SOCIETE
Les produits défrisants pour cheveux semblent devenir selon de nombreuses femmes, un moyen incontournable pour se rendre plus belles et séduisantes. Même si ces produits aident à être attrayantes, ils ne sont pas sans conséquences notamment sur les cheveux. Ces défrisants sont des produits chimiques conçus pour modifier de façon irréversible la structure naturelle des cheveux crépus, frisés ou bouclés afin de les rendre plus lisses. Selon les spécialistes, ils agissent en brisant les liaisons internes du cheveu et fragilisent la fibre capillaire. Deux grande types de défrisants sont identifiées. La première catégorie concerne les défrisants avec soude (alcalin) qui sont très efficaces pour les cheveux crépus, mais qui sont plus agressifs pour le cuir chevelu. Les défrisants sans soude arrivent en deuxième position. Ils sont souvent formulés à base de calcium ou de guanidine. Cette type est recommandée pour les cuirs chevelus sensibles. Du coté des femmes, l’utilisation de ces produits divise aujourd’hui. Pour certaines, ils donnent une autre texture aux cheveux et les rendent plus beaux. D’autres par contre trouvent que ces produits sont dangereux. En témoigne Masan DIARRA ménagère, qui se défrisait les cheveux pour ne pas tresser ses cheveux, a fini par arrêter, il y a plus de 15 ans de cela. Selon elle, le défrisage qui n’est pas sans conséquence, exige du courage. « Une fois que les cheveux sont défrisés, il faut appliquer de la pommade chaque jour pour le maintien des cheveux. Je n’avais pas le courage de faire cet entretien au quotidien. Raison pour laquelle j’ai arrêté le défrisage », précise-t-elle. Pour l’esthéticienne Fatoumata NIARE, d’autres solutions existent pour défriser les cheveux sans utiliser les produits chimiques. D’ailleurs beaucoup de clients se tournent vers ces solutions. « Nous recevons des clientes qui viennent se défriser. Mais elles utilisent ces produits avec soin en faisant de telle sorte qu’ils n’agressent pas leur chevelure. Intelligemment, elles utilisent le champoing et d’autres produits tout juste après l’agissement du défrisant » déclare-t-elle. MaÏmouna CISSE précise qu’elle défrisait ses cheveux chaque deux mois. Malheureusement, témoigne-t-elle, au bout d’un mois seulement « mes cheveux commençaient à perdre la texture lisse ». Elle nous confie qu’en 2020-2021, elle a remarqué que ses cheveux ne résistaient plus aux tresses et dépensait beaucoup d’argent dans les défrisants. Forte de ces constats, elle a décidé d’arrêter. « J’ai même été obligée de couper mes cheveux pour qu’elles reviennent à la texture naturelle rapidement », a-t-elle ajouté. Si le défrisage reste un standard de beauté et une pratique très répandue, l’utilisation judicieuse s’impose. Et cela, pour préserver la santé des cheveux. Car, il se trouve que beaucoup de femmes utilisent les produits défrisants sans pourtant connaitre le type de défrisant correspondant à leurs cheveux. Mais aussi elles ne maitrisent pas les consignes d’utilisations en termes de dosage et la durée d’agissement. Chose qui peut exposer les cheveux à des sérieux dangers. Parmi lesquels les brûlures du cuir chevelu, les irritations, les démangeaisons et le pellicules. Plus grave encore, l’utilisation quotidienne et non maitrisée peut aller jusqu’à entrainer l’alopécie. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
La commune de Mahina, dans le cercle de Bafoulabé, est plongée dans la consternation. Porté disparu à la suite du chavirement d’une pirogue survenu ce samedi 18 juillet 2026 dans les eaux du fleuve Bakoye, Djoukou Sissoko, dit « Babel », a été retrouvé mort ce dimanche 19 juillet 2026, non loin du lieu du drame. Cette découverte tragique met fin à d’intenses recherches menées pendant près de 24 heures par les populations locales, avec l’appui des proches et des volontaires mobilisés pour tenter de le retrouver vivant. Dès l’annonce de l’accident, un vaste élan de solidarité s’est spontanément organisé. Parents, voisins et habitants de la localité se sont mobilisés aux côtés des autorités afin de ratisser la zone à la recherche du disparu. Durant toute une journée, les recherches se sont poursuivies avec tous les moyens disponibles, dans l’espoir d’une issue heureuse. Mais cet espoir a finalement laissé place à la douleur lorsque les équipes de recherche ont retrouvé le corps sans vie du jeune homme. Dans une profonde émotion, la famille et l’ensemble de la communauté de Kalé pleurent aujourd’hui la disparition de Djoukou Sissoko, un jeune homme dont le courage avait marqué les témoins du drame. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la lutte contre la criminalité et la délinquance sous toutes leurs formes, les enquêteurs du commissariat de police de Yirimadio ont élucidé deux affaires majeures. Sous la houlette du Commissaire principal Modibo K. Diarra, ces opérations illustrent une fois de plus la détermination de la Police nationale à assurer la sécurité des populations et à mettre fin aux agissements d’individus impliqués dans des actes de violence. La première affaire concerne le nommé Y.D., âgé de 36 ans, interpellé pour coups et blessures volontaires, menaces de mort et détention illégale d’une arme à feu. Selon la plainte déposée par la victime, le suspect l’aurait violemment agressée à l’aide d’un bâton à la suite d’une dispute, après l’avoir déjà menacée avec une arme à feu quelques mois auparavant. Une perquisition effectuée à son domicile a permis aux enquêteurs de saisir l’arme en question, détenue sans autorisation légale. La seconde intervention fait suite à la découverte du corps sans vie du nommé I.K., âgé de 42 ans, dans le quartier de Sabalibougou Courani. Les investigations menées par la brigade de recherches ont rapidement conduit à l’interpellation de son épouse, la nommée B.F., âgée de 32 ans. Cette dernière est fortement suspectée d’avoir porté des coups mortels à son mari à l’aide d’un pilon et d’une machette, au cours d’une violente dispute conjugale. Selon le Commissaire principal Modibo K. Diarra, ces interpellations traduisent la mise en œuvre rigoureuse des directives du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général de police Youssouf Koné, sous l’impulsion du ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Saluant la réactivité et le professionnalisme de ses hommes, le chef du commissariat de Yirimadio a réitéré son appel à la vigilance collective. Il exhorte la population à poursuivre et à renforcer sa collaboration avec les forces de l’ordre en signalant tout acte ou comportement suspect. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Présenté en avant-première, le documentaire « Le Mali, un passé glorieux, un futur d’espérance » dépasse le simple récit de la crise. Sous la présidence du Directeur du Centre National de la Cinématographie du Mali (CNCM), la projection s’́est tenue ce vendredi 17 juillet 2026 au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba. À travers des témoignages poignants et des analyses d’acteurs de divers horizons, le réalisateur N’Golo Diarra invite les Maliens à renouer avec le dialogue, le pardon et le vivre-ensemble pour reconstruire une nation unie et prospère.   Pendant 76 minutes, N’Golo Diarra entraîne le spectateur au cœur des réalités vécues par des milliers de Maliens touchés par la crise. Les témoignages de personnes déplacées internes, de réfugiés, de femmes, de jeunes, d’enseignants, de leaders communautaires et d’acteurs de la société civile, le documentaire met des visages sur des chiffres qui traduisent l’ampleur du drame humain. Plus de 400 000 personnes vivent aujourd’hui en déplacement à l’intérieur du pays, tandis que plus de 164 000 autres ont trouvé refuge hors des frontières, souvent dans des conditions extrêmement précaires. Le film rappelle que les femmes et les enfants sont parmi les premières victimes des conflits. Veuves, orphelins, élèves déscolarisés ou contraints d’abandonner leurs études pour soutenir leur famille, ils portent les stigmates d’une crise qui bouleverse les destins. Pourtant, au milieu des épreuves, le documentaire révèle aussi la force de la solidarité malienne. Des écoles accueillent des centaines d’enfants déplacés, des familles ouvrent leurs portes à ceux qui ont tout perdu et des organisations accompagnent les populations à travers des formations, des activités génératrices de revenus, des appuis matériels et des initiatives favorisant leur autonomie. À travers les analyses d’universitaires, d’anciens responsables politiques, de membres du Conseil national de Transition, de défenseurs des droits humains, d’autorités traditionnelles et de représentants de la société civile, une conviction se dégage : la reconstruction du Mali passe nécessairement par le dialogue, la justice et la réconciliation. Plusieurs intervenants insistent sur la nécessité de « panser les plaies », de savoir demander pardon, d’accepter le pardon de l’autre et de replacer l’intérêt de la patrie au-dessus des divisions. Car, au-delà des différences, tous partagent une même identité : celle d’être Maliens. Parmi les interventions saluées lors de la projection, celle de M Seydou Togola, Directeur de l’ONG canadienne Terre sans Frontières au Mali, a particulièrement retenu l’attention. Il a estimé que ce documentaire retrace avec authenticité les réalités de la crise, la diversité des communautés maliennes et les mouvements de populations qui en découlent. Souhaitant qu’il soit projeté dans le plus grand nombre de localités possible, il a affirmé que le processus de réconciliation gagnerait à s’appuyer sur des œuvres porteuses d’espérance et de dialogue. Se disant très optimiste quant au retour de la paix, il a rappelé que ce type d’initiative contribue à restaurer la confiance entre les citoyens. À l’issue de la projection, le Directeur du CNCM, Sidy Lamine Bagayoko, représentant le ministère en charge de la Culture, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner les réalisateurs qui mettent le cinéma au service de l’intérêt général et de la cohésion nationale. À travers cette œuvre profondément humaine, N’Golo Diarra rappelle une vérité essentielle : rien ne remplace la paix. En choisissant le dialogue, la solidarité et le pardon, le Mali peut puiser dans la richesse de son histoire pour bâtir un avenir d’espérance, où chaque citoyen retrouvera sa place dans une nation réconciliée avec elle-même. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
