SOCIETE
Du 22 au 28 septembre 2026, New York accueille le débat général de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Sous le thème « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous », près de 130 chefs d’État et de gouvernement prennent la parole. Le Mali, quant à lui, sera représenté par son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Le président de la Transition, le général Assimi Goïta, n’a pas fait le déplacement. Comme lors des sessions précédentes, c’est donc le chef de la diplomatie malienne qui portera la voix de Bamako. Selon la liste provisoire des orateurs, son intervention est prévue le lundi 28 septembre, dernier jour du débat général. Chaque État membre dispose d’un temps de parole volontairement limité à 15 minutes, une contrainte que la plupart des orateurs respectent strictement. Dans son discours, Abdoulaye Diop devrait aborder plusieurs sujets jugés prioritaires par les autorités de transition ; la lutte contre le terrorisme, alors que le pays vient de subir de lourdes attaques à Dioura et Sévaré, la recherche de la paix durable au Sahel, et l’amélioration de la gouvernance politique et économique. La délégation malienne participera également à des événements parallèles de haut niveau, notamment sur la sécurité régionale et la coopération Sud-Sud dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette présence, même au niveau ministériel, reste importante. Elle permet au Mali de rappeler sa position sur la scène internationale, de défendre sa souveraineté et de plaider pour un soutien plus adapté aux réalités du terrain. Alors que les grands dirigeants (Trump, Macron, ou Netanyah) monopolisent l’attention les premiers jours, le 28 septembre offrira à Bamako une fenêtre pour s’exprimer sans être éclipsé. L’intervention d’Abdoulaye Diop sera retransmise en direct sur UN Web TV. Les Maliens pourront ainsi suivre, en temps réel, les messages que leur pays adresse au monde. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mardi 22 septembre 2026, à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance de notre pays, le quartier de Banconi Zékenekorobougou a vibré au rythme de la reconnaissance et du civisme. L’association « SIGUIDA HÈRE » a marqué cet événement en décernant des attestations de reconnaissance à plusieurs hommes d’exception, des figures locales qui se sont particulièrement distinguées par leur engagement indéfectible, leur dévouement et leur contribution remarquable au développement socio-économique de Banconi Zékenekorobougou. Placée sous la présidence de M. Oumar Togo, maire de la commune I du district de Bamako, cette cérémonie a enregistré la présence de plusieurs invités, notamment M. Fodé Mamadou Konaté, officier d’État civil de Djélibougou , M. Sory Diallo, coordinateur des chefs de quartier de la commune I , M. Amadou Ouattara, président du conseil d’administration de l’ASACOBA , l’artiste Nouhoum Dembele, une délégation de l’association pour la valorisation de la culture Mianka , les femmes de l’association SIGUIDA HÈRE, ainsi que plusieurs autres invités. À travers cette belle initiative, l’association a tenu à mettre en lumière celles et ceux qui, souvent loin des projecteurs, œuvrent chaque jour avec abnégation pour le progrès, la solidarité et le bien-être de tous les habitants. Selon M. Oumar Togo, maire de la commune I du district de Bamako, cette initiative du Groupement pour l’Émancipation des Femmes de Banconi Zékenekorobougou « SIGUIDA HÈRE » est salutaire. Car, au-delà de l’aspect folklorique, le 22 septembre est également une occasion de rendre un hommage mérité aux pères de l’indépendance pour leurs sacrifices consentis pour la conquête de l’honneur et de la dignité. Cette fête, qui s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 22 septembre, est un moment de joie, de communion, de solidarité et surtout de fraternité entre les habitants de Banconi, a-t-il ajouté. Par ailleurs, il a exhorté les Maliens à avoir l’amour du pays et à aider les plus hautes autorités, surtout en ces moments difficiles. Quant à Mme Keita Mariame Kamissoko, présidente du Groupement pour l’Émancipation des Femmes de Banconi Zékenekorobougou « SIGUIDA HÈRE », elle a souligné qu’à travers cette belle initiative, l’association a tenu à mettre en lumière celles et ceux qui, souvent loin des projecteurs, œuvrent chaque jour avec abnégation pour le progrès, la solidarité et le bien-être de tous les habitants de la commune I du district de Bamako. Et d’ajouter que ces huit personnes honorées mènent au quotidien des actions concrètes pour renforcer la cohésion sociale, et cela à travers un investissement de tous les instants pour l’amélioration du cadre de vie. Ils sont un modèle d’engagement citoyen pour la jeune génération. Pour sa part, M. Cheick Coulibaly, président de la commission d’organisation, a souligné que ces hommes et ces femmes, souvent discrets mais essentiels au quotidien de la communauté, ont été choisis pour leur dévouement sans faille au service du développement de leur quartier, car leur engagement incarne l’essence même de la citoyenneté agissante. C’est une magnifique manière de dire merci à ces hommes d’action qui font avancer Banconi Zékenekorobougou pas à pas. Puissent ces distinctions inspirer d’autres initiatives citoyennes et rappeler que le développement de notre quartier repose avant tout sur l’union, l’effort et la générosité de ses enfants, a-t-il ajouté. En souhaitant la bienvenue aux invités, M. Sory Diallo, coordinateur des chefs de quartier de la commune I du district de Bamako, a précisé qu’à travers cette initiative, l’association « SIGUIDA HÈRE » a voulu saluer et encourager ces acteurs engagés pour le progrès, la solidarité et le bien-être de leur communauté. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de sa mission permanente de protection des consommateurs et de lutte contre la fraude, la Brigade Mobile d’Intervention (BMI) de Bamako a frappé un grand coup. Les éléments de la brigade ont saisi ce 19 septembre 2026 une impressionnante cargaison de 1,93 tonne de viandes de volailles, dans un véhicule de transport de type Sotrama destinée au marché local au niveau de Daresalam. Selon les sources douanières, la fouille du véhicule a permis de découvrir 193 cartons de viande fraîche de volaille d’origine étrangère, représentant un poids total de 1 930 kilogrammes, soit près de 2 tonnes de produits destinés à alimenter le marché. Face aux défis sécuritaires et sanitaires, ce type d’opération revêt une importance capitale, car la commercialisation de telles quantités de volailles hors des circuits légaux et sans respect de la chaîne du froid représente un danger immédiat pour la santé publique, risquant de provoquer des intoxications alimentaires graves. Cette opération met une nouvelle fois en lumière l’importance du renseignement douanier dans la détection des circuits de fraude. L’introduction clandestine de produits alimentaires, en dehors des procédures réglementaires de contrôle et d’autorisation, constitue en effet un enjeu à la fois économique, commercial et sanitaire. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mardi 22 septembre 2026, la place d’armes du Génie militaire a vibré au rythme de la célébration du 66ème anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance. Après avoir déposé une gerbe de fleurs au pied du monument de l’Indépendance à la mémoire des pères de la nation, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a présidé la traditionnelle cérémonie de prise d’armes. C’était en présence du Premier ministre, Chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga ; du président du Conseil national de transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick Diaw ; ainsi que des membres du gouvernement, des présidents des institutions de la République, des représentants du corps diplomatique accrédité au Mali, de la hiérarchie militaire et d’une foule en liesse. Commémorer l’accession du Mali à la souveraineté internationale, c’est avant tout honorer la mémoire des pères de l’indépendance et saluer le sacrifice des vaillantes forces armées ainsi que de l’ensemble du peuple malien. Cette année, les festivités revêtent une charge symbolique profonde : elles rappellent que, malgré les turbulences de l’histoire et les épreuves du moment, la flamme de la liberté et de la dignité demeure toijours Alors que le pays fait face à des défis sécuritaires, économiques et sociaux majeurs, le Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, dans une interview accordée à la presse, a tenu un message résolument tourné vers l’unité, la résilience et la responsabilité collective. Le Président de la Transition a rendu un vibrant hommage au président Modibo Keita et à ses compagnons pour avoir tracé le chemin de l’honneur et de la dignité. Il a souligné qu’après 66 ans d’indépendance, les mêmes défis persistent face aux ennemis du Mali qui cherchent à compromettre la cohésion sociale, le vivre-ensemble et la paix. « Toutes les adversités que nous traversons ont pour objectif de nous faire douter de nous-mêmes… de nous effrayer pour que nous puissions abandonner notre volonté de refonder le Mali. Le Mali n’a jamais reculé devant l’adversité », a-t-il martelé. Il a qualifié le terrorisme de « guerre par procuration et, de surcroît, le prolongement de l’impérialisme par d’autres moyens », réaffirmant la détermination des autorités : « Nous allons continuer les opérations militaires avec la plus grande détermination jusqu’à la pacification totale du Mali et de l’espace AES. » Le Chef de l’État a salué la résilience du peuple malien dans la dignité et son accompagnement constant. Il a félicité les Forces armées maliennes (Fama) ainsi que leurs partenaires (Africa Corps et la force unifiée de l’AES) pour les succès encourageants enregistrés sur le terrain contre les groupes armés terroristes. Il s’est incliné avec émotion devant la mémoire des militaires et des civils tombés pour la patrie, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’accession du Mali à la souveraineté internationale, le Chef de l’État a livré un discours à la Nation, dressant le bilan de l’an 5 de la Rectification de la Transition, entre fermeté sécuritaire, résultats économiques et appel à la réconciliation. D’emblée, le Président a salué la mémoire du président Modibo Keïta et rendu hommage aux vaillants soldats tombés au champ d’honneur, ainsi qu’aux victimes du terrorisme. Un hommage qui donne le ton d’une allocution centrée sur la souveraineté retrouvée et le sacrifice national. Une armée professionnelle face au terrorisme Sur le plan militaire, le Chef de l’État a réaffirmé la détermination de Bamako à intensifier la lutte contre les groupes armés terroristes, tout en se disant ouvert au dialogue entre Maliens. Il a mis en avant une armée malienne dotée d’équipements modernes et renforcée par la coopération avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ainsi qu’avec les partenaires internationaux. Une croissance portée par les mines Le discours a également mis en avant des indicateurs économiques jugés encourageants, avec une croissance du PIB de 5,6 % en 2025, attendue à 6,3 % en 2026. Le secteur minier occupe une place centrale dans cette dynamique, avec le passage annoncé d’une « logique de rente » à une « logique d’investissement ». Le Président a cité les premières retombées des fonds miniers dédiés au développement local ainsi qu’aux infrastructures énergétiques et hydrauliques, pour plusieurs dizaines de milliards de francs CFA. Le Gouvernement a par ailleurs fait état de progrès dans l’accès à l’électricité et à l’eau potable, ainsi que d’efforts visant à stabiliser les prix des denrées de première nécessité. 