément aux textes en vigueur qui régissent le droit de grève. Cette manifestation vise à se faire entendre et à réclamer justice », conclut-il. Ce mouvement d’humeur met en lumière un climat social particulièrement délétère au sein de l’institution bancaire. Les grévistes dénoncent principalement l’iniquité dans la répartition des primes et le manque de dialogue social. Ce sit-in de 48 heures risque de perturber fortement le fonctionnement des différentes agences de la BIM-S.A. à travers le pays. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La gestion des frais liés aux missions officielles entre dans une nouvelle phase de sécurisation. À travers la mise en œuvre de la deuxième phase du Système d’Encadrement des Missions Officielles (SEMO 2), le gouvernement entend mettre fin au paiement en espèces des frais de mission intérieure et renforcer la traçabilité des dépenses publiques. C’est une nouvelle étape dans la modernisation de la gestion des finances publiques. Par une circulaire en date du 25 septembre 2026, le ministre délégué Rodrigue Chaou a institué le paiement électronique des frais de mission au sein de l’administration. Désormais, les agents concernés par les missions intérieures devront recevoir leurs frais par des moyens de paiement électroniques, notamment par voie bancaire ou via Mobile Money. L’objectif affiché est de sécuriser les fonds publics, tout en assurant une meilleure traçabilité des opérations. Cette réforme s’inscrit dans la deuxième phase du Système d’Encadrement des Missions Officielles (SEMO), porté par le président Romuald Wadagni. Elle intervient après une première phase qui avait notamment permis de prévenir les chevauchements de missions et de détecter des cas d’agents fictifs. Avec SEMO 2, le dispositif va plus loin en s’attaquant directement au circuit financier des missions. Les frais sont désormais intégrés dans un système permettant leur suivi et leur rapprochement avec le système de paie de l’État. Vers la géolocalisation des missions La prochaine étape annoncée devrait renforcer davantage le contrôle. Il est prévu de mettre en place un mécanisme de preuve de mission par géolocalisation. Concrètement, l’agent envoyé en mission devra pouvoir justifier sa présence effective sur le terrain. Cette innovation vise à rapprocher davantage les dépenses engagées par l’administration de la réalité des missions effectuées. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la 31ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, l’équipe des œuvres sociales du Président de la Transition, conduite par M. Aguibou DEMBÉLÉ, Conseiller spécial en charge des œuvres sociales, s’est rendue, ce jeudi 1er octobre 2026, à Lafiabougou, en Commune IV du District de Bamako, pour une remise de kits alimentaires aux couches vulnérables des Communes I, II, III et IV. La cérémonie de remise s’est déroulée dans l’enceinte du terrain de football Chaba de Lafiabougou. Elle s’est tenue en présence des représentants du ministre de la Santé et du Développement social, du Gouverneur du District, de la Directrice régionale de l’Économie sociale et solidaire, ainsi que des légitimités traditionnelles. Au total, 800 kits ont été répartis au profit des bénéficiaires des Communes I à IV, parmi lesquels des personnes en situation de handicap, des personnes âgées vulnérables et des femmes cheffes de famille. Chaque kit est composé de 50 kg de maïs, 50 kg de riz, 10 kg de sucre et 20 litres d’huile. Dans son allocution, le Conseiller spécial du Président de la Transition, M. Aguibou DEMBÉLÉ, a rappelé le contexte de l’institution des œuvres sociales, tout en affirmant que c’est ensemble que se construira le Mali. Dressant le bilan des réalisations dans le cadre de cette initiative humanitaire, le chargé des œuvres sociales a exhorté toutes les bonnes volontés à imiter ce geste de solidarité du Chef de l’État, non seulement durant ce mois d’octobre, mais aussi et surtout tout au long de l’année. Au nom de la mairie de la Commune IV, M. Mamoutou TOURÉ, chargé d’expédier les affaires courantes, a saisi l’occasion pour exprimer sa reconnaissance au Président de la Transition et rappeler l’inauguration de plusieurs forages dans ces communes. Il a également salué ce geste concret de solidarité, porteur, selon lui, d’un « message d’écoute, de compassion et de proximité ». Les chefs de quartier ont conjointement exprimé leur enthousiasme, indiquant qu’un Chef d’État engagé dans un contexte de guerre, qui pose un tel acte, contribue par cela même à l’avènement de la paix. Ils ont exhorté les Maliens au patriotisme et à la prière pour le pays. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
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