L’Institut national de prévoyance sociale (INPS) est de nouveau au cœur de l’actualité. La décision de la Direction générale d’abroger 115 décisions d’embauche, de stages probatoires et de recrutements n’ayant pas donné lieu à une prise effective de service suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Pour certains observateurs, il s’agit d’une mesure courageuse d’assainissement de la gestion des ressources humaines. Pour d’autres, elle révèle surtout l’ampleur des dysfonctionnements qui gangrènent depuis des années l’une des plus importantes institutions de sécurité sociale du Mali. Signée le 10 juillet 2026, cette décision s’inscrit officiellement dans une logique de rationalisation des effectifs, de maîtrise de la masse salariale et de protection des ressources destinées aux assurés sociaux. Elle marque la volonté de la nouvelle Direction générale d’engager un véritable toilettage administratif afin de remettre de l’ordre dans les procédures de recrutement. Cependant, cette mesure soulève une question fondamentale : comment une institution publique a-t-elle pu en arriver à devoir annuler 115 décisions de recrutement et de stage ? Pour de nombreux Maliens, cette décision constitue moins une surprise qu’un aveu implicite de pratiques longtemps dénoncées. Au fil des années, l’INPS a souvent été présenté comme une structure où les recrutements échappaient parfois aux principes de transparence, de mérite et d’égalité des chances. Cette réputation s’est construite au fil de plusieurs scandales ayant ébranlé la crédibilité de l’Institut. L’un des plus marquants remonte au vaste dossier de fraude sur les pensions découvert en 2020. À l’époque, les services de trésorerie de l’INPS avaient constaté une augmentation anormale de certaines pensions de retraite. Face à cette situation, la Direction générale avait saisi l’Inspection générale afin de procéder à des vérifications approfondies. Les investigations avaient révélé une manipulation frauduleuse des montants de plusieurs pensions. Les prestations dues à F D et MST, initialement liquidées à hauteur de 365 376 FCFA, avaient été artificiellement portées à 28 579 421 FCFA, occasionnant un trop-perçu de 56 428 075 FCFA. À l’issue de la procédure judiciaire, un prestataire de l’INPS a été condamné par contumace, le 6 août 2024, à la réclusion criminelle à perpétuité pour son implication dans cette affaire. Pour de nombreux observateurs, cette fraude spectaculaire n’était que la partie visible de l’iceberg. Elle a surtout mis en lumière les faiblesses du système de contrôle interne, la vulnérabilité des procédures administratives et les risques de mauvaise gouvernance auxquels l’institution demeure confrontée. C’est dans ce contexte que l’abrogation de 115 décisions d’embauche prend tout son sens. Au-delà de la simple annulation de décisions administratives, elle apparaît comme un signal fort adressé aux agents, aux partenaires sociaux et aux assurés : celui d’une volonté de rompre avec certaines pratiques héritées du passé. Cette opération d’assainissement soulève néanmoins plusieurs interrogations. Combien de personnes étaient concernées par ces 115 décisions ? Combien avaient effectivement intégré les services ? Combien s’apprêtaient encore à prendre fonction ? Et surtout, selon quels critères ces décisions avaient-elles été prises à l’origine ? Autant de questions qui alimentent le débat sur la transparence de la gestion des ressources humaines au sein de l’INPS. Sur le plan financier, la mesure peut se justifier. La sécurité sociale repose sur un équilibre fragile entre les cotisations des travailleurs, les prestations servies aux bénéficiaires et les charges de fonctionnement de l’organisme. Une multiplication de recrutements non justifiés ou décidés en dehors des besoins réels pourrait compromettre cet équilibre et réduire les capacités de l’institution à remplir efficacement sa mission. En ce sens, la maîtrise de la masse salariale constitue aujourd’hui un impératif de bonne gouvernance. Les recrutements doivent répondre à des besoins clairement identifiés, respecter les procédures réglementaires et demeurer compatibles avec les ressources financières de l’établissement. Reste désormais à savoir si cette décision marque le début d’une réforme structurelle ou s’il ne s’agit que d’une mesure ponctuelle. Pour convaincre l’opinion publique, le toilettage engagé devra s’accompagner d’une politique durable de transparence, d’audits réguliers, de recrutements fondés sur le mérite et d’un renforcement des mécanismes de contrôle interne. Car au-delà des 115 décisions annulées, c’est la crédibilité de l’INPS qui est en jeu. Les assurés sociaux attendent avant tout une institution exemplaire, capable de gérer avec rigueur les ressources qui lui sont confiées et de garantir une protection sociale efficace au bénéfice de tous. Dily Kane Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans la commune rurale de Mahina (cercle de Bafoulabé), e mercredi 15 juillet 2026, le corps sans vie d’un nouveau-né a été découvert et repêché au fond d’un puits dans le quartier de Lafiabougou. Ce sont les habitants du quartier de Lafiabougou qui ont alerté les autorités administratives et les services compétents, après avoir aperçu le corps immobile du nourrisson en train flotter. Selon les témoignages locaux, tout est parti d’une odeur suspecte et tenace qui a d’abord alerté le voisinage. Ce sont ensuite des enfants du quartier, intrigués par cette odeur qui ont découvert le corps et donné l’alerte aux adultes. Cet acte de cruauté suscite une condamnation unanime au sein de la population locale, qui réclame aujourd’hui que justice soit faite. Tout compte fait, une enquête a immédiatement été ouverte pour éclaircir les circonstances de ce drame. Les forces de l’ordre et les autorités locales, quand à elles, appellent toute personne détenant des informations utiles à se manifester afin d’aider à identifier le ou les auteurs de ce drame. Affaire à suivre ! Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Forte de quinze années d’expérience dont dix années dans l’entrepreneuriat, Mme Maïmouna Salamenta incarne cette nouvelle génération de dirigeantes qui redessinent le visage du secteur extractif. La Directrice générale de Moulina Mining SARL et de la Mine de Tabakoro Ouest trace son sillon dans l’industrie minière perçue comme un univers exclusivement masculin. Son itinéraire, marqué par l’audace, la rigueur et l’engagement, illustre l’évolution des mentalités et l’émergence d’un leadership féminin capable de transformer durablement le secteur extractif africain. Lisez l’interview exclusive d’une jeune femme qui fait rayonner l’industrie minière au Mali et au-delà. Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours, depuis vos débuts jusqu’à votre position actuelle dans le secteur minier ? Je suis Maïmouna SALAMENTA, géologue de formation, titulaire d’une Licence professionnelle en Géologie appliquée et d’un Master en Environnement. Je totalise aujourd’hui 15 années d’expérience dans le secteur minier et 10 années d’expérience dans l’entrepreneuriat minier. Mon parcours m’a conduite des premières missions de terrain en tant que géologue jusqu’à la direction de projets miniers d’envergure. J’ai débuté ma carrière sur des projets d’exploration minière avant d’occuper des fonctions de géologue sur plusieurs projets stratégiques. Ces expériences m’ont permis d’acquérir une parfaite connaissance de l’exploration, de l’exploitation, de la gestion des ressources minières et de la conduite de projets. En 2016, j’ai créé Moulina Mining SARL, avec une ambition claire : bâtir une entreprise minière africaine performante, innovante et responsable, capable de contribuer au développement économique de notre continent. Aujourd’hui, je dirige la Mine de Tabakoro Ouest, je supervise le projet de Goumera et je poursuis le développement de plusieurs initiatives minières au Mali, tout en accompagnant des projets en Guinée et en Côte d’Ivoire. Qu’est-ce qui vous a donné envie d’évoluer dans l’industrie minière, un secteur longtemps considéré comme réservé aux hommes ? Ma passion pour les sciences de la Terre est née très tôt. J’ai toujours été convaincue que les ressources minières pouvaient devenir un véritable moteur de développement économique et social pour l’Afrique. Le fait que ce secteur soit traditionnellement dominé par les hommes ne m’a jamais découragée. Au contraire, cela a renforcé ma détermination à démontrer que les compétences, le professionnalisme et le leadership ne dépendent pas du genre. Aujourd’hui, je considère que chaque femme qui réussit dans les mines ouvre la voie à plusieurs autres. Vous êtes aujourd’hui à la tête de votre propre entreprise. Pouvez-vous nous présenter cette entreprise, ses activités et les valeurs qui la guident ? Fondée en 2016, Moulina Mining SARL est une entreprise spécialisée dans l’exploration minière, l’exploitation, le conseil, la sous-traitance, les études techniques, l’acquisition de permis miniers et le développement de projets extractifs. Notre vision est de conquérir l’industrie extractive mondiale. Notre mission consiste à développer une exploitation responsable, créatrice d’emplois, respectueuse de l’environnement et porteuse de développement pour les communautés. Nos valeurs sont l’intégrité, l’excellence, l’innovation, le leadership, le contenu local et la responsabilité sociale. Quels ont été les principaux défis de votre carrière ? Les défis ont été nombreux. Il a fallu gagner ma crédibilité dans un environnement très compétitif, mobiliser des financements, conduire des équipes multidisciplinaires et faire face aux réalités du terrain. Être une femme dirigeante dans l’industrie minière demande souvent de devoir prouver davantage ses compétences. Mais chaque obstacle est devenu une opportunité d’apprendre. Comme le dit notre proverbe : « C’est goutte à goutte que la jarre se remplit. » Au fil des années, vous avez participé à de nombreux forums et conférences. Quels moments vous ont le plus marquée ? Chaque forum international, chaque conférence et chaque mission professionnelle m’ont permis d’élargir ma vision. Ces rencontres ont renforcé mes compétences techniques, mon leadership et mon réseau international. Elles m’ont également permis de représenter le Mali et de promouvoir le potentiel de notre industrie minière. Quels sont les projets ou les réalisations dont vous êtes le plus fière ? Je suis fière d’avoir créé Moulina Mining SARL. Je suis également très fière de diriger la Mine de Tabakoro Ouest et de contribuer au développement du projet de Goumera. Je suis particulièrement attachée aux actions sociales que nous réalisons au profit des communautés, à la création d’emplois, à la formation des jeunes et au mentorat des femmes. Je suis également honorée de servir de marraine, mentor et actrice engagée dans plusieurs initiatives en faveur du leadership féminin. Comment décririez-vous aujourd’hui la place des femmes dans le secteur minier en Afrique ? Les progrès sont réels. De plus en plus de femmes deviennent géologues, ingénieures, entrepreneures ou dirigeantes. Mais beaucoup reste à faire. Nous devons créer davantage d’opportunités, renforcer l’accès aux financements, encourager les formations techniques et favoriser l’accès des femmes aux postes de décision. La diversité constitue une véritable richesse pour notre