2026-2027, année de l’Éducation et de la Culture Le Chef de l’État a profité de cette occasion pour officialiser 2026-2027 comme « Année de l’Éducation et de la Culture », insistant sur la formation de la jeunesse et l’ancrage dans les valeurs culturelles maliennes. La réconciliation, fil conducteur Le Président est également revenu sur la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, saluée par l’ensemble du peuple malien, ainsi que sur la création, le 2 mars 2026, de l’Observatoire de la paix et de la réconciliation nationale. Il a lancé un appel à l’unité, invitant « tous ses enfants », de la diaspora comme de l’intérieur du pays, à participer à la construction nationale. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mardi 22 septembre 2026, le Mali commémore le 66e anniversaire de son accession à l’indépendance. Soixante-six ans jour pour jour après que le président Modibo Kéïta et ses compagnons ont proclamé officiellement la naissance de la République du Mali, mettant fin à la domination coloniale. Une date qui résonne cette année avec une force particulière, dans un pays qui a choisi de reprendre en main son destin, souverainement et fièrement. Plus qu’une simple date mémorable, c’est un vibrant hommage à l’histoire d’un peuple fier, digne et résilient, sous le leadership de Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, chef de l’État et chef suprême des Armées. Le Mali célèbre ses 66 ans de souveraineté et de résilience dans un contexte particulier, marqué par la rupture avec plusieurs partenariats historiques, l’assomption de choix diplomatiques audacieux et l’affirmation de sa volonté de décider de son avenir avec des alliés comme le Niger et le Burkina Faso dans le cadre de l’AES. Le défilé militaire prévu à cet effet dans les locaux du Génie militaire illustrera une fois de plus la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité maliennes. Un défilé qui est bien plus qu’un spectacle : c’est l’image d’un pays qui a décidé de tenir debout, quoi qu’il arrive, et de soutenir les FAMa. Aujourd’hui, alors que le Mali continue d’écrire les pages de son destin à travers des défis immenses, la célébration de cette fête nationale revêt une symbolique toute particulière. Elle incarne la fierté retrouvée d’un peuple uni autour de ses valeurs fondamentales, l’hommage appuyé rendu aux forces de défense et de sécurité, ainsi qu’à l’ensemble des citoyennes et citoyens dont le dévouement contribue à la paix et à la stabilité. Cet héritage précieux des pères de la Nation nous rappelle que l’unité nationale est notre bouclier le plus fort face aux tempêtes de l’histoire. Fêter le 22 septembre, c’est renouveler notre engagement citoyen pour la construction d’un Mali souverain, uni et prospère. C’est l’occasion de resserrer nos liens, de cultiver le vivre-ensemble et de puiser dans notre riche patrimoine culturel la force d’avancer. L’un des moments forts de cette commémoration sera surtout l’adresse tant attendue du président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, au peuple malien, pour tracer, encore une fois, la marche à suivre. Soixante-six ans. L’âge de la maturité, de l’expérience et de la sagesse. L’âge où l’on sait qui l’on est, ce que l’on vaut et ce que l’on veut. Bonne fête de l’Indépendance au peuple malien ! Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ramzan Kadyrov, dirigeant de la République de Tchétchénie et proche allié du président russe Vladimir Poutine, a été réélu pour un cinquième mandat à la tête de la région. Selon les résultats communiqués par la Commission électorale centrale russe après le dépouillement des bulletins, Kadyrov obtient 99,85 % des suffrages. Ses deux adversaires, Ismail Denilkhanov et Khalid Nakaev, recueillent chacun 0,05 %. Kadyrov dirige la Tchétchénie depuis 2007. Lors du scrutin de 2021, il avait obtenu officiellement 99,7 % des voix, contre 97,94 % en 2016. Cette élection intervient dans un contexte politique russe fortement contrôlé. Des observateurs internationaux et des organisations de défense des droits humains ont par le passé critiqué les conditions des élections en Tchétchénie, tandis que les autorités russes défendent la régularité du scrutin. Avec ce nouveau mandat, Ramzan Kadyrov reste donc à la tête de la Tchétchénie, près de vingt ans après son arrivée au pouvoir. RelaisMagazine Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce jeudi 17 septembre 2026, les travaux de la première session de la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Mopti se sont achevés. Cette session s’est soldée par 14 condamnations à des peines de réclusion ou d’emprisonnement, 2 acquittements prononcés en faveur des mis en cause et 3 renvois ordonnés pour la poursuite de l’instruction lors d’une prochaine audience. Cette session marque une étape importante dans le traitement des dossiers criminels par la juridiction de Mopti, contribuant ainsi à la lutte contre l’impunité et au renforcement de la justice dans la région. Selon le procureur général près le Tribunal de grande instance de Mopti, Seyba Lamine Koné, sur les douze affaires inscrites au rôle, neuf ont été jugées, aboutissant à quatorze condamnations. Les sanctions prononcées se répartissent comme suit : trois accusés condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité ou à vingt ans, six à la réclusion criminelle de dix ans, deux condamnés à cinq ans d’emprisonnement ferme et trois cas d’emprisonnement avec sursis. Cette première session de la chambre criminelle a également prononcé deux acquittements et trois renvois à une audience ultérieure, dont deux cas pour noncomparution des mis en cause et un cas pour composition irrégulière du tribunal. Pour le représentant du barreau, Maître Mahamadou Sidibé, cette première session s’inscrit dans la dynamique des réformes de la justice malienne, initiées par les plus hautes autorités du pays. C’est aussi une occasion offerte aux prévenus d’être fixés sur leur sort. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La traque a enfin payé, A.K âgé de 32 ans un faux médecin pratiquant des interventions chirurgicales dans des conditions sanitaires alarmantes a été arrêté par les enquêteurs du commissariat de police de Boulkassoumbougou dirigé par le Commissaire Principal de Police Adama FANÉ. Dans un local exigu, insalubre et totalement dépourvu des équipements médicaux réglementaires, ce « chirurgien de fortune » réalisait des opérations délicates, mettant gravement en péril la vie de ses clients. Cette interpellation fait suite à une plainte concernant une intervention chirurgicale qu’aurait subie une jeune fille à domicile, moyennant la somme de 90 000 francs CFA. Le mis en cause, A.K., âgé de 32 ans, a fait l’objet d’une perquisition à son domicile, au quartier Boulkassobougou, qui a permis la saisie de matériel médical, de médicaments et d’un cachet. Cette interpellation met en lumière les dangers persistants de la médecine de rue et de l’exercice illégal de la profession de santé. Mis à la disposition de la justice, il a été placé sous mandat de dépôt. Les investigations se poursuivent. Selon le Commissaire Principal de Police Adama FANÉ, cette opération traduit l’engagement des Forces de l’ordre dans la lutte contre les pratiques susceptibles de mettre en danger la vie et l’intégrité physique des populations, conformément aux orientations du Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général de Police Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Par ailleurs il invite la population à renforcer sa collaboration avec les Forces de l’ordre en signalant, au numéro vert 101 de la Police Nationale, tout comportement suspect ou toute information utile. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Mali rivalisera très bientôt avec les géants de l’intelligence artificielle. Ce lundi 21 septembre 2026 à Kati Sirakoro Niaré, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a officiellement inauguré le Centre d’Intelligence Artificielle et de Robotique du Mali (CIAR-Mali). Ce projet d’envergure, dont la première pierre avait été posée il y a exactement trois ans, marque un tournant historique pour la souveraineté numérique et le développement technologique de la nation. L’inauguration s’est déroulée en grande pompe à Kati Sirakoro Niaré. Cet événement majeur coïncide avec les festivités commémoratives du 66e anniversaire de l’indépendance nationale, symbolisant une volonté farouche d’émancipation intellectuelle et industrielle. Le CIAR-Mali a pour vocation de devenir un pôle d’excellence régional. Il vise à former la jeunesse malienne aux métiers d’avenir, à stimuler l’innovation locale et à développer des solutions technologiques adaptées aux réalités du continent. Qu’il s’agisse d’automatisation, d’analyse de données de masse ou de robotique appliquée, l’infrastructure ambitionne de propulser le Mali au premier rang de la révolution numérique africaine. La véritable prouesse de ce projet réside dans son modèle de réalisation, entièrement fondé sur les capacités nationales. Financé à 100 % sur les ressources propres de l’État malien, le complexe a été entièrement bâti par une entreprise locale. De plus, tout l’aménagement intérieur et le mobilier ont été confiés à des artisans maliens, illustrant le savoir-faire et la résilience du pays face aux défis contemporains. En dotant la patrie d’un tel outil, le gouvernement de transition ne se contente pas de suivre la tendance mondiale ; il s’assure que le Mali devienne un producteur de technologies et non un simple consommateur. Ce centre d’élite incarne désormais la vitrine d’une Afrique qui innove, se prend en charge et prépare activement sa souveraineté scientifique pour les décennies à venir. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 18 septembre 2026, dans la salle de délibérations du Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. À l’issue de l’examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte, procédé à des nominations et entendu des communications. Un projet de loi de Finances 2027 en hausse Au chapitre des mesures législatives et réglementaires, le Conseil des Ministres, sur le rapport du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, a adopté un projet de loi portant loi de Finances pour l’exercice 2027. Ce projet de loi est préparé en application de la Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances. Pour l’exercice 2027, les prévisions de recettes budgétaires s’élèvent à 3 866,635 milliards de francs CFA, contre 3 372,895 milliards de francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2026. Cela représente une augmentation de 493,740 milliards de francs CFA, soit une hausse de 14,64 %. Du côté des dépenses, les prévisions s’établissent à 4 462,646 milliards de francs CFA, contre 3 993,319 milliards de francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2026. Elles enregistrent ainsi une hausse de 469,326 milliards de francs CFA, correspondant à une progression de 11,75 %. Un déficit budgétaire en baisse Le Budget de l’État pour l’exercice 2027 présente un déficit de 596,011 milliards de francs CFA, contre 620,425 milliards de francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2026. Selon les chiffres présentés, le déficit budgétaire connaît ainsi une baisse de 24,414 milliards de francs CFA, soit une diminution de 3,93 %. L’adoption de ce projet de loi constitue l’une des principales décisions de la session ordinaire du Conseil des Ministres du 18 septembre 2026. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’aviation kényane est une fois de plus en deuil après le crash tragique d’un avion léger survenu le vendredi 18 septembre 2026 à Kipeto, dans le comté de Kajiado. L’accident a coûté la vie au jeune instructeur, le capitaine Alex Oluka, ainsi qu’à son élève-pilote. Cet incident malheureux est survenu dans le cadre d’un vol d’entraînement de routine. Il s’agit d’un Cessna 172N Skyhawk immatriculé 5Y-OBM, un appareil appartenant à la Kenya School of Flying, qui effectuait un vol d’instruction de routine. Parti de la base d’Orly Airpark, l’avion s’est retrouvé pris au piège dans un épais brouillard matinal qui enveloppait cette zone vallonnée, située à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Nairobi. Face à une visibilité devenue quasi nulle, le pilote a tenté un atterrissage d’urgence désespéré dans un champ sec. Malheureusement, la violence de l’impact a disloqué le fuselage de l’appareil. L’élève-pilote est décédé sur le coup, tandis que le capitaine Oluka a succombé à ses blessures lors de son transfert vers l’hôpital. Sur le site du crash, les riverains et les autorités locales ont souligné qu’une catastrophe encore plus lourde avait été évitée de près. L’appareil s’est écrasé à proximité immédiate de plusieurs écoles de la région, alors que de nombreux écoliers se trouvaient déjà sur le chemin des classes. L’émotion est particulièrement vive dans le village de Modding, d’où était originaire Alex Oluka. Diplômé avec mention de la même école d’aviation seulement trois semaines plus tôt, le 22 août, le jeune homme de 24 ans était célébré comme un modèle de réussite et le premier pilote de sa communauté. L’Aircraft Accident Investigation Department (AAID) a immédiatement ouvert une enquête technique. Les enquêteurs examinent actuellement les débris pour écarter toute défaillance mécanique préalable. Cet accident remet toutefois sous les projecteurs la sécurité des vols d’instruction au Kenya, l’école ayant déjà été confrontée à de graves incidents matériels et humains au cours de la dernière décennie. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La première édition de la Coupe Petro Bama Vacances Foot à Koulikoro a connu son dénouement ce dimanche au terrain EDC de Koulikoroba. Au terme d’une finale disputée dans une ambiance festive et devant un public fortement mobilisé, Koulikoroba 1 s’est imposé face à Koulikoroba 2 sur le score de 2 buts à 0, décrochant ainsi le trophée de cette première édition. On notait pour la circonstance, les autorités administratives et coutumières, les responsables de Petro Bama et représentants de la  famille Karagnara, les représentants des faîtières de la presse malienne et plusieurs invités. Organisée pour la première fois à Koulikoro, cette compétition, qui existe depuis 17 ans, a réuni 12 équipes représentant différents quartiers de la ville. La finale s’est déroulée sans incident, notamment grâce au dispositif de sécurité déployé pour l’occasion. Sur le terrain, Koulikoroba 1 a fait la différence en seconde période. Après avoir manqué un penalty avant la pause, l’équipe a ouvert le score quelques instants après la reprise grâce à son numéro 11. Quelques minutes plus tard, Ousmane Dembélé, dossard 10, a doublé la mise et permis à son équipe de s’adjuger définitivement le trophée. Au-delà du résultat sportif, cette première édition a suscité la satisfaction des deux parrains, Modibo Fofana et Ibrahim Baba Traoré. Présents aux côtés des organisateurs et des finalistes, ils ont salué la mobilisation de la jeunesse ainsi que les efforts consentis pour la réussite de la compétition. Les deux parrains se sont notamment réjouis des talents révélés au cours du tournoi et de l’engouement suscité par cette première expérience à Koulikoro. Pour eux, Petro Bama Vacances Foot constitue un cadre permettant de rassembler la jeunesse autour du football, de la cohésion et du fair-play. Au terme de cette édition, Modibo Fofana et Ibrahim Baba Traoré ont également affiché leur volonté de tirer les enseignements de cette première expérience afin d’améliorer davantage l’organisation et surtout la communication autour des prochaines éditions. L’objectif affiché est de donner encore plus de visibilité à la compétition et de renforcer la mobilisation du public et de la jeunesse. Cette volonté d’amélioration s’inscrit dans la perspective de pérenniser l’initiative à Koulikoro et d’en faire un rendez-vous sportif davantage connu et mobilisateur. À l’issue de la finale, plusieurs distinctions individuelles ont été décernées. El Hadji B. Sacko, de Koulikoroba 1, a été désigné meilleur buteur. Mohamed Cissé a reçu le titre de meilleur joueur, tandis que Sékouba Traoré, également de Koulikoroba 1, a été sacré meilleur gardien. Chacun des lauréats a reçu un trophée et une enveloppe de 25 000 FCFA. Koulikoroba 1, vainqueur de la compétition, a reçu un trophée et une enveloppe de 500 000 FCFA. Le finaliste, Koulikoroba 2, est reparti avec 250 000 FCFA. Le maire de Koulikoro s’est, pour sa part, réjoui de la bonne organisation de cette première édition et a salué cette dynamique en faveur de la promotion du sport dans la ville. Quelques heures avant la finale, les deux équipes avaient reçu officiellement leurs maillots en présence des parrains. Modibo Fofana avait remis celui de Koulikoroba 1, tandis qu’Ibrahim Baba Traoré avait remis le maillot de Koulikoroba 2 à Amadou Dembélé. Le président des journalistes sportifs, Mamadou Lamine Singaré, avait appelé les finalistes à privilégier la cohésion, le fair-play et le respect mutuel. Petro Bama Vacances Foot est habituellement organisé dans les localités où sont implantées les stations Petro Bama. Pour cette première édition à Koulikoro, une dérogation avait permis à la ville d’accueillir la compétition. Les parrains ont par ailleurs annoncé l’inauguration prochaine d’une station Petro Bama à Koulikoro. Selon eux, cette implantation devrait également contribuer à la création d’emplois, notamment au profit des jeunes. Avec le sacre de Koulikoroba 1, cette première édition s’achève ainsi sur une note sportive et festive. Pour les organisateurs et les parrains, le rendez-vous est désormais pris pour les prochaines éditions, avec la volonté affichée de renforcer encore l’organisation, la communication et la mobilisation autour de la compétition. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre a été l’objectif d’une séance de sensibilisation, samedi dernier, sur un terrain du quartier Mali, en Commune V du district de Bamako. Autorités administratives et coutumières, jeunes, parents, représentants communautaires et membres du Secrétariat permanent de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre se sont mobilisés autour d’un même objectif, celui de sensibiliser les populations à la déclaration et au dépôt volontaire des armes. Cette rencontre de sensibilisation intervient dans un contexte où la maîtrise de la circulation des armes constitue un enjeu important pour la sécurité, la paix et la cohésion sociale. À travers les échanges, les participants ont été invités à prendre conscience des risques liés à la détention et à la circulation incontrôlées des armes légères et de petit calibre. Prenant la parole, le Maire de la Commune V, Amadou Ouattara, a salué l’initiative du Secrétariat permanent de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre. Il a estimé que cette démarche contribue à renforcer la sécurisation des populations et la protection de l’environnement social. Le maire a également invité les responsables communautaires à poursuivre les actions de sensibilisation auprès des populations. Pour lui, la paix et la sécurisation passent notamment par la déclaration des armes et leur dépôt volontaire. « La paix et la sécurisation passent aussi par le dépôt volontaire des armes légères », a-t-il insisté, tout en réaffirmant sa disponibilité à accompagner toute initiative allant dans le sens de la paix, de la cohésion sociale et de la sécurité des populations. Le représentant du Secrétariat permanent