industrie. Quels sont les principaux défis auxquels l’industrie minière est confrontée aujourd’hui ? Les défis concernent principalement la bonne gouvernance ; le développement durable ; le contenu local ; la transformation locale des ressources ; la transition énergétique ; l’innovation technologique ; la digitalisation et la création de davantage de valeur ajoutée pour les économies africaines. L’avenir de notre industrie passera par une exploitation plus responsable, plus transparente et plus inclusive. Quelle est votre vision du leadership ? Pour moi, un leader est avant tout une personne qui inspire. Le leadership repose sur la vision, l’intégrité, le courage, la discipline, l’humilité et la capacité à développer les autres. Le véritable succès ne se mesure pas uniquement par les résultats économiques, mais aussi par l’impact positif que l’on laisse dans la vie des personnes et des communautés. Comment conciliez-vous votre vie professionnelle et personnelle ? Cela demande beaucoup d’organisation, de discipline et une excellente gestion du temps. Mon entourage a toujours constitué un soutien précieux. Mais je crois surtout que lorsque l’on est passionné par sa mission, on apprend progressivement à trouver un équilibre. Quels sont vos projets pour les prochaines années ? Mon ambition est de faire de Moulina Mining SARL une référence africaine et internationale. Je souhaite développer de nouveaux projets miniers, renforcer la transformation locale des ressources, promouvoir davantage le contenu local, investir dans les nouvelles technologies, former la jeunesse et accompagner encore plus de femmes vers les métiers des mines. Je souhaite également contribuer activement à faire du Mali un pôle d’excellence minière en Afrique. Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes, en particulier aux jeunes femmes ? Je voudrais dire à tous les jeunes de croire en leurs rêves. Investissez dans votre éducation. Travaillez avec passion. N’ayez jamais peur d’échouer. Chaque difficulté vous prépare à une réussite plus grande. Et je terminerai par ce proverbe qui m’accompagne depuis toujours : « C’est goutte à goutte que la jarre se remplit. » Aucune réussite n’est instantanée. Chaque effort compte. Chaque expérience construit votre avenir. À toutes les jeunes femmes africaines, je veux dire : osez apprendre, osez entreprendre, osez diriger. Votre place est partout où vos compétences, votre travail et votre ambition peuvent faire la différence. L’avenir de l’industrie minière africaine s’écrira aussi grâce à vous. Propos recueillis par Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
  Profitant de sa mission de supervision et de lancement de la campagne agricole 2026-2027 à Bougouni, Sikasso et Koumantou, il y’a moins de dix jours, le Président-Directeur Général de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT), le Dr Kouloumégué Dembélé, est allé à la rencontre directe de son personnel. Cette série d’échanges francs, qui traduit la volonté ferme de la direction générale d’associer l’ensemble du personnel aux grandes orientations de redressement de l’entreprise, fut également l’occasion pour le PDG de d’exposer sa « thérapie de choc » pour la relance de la filière coton. Sans détour, le Dr Kouloumégué Dembélé a partagé avec les équipes un état des lieux clair de la situation financière et opérationnelle de la CMDT. Tout en reconnaissant que la compagnie traverse actuellement une zone de fortes turbulences, il a décliné sa feuille de route pour une sortie de la crise. Selon ses explications, cette stratégie de relance repose sur quatre piliers majeurs : la gestion rigoureuse et une moralisation stricte des dépenses, l’optimisation des ressources disponibles sur le terrain, la restructuration progressive de l’architecture de l’entreprise et l’instauration d’une culture du résultat, adossée à des plans d’action sectoriels bien définis. Conscient que la réussite industrielle dépend avant tout de la base agricole, le PDG a tenu à rendre un hommage appuyé aux agents techniques et d’encadrement. « Notre espoir repose sur vous », a-t-il martelé à l’endroit des équipes de terrain, saluant leur rôle crucial de pont entre la CMDT et les producteurs de coton. Il a ensuite exhorté chacun à faire preuve de résilience, de rigueur et d’une discipline à toute épreuve. L’un des points d’ancrage des discussions a également concerné les difficultés logistiques et opérationnelles auxquelles les agents font face au quotidien, des défis que la nouvelle direction s’engage à surmonter pour garantir le succès de la campagne en cours. Amidou Keita Boîte de commentaires Facebook [...]
    Après plusieurs semaines d’une angoissante attente, les résultats du dernier examen pré-universitaire de l’année ont enfin été proclamés vendredi dernier. Le verdict est loin d’être alarmant. Certes, à l’instar du Diplôme d’études fondamentales (DEF) qui a enregistré un taux de réussite de 65,40 %, le Baccalauréat 2026 a créé son lot de déceptions. Le taux de réussite national à cet examen s’élève à 34,23 %, selon les chiffres proclamés par le ministère de l’Éducation nationale. Dans le détail, on note un taux d’admission de 37,70 % pour le baccalauréat général et de 35,75 % pour le baccalauréat technique. Comparé aux 27,48 % de la session précédente, le taux de réussite global s’accroît de près de 7 %. Cette cuvée 2026 signe ainsi le deuxième meilleur résultat de la Transition, juste derrière le record de 2021 qui s’établissait à 39,16 %. Ainsi, sur un total de 128 808 candidats présents (dont 63 522 filles et 65 286 garçons), 44 090 élèves ont été déclarés admis. Parmi les lauréats, on compte 21 784 filles et 22 306 garçons. Contrairement aux apparences, bien que les garçons soient plus nombreux en valeur absolue en raison de leur supériorité numérique au départ, les filles affichent un taux de réussite proportionnel légèrement supérieur (34,29 % d’admises contre 34,17 % pour les garçons). Les garçons reprennent cependant l’avantage sur le terrain des mentions et des performances individuelles, inversant la tendance observée au DEF cette année. Au niveau du baccalauréat général, 6 681 candidats ont décroché une mention. Parmi eux, on dénombre 3 155 filles contre 3 526 garçons. Les distinctions se répartissent comme suit au niveau du baccalauréat général : Excellent : 1 Très bien : 64 Bien : 826 Assez bien : 5 790. Du côté du baccalauréat technique, seules 57 mentions ont été obtenues, dont 22 par les filles et 35 par les garçons (0 Excellent, 1 Très bien, 7 Bien et 49 Assez bien). En revanche, aucun candidat de la filière professionnelle n’a réussi à obtenir de mention. Bien que le ministère de l’Éducation nationale n’ait publié aucun classement par région ou par académie d’enseignement, il a mis à disposition un tableau unique compilant les performances individuelles des admis. Les majors nationaux se distinguent de manière remarquable. Au baccalauréat général, Ibrahim Badou, élève au LGDAM de Tombouctou, se hisse à la première place nationale avec une moyenne exceptionnelle de 18,18/20. Au baccalauréat technique, El Hadji Mamadi Sacko, du Lycée technique de la Rive Gauche de Bamako, décroche la palme de major de sa catégorie, avec 16,05/20 de moyenne. Enfin, au niveau du baccalauréat professionnel, Asségrema Dolo, du LPRO-Sangha de Bandiagara, occupe la première place avec une moyenne de 11,45. Du côté des performances individuelles, le classement des dix meilleurs élèves du pays est dominé par Ibrahim Badou (série TSEco, LADAM de Tombouctou) avec 18,18. Il est suivi de Mariam Marilyn Ardo Sidibé (série TSE, LMCMD Rive Gauche) avec 17,50, et de Hamza Boubacar Coulibaly (série TSEco, LCSSHS Rive Droite) avec 17,18. Mohamed AssalehDicko (série TSE, LCastors Rive Droite de Bamako) avec 17,14, Sékou Oumar Koné (série TSExp, LMaarif Rive Gauche de Bamako) avec 17,14, Fatoumata Traoré (série TSE, LCastors de la Rive Droite) avec 17,10, et KadidiaNourou Bah (série TSE, LCastors) avec 17,03, occupent respectivement les 4e, 5e, 6e et 7e places du classement. Marwane Drissa Sagara (série TLL, ELPFA-Tarbiatou de Sikasso) avec 16,96, Mohamed Diakité (série TLL, LPADT Rive Droite de Bamako) avec 16,82, et Mohamed Sabaly Dembélé (série TSE, LMAHT de Tombouctou) avec 16,81, ferment ce Top 10. Contrairement au DEF (Diplôme d’études fondamentales), les garçons dominent largement ce Top 10 en y occupant 7 places. Par ailleurs, le Lycée Castors de Bamako se distingue particulièrement en plaçant, à lui seul, trois candidats dans ce prestigieux classement. Autre fait marquant de cette session : le doyen d’âge des candidats était un certain NoumoudionTogola. Inscrit en candidat libre, c’est à l’âge de 72 ans qu’il a brillamment décroché son baccalauréat en Terminale Sciences Sociales (TSS). À l’opposé, Mariam Kamaté, une élève de 11e année présentée elle aussi comme candidate libre, s’est illustrée comme la plus jeune bachelière de cette session. A 14 ans, elle s’est distinguée par une mention Assez-bien. Amidou Keita Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
    Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP) accentue sa pression sur les autorités de la transition. La colère des universitaires, exprimée la semaine dernière lors d’un point de presse, repose en grande partie sur des engagements financiers restés lettre morte et le respect de ses droits statutaires. Le syndicat exige la mise en œuvre effective de la prime de recherche, assortie de l’ensemble de ses rappels, conformément au décret n°2017-0850/P-RM. Sur le plan de la gestion des carrières, le Comité exécutif national du SNESUP présente trois requêtes phares pour mettre fin à la précarité professionnelle. Le syndicat demande, en effet, l’intégration totale et sans délai de tous les agents contractuels des institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR) dans la fonction publique de l’État, ainsi que la signature immédiate du décret et de l’arrêté constatant les avancements en grade des enseignants-chercheurs au titre de la 17e session de la Commission nationale d’établissement des listes d’aptitude (CNELA). De plus, les syndicalistes revendiquent l’extension des avantages liés au nouveau statut général de la fonction publique à l’ensemble du personnel enseignant-chercheur. Au-delà de l’aspect pécuniaire, le SNESUP met en garde les autorités contre toute tentative de réforme unilatérale de l’enseignement supérieur. Le syndicat insiste sur l’obligation d’associer les partenaires sociaux à chaque étape décisionnelle et exige le respect absolu des textes réglementaires en vigueur ainsi que des décisions de justice. Est-ce à dire que les syndicalistes de l’enseignement supérieur vont déterrer la hache de guerre et menacer, au passage, le pacte de stabilité sociale signé en 2023 entre le gouvernement de transition et les organisations syndicales ? Rien n’est moins sûr. le Temoin Boîte de commentaires Facebook [...]