de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre a, pour sa part, appelé à une synergie d’action entre les différents acteurs de la société. Il a souligné que la prolifération des armes légères et de petit calibre peut perturber la quiétude des populations et avoir des conséquences sur la paix, la sécurité et le vivre-ensemble. Il a ainsi exhorté les communautés à s’impliquer davantage dans les efforts visant à réduire la circulation des armes et à favoriser leur déclaration et leur dépôt volontaire. Les dozos appelés à déclarer leurs armes Le secrétaire général de la Confrérie nationale des dozos, également membre des dozos de la Commune V, a rappelé le rôle joué par cette communauté dans l’histoire de la Commune V. Il a, à son tour, lancé un appel en faveur du dépôt volontaire des armes légères et de petit calibre. S’adressant particulièrement à ses confrères, il les a invités à déclarer leurs armes afin de prévenir d’éventuelles conséquences liées à leur détention ou à leur utilisation. Le porte-parole des fabricants a également souligné la nécessité de renforcer le contrôle des armes afin de préserver la stabilité et la quiétude dans la Commune V. Pour les participants, la prévention de la prolifération des armes nécessite l’implication de tous les acteurs concernés. La rencontre a également accordé une place importante à la responsabilité familiale. Le procureur du Tribunal pour enfants a appelé les parents, particulièrement les chefs de famille, à davantage de vigilance dans l’éducation et l’encadrement des enfants. Il les a exhortés à veiller sur leurs enfants, à leur inculquer une bonne éducation et à les mettre à l’abri des vices et des comportements susceptibles de compromettre leur avenir. Selon lui, la quiétude dans la communauté ne peut être durable si les enfants ne bénéficient pas d’une éducation et d’un encadrement appropriés. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Près de neuf Maliennes sur dix sont excisées et sept filles de moins de 15 ans sur dix le sont déjà. Entre tradition, santé publique, droit et souveraineté, nos propres données nous obligent à regarder la réalité en face. Au Mali, certains débats deviennent si sensibles que le seul fait de les poser suffit parfois à provoquer la controverse. L’excision en fait partie. Pourtant, derrière les convictions, les héritages culturels, les discours militants et les crispations identitaires, une réalité demeure : des millions de Maliennes vivent dans leur corps les conséquences d’une décision prise, le plus souvent, lorsqu’elles étaient enfants. C’est précisément là que je situe ce débat : non pas dans une confrontation entre ceux qui seraient attachés à nos traditions et ceux qui voudraient les combattre, mais dans notre capacité, en tant que Maliens, à regarder lucidement ce que nos propres données nous disent de la santé et de l’avenir de nos filles. Selon l’Enquête démographique et de santé du Mali 2023-2024, 89 % des femmes âgées de 15 à 49 ans sont excisées. Plus préoccupant encore pour l’avenir : 70 % des filles de 0 à 14 ans sont déjà excisées. Et les analyses par âge de l’EDSM-VII ne permettent pas de conclure à une baisse nette de la pratique parmi les nouvelles générations. Un autre chiffre devrait nous interpeller : l’excision demeure très largement pratiquée par des exciseuses traditionnelles, qui ont réalisé l’acte chez 97 % des filles de 0 à 14 ans et 93 % des femmes de 15 à 49 ans excisées. L’EDSM-VII constate par ailleurs que la prévalence chez les femmes n’a pratiquement pas varié depuis plusieurs décennies. Autrement dit, malgré des années de sensibilisation, l’excision demeure profondément ancrée dans notre société. Ces chiffres m’interpellent moins par leur ampleur que par leur persistance. Ils nous obligent à reconnaître une évidence : après des décennies de sensibilisation, nous n’avons manifestement pas encore touché aux ressorts profonds qui entretiennent la pratique. Ce que les chiffres disent de nos résistances Les données les plus récentes permettent de mieux comprendre pourquoi le débat est si difficile. Selon l’EDSM-VII 2023-2024, 66 % des femmes et 53 % des hommes de 15 à 49 ans pensent que l’excision est exigée par la religion. Plus révélateur encore de la force de la norme sociale : 80 % des femmes et 72 % des hommes déclarent que la pratique doit continuer. L’EDSM-VII montre également que 86 % des femmes excisées souhaitent que la pratique continue, contre seulement 15 % des femmes non excisées ; de même, 71 % des femmes excisées considèrent l’excision comme une exigence religieuse, contre 16 % des femmes non excisées. Ces écarts montrent également une association très forte entre le fait d’être soi-même excisée et l’adhésion à la poursuite de la pratique. Nous ne sommes donc pas seulement confrontés à une pratique. Nous sommes face à une norme sociale encore largement soutenue, nourrie par des représentations religieuses, culturelles, familiales et identitaires profondément enracinées dans la société. C’est précisément pour cette raison que condamner les familles ou opposer brutalement « tradition » et « modernité » ne suffira pas. Beaucoup de parents qui font exciser leurs filles ne pensent pas leur faire du mal. Ils reproduisent ce qu’ils ont eux-mêmes reçu comme une obligation familiale, une condition d’intégration sociale, une prescription religieuse ou un marqueur d’identité. Il est temps d’avoir le courage d’affronter cette réalité Mais une pratique peut-elle être maintenue uniquement parce qu’elle est ancienne ? Il est vrai que notre histoire est précieuse et que nos traditions constituent une part essentielle de notre identité. Mais toutes les traditions ne sont pas immuables. Les sociétés africaines ont toujours transformé leurs pratiques lorsque les connaissances, les circonstances ou l’intérêt de leurs populations l’exigeaient. Préserver notre culture ne devrait jamais signifier renoncer à nous interroger sur ce qu’elle produit sur le corps et la santé de nos enfants. Mais pour discuter sereinement d’une tradition, encore faut-il savoir précisément de quel acte nous parlons. Or, sur ce point, une confusion revient constamment dans le débat malien : l’assimilation de l’excision à la circoncision masculine. L’excision n’est pas l’équivalent féminin de la circoncision Anatomiquement, les deux interventions ne sont pourtant pas équivalentes. La circoncision masculine consiste en l’ablation du prépuce, repli cutané recouvrant le gland. Les MGF recouvrent des interventions différentes pouvant, selon leur type, léser ou retirer des structures génitales féminines fonctionnelles, notamment le gland du clitoris et/ou les lèvres. Assimiler les deux interventions sans tenir compte de leur nature anatomique et de leurs conséquences médicales entretient donc une confusion. Le débat devrait donc sortir des analogies approximatives pour revenir à une question beaucoup plus concrète : quels bénéfices et quels risques ces interventions présentent-elles pour la santé ? C’est ici, à mon sens, que le débat doit changer de méthode. Aux convictions, opposons les faits ; aux affirmations, demandons des preuves. Et puisque certains contestent les données produites à l’extérieur, donnons à la recherche malienne les moyens d’établir elle-même ce que cette pratique fait réellement à la santé des Maliennes. Cette exigence de connaissance n’est pas théorique. Elle prend une résonance particulière au moment où la possibilité même d’enquêter sur les perceptions liées à l’excision vient de susciter une controverse au Mali. Quand une recherche sur l’excision est arrêtée, une question demeure Le 26 août 2026, le Comité national d’éthique pour la santé et les sciences de la vie (CNESS) a ordonné l’arrêt de l’étude POPEX consacrée aux opinions sur l’excision à Bamako. L’approbation éthique accordée le 6 juin 2026 a été annulée et les investigations, la collecte ainsi que le traitement des données ont été interrompus. Le motif rapporté est notamment la nécessité de ne pas heurter les « sensibilités locales et régionales » dans le contexte actuel. Cette décision ne permet toutefois pas de conclure à un refus de la recherche sur l’excision au Mali. Notre propre histoire scientifique montre le contraire. L’EDSM-VI de 2018 a consacré tout un chapitre à l’excision : prévalence, âge, types pratiqués, personnes ayant réalisé l’acte, mais aussi opinions et croyances vis-à-vis de l’excision. L’EDSM-VII 2023-2024 a, elle aussi, intégré les « Mutilations génitales féminines/Excisions » dans le questionnaire administré aux femmes. Voilà précisément le paradoxe. Si le sujet est suffisamment important pour être mesuré dans nos grandes enquêtes nationales, il doit pouvoir continuer à être étudié avec toute la rigueur scientifique et toutes les garanties éthiques nécessaires. Pour ma part, je refuse que nous soyons enfermés dans ce faux choix : accepter sans discuter ce qui nous vient de l’extérieur ou défendre sans interroger tout ce qui nous vient de la tradition. Le Mali souverain auquel nous aspirons doit pouvoir faire mieux : produire ses propres connaissances, interroger librement ses pratiques et décider en toute responsabilité de ce qu’il souhaite transmettre à ses enfants. La souveraineté doit aussi être une souveraineté scientifique Cela suppose de produire davantage de connaissances maliennes en donnant à nos gynécologues, sages-femmes, médecins, psychologues, sociologues, anthropologues, juristes, démographes, théologiens et chercheurs les moyens d’étudier la pratique dans nos propres réalités. Interrogeons les femmes qui l’ont vécue, les familles qui la défendent comme celles qui l’ont abandonnée, les exciseuses, les leaders religieux et communautaires et les professionnels de santé. Mesurons les complications immédiates et tardives, les conséquences obstétricales, sexuelles et psychologiques. Examinons aussi, sans les caricaturer, les arguments de ceux qui défendent la pratique. Puis laissons les preuves parler. Ceux qui attribuent à l’excision des bénéfices pour la santé doivent pouvoir en apporter la preuve. Les connaissances médicales disponibles établissent déjà que les MGF ne présentent aucun bénéfice sanitaire et qu’elles exposent les filles et les femmes à des risques immédiats et à long terme. À nous désormais de produire davantage de données maliennes sur la nature, la fréquence et l’ampleur de ses conséquences au sein de la population malienne. Nous