L’étudiant en anthropologie Tidiane Traoré a procédé au lancement de son troisième ouvrage intitulé « Les Bulles illusoires du Mali » ce samedi 11 juillet 2026 à la Faculté d’Histoire et de Géographie de Badalabougou. Placée sous le parrainage du Pr Belko Ouologuem, recteur de l’Université Yambo Ouologuem, et le marrainage de l’ancienne ministre Dr Mariam Coulibaly Maïga, la cérémonie a réuni universitaires, écrivains, étudiants et amoureux du livre autour d’une œuvre qui invite à une réflexion profonde sur les réalités de la société malienne. Présentant l’ouvrage, le recteur de l’Université Yambo Ouologuem, Pr Belko Ouologuem, a salué le parcours de ce jeune auteur déjà à son troisième livre. Il a dénoncé les préjugés souvent portés sur la jeunesse, rappelant que celle-ci ne saurait être réduite à une génération désintéressée de la lecture ou incapable de dénoncer les maux de la société. Pour lui, de nombreux jeunes se distinguent aujourd’hui par leur engagement intellectuel et leurs performances, parfois supérieures à celles des générations précédentes. Marraine de la cérémonie, l’ancienne Ministre de la Promotion de la Femme, de l’enfant et de la Famille Dr Mariam Coulibaly Maïga, vêtue d’une tenue traditionnelle dogon, pour montrer la beauté multiethnique du Mali a livré un témoignage empreint d’émotion. Elle a expliqué avoir accepté ce rôle pour quelques raisons, notamment la proximité qu’elle entretient avec l’auteur, ami de l’un de ses fils, ainsi que sa volonté de soutenir les initiatives intellectuelles portées par la jeunesse malienne. Selon elle, cet ouvrage constitue un véritable appel à l’éveil des consciences. Composé de six chapitres, « Les Bulles illusoires du Mali » aborde plusieurs travers de la société, notamment la flatterie, la mégalomanie, l’arnaque ou encore la quête excessive des apparences. Pour la marraine, il est indispensable de dénoncer ces réalités tout en gardant foi dans les potentialités de la jeunesse. Elle a également insisté sur l’importance de la culture de la lecture, qu’il convient d’inculquer dès l’enfance afin de former des citoyens conscients et engagés. Édité par Prostyle Éditions, dirigée par Sory Ibrahima Mallé, l’ouvrage bénéficie du soutien d’une maison d’édition engagée dans l’accompagnement des jeunes auteurs. Sans revenir longuement sur le contenu de son livre, Tidiane Traoré a indiqué avoir souhaité, à travers cette publication, inspirer les jeunes de sa génération à emprunter le chemin de l’écriture et de la lecture, convaincu que les idées demeurent un puissant levier de transformation de la société. Préfacier du livre, l’anthropologue Dr Abdoulaye Guindo a expliqué avoir accepté cette responsabilité avec enthousiasme, convaincu du sérieux et de l’assiduité de Tidiane Traoré. Il a encouragé le jeune écrivain à poursuivre son parcours littéraire. Tous ont salué une œuvre qui invite à la réflexion sur les réalités sociales du Mali tout en encourageant la jeunesse à faire de la lecture et de l’écriture des instruments d’éveil des consciences. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
La Maison des Pionniers de Magnambougou a servi de cadre, le vendredi 12 juillet 2026, à la Journée culturelle organisée par la Synergie des Etudiants de Technolab-Ista (SETI). Placée sous le signe de la promotion des valeurs culturelles et du vivre-ensemble, elle a réuni de nombreuses personnalités ainsi qu’une forte mobilisation de la communauté universitaire. La cérémonie s’est déroulée en présence du Président Directeur général de Technolab-ISTA, Daouda Diakité, entouré des membres de l’administration de l’université. Plusieurs personnalités ont également honoré l’événement de leur présence, notamment le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA ,le Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable Madame DOUMBIA Mariam TANGARA, le Ministre, Commissaire à la Sécurité Alimentaire, Redouwane AG Mohamed Ali, des membres du Conseil national de Transition (CNT), le représentant du maire de la Commune VI du District de Bamako, ainsi que le parrain, Inspecteur Général Ousmane Sidibé. Dans son intervention, le Directeur général de Technolab-Ista, Daouda Diakité a salué l’engagement des étudiants en faveur de la valorisation du patrimoine culturel national. Il a rappelé que l’université ne se limite pas à la transmission des connaissances académiques, mais qu’elle constitue également un espace de promotion des valeurs citoyennes, culturelles et de cohésion sociale. Il a également réaffirmé l’engagement de Technolab-ISTA à accompagner les initiatives estudiantines qui contribuent au développement intellectuel, civique et culturel de la jeunesse. Tout au long de la journée, les participants ont assisté à un riche programme composé de prestations artistiques, de danses traditionnelles, de prestations musicales, mettant en lumière la diversité du patrimoine culturel malien. Ces différentes animations ont permis aux étudiants d’exprimer leurs talents dans une ambiance conviviale et fraternelle. Les autorités présentes ont, à leur tour, encouragé les étudiants à préserver et promouvoir les valeurs culturelles tout en poursuivant leurs efforts dans leurs parcours académiques. Elles ont insisté sur le rôle essentiel de la jeunesse dans la construction d’un Mali uni, prospère et attaché à ses traditions. La célébration a également été marquée par un défilé haut en couleur au cours duquel les étudiants, vêtus de tenues traditionnelles représentant les différentes aires culturelles du Mali, ont mis en valeur la richesse et la diversité du patrimoine vestimentaire national. Ce tableau vivant a illustré la volonté de la jeunesse estudiantine de préserver et de transmettre les traditions aux générations futures. À travers cette journée culturelle, les étudiants de la SETI ont démontré leur attachement aux valeurs d’unité, de diversité et de paix. Au-delà de son caractère festif, cette initiative a constitué un véritable cadre d’échanges, de partage et de sensibilisation sur l’importance de la culture dans le développement du pays. Cette édition de la journée culturelle des étudiants de la Synergie des Etudiants de Technolab-Ista des restera ainsi comme un moment de communion entre les étudiants, les autorités et les partenaires de l’Université Technolab-ISTA, tous réunis autour d’un même idéal : faire de la culture un levier de cohésion sociale, d’éducation et de développement. M.D Boîte de commentaires Facebook [...]
Le taekwondo malien mise sur une bonne formation en vue d’assurer la relève. C’est dans cette optique que les éliminatoires du Championnat national de taekwondo, catégorie Cadets, se sont déroulés ce samedi dans la grande salle de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS), au Stade du 26 Mars. C’est une première édition qui a permis de révéler de jeunes talents. La cérémonie a été présidée par la présidente de la Fédération malienne de taekwondo, Mme Sy Aminata Makou Traoré, en présence de nombreuses figures de la discipline. Parmi lesquelles Daba Modibo Keïta, double champion du monde, membre de l’African Taekwondo Union et vice-président de la Fédération, Maître Mafa Soumaré, vice-président de la Fédération, Alou Badra Keïta, Directeur technique national, le président de la Fédération malienne de Vovinam Viet Vo Dao, Moctar Ousmane Sy et d’autres personnalités. Cette compétition, inscrite dans le programme annuel d’activités de la Fédération malienne de taekwondo, marque une étape dans la politique de formation et de détection des jeunes athlètes appelés à représenter le Mali sur les scènes continentale et internationale. Dans son allocution, la présidente Sy Aminata Makou Traoré a salué le soutien des autorités maliennes, du ministère de la Jeunesse et des Sports, du Comité national olympique et sportif du Mali ainsi que du partenaire Moov Africa Malitel, avant de rappeler les objectifs de cette initiative. « Cette compétition est une étape importante dans le développement du taekwondo malien. Elle offre un cadre adapté à nos enfants pour acquérir de l’expérience, progresser techniquement et préparer la relève. Aujourd’hui, il est essentiel de mettre un accent particulier sur la formation des cadets afin qu’ils puissent défendre les couleurs du Mali sur la scène internationale », a-t-elle déclaré. Selon elle, la Fédération entend faire du taekwondo l’une des disciplines sportives les plus dynamiques du pays grâce à une politique axée sur la formation à la base et l’encadrement des jeunes. Toutefois, elle a remarqué le niveau technique affiché par plusieurs compétiteurs, tout en soulignant que cette compétition permettra d’identifier les insuffisances afin d’améliorer davantage la qualité de la formation. « Au-delà de l’aspect sportif, cette première édition des éliminatoires nationales des Cadets ambitionne d’inculquer aux jeunes les valeurs fondamentales du taekwondo que sont le respect, la discipline, la persévérance et le sens de la responsabilité », a-t-elle conclu. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les œuvres sociales du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, poursuivent leur déploiement à travers le pays. Les 7 et 8 juillet 2026, six nouveaux forages ont été inaugurés dans les quartiers de Yirimadio et de Niamana, dans le district de Bamako, portant à plus de 550 le nombre d’ouvrages hydrauliques réalisés dans le cadre de cette initiative sociale. Conduite par le conseiller spécial chargé des œuvres sociales, M. Aguibou Dembélé, la délégation a procédé à la mise en service de ces nouvelles infrastructures en présence des autorités administratives, des représentants du Gouverneur du district de Bamako, des légitimités traditionnelles et d’une population venue en grand nombre saluer cette initiative. À Yirimadio, trois nouveaux forages ont été inaugurés, notamment sur le terrain de sport du quartier, dans le secteur de Finikofara Dji Sourountou et à Yirimadio-Koulouba. Le chef de quartier, M. Ndo Diarra, a salué une action à forte portée sociale avant d’inviter les bénéficiaires à assurer une gestion responsable de ces ouvrages. Il a également souligné l’importance de poursuivre les investissements dans les infrastructures hydrauliques face aux défis liés à l’accès à l’eau. À Niamana, trois autres forages ont été mis à la disposition des habitants, notamment au terrain de basket, à proximité de l’ancien cimetière et à Niamana-Fouga, près de la mosquée Haïdara. Dans les deux quartiers, les populations ont exprimé leur reconnaissance au Président de la Transition pour ces réalisations destinées à améliorer leur quotidien. Les cérémonies ont débuté par une minute de silence en hommage aux victimes civiles et militaires tombées pour la défense de la nation. Prenant la parole, M. Aguibou Dembélé a rappelé l’importance d’une utilisation responsable de ces infrastructures et a expliqué les démarches permettant aux communautés de bénéficier de nouveaux forages. Il a également invité les Maliens à poursuivre leurs prières pour la paix, la stabilité et le développement du pays. Avec désormais plus de 550 forages réalisés, les œuvres sociales du Président de la Transition continuent de renforcer l’accès à l’eau potable dans plusieurs localités du Mali, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations. Boîte de commentaires Facebook [...]
Jeudi dernier, le programme de la deuxième journée de la mission du ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima Samaké, dans la région de Bougouni, a commencé par la visite des parcelles de production cotonnière de M. Kassim Koné, membre de la Coopérative des Producteurs de Coton (CPC) de Zantièbougou I. La délégation, dont faisait partie le Président-Directeur Général de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT-SA), Dr Kouloumégué Dembélé, accompagnée de responsables des structures techniques du secteur agricole et des organisations professionnelles, a pu constater l’état d’évolution des cultures. Sur cette exploitation, les 20 hectares de coton, semés entre le 3 et le 14 juin 2026, présentaient un état végétatif satisfaisant, malgré une installation tardive et une répartition irrégulière de la pluviométrie. L’exploitation met également en valeur 15 hectares de maïs, reflétant la diversification des systèmes de production dans la zone CMDT. À cette occasion, le Chef du village de Zantièbougou, M. Broulaye Doumbia, s’est réjoui de la visite de la délégation ministérielle. Il a salué cette initiative de proximité, particulièrement appréciée dans le contexte actuel, avant de formuler des bénédictions et des vœux de succès pour la mission ainsi que pour une campagne agricole 2026-2027 productive. Les échanges avec le producteur ont permis de faire le point sur le déroulement de la campagne agricole. Si le démarrage de l’hivernage et le rythme de mise en place de certains intrants ont constitué des défis en ce début de campagne, les dispositions nécessaires sont prises pour accélérer les approvisionnements et renforcer l’accompagnement technique des producteurs. Cette mission s’inscrit dans la vision de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, qui fait de l’agriculture un levier stratégique de développement économique et de souveraineté alimentaire. Dans cette dynamique, la 16ᵉ session du Conseil Supérieur de l’Agriculture a fixé le prix d’achat du kilogramme de coton graine de premier choix à 300 FCFA et maintenu le prix subventionné du sac de 50 kg d’engrais minéraux à 15 000 FCFA, réaffirmant ainsi l’engagement constant de l’État en faveur des producteurs et du développement de la filière cotonnière. Source : CCOM CMDT Boîte de commentaires Facebook [...]
Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population invite les propriétaires de constructions et d’aménagements situés sur le domaine militaire de Kati à se présenter devant la Commission nationale d’indemnisation afin d’accomplir les formalités nécessaires à leur indemnisation. L’information figure dans un communiqué publié le lundi 6 juillet 2026. Le challenger Boîte de commentaires Facebook [...]
Le gouvernement malien a radicalement durci sa législation contre la chicha en introduisant de lourdes peines d’emprisonnement pouvant atteindre trois ans ainsi que des amendes allant jusqu’à 15 millions de FCFA pour les contrevenants. Cette nouvelle mesure marque un tournant répressif majeur par rapport au décret initial de 2022, traduisant la volonté des autorités de transition d’éradiquer ce fléau sanitaire et social sur toute l’étendue du territoire national. Ce mardi 7 juillet 2026, à travers un nouvel arrêté interministériel, les plus hautes autorités du pays renforcent considérablement le dispositif de répression en interdisant désormais, sur toute l’étendue du territoire national, l’importation, la production, la distribution, la vente, la commercialisation, la détention, la publicité, l’apologie et l’usage de la chicha (narguilé), du tabamel, des arômes qui lui sont destinés ainsi que de tout autre dispositif similaire. Cet arrêté interministériel, signé conjointement par les ministres chargés de la Sécurité, de la Justice, de la Santé, de l’Économie et des Finances, de l’Industrie et du Commerce, ainsi que de la Jeunesse et des Sports, constitue un signal fort et traduit la volonté des plus hautes autorités du pays de renforcer, sans précédent, les sanctions contre les contrevenants. Avec ce nouveau cadre juridique, l’État malien affiche une politique de tolérance zéro. Les forces de l’ordre et l’appareil judiciaire disposent désormais d’un mandat clair pour lutter contre toute activité liée à la chicha sur l’ensemble du territoire national. Selon le contenu de l’arrêté interministériel, les auteurs de production ou d’importation encourent désormais une peine d’un à trois ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende de 5 à 15 millions de FCFA. La simple détention est passible de trois à douze mois de prison et d’une amende pouvant atteindre 2 millions de FCFA, tandis que la distribution ou la commercialisation est sanctionnée d’une peine d’un à trois ans d’emprisonnement et d’une amende pouvant aller jusqu’à 3 millions de FCFA. L’usage, la publicité ou l’apologie de la chicha sont également sévèrement réprimés. En cas de récidive, les peines prévues sont doublées. Le nouvel arrêté prévoit également la fermeture administrative, pour une durée de six à douze mois, de tout établissement servant de lieu de dépôt ou de consommation de la chicha, avec une possibilité de fermeture définitive en cas de récidive. Toutefois, l’arrêté interministériel précise que les produits et appareils saisis seront immédiatement confisqués puis détruits aux frais des contrevenants. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est une révélation alarmante, d’autant plus préoccupante que des millions de personnes consomment quotidiennement de l’eau en sachet dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Une étude menée par des chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar tire la sonnette d’alarme sur la qualité sanitaire de l’eau en sachet commercialisée au Sénégal. Selon les informations publiées par Seneweb, les résultats, présentés le 23 juin dernier à l’occasion de la 5ᵉ Journée scientifique sur la sécurité sanitaire des aliments, mettent en évidence un niveau de contamination particulièrement inquiétant. Les chercheurs ont analysé 100 échantillons provenant d’une cinquantaine de marques d’eau en sachet commercialisées à Dakar et dans plusieurs autres localités. Le constat est sans appel : 82 % des échantillons contiennent des matières fécales et ne respectent pas les normes microbiologiques de potabilité, les rendant impropres à la consommation humaine. Plus préoccupant encore, seuls 4 % des échantillons analysés ont été jugés conformes aux normes sanitaires en vigueur. Les investigations de l’UCAD ne se sont pas limitées à l’eau en sachet. Les analyses réalisées sur des épices de grande consommation ont également révélé la présence de bactéries potentiellement dangereuses pour la santé. De leur côté, les cultures de piment dans la zone des Niayes présentent une contamination importante des sols par des résidus de pesticides. Pour les chercheurs, ces résultats démontrent que les risques de contamination peuvent intervenir à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, de la production jusqu’à la consommation. Ils rappellent que les maladies d’origine alimentaire constituent un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale, touchant près de 866 millions de personnes et provoquant environ 1,52 million de décès chaque année. Au regard de ces conclusions préoccupantes, cette étude interpelle également les autorités des pays voisins, notamment le Mali, où l’eau en sachet est