n’avons pas besoin que l’Occident nous dise ce que l’excision fait au corps des Maliennes. Nous avons besoin de donner à la science malienne les moyens de l’établir, de le mesurer et de le publier. Mais produire la preuve ne suffit pas. Lorsque les connaissances disponibles mettent en jeu l’intégrité physique et la santé de l’enfant, la société doit également décider de la protection qu’elle lui accorde. C’est ici que la responsabilité du droit commence. Notre droit protège le corps humain, mais l’excision reste insuffisamment nommée Il faut reconnaitre que le débat est également juridique. Le Code pénal malien adopté en 2024 a renforcé la répression des atteintes à la personne. Son article 321-9 prévoit notamment des sanctions aggravées lorsque des violences ou blessures entraînent une mutilation, une amputation ou certaines infirmités. Cette protection ne relève d’ailleurs pas du seul droit pénal : le Code des personnes et de la famille de 2011 proclame le respect et l’inviolabilité du corps humain et encadre les atteintes à son intégrité. Le Code des personnes et de la famille fournit ainsi lui-même les éléments permettant de distinguer le respect dû à la coutume de la protection accordée à une pratique coutumière dommageable. Et son article 14 donne au juge le pouvoir de prescrire les mesures nécessaires pour empêcher ou faire cesser une atteinte illicite au corps humain. Il serait donc inexact d’affirmer que l’intégrité physique des filles maliennes se trouve dans un vide juridique absolu. Le principe de protection existe déjà mais ce qui manque encore, c’est la désignation explicite de l’acte. Mais une difficulté subsiste : l’excision n’est pas encore incriminée de manière autonome, explicite et spécifique, avec une définition claire des actes interdits, des responsabilités, des circonstances aggravantes, des obligations de protection et des sanctions correspondantes. Cette distinction est fondamentale et change la donne car lorsqu’une pratique touche une proportion aussi considérable de la population féminine et qu’elle est majoritairement réalisée sur des enfants, la précision de la norme juridique n’est pas accessoire, elle est une condition de sa compréhension et de son effectivité. Au bout du compte, derrière les controverses sur la tradition, la religion, la souveraineté, la science ou le droit, il y a une réalité que nous risquons de perdre de vue : celle de l’enfant sur laquelle l’acte est pratiqué. Revenons donc à elle. 70 % de nos filles. Et si nous regardions enfin les faits ? C’est 70 % des filles maliennes de 0 à 14 ans qui sont déjà excisées. Ce ne sont pas 70 % de statistiques. Ce sont nos filles. Nos petites-filles. Nos nièces. Nos élèves. Les futures femmes de ce pays. Et, pour beaucoup d’entre elles, la décision a été prise bien avant qu’elles aient l’âge ou le pouvoir de comprendre, d’accepter ou de refuser ce qui allait être fait à leur corps. La question n’est plus de choisir entre être « pour » ou « contre » notre culture. Elle n’est pas davantage de choisir entre l’Afrique et l’Occident. La vraie question est beaucoup plus explicite : que devons-nous conserver de nos traditions lorsque la santé, l’intégrité physique et l’avenir de nos enfants sont en jeu ? Le Mali doit pouvoir répondre à cette question par lui-même, avec sa culture, ses chercheurs, ses médecins, ses communautés, ses autorités religieuses, ses femmes et ses hommes. Mais il doit y répondre à partir des faits. Car lorsqu’une pratique concerne près de neuf femmes sur dix et sept filles sur dix, le silence n’est plus de la prudence. Il devient un choix. Et lorsque ce choix engage le corps et la santé de nos filles, nous devons avoir le courage d’en répondre devant elles. Par Fatoumata H. Traoré-Samaké : Juriste, consultante spécialisée en genre, développement et gouvernance Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national. Ce samedi 19 septembre 2026, les unités engagées dans le secteur de Dioura ont notamment mené de nouvelles frappes ciblées contre des positions ennemies résiduelles. Selon l’État-Major Général des Armées, ces frappes ont visé les positions situées aux abords de la garnison militaire ainsi que dans la périphérie de la ville. Elles ont infligé de lourdes pertes humaines et matérielles aux groupes terroristes et contribué à désorganiser leur dispositif. Parallèlement, une importante opération aéroterrestre, combinant des actions offensives et des rotations d’hélicoptères de transport, a permis l’évacuation de deux compagnies des FAMa ayant tenu la garnison de Dioura. L’État-Major Général des Armées salue la bravoure et la détermination des militaires engagés, ainsi que les efforts des unités mobilisées pour leur renforcement. Malgré des conditions opérationnelles difficiles, ces soldats ont, selon l’armée, fait preuve d’un engagement exemplaire. Des pertes dans les deux camps L’opération, qui a duré plus d’une semaine, a malheureusement été marquée par la perte de plusieurs frères d’armes tombés au champ d’honneur. L’armée fait également état de pertes importantes infligées aux assaillants, qu’elle identifie comme étant composés d’éléments du FLA, du JNIM et de combattants étrangers. L’État-Major Général des Armées présente ses condoléances aux familles des militaires tombés au cours de cette opération et rend hommage aux soldats qui poursuivent leur engagement pour la défense de la Patrie. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent également afin de ramener sains et saufs les camarades retenus en otage, précise le communiqué. Dans le même temps, les unités engagées poursuivent les opérations de surveillance et de reconnaissance dans l’ensemble du secteur. L’objectif est notamment d’évaluer avec précision les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de rechercher puis neutraliser les éventuelles menaces résiduelles. Ainsi, l’État-Major Général des Armées réaffirme la détermination des FAMa à poursuivre les actions de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Il appelle enfin les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 18 septembre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant loi de Finances pour l’exercice 2027. Le projet de loi de Finances pour l’exercice 2027 est préparé en application de la Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances. Les prévisions des recettes budgétaires pour l’exercice 2027 s’élèvent à 3 866,635 milliards de Francs CFA contre 3 372,895 milliards de Francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2026, soit une augmentation de 493,740 milliards de Francs CFA correspondant à une hausse de 14,64%. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l’exercice 2027 s’élèvent à 4 462,646 milliards de Francs CFA contre 3 993,319 milliards de Francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2026, soit une hausse de 469,326 milliards de Francs CFA correspondant à une progression de 11,75%. Le Budget de l’Etat 2027 présente un déficit de 596,011 milliards de Francs CFA contre 620,425 milliards de Francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2026, soit une baisse de 3,93%. 2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Politique nationale pénitentiaire du Mali et son Plan d’actions. Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 12 août 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Politique nationale pénitentiaire du Mali et son Plan d’actions 2026-2030. Cette politique a pour objectif de doter le Mali d’un document de référence et d’orientation en matière d’administration pénitentiaire dans le respect des normes nationales et internationales. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Chargé de mission : Monsieur Abdoul Razak MAIGA, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Chef de Cabinet : Monsieur Amadou MACINA, Juriste. – Chargés de mission : Monsieur Issiaka Sadou MAIGA, Inspecteur des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée ; Madame Namatou AROUBONCANA, Gestionnaire ; Monsieur Alfousseiny SIDIBE, Journaliste ; Monsieur Mahamane Amadou MAIGA, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Directeur général du Centre de Recherche et de Formation pour les Industries légères et textiles : Monsieur Zoumana TRAORE, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Conseiller technique : Madame Fafa FOFANA, Inspecteur des Services économiques. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Directeur général de l’Agence de l’Environnement et du Développement durable : Monsieur Mamadou GOUMANE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 1ère Edition du Grand Forum de la Jeunesse malienne, tenue du 5 au 6 septembre 2026, à Philadelphie aux EtatsUnis d’Amérique. Cette 1ère Edition, placée sous le thème : « Jeunesse malienne de la Diaspora : leadership, innovation, engagement citoyen et contribution au développement durable du Mali », a constitué un cadre de réflexion autour des enjeux liés à la contribution de la communauté malienne établie aux Etats-Unis d’Amérique. Au cours de cette édition, les participants ont échangé sur des thématiques relatives au rôle de la jeunesse malienne établie à l’extérieur dans la dynamique de développement du Mali, notamment à travers l’entrepreneuriat, le mentorat, la transformation numérique, le leadership et l’engagement citoyen. Les travaux ont été sanctionnés par l’adoption de la Déclaration de Philadelphie, par laquelle les participants ont exprimé leur engagement à mettre leurs compétences et leurs expertises au service du développement national. 2. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres du lancement de la Plateforme numérique dédiée au répertoire des compétences des Maliens établis à l’Extérieur, le 22 août 2026, à Washington aux Etats-Unis d’Amérique. Cette plateforme, conçue pour recenser et valoriser les compétences de la Diaspora malienne, est accessible à l’adresse www.malidiaspora.org. Au cours de la cérémonie de lancement, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a salué l’engagement et la mobilisation de la Diaspora malienne en faveur de la Nation ainsi que l’octroi de la distinction « Champion de la Diaspora » au Président de la Transition, Chef de l’Etat. Le lancement de cette plateforme vient renforcer les dispositifs déjà mis en place, notamment le programme TOKTEN, le Forum International de la Diaspora et la Cellule d’appui à la capitalisation de l’expertise de la Diaspora et ouvre également des perspectives de coopération et de mise en synergie des compétences des Diasporas du Mali, du Burkina et du Niger. 