largement consommée aussi bien à Bamako que dans les régions. Compte tenu de la proximité géographique, des échanges commerciaux et des habitudes de consommation communes entre le Mali et le Sénégal, il serait opportun que les autorités maliennes diligentent une étude scientifique similaire afin d’évaluer la qualité sanitaire des eaux en sachet vendues sur le marché national. En matière de santé publique, la prévention demeure la meilleure protection. Garantir aux populations une eau potable conforme aux normes sanitaires est une responsabilité collective qui ne souffre d’aucun compromis. Dily Kane Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Commissariat de police de Sadiola a mis fin aux activités de quatre individus suspectés de vol de bétail dans la nuit du 2 au 3 juillet 2026. L’opération s’est déroulée dans le village de Nianicoto, situé dans le cercle de Sadiola, région de Kayes. Cette prouesse des enquêteurs, qui s’inscrit dans le cadre de l’opération KOKADJE, fait suite à la dénonciation d’un citoyen ayant signalé le vol d’un animal, retrouvé égorgé à quelques mètres du village. Exploitant rapidement cette information, les enquêteurs ont localisé et interpellé les trois suspects dans un hameau situé à environ trois (03) kilomètres de Nianicoto, alors qu’ils tentaient de prendre la fuite avec la viande de l’animal. Selon les sources sécuritaires, les mis en cause, identifiés par les initiales A.T. (33 ans), M.A. (27 ans), Z.D. (22 ans) et M.Y. (20 ans), ont été appréhendés en possession de la viande de l’animal abattu. L’enquête se poursuit en vue d’identifier et d’interpeller d’éventuels complices. Cette intervention illustre, une fois de plus, l’engagement constant des Forces de sécurité dans la lutte contre la délinquance et la criminalité, conformément aux orientations du Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Le Commissaire chargé de Sadiola Ibrahima Abdina Guindo a félicité ses éléments pour leur professionnalisme et les a exhortés à maintenir cette dynamique. Il a également invité les populations à poursuivre leur collaboration avec les Forces de sécurité en signalant tout acte ou comportement suspect. Numéro vert de la Police Nationale : 101. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Chaque semaine apporte désormais son lot de polémiques virtuelles ou de « buzz » sur les réseaux sociaux maliens. Si l’actualité récente a été marquée par les sanglots mystico-religieux d’un jeune prêcheur et de ses fidèles lors des festivités de la Achoura, une autre affaire, survenue une dizaine de jours plus tôt, a profondément heurté l’opinion publique. Il s’agit d’une fausse information, distillée avec une volonté délibérée de travestir les informations par certains créateurs de contenus en quête d’audience sur TikTok, YouTube et Facebook. Ces cyber-activistes ont affirmé, sans sourciller, que l’État malien avait « racheté » à coup de 160 milliards de nos francs la licence de l’opérateur Moov Africa Malitel. Contrairement aux affabulations partagées en boucle sur la toile numérique, aucune opération de rachat de licence n’a eu lieu. Les colporteurs de rumeurs ont simplement sorti de son cadre légal une procédure administrative tout à fait classique : le renouvellement de la licence globale d’exploitation de l’opérateur, intervenu en octobre 2024 pour une durée de 15 ans. Propagée telle une traînée de poudre, cette fausse rumeur continue d’alimenter les débats numériques, et ce, malgré les clarifications officielles apportées par le ministre de la Communication et de l’Économie numérique au moment des faits. Sur les ondes de la télévision nationale (ORTM), le ministre Alhamdou Ag Ilyène avait pourtant rétabli les faits avec précision. L’opération réelle ne concernait pas un rachat de licence, mais une restructuration stratégique de l’actionnariat. Le Mali a en réalité hissé sa participation de 49 % à 56 % du capital, devenant de ce fait l’actionnaire majoritaire de la Sotelma (la société mère de Moov Africa Malitel). En reprenant ainsi le contrôle de ce fleuron technologique national, le gouvernement a également verrouillé la gouvernance quotidienne de l’entreprise. L’accord stipule que les postes ultra-stratégiques de Directeur Général Adjoint et de Directeur Administratif et Financier reviennent désormais à la partie malienne. Contacté par notre rédaction, un proche du dossier résume la situation avec une logique limpide : « On ne peut pas acheter un bien dont on est déjà propriétaire ». Boîte de commentaires Facebook [...]
Au Mali, la désinformation apparaît aujourd’hui comme l’un des défis majeurs de l’espace public numérique. La circulation rapide de contenus inexacts, déformés ou manipulés fragilise et alimente les tensions sociales. Face à cette situation, l’éducation aux médias apparaît nécessaire. Elle ne consiste pas seulement à informer, mais à former des citoyens capables de discerner, d’analyser et de vérifier les sources et les faits, afin de mieux identifier les manipulations dans un environnement saturé d’informations. Dans un pays où la cohésion sociale et la stabilité demeurent des priorités essentielles, l’éducation aux médias devient un levier stratégique. Ainsi, miser sur l’éducation aux médias, c’est donc renforcer la résilience de la société face aux fausses informations et former des citoyens mieux informés et plus responsables À cet effet, l’école constitue le premier rempart contre la désinformation. En apprenant dès le plus jeune âge à distinguer un fait d’une opinion et à vérifier les informations, les élèves développent un esprit critique indispensable dans l’univers numérique. Les professionnels des médias ont également une responsabilité majeure. En privilégiant une information vérifiée, transparente et fondée sur le fact-checking, ils contribuent à restaurer la confiance du public et à limiter l’influence des contenus trompeurs. Ainsi, la société civile, les professionnels des médias et les créateurs de contenus ont un rôle décisif. Ils doivent contribuer à la diffusion d’informations fiables, éclairer l’opinion publique et promouvoir des pratiques numériques responsables. Cependant, la lutte contre la désinformation ne saurait reposer uniquement sur les acteurs de l’information. Chaque citoyen doit développer des réflexes de vigilance et de vérification des sources afin d’éviter de participer, même involontairement, à la propagation de fausses nouvelles. Assetou Samaké Mali24 . Boîte de commentaires Facebook [...]
La Chambre criminelle du Tribunal militaire de Bamako a ouvert, ce lundi 6 juillet 2026, les travaux de sa première session ordinaire de l’année. Cette audience marque une étape importante dans le renforcement de la discipline militaire et de la justice pénale au Mali. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, et du ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général Oumar Diarra. Elle a également enregistré la participation de plusieurs responsables judiciaires et militaires. Au cours de cette première session ordinaire de la Chambre criminelle du Tribunal militaire de Bamako, trois affaires impliquant sept militaires et deux civils sont inscrites au rôle. Les personnes poursuivies sont notamment accusées de tentative d’attentat à la sûreté de l’État, de complot, d’assassinat et de vol qualifié. Face à la gravité de ces charges, les autorités judiciaires, avec le soutien du Bâtonnier de l’Ordre des avocats, ont réaffirmé leur attachement aux principes de la présomption d’innocence et du procès équitable, traduisant ainsi l’engagement de l’État en faveur d’une justice transparente, moderne et respectueuse des droits fondamentaux. À noter que le Tribunal militaire est une juridiction spécialisée, composée de magistrats civils et militaires. Il est compétent pour juger les membres des forces armées, les infractions de nature militaire ainsi que leurs complices civils. Mohamed kanouté Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La Journée de restitution et d’immersion de l’Association des Ressortissants et Sympathisants pour le Développement du Cercle de Tombouctou (ARDCT) s’est imposée comme un véritable rendez-vous de la transparence, de la redevabilité et de l’engagement pour le développement local. Présidée le 25 juin 2026 par Madame Oumou Sall Seck, Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, cette rencontre a levé le voile sur les nombreuses réalisations de l’association et sa vision ambitieuse pour le développement de Tombouctou. Placée sous le thème « Tombouctou, mémoire vivante et territoire d’avenir : bilan, impact et perspectives de l’ARDCT au service des populations », la cérémonie a réuni les responsables de l’association, des membres du Conseil national de Transition, des représentants du corps diplomatique ainsi que plusieurs partenaires. Dans son intervention, le Président de l’ARDCT, l’Ambassadeur Dr Mahmoud Mohamed Arby, a salué la présence de Madame la Ministre, qu’il considère comme un signe fort de son attachement à Tombouctou et de son engagement constant en faveur du développement de la région. « Nous allons nous battre pour Tombouctou afin que le Mali rayonne à travers cette cité historique », a-t-il affirmé, réaffirmant la volonté de l’association de mobiliser davantage de partenaires autour des projets structurants. Il ressort d’une présentation que l’association a fait beaucoup d’efforts dans le cadre du développement du cercle de Tombouctou. Parmi lesquels figurent la réalisation de points d’eau potable dans plusieurs communes, la construction de hangars destinés aux bouchers et aux vendeuses, la promotion des activités génératrices de revenus, les actions de formation en faveur des femmes et des jeunes, l’appui aux collectivités territoriales, les initiatives dans le domaine de la santé ainsi que les interventions humanitaires. Toutefois, l’ARDCT également œuvré pour renforcement de la dimension culturelle et sportive comme levier de développement à travers l’accompagnement du Maouloud afin d’en faire un véritable facteur de développement économique et touristique, ainsi que l’organisation annuelle de la Coupe ARDCT, destinée à promouvoir la cohésion sociale et l’épanouissement de la jeunesse. La Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle a souligné que les réalisations de l’association témoignent d’un engagement concret en faveur des populations du cercle de Tombouctou. Elle a rappelé que chaque projet mis en œuvre répond à une problématique réelle des communautés et contribue à améliorer durablement leurs conditions de vie. Madame la Ministre a également rappelé que l’emploi, la formation professionnelle et l’insertion socioéconomique des jeunes demeurent des priorités des plus hautes autorités de la Transition. Elle a assuré que son département restera pleinement disponible pour accompagner les initiatives visant à développer les compétences des jeunes et des femmes dans les secteurs porteurs, notamment l’artisanat, les métiers, l’économie numérique et les activités génératrices de revenus. En clôturant la rencontre, Madame Oumou Sall Seck a lancé un appel aux partenaires afin qu’ils poursuivent et renforcent leur accompagnement à l’ARDCT, convaincue que l’association constitue aujourd’hui un acteur incontournable du développement du cercle de Tombouctou. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
 Le Burkina Faso confirme sa volonté de consolider la relance de sa filière coton. En effet, le gouvernement a annoncé lors de son dernier Conseil des ministres qu’une enveloppe de 15,8 milliards FCFA sera mobilisée pour soutenir la campagne cotonnière 2026-2027, à travers la subvention des intrants agricoles. Ce financement sera entièrement pris en charge par les sociétés cotonnières, traduisant leur engagement à préserver la compétitivité de l’une des principales filières d’exportation du pays. Cette décision intervient dans un contexte de reprise progressive de la production nationale et vise à offrir de meilleures perspectives aux producteurs, tout en renforçant la durabilité économique de la filière. Pour cette campagne 2026-2027, le gouvernement a ainsi décidé de maintenir le prix de cession à crédit des engrais à 17 500 FCFA le sac de kilogrammes, quel que soit le type d’engrais utilisé par les producteurs. Boîte de commentaires Facebook [...]
La première session ordinaire de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de la Commune II du District de Bamako est ouverte le jeudi 2 juin 2026. Cet événement tant attendu par la grande famille judicaire et les justiciables, consacre la mise en œuvre effective des réformes législatives profondes engagées par les plus hautes autorités du pays pour moderniser son système judiciaire et l’adapter aux réalités contemporaines. Placé sous la présidence du Secrétaire général du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Boubacar Sidiki DIARRAH, cette première session ordinaire de la chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de la Commune II du district de Bamako, a enregistré la présence du chef de Cabinet du Ministre, Bakary Soliba COULIBALY et de plusieurs responsables judiciaires. Cette première session marque l’entrée en vigueur du nouveau Code pénal et instaure la Chambre criminelle en remplacement des anciennes cours d’assises au niveau des tribunaux de grande instance. La session de la chambre criminelle vise à accélérer le traitement des dossiers criminels et de rapprocher la justice des justiciables travers des innovations institutionnelles majeures. Cette première session de la Chambre examinera 12 dossiers au total, parmi lesquels quatre affaires impliquant 7 accusés, dont une femme, sont jugées pour des faits de pédophilie, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes, viol, vol qualifié, escroquerie et incendie volontaire. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Jeter des ordures dans les caniveaux ou sur la route pendant la pluie est devenu un phénomène récurrent. A Bamako comme dans les autres capitales régionales, cette pratique devient de plus en plus inquiétante pourtant elle n’est pas sans conséquence. Au lieu de confier la gestion des ordures au GIE (groupement d’intérêt économique), certaines familles préfèrent garder les ordures et attendre la pluie pour s’en débarrasser. Ces déchets une fois déversés comme bon leur semble, obstruent les caniveaux et empêchent les eaux de pluie de circuler librement, provoquant ainsi des débordements d’eau dans les rues et même sur les routes. Pourtant les autorités à travers le ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable mènent chaque année des campagnes de sensibilisation avant le curage des caniveaux a l’approche de l’hivernage. Malheureusement, force est de constater que ces efforts tombent toujours à l’eau, car il suffit seulement quelques gouttes de pluies pour que les caniveaux se remplissent d’ordures à nouveau. Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation beaucoup pensent que les caniveaux sont des poubelles. Face à la situation, il est impératif que les autorités renforcent les mesures de gestion des déchets et appliquent des sanctions plus strictes afin de changer les mentalités. Quant à la population elle-même, elle doit faire preuve de civisme et se rendre compte que jeter les ordures dans les caniveaux est un acte d’incivisme qui a des conséquences sur l’environnement et la santé. Korotoumou TOGOLA, stagiaire Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Djelika Traoré est facilitatrice en hygiène menstruelle et Coordinatrice de la plateforme EL’PROTECT. À l’occasion de la Journée internationale de l’hygiène menstruelle, elle revient sur les défis auxquels font face les adolescentes et les femmes au Mali. Entre lutte contre les tabous, accès aux produits menstruels et plaidoyer pour des politiques publiques plus inclusives, elle appelle à un engagement collectif pour garantir à chaque fille le droit de vivre ses menstruations dans la dignité. Elle mène un combat noble afin de briser les tabous pour garantir la dignité menstruelle. Pouvez-vous vous présenter, s’il vous plaît ? Je suis Djelika TRAORÉ, facilitatrice en hygiène menstruelle et coordinatrice de la plateforme EL’PROTECT, une organisation de jeunes engagée pour le bien-être des adolescents et des jeunes à travers la santé, l’éducation et le numérique. Parlez-nous de votre plateforme et de votre engagement dans le domaine de l’hygiène menstruelle. EL’PROTECT est aujourd’hui une plateforme qui réunit des dizaines d’adolescentes, de jeunes femmes et hommes engagés autour d’une même mission : renforcer les compétences des adolescents et des jeunes tout en veillant à leur bien-être. Nos principaux domaines d’intervention sont la santé, l’éducation et le numérique. Dès sa création il y a deux ans, EL’PROTECT s’est construite autour d’un profond engagement citoyen et d’un volontariat assumé. Notre ambition était de briser les tabous autour des menstruations et de faciliter l’accès à une information fiable et inclusive pour les adolescentes, les jeunes filles et les femmes. Aujourd’hui, nous développons plusieurs stratégies afin de mieux intégrer les questions liées à la santé menstruelle dans les espaces éducatifs, communautaires, numériques et familiaux, tout en faisant du plaidoyer pour que cette thématique soit davantage prise en compte dans les politiques publiques. Selon vous, pourquoi est-il important de célébrer la Journée internationale de l’hygiène menstruelle ? Cette journée est essentielle, car elle permet de célébrer les progrès réalisés tout en rappelant le chemin qu’il reste à parcourir. Elle met en lumière les nombreuses initiatives portées par des acteurs engagés, mais surtout les réalités que vivent encore des millions de filles et de femmes qui rencontrent des difficultés à gérer leurs menstruations dans la dignité. Célébrer cette journée, c’est réaffirmer que les menstruations sont une question de santé publique, de droits humains, d’égalité des chances et de dignité, et non un sujet de honte ou de tabou. Dans quelle mesure les tabous et les préjugés autour des menstruations influencent-ils la vie des adolescentes et des jeunes femmes ? Les conséquences sont multiples. Les tabous conduisent de nombreuses filles à vivre leurs premières règles dans la peur, la honte ou la confusion. Certaines s’isolent, manquent les cours ou limitent leurs activités sociales simplement parce qu’elles ne disposent ni des informations ni des produits nécessaires. Ces préjugés affectent également leur confiance en elles, leur santé mentale et parfois leur santé physique lorsque les pratiques d’hygiène ne sont pas adaptées. C’est pourquoi il est indispensable de normaliser les discussions autour des menstruations dès le plus jeune âge. Quel rôle joue l’éducation menstruelle dans l’amélioration de la santé et du bien-être des filles ? L’éducation menstruelle est un véritable levier d’autonomisation. Lorsqu’une jeune fille comprend les changements de son corps et reçoit des informations fiables, elle est plus confiante, adopte de bonnes pratiques d’hygiène et prévient de nombreux risques pour sa santé. Une bonne éducation menstruelle, que ce soit à la maison, à l’école ou dans les espaces communautaires, permet aux filles de vivre cette étape naturelle de leur vie avec sérénité, dignité et confiance. Quelles actions concrètes menez-vous sur le terrain pour améliorer la gestion de l’hygiène menstruelle ? Nous intervenons à plusieurs niveaux. Nous organisons régulièrement des causeries éducatives dans plusieurs localités, souvent grâce au volontariat de nos membres, afin de sensibiliser les adolescents, les parents et les communautés. Nous confectionnons et distribuons également des serviettes hygiéniques dans les zones où les besoins sont les plus importants, afin que les filles puissent poursuivre leurs études et leurs activités sans interruption pendant leurs règles. Nous promouvons aussi l’hygiène intime, car il ne peut y avoir de bonne hygiène menstruelle sans une bonne hygiène intime. Enfin, nous menons des campagnes de plaidoyer, aussi bien sur le terrain que sur les plateformes numériques, afin d’influencer les politiques publiques, mobiliser les communautés et sensibiliser un public toujours plus large. Comment les familles, les écoles et les communautés peuvent-elles contribuer à une meilleure gestion de l’hygiène menstruelle ? Chaque acteur a un rôle essentiel. Les familles doivent instaurer un dialogue ouvert avec leurs enfants bien avant les premières règles. Préparer une fille à vivre ses menstruations est beaucoup plus bénéfique que d’attendre leur apparition. Les écoles peuvent intégrer davantage l’éducation menstruelle à travers des séances régulières d’information destinées aussi bien aux filles qu’aux garçons. Les garçons doivent être sensibilisés afin qu’ils deviennent des alliés plutôt que des vecteurs de stigmatisation. Quant aux communautés, elles doivent déconstruire les mythes et encourager des échanges intergénérationnels pour faire évoluer les mentalités. Quels sont les principaux défis que vous rencontrez dans la mise en œuvre de vos activités ? Notre principal défi reste le manque de ressources financières, matérielles et techniques, qui limite notre capacité à intervenir dans toutes les communautés qui en ont besoin. Nous faisons également face au contexte sécuritaire du pays, qui rend difficile l’accès à certaines localités, notamment les plus vulnérables. Malgré ces défis, notre engagement