3. Le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 7ème Réunion du Dialogue entre les Agences de Coopération technique des pays membres de la Banque Islamique de Développement, tenue du 6 au 8 septembre 2026, au Caire en Egypte. La réunion a porté sur le renforcement de la coopération Sud-Sud et triangulaire, la réponse aux crises et la construction de partenariats durables et mutuellement bénéfiques. Elle a également mis l’accent sur le partage d’expériences, le transfert de compétences et la réalisation de projets concrets, notamment dans les domaines du capital humain, des infrastructures, de l’intelligence artificielle et de la Formation professionnelle. Dans son intervention à l’ouverture, le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a mis l’accent sur l’importance de l’entrepreneuriat, de la formation professionnelle et de l’insertion des jeunes dans la construction de la souveraineté économique du pays. Au cours des travaux, le ministre a également participé au Dialogue du Caire pour la réponse aux crises, consacré aux partenariats et aux meilleures pratiques et a présenté l’approche du Mali pour faire face aux défis sécuritaires, climatiques, énergétiques, alimentaires et économiques. 4. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres : a. de la célébration de la 31ème Edition du mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion, prévue du 1er au 31 octobre 2026. Cette 31ème Edition est placée sous le thème : « La solidarité, levier de promotion de la culture et de l’éducation citoyenne ». Le programme du mois s’articule autour de 4 semaines thématiques, à savoir : – la Semaine des Personnes âgées ; – la Semaine de la Femme et de l’Enfant ; – la Semaine des Personnes vivant avec un handicap ; – la Semaine de la Jeunesse, de l’Emploi et de l’Entrepreneuriat. b. de la situation épidémiologique du pays, marquée notamment par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 18 septembre 2026 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national Boîte de commentaires Facebook [...]
La chaîne d’information internationale France 24 a officiellement réagi aux lourdes sanctions prises par les autorités guinéennes. Dans une lettre officielle datée du 17 septembre 2026 et adressée à Son Excellence Mamadi Doumbouya, Président de la République de Guinée, Vanessa Burggraf, directrice de la chaîne, a tenu à présenter ses sincères excuses et à clarifier cet incident. La bourde télévisuel est survenu lors d’une diffusion en direct le mardi 14 septembre. Un journaliste de la chaîne a utilisé un qualificatif inexact pour désigner le chef de l’État guinéen, provoquant immédiatement la colère de Conakry et la suspension immédiate du média sur l’ensemble du territoire national par la Haute Autorité de la Communication (HAC). Dans sa correspondance, madame Burggraf reconnaît publiquement et entièrement cette faute. Elle assure que l’erreur a été corrigée sans délai sur leurs plateformes numériques ainsi qu’à l’antenne. Surtout, la direction souligne fermement que cette bévue était dépourvue de toute intention de manquer de respect envers les institutions guinéennes, la fonction présidentielle ou la personne du chef de l’État. Afin de prouver sa bonne foi, des mesures disciplinaires rapides ont été appliquées. Le journaliste concerné a été convoqué par sa direction, qui lui a rappelé la portée de la chaîne ainsi que l’obligation stricte de respecter les personnalités à l’antenne. Ce dernier a dû présenter ses excuses personnelles en direct, tandis que la rédaction entière a été rappelée à une plus grande vigilance pour la couverture de l’actualité guinéenne. La directrice conclut enfin sa missive en affirmant s’être conformée rapidement aux diverses exigences de la HAC. Faisant appel à la bienveillance du Président de la transition, elle sollicite solennellement un réexamen des mesures d’interdiction de diffusion, espérant que la réactivité de France 24 permettra d’apaiser ce différend. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le pouvoir de Niamey franchit une nouvelle étape dans sa lutte pour le maintien de la stabilité. Le 17 septembre 2026, le général Abdourahamane Tiani, chef de l’État nigérien, a officialisé, par décret, la déchéance provisoire de nationalité de cinq citoyens. Au cœur de cette liste figure Ouhoumoudou Mahamadou, ancien Premier ministre du président Mohamed Bazoum, accusé d’« intelligence avec des puissances étrangères ». Selon les informations rapportées par l’Agence nigérienne de presse (ANP), cette sanction repose sur un certain nombre d’allégations gravissimes. Les autorités de transition accusent notamment les mis en cause d’« intelligence avec des puissances étrangères » et d’avoir commis des actes de nature à troubler la sécurité et l’ordre publics. Outre l’ancien chef du gouvernement, la décision présidentielle vise également quatre autres citoyens : Amadou Chekaraou, souvent surnommé Ange Barou, Oumarou Moussa Ibrahim, Ousmane Abdoul Moumouni ainsi que Boubacar Seyni Souley. Le texte officiel dresse un vaste réquisitoire. Les accusations retenues vont de la diffamation par voie électronique et de la diffusion de données perturbatrices jusqu’à la participation à une entreprise concertée visant à démoraliser l’armée et la Nation. Ces actes sont considérés par Niamey comme une atteinte directe et manifeste à la sûreté de l’État. Sur le plan strictement juridique, cette procédure s’inscrit dans le cadre d’un arsenal sécuritaire récent. La mesure est activée en vertu de l’article 9 de l’ordonnance du 27 août 2024, telle que révisée le 7 octobre de la même année. Ce dispositif très spécifique a instauré la création d’un fichier national. Celui-ci permet au régime d’inscrire et de sanctionner lourdement les personnes, groupes ou entités soupçonnés d’implication dans des affaires terroristes ou des infractions compromettant les intérêts stratégiques du Niger. Avec cette nouvelle série de privations de citoyenneté, Tiani démontre sa volonté d’isoler juridiquement et politiquement les voix hostiles à la lutte antiterroriste. Le nombre total de personnes frappées par cette mesure d’exception s’élève aujourd’hui à vingt-cinq depuis la mise en place de ce mécanisme. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Coup de théâtre à quelques heures du show tant attendu. Le concert de Sidiki Diabaté, prévu ce vendredi 18 septembre à l’Accor Arena de Paris, a été reporté à la suite d’un malaise de l’artiste survenu lors des balances. Selon un communiqué de DMC RECORD, la structure chargée de l’organisation du concert de Sidiki Diabaté, alors que les équipes achevaient les préparatifs et les dernières balances avant le concert prévu ce vendredi soir à l’Accor Arena de Paris, l’artiste a été victime d’un malaise. Sidiki Diabaté a dû recevoir une prise en charge médicale immédiate. Dans ces conditions, le spectacle ne pouvait pas être assuré comme prévu. La priorité est désormais donnée à la santé et au rétablissement de l’artiste, précise DMC RECORD dans son communiqué. Par ailleurs, DMC RECORD souligne que les billets pour la date du 18 septembre restent valables pour la nouvelle date. Les modalités précises seront communiquées prochainement. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce jeudi 17 septembre 2026, aux premières heures de la journée, le jeune Moussa Keita a perdu la vie dans une attaque perpétrée par des individus armés non identifiés sur l’axe Mourdiah-Koira. La victime, Moussa Keita, exerçait la profession de chauffeur de tracteur agricole et était bien connue dans la zone pour assurer le transport de passagers et de marchandises à bord de son tricycle, communément appelé « Katakatani ». Selon les informations relayées par les médias locaux, les faits se sont déroulés aux alentours de 6 heures du matin, à la sortie du village de Koira. Alors qu’il retournait à Mourdiah à bord d’une moto Jakarta, il a été pris pour cible par des hommes armés non identifiés. Cette énième tragédie met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des axes secondaires et les risques permanents auxquels font face les travailleurs journaliers et les transporteurs artisanaux dans l’exercice de leurs activités quotidiennes pour subvenir aux besoins de leurs familles. Au-delà de la vive émotion suscitée auprès de ses proches et des habitants de la localité, cet incident relance l’urgence d’un renforcement de la sécurisation des axes routiers afin de protéger les populations civiles et de préserver la liberté de circulation. Une enquête aurait été ouverte par les autorités compétentes afin d’élucider les circonstances de ce drame. À noter que Koira est situé dans le cercle de Mourdiah, à environ 7 km de la ville, dans la région de Nara. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le chantier de la décentralisation franchit un cap significatif. Avec plus de 440 milliards de FCFA transférés aux collectivités territoriales en 2024, soit environ 20,32 % des recettes budgétaires de l’État, les pouvoirs publics affirment leur volonté de doter les territoires des moyens de leur propre développement. Ce montant qui illustre la ferme volonté manifeste des plus hautes autorités du pays de faire de la décentralisation, une réalité programmatique et budgétaire a été rendu public ce jeudi 17 septembre 2026, lors d’une réunion consacrée au transfert des compétences et des ressources aux Collectivités territoriales. Présidée par Monsieur Abdoulaye Mahamane conseiller technique, chargé de la Décentralisation au Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation., cette rencontre importante intervient dans un contexte où la consolidation de la décentralisation passe plus que jamais par une meilleure articulation entre les responsabilités confiées aux territoires et les moyens mis à leur disposition. Elle a regroupé les membres du Comité Technique de transfert des compétences et le comité est composé des 19 CADD, la DGCT, l’AMM et ARM. Cette rencontre importante intervient dans un contexte où la consolidation de la décentralisation passe plus que jamais par une meilleure articulation entre les responsabilités confiées aux territoires et les moyens mis à leur disposition. L’objectif affiché par les autorités à travers ce flux financier est double : rapprocher les centres de décision des administrés et donner aux élus locaux la latitude nécessaire pour répondre efficacement aux urgences quotidiennes des populations. En 2024, plus de 440 milliards de FCFA ont été transférés aux Collectivités territoriales, soit 20,32 % des recettes budgétaires de l’État. Au-delà du montant, c’est la question de l’effectivité du transfert qui était au centre des échanges. La réforme engagée en 2023, avec la nouvelle architecture des Collectivités territoriales, a ouvert une nouvelle étape dans ce processus. Elle impose également de revisiter les mécanismes qui accompagnent le transfert des compétences et des ressources. La rencontre de ce jeudi a ainsi permis de poser un regard sur les acquis, mais aussi sur les ajustements nécessaires pour renforcer le dispositif. L’enjeu est de parvenir à une correspondance plus étroite entre les compétences effectivement exercées et les ressources disponibles. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre des opérations de sécurisation des personnes et de leurs biens, initiées par la Direction régionale de la Police nationale de Sikasso, sous l’égide du Contrôleur principal de police Joseph DIAWARA, le Commissariat de police du 2ᵉ arrondissement de Sikasso, dirigé par le Commissaire de police Mohamed DIAKITÉ, a procédé, du lundi 31 août au vendredi 11 septembre 2026, à l’interpellation de quatre (04) individus présumés membres d’un réseau impliqué dans des braquages, des vols qualifiés et un assassinat. Les investigations, menées à la suite de plusieurs plaintes, ont permis d’établir que ces présumés malfaiteurs seraient impliqués dans quatorze (14) braquages commis entre février et septembre 2026. Ces actes auraient notamment ciblé des magasins, des marchés et des stations-service, pour un préjudice estimé à plus de 30 millions de francs CFA. Le groupe serait également impliqué dans l’assassinat du coordinateur d’une station-service, survenu le 3 mars 2026 dans le quartier de Bougoula-Hameau. Le premier suspect, M. T., dit « Bouskapé », âgé de 20 ans, a été interpellé au quartier de Sanoubougou en possession d’une arme à feu de fabrication artisanale. Les informations recueillies lors de son interrogatoire ont permis l’interpellation de trois autres suspects : S. T., âgé de 26 ans, M. T., dit « Koh », âgé de 37 ans, et Y. S. T., dit « Jamaïcain », âgé de 24 ans. Les perquisitions ont permis de saisir un pistolet automatique de fabrication artisanale et trois (03) motos, dont deux (02) Djakarta et un (01) tricycle de grosse cylindrée. Les quatre suspects ont été mis à la disposition de la justice et placés sous mandat de dépôt. Les enquêtes se poursuivent. Le Commissaire a salué le professionnalisme de ses équipes ainsi que la bonne collaboration entre les différentes unités d’enquête de Sikasso. Il a invité la population à renforcer sa collaboration avec les forces de sécurité en signalant tout comportement suspect au 101, numéro vert de la Police nationale. Cette opération traduit l’engagement de la Police nationale dans la lutte contre la criminalité, conformément aux orientations du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général de police Youssouf KONÉ, avec le soutien du ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Le front social s’apaise à la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT). Après des échanges ayant abouti à un procès-verbal de conciliation le 15 septembre 2026, la Section Syndicale Filière Coton (SSFC) a décidé de lever son mot d’ordre de grève de 72 heures qui devait se tenir du mercredi 23 au vendredi 25 septembre 2026. Dans une correspondance datée du 16 septembre 2026 et adressée au Président-Directeur Général de la CMDT, le Secrétaire Général de la Section Syndicale Filière Coton annonce officiellement la levée du préavis de grève déposé le 7 septembre 2026. Cette décision intervient à la suite des engagements formels pris par la Direction générale de la CMDT et du procès-verbal de conciliation signé le 15 septembre 2026. La Section Syndicale Filière Coton indique ainsi avoir décidé de « lever le mot d’ordre de grève à compter de ce jour ». Au cœur des discussions figurait notamment la mise en application de l’Accord d’Établissement signé le 16 juillet 2024 entre la Direction générale et la Section Syndicale Filière Coton, puis enregistré au Tribunal du Travail de Bamako le 6 février 2025. Dans une décision relative à la mise en application de cet accord, la Direction générale rappelle également le protocole d’accord signé le 17 octobre 2025 entre la CMDT et la Section Syndicale Filière Coton. Elle précise que l’Accord d’Établissement de juillet 2024 est désormais mis en application conformément aux dispositions dudit protocole. Le Directeur des Ressources Humaines de la CMDT est chargé de veiller à l’application des dispositions de l’Accord d’Établissement. En levant leur mot d’ordre, les responsables syndicaux ont salué la mobilisation des travailleurs ainsi que la détermination des adhérents. Ils annoncent toutefois rester mobilisés afin d’assurer le suivi de l’application effective des accords convenus avec la Direction générale. La Section Syndicale Filière Coton a également exprimé ses remerciements aux travailleurs pour leur mobilisation, aux faîtières syndicales, notamment SYNAPRO et l’UNTM, ainsi qu’à l’État du Mali, à travers la Direction Nationale du Travail, pour les efforts consentis dans le processus de conciliation. Cette issue permet ainsi d’écarter la perspective d’une grève de 72 heures annoncée pour la période du 23 au 25 septembre et ouvre la voie à la poursuite du dialogue entre la Direction générale de la CMDT et les représentants des travailleurs en vue de préserver les acquis et unir les forces pour relever les défis. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce 14 septembre 2026, la méga-raffinerie d’Aliko Dangote a officiellement ouvert ses portes aux grand public de tout le continent. Proposée à 525 nairas l’action dont moins de 2500 Francs CFA (avec un minimum d’achat de 10 actions), cette introduction en Bourse (IPO) promet d’ouvrir le capital d’un monstre industriel jusqu’au 13 octobre 2026. Pour comprendre l’ampleur du projet, il faut remonter à sa genèse ; lancé il y a plus de dix ans à Lekki, ce complexe de 20 milliards de dollars a pour ambition de libérer l’Afrique de sa dépendance aux importations de carburant. Mais derrière le rêve d’un actionnariat populaire se cachent des réalités financières bien plus sombres pour l’investisseur malien. Pour un épargnant à Bamako, le premier danger est monétaire. Bien que l’achat s’effectue initialement en Francs CFA, les actions acquises restent libellées en Nairas nigérians. Or, la devise nigériane subit une instabilité chronique et des dévaluations massives. Si le cours de l’action stagne à Lagos alors que le Naira plonge face au Franc CFA, l’épargnant malien subira une perte sèche de pouvoir d’achat lors du rapatriement de ses fonds. La communication officielle a largement alimenté l’espoir de dividendes versés en dollars américains pour séduire hors des frontières du Nigeria. En réalité, la Banque centrale du Nigeria (CBN) maintient un contrôle des changes d’une rigidité extrême. Obtenir les autorisations pour convertir et faire sortir des devises étrangères vers la zone UEMOA relève du parcours du combattant. Le risque de voir ses gains bloqués en Nairas au Nigeria est particulièrement élevé. Aliko Dangote l’a concédé, la levée de fonds actuelle (estimée à 1,6 milliard de dollars) reste dérisoire face aux besoins de l’entreprise. Le groupe prévoit un plan d’expansion titanesque de 14,3 milliards de dollars d’ici 2029 et croule sous les dettes bancaires. Dans l’ordre des priorités, le remboursement des créanciers institutionnels passera toujours avant la rémunération des petits actionnaires maliens. Enfin, contrairement aux multinationales diversifiées qui répartissent leurs usines dans plusieurs pays pour réduire leurs risques, toute la valeur de la raffinerie Dangoté est concentrée en un seul et unique point géographique ; le complexe de Lekki, près de Lagos. Pour l’investisseur malien, cela signifie qu’en achetant cette action, il lie à 100 % la sécurité de son capital à l’intégrité physique de cette infrastructure de 2 600 hectares. Si un incident technique majeur, une faille de sécurité, ou une catastrophe naturelle venait à paralyser le site, c’est l’ensemble de l’activité de l’entreprise qui s’arrêterait, entraînant une chute immédiate et brutale du cours de l’action en Bourse. Pour le public malien, l’enthousiasme doit donc impérativement céder la place à la prudence. Placer ses économies dans ce géant pétrolier revient à accepter un triple pari ; sur la stabilité politique du Nigeria, sur la résilience d’une monnaie locale en crise et sur la bonne foi d’intermédiaires financiers numériques qui facilitent l’achat de vos actions. Face à de telles incertitudes, la règle d’or de la finance s’impose avec force ; cette opportunité historique ne doit en aucun cas devenir le pilier de votre épargne, mais rester un investissement spéculatif ultra-minoritaire. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la sécurisation des personnes et de leurs biens, le Commissariat de police de la ville de Kita, dirigé par le Commissaire de police Salihou Mohamed DOUMBIA, a procédé, le mardi 11 août 2026, à l’interpellation de cinq individus suspectés d’être membres d’un réseau impliqué dans des faits de vol, d’agression et de recel à Kita et dans ses environs. Cette opération fait suite à une plainte pour agression, au cours de laquelle le sac d’une victime, contenant trois (03) téléphones portables et la somme de 52 500 F CFA, avait été arraché sur l’axe Damana-Sangarabougou. Plusieurs cas similaires avaient également été signalés sur le même axe, notamment au niveau de la forêt classée de Kayaba. Les investigations menées par la Brigade de recherches ont permis d’interpeller, à Doumba-Courani, B. C., âgé de 26 ans, présumé principal auteur de plusieurs agressions. Deux téléphones, dont un iPhone 13 Pro Max appartenant à la victime, ont été retrouvés en sa possession. La poursuite des recherches a conduit à l’interpellation de quatre autres individus : A. A. O., âgé de 36 ans, C. K., âgé de 19 ans, F. D., âgé de 40 ans, et S. K., âgé de 19 ans, dont une dame, soupçonnés de complicité et de recel. Quatre autres téléphones portables ont également été saisis. Les cinq suspects ont été mis à la disposition de la justice, puis placés sous mandat de dépôt. Les enquêtes se poursuivent. Le Commissaire chargé de la ville de Kita, suivant les instructions de sa hiérarchie, a salué le travail de ses équipes et invité la population à renforcer sa collaboration avec les Forces de l’ordre en signalant, au numéro vert 101 de la Police nationale, tout comportement suspect. Cette opération traduit l’engagement constant des Forces de l’ordre dans la lutte contre la délinquance, conformément aux orientations du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général de police Youssouf KONÉ, avec le soutien du ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la protection des populations et de leurs biens, les Forces armées maliennes (FAMa), engagées dans leurs missions régaliennes, poursuivent leurs opérations de lutte contre le terrorisme dans le cadre de l’opération Dougoukoloko. Ce jeudi 17 septembre 2026, l’État-Major Général des Armées a publié un communiqué pour informer l’opinion nationale de la poursuite des opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national par les FAMa, appuyées par leurs partenaires. Selon le communiqué, le mercredi 16 septembre 2026, les unités engagées contre les assaillants dans la zone de Dioura ont repéré, au nord-est de Guélédié, dans la région de Mopti, des éléments terroristes dissimulés sous le couvert végétal. Ce groupe, qui disposait de matériels de guerre et de moyens de communication satellitaire, a été neutralisé et ses équipements détruits, après confirmation des renseignements et évaluation de la situation. Le même jour, à Kidal et dans ses environs, plusieurs points de repli abritant des éléments terroristes ainsi que des matériels de guerre ont été identifiés et traités avec succès. Le communiqué rapporte également que, le jeudi 17 septembre, les opérations se sont poursuivies dans le secteur de Dioura. Au sud-ouest de la ville, un autre groupe terroriste a été localisé. La position a été frappée avec précision, après regroupement et confirmation des renseignements. Dans le même temps, à l’intérieur et aux abords de la ville, plusieurs points de retranchement abritant des éléments terroristes, des moyens logistiques et des matériels de guerre ont également fait l’objet de frappes ciblées. L’État-Major Général des Armées réaffirme la détermination des Forces armées maliennes (FAMa) à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, avec rigueur, professionnalisme et engagement. Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Un soleil est sorti de terre et ne cesse d’attirer à travers ses rayons. Nous sommes le 17 septembre et Tafouk TV reçoit le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, dans le cadre d’une visite de ses locaux. Une visite pendant laquelle il a salué le rôle de ce nouveau bijou dans la communication au sein de la confédération. Cette visite intervient juste après le lancement des programmes, il y a quelques jours, de la chaîne. La satisfaction était au rendez-vous. Après avoir été guidé par monsieur Salif Sanogo, directeur général de Tafouk TV, le ministre Diop n’a pas manqué de saluer les installations découvertes. À cet effet, il a rappelé aux différents responsables l’importance stratégique de cette télé dans un contexte marqué par la manipulation de l’information et la désinformation. Conscient de la valeur de cette chaîne, le chef de la diplomatie malienne a félicité les hautes autorités des trois pays pour leur vision. Pour le ministre, cette nouvelle télévision doit être un modèle de fiabilité informationnelle pour les populations. Face aux récits biaisés de certains médias étrangers, elle doit être capable de porter les propres récits de l’AES et de lutter contre la désinformation. Dans un moment où le Mali célèbre la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE), Abdoulaye Diop a invité la chaîne du soleil levant à être un contributeur pour la promotion de la paix et de la cohésion. Cette visite ministérielle traduit une fierté et affiche le symbole d’une reconnaissance absolue aux réalisations posées par les dirigeants de l’AES. Elle marque également l’attachement du gouvernement aux principes de souveraineté sous toutes ses formes. Face à la cabale médiatique étrangère contre les États de l’AES, Tafouk TV intervient comme un bouclier au premier plan pour défendre les intérêts de l’AES. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Confronté à la surpopulation de ses établissements pénitentiaires, le Mali explore de nouvelles alternatives à l’incarcération. Le pays s’apprête à introduire le bracelet électronique, emboîtant ainsi le pas au Sénégal, selon une note publiée par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. Dans cette perspective, une délégation du ministère a effectué une mission de travail au Sénégal du 31 août au 8 septembre 2026. Conduite par le Général Sou Daou, Directeur général de l’Administration pénitentiaire (DGAP), elle comprenait notamment Moussa Kissima Traoré, Directeur des Finances et du Matériel (DFM), ainsi que Banzani Dembélé, Directeur de la Cellule de Planification et de la Statistique (CPS). L’objectif principal de cette mission consistait à s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière de surveillance électronique et de port du bracelet. Cette démarche intervient alors que le nouveau Code pénal malien intègre désormais l’usage de ce dispositif. Pour les responsables maliens, cette immersion au Sénégal a permis de mieux appréhender les mécanismes nécessaires au fonctionnement d’un tel système et d’observer les interactions entre les différents acteurs de la chaîne pénale. Une alternative à l’incarcération Appelé à constituer une alternative à la détention classique, le bracelet électronique permettra à certaines personnes condamnées éligibles à un aménagement de peine de purger leur condamnation hors du milieu carcéral, sous réserve du respect strict des conditions fixées par l’autorité judiciaire. Pour les autorités maliennes, l’enjeu est double : Réduire la pression sur les infrastructures pénitentiaires en désengorgeant les prisons, garantir l’exécution et le suivi rigoureux des décisions judiciaires. Réinsertion et exigences techniques Au-delà de la décongestion des prisons, ce dispositif vise à limiter les effets désocialisant de la détention sur les parcours familiaux et professionnels des personnes concernées, favorisant ainsi leur réinsertion. Toutefois, les autorités en ont conscience : l’enjeu ne se limite pas à l’acquisition d’un outil technique. Le déploiement du bracelet électronique suppose la mise en place d’un cadre solide permettant d’assurer : Le suivi judiciaire continu, le contrôle des obligations imposées aux bénéficiaires, la coordination efficace entre toutes les structures compétentes. Cette réforme traduit la volonté politique de faire évoluer la politique pénale du Mali vers une utilisation plus diversifiée des mesures d’exécution des peines, apportant une réponse adaptée aux défis sécuritaires, judiciaires et humanitaires du système carcéral. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Face à l’évolution des menaces sécuritaires, la montée en puissance des forces armées s’accélère. Le Bataillon autonome des Forces spéciales et des Centres d’aguerrissement (BAFS-CA) a officiellement inauguré ce mardi 15 septembre 2026, son nouvel État-major stratégique. Placée sous la présidence du Président de la Transition, Chef de l’État et Chef Suprême des Armées, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, cette infrastructure moderne marque un tournant décisif dans la coordination et la conduite des opérations antiterroristes. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye MAÏGA, du Président du Conseil national de transition, le Général de corps d’armée Malick DIAW, du ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar DIARRA, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement, des Présidents d’Institutions et des représentants du corps diplomatique. Construit sur une superficie d’environ 15 hectares et financé sur le Budget national, selon les standards internationaux, ce nouveau quartier général dote le Bataillon autonome des Forces spéciales et des Centres d’aguerrissement d’un outil de commandement à la hauteur des enjeux actuels. À travers cette réalisation, le commandement militaire démontre sa volonté constante de moderniser l’appareil sécuritaire. Le BAFS-CA confirme ainsi son rôle central dans la stratégie globale de défense et de sécurisation du territoire, offrant à ses éléments les meilleures conditions pour accomplir leurs missions de haute intensité. L’inauguration de cet État-major traduit également la volonté des autorités de la Transition de doter les FAMa d’infrastructures modernes, fonctionnelles et adaptées aux exigences de leurs missions. Elle illustre également l’importance accordée à la préparation opérationnelle, à la formation spécialisée et à l’amélioration des conditions de travail des personnels militaires Selon le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar DIARRA, cette réalisation répond à un double objectif : améliorer les conditions de vie et de travail des personnels et renforcer la préparation opérationnelle des unités spécialisées. Le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants a ensuite remis les étendards aux commandants du BAFS-CA et de la Force antiterroriste Dans son intervention, le Chef d’État-major Général des Armées, le Général de division Élisé Jean DAO, a salué l’engagement des plus hautes autorités en faveur de la modernisation de l’outil de défense. Il a souligné l’importance de la formation, de la préparation opérationnelle et de l’aguerrissement des personnels militaires pour renforcer durablement l’efficacité des Forces armées. Par ailleurs Il a également rappelé l’engagement des Forces armées à poursuivre les efforts en faveur du retour des compagnons d’armes retenus en otage auprès de leurs familles. A noter que, la cérémonie a été ponctuée par la remise des insignes COS aux opérateurs par le commandant du BAFS-CA, suivie d’une projection vidéo consacrée aux missions du COS, composé du BAFS-CA, de la Force antiterroriste (FAT), du Groupement de reconnaissance et d’intervention (GRI) et de la Force spéciale Air. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
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