demeure intact. L’accès aux produits d’hygiène menstruelle demeure-t-il une difficulté pour certaines femmes et filles ? Si oui, quelles solutions préconisez-vous ? Oui, cette difficulté est encore une réalité, aussi bien à Bamako que dans plusieurs régions du Mali. Pour y répondre, nous organisons régulièrement des campagnes de collecte de dons afin d’acquérir des serviettes hygiéniques que nous redistribuons aux filles les plus vulnérables. Cependant, cette réponse reste ponctuelle. À long terme, il est nécessaire de rendre les produits menstruels plus accessibles financièrement, d’encourager leur production locale et de renforcer les mécanismes de solidarité ainsi que les politiques publiques dans ce domaine. Comment votre plateforme travaille-t-elle avec les jeunes filles et les femmes pour changer les perceptions et briser les tabous ? Nous les plaçons au cœur de nos actions. Nous les sensibilisons d’abord afin de changer leur perception des menstruations, puis nous les formons à l’animation communautaire, au plaidoyer, à l’éducation menstruelle et à la création de contenus numériques à fort impact. Nous favorisons également leur participation aux prises de décision. À EL’PROTECT, les adolescentes et les jeunes filles sont représentées dans nos instances de gouvernance afin que leurs préoccupations soient réellement prises en compte. Quel rôle jouent les partenaires dans vos actions ? Les partenaires techniques et financiers sont des acteurs indispensables. Grâce à leur accompagnement, nous pouvons renforcer nos capacités, élargir notre champ d’action et toucher davantage de bénéficiaires. Leur soutien nous permet de poursuivre nos activités de sensibilisation, de distribution de kits menstruels, de plaidoyer et de formation au profit des communautés. Quel message souhaitez-vous adresser aux décideurs, aux partenaires et à la jeunesse à l’occasion de cette Journée internationale de l’hygiène menstruelle ? Mon message est simple : faisons de la santé menstruelle une priorité nationale. Aux décideurs, j’invite à investir davantage dans l’éducation menstruelle, à améliorer l’accès aux produits d’hygiène menstruelle et à intégrer pleinement cette question dans les politiques publiques. Aux partenaires, je demande de continuer à soutenir les initiatives portées par les organisations locales, qui sont au plus près des réalités des communautés. Enfin, à la jeunesse, je voudrais dire que le changement commence par chacun de nous. Parlons des menstruations sans honte, déconstruisons les préjugés et devenons des ambassadeurs de la dignité menstruelle. Les règles sont un phénomène naturel, et aucune fille ne devrait être privée de ses droits ou de ses opportunités à cause de ses menstruations. Propos recueillis par Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
La séance plénière du jeudi dernier s’est conclue par l’adoption à l’unanimité (128 voix pour, 0 contre et 0 abstention) du projet de loi portant ratification de l’Ordonnance n°2026-015/PT-RM du 10 avril 2026 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique. Cette réforme majeure va permettre aux acteurs culturels de mobiliser de nouvelles ressources à l’ère du digital et des réseaux sociaux. Le ministre de la Culture, Mamou Daffé, a défendu ce projet en gestation depuis plusieurs années. Bien avant d’intégrer le gouvernement, alors qu’il dirigeait le centre culturel Korè de Ségou, il a côtoyé diverses sensibilités de sa corporation et grandement contribué à la carrière de nombreux artistes. Ce riche vécu lui permet aujourd’hui de saluer l’aval du Parlement pour ce qu’il qualifie d’« avancée historique » et de « révolution » pour le monde de la culture. Sur le fond, ce nouveau cadre juridique impose une réorganisation de la loi de 2017 afin d’y intégrer les réalités de l’ère numérique. Sont notamment visés les téléchargements, le streaming et les copies, des domaines où beaucoup d’artistes voient leurs œuvres exploitées ouvertement ou à leur insu, sans pouvoir percevoir leur dû. Ainsi, le texte élargit les droits moraux et patrimoniaux des créateurs, sécurise leurs revenus et introduit des redevances adaptées aux nouveaux usages digitaux. Enfin, les artistes pourront désormais percevoir des dividendes après chaque grand rendez-vous d’art contemporain. Une innovation majeure prévoit d’ailleurs que jusqu’à 35 % de ces redevances et dividendes collectés seront affectés à la constitution d’un fonds d’aide à la création artistique, jetant ainsi les bases d’une véritable économie de la culture au Mali. Au sujet dudit fonds, reste à savoir si Mamou Daffé ira au bout de la démarche. En 2020, en pleine crise de la COVID-19, cette question était déjà imminente : les activités culturelles étant suspendues, plusieurs métiers et acteurs liés au secteur avaient cruellement manqué de soutien. L’ère du Mali Kura semble donc être le moment idoine pour rectifier le tir grâce à cette nouvelle législation. KEITA Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Niger a officiellement déposé, le 18 juin 2026 auprès du Secrétaire général des Nations Unies, sa demande de retrait du Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). Pour motiver leur décision, les autorités de Niamey ont accusé l’institution de pratiquer une justice sélective et de s’être détournée de ses objectifs initiaux pour devenir un instrument d’ingérence. « Cette décision de retrait découle du constat de détournement d’objectif et de l’instrumentalisation de cette juridiction qui avait pourtant suscité beaucoup d’espoir pour les peuples épris de paix et de justice », peut-on lire dans la lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU. Et suivant les règles de la Cour, ce retrait prendra pleinement effet le 18 juin 2027, soit un an jour pour jour après la notification. En attendant, le Niger reste tenu de coopérer avec la CPI en honorant ses obligations envers elle jusqu’à cette date. Quant à la Cour, elle conserve sa compétence pour tout crime commis avant le départ officiel du pays. Ainsi, le Niger deviendra le troisième pays à vouloir se retirer de la CPI après les Philippines et le Burundi. Ce dépôt de demande du Niger intervient neuf mois après que Niamey a manifesté son intention, aux côtés de ses alliés le Mali et le Burkina Faso, de claquer la porte de l’institution. En effet, en septembre 2025, les États de l’Alliance des États du Sahel (AES) avaient affirmé, dans une déclaration commune, ne pas reconnaître l’autorité de la CPI, la qualifiant d’« instrument de répression néocolonialiste », tout en affichant leur volonté de mettre en place « des mécanismes endogènes pour la consolidation de la paix et de la justice ». Ce divorce s’inscrit dans la continuité de la rupture méthodique de l’AES avec les institutions internationales que les pays de l’Alliance perçoivent comme des instruments de l’impérialisme incompatibles avec leur souveraineté nationale. Depuis, les yeux sont rivés sur les autres membres de l’Alliance. Et tout porte à croire que Bamako et Ouagadougou s’apprêtent à emboîter le pas à Niamey pour officialiser, à leur tour, leur retrait. KEITA Boîte de commentaires Facebook [...]
L’émission d’appel sur l’actualité de la radio Klédu dénommée « Allô Kledu » a été suspendue pour une période de deux mois par la Haute Autorité de la Communication (HAC). À l’origine de cette sanction, la HAC incrimine certaines interventions des auditeurs en direct. Selon l’autorité de régulation, certains propos relayés à l’antenne sont « sans fondement et sans vérification », mettant directement en cause les institutions de la République. Le régulateur estime que le format de libre antenne, s’il n’est pas rigoureusement maîtrisé, favorise la propagation de fausses informations. Dans le contexte actuel, la HAC juge que ces dérapages répétés représentent un risque majeur pour la cohésion sociale et la stabilité nationale. Conséquence, « Allô Kledu », l’une des émissions les plus suivies de l’espace radiophonique malien, ne répondra plus aux appels des auditeurs jusqu’au 24 septembre. Et si la reprise du programme est envisagée à l’issue de la sanction, l’avenir d’« Allô Kledu » s’inscrira sous un jour nouveau. La direction devra vraisemblablement repenser la structure de l’émission pour y introduire un encadrement beaucoup plus strict des appels en direct, quitte à revoir la spontanéité qui faisait son succès. Cette mesure de la HAC ne laisse personne indifférent et cristallise les tensions autour du rôle des médias. D’un côté, une partie de la population et des internautes salue la fermeté du régulateur. Pour ces derniers, la lutte contre la désinformation et la préservation de la sécurité nationale doivent primer sur le divertissement ou la critique non constructive. Et de l’autre, des voix s’élèvent pour dénoncer une sanction jugée disproportionnée. Les défenseurs de l’espace démocratique craignent que cette suspension ne restreigne davantage les espaces de débat citoyen au Mali. Ils y voient un signal inquiétant pour la liberté d’expression, de plus en plus mise à rude épreuve. Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
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