SOCIETE
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 11 septembre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de l’Ordonnance n°2024012/PT-RM du 30 août 2024, modifiée, portant Statut de la Magistrature. Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’actions du Pacte de Stabilité sociale et de Croissance, le Gouvernement a adopté l’Ordonnance n°2026-003/PT-RM du 2 mars 2026 portant Statut général des Fonctionnaires. Cette ordonnance a introduit d’importantes innovations dans la gestion des agents de l’Etat régis par ledit statut, notamment : – le paiement de la rémunération due aux fonctionnaires pendant le service militaire obligatoire ; – l’institution de l’indemnité de départ à la retraite pour les fonctionnaires. Dans un souci d’harmonisation, il est apparu nécessaire d’étendre ces innovations à d’autres agents de l’Etat ne relevant pas du Statut général des Fonctionnaires. Le projet d’ordonnance, adopté, prévoit le paiement de la rémunération due au Magistrat appelé à effectuer le service militaire obligatoire et institue l’indemnité de départ à la retraite pour le Magistrat admis à faire valoir ses droits à la retraite. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres : a. de la participation du Mali au débat général de la 81ème Session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations unies, prévu du 22 au 28 septembre 2026, à New York aux EtatsUnis d’Amérique. Cette 81ème Session, placée sous le thème : « Restaurer la confiance, gérer la transformation : des Nations unies au service de tous », sera l’occasion pour le Mali d’évoquer des sujets d’intérêt majeur, notamment la lutte contre le terrorisme, l’instauration de la paix et l’amélioration de la gouvernance politique et économique. En outre, la délégation malienne participera à des évènements parallèles de haut niveau. b. de la participation du Mali à la réunion commémorative de haut niveau marquant le 65ème Anniversaire de la 1ère Conférence des Pays Non-Alignés, du 31 août au 1er septembre 2026, à Belgrade en République de Serbie. Au cours de cette réunion, qui a regroupé les Etats présents à la Conférence fondatrice du Mouvement des Non-Alignés, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a renouvelé l’attachement constant du Mali aux valeurs, idéaux et objectifs de l’Organisation et a rappelé le rôle historique joué par le Mali lors de la création du Mouvement des Non-Alignés. Il a rappelé le leadership du Mali dans la définition des objectifs du Mouvement ainsi que sa posture en termes de respect de la souveraineté des Etats, de non-ingérence et de non-alignement, des principes conformes à la vision des Autorités de la Transition. Le ministre a également eu des échanges avec ses homologues sur les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale, la promotion des échanges économiques et commerciaux ainsi que la situation sécuritaire du Mali et du Sahel. 2. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 26ème Edition du Forum de Bamako, prévue en novembre 2026. Le Forum de Bamako est un espace de rencontre, de réflexion et d’échanges de haut niveau sur les grands enjeux politiques, économiques, sociaux et sécuritaires de l’Afrique qui rassemble des experts, des dirigeants, des chercheurs et des acteurs de la société civile. Cette 26ème Edition est placée sous le thème : « Refondation du système éducatif malien en cohérence avec les valeurs culturelles et répondant aux besoins de développement socio-économique du pays et de la sous-région ». 3. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le Conseil des Ministres : a. de l’organisation de la 1ère Etape de la Tournée des Lauréats de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025. Dans la dynamique de consolidation et de capitalisation des acquis de la Biennale, le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme organise, de septembre à novembre 2026, la 1ère phase de la Tournée des Lauréats de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025 dans les Régions de Bougouni, Koulikoro, Ségou et dans le District de Bamako. Cette initiative vise à promouvoir l’excellence artistique, à renforcer la visibilité des lauréats et à favoriser la diffusion de leurs œuvres. La 1ère Etape de la Tournée concerne les disciplines de l’orchestre moderne, du théâtre et du solo de chant, offrant ainsi aux lauréats une plateforme d’expression et de rencontre avec les publics de ces localités. b. de l’organisation de la 1ère Edition du Marché national de l’Art contemporain, prévue du 26 novembre au 5 décembre 2026, à Bamako. Cet événement, placé sous le thème : « L’Art : Arme de résilience des peuples de l’AES », réunira artistes, galeristes, collectionneurs, professionnels de la culture, partenaires et grand public autour d’expositions, de rencontres professionnelles et d’échanges consacrés aux arts contemporains. Il a pour objectif de renforcer la visibilité des artistes maliens, de favoriser le développement des industries culturelles et créatives et de contribuer au rayonnement du patrimoine artistique national sur les scènes régionales et internationales. Cette 1ère Edition se tiendra en marge de la 15ème Edition des Rencontres de Bamako, Biennale Africaine de la Photographie, prévue du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027. 4. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 20ème Edition du Forum africain des Systèmes alimentaires, tenue du 31 août au 4 septembre 2026, à Kigali au Rwanda. Cette 20ème Edition, placée sous le thème : « Investir dans les systèmes agroalimentaires africains : nourrir les nations, créer des emplois et renforcer la résilience », a enregistré la participation de plus de 5 000 dirigeants, investisseurs, entrepreneurs, agriculteurs et partenaires au développement venus de plus de 50 pays pour débattre de l’avenir de l’Agriculture africaine. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche, dans son intervention, a mis l’accent sur la prise en compte des actions de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 20242033. En marge des séries de conférences, le ministre de l’Elevage et de la Pêche a rencontré le Viceprésident de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique et des Jeunes entrepreneurs maliens. 5. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays, marquée notamment par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a cependant appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 11 septembre 2026 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national Boîte de commentaires Facebook [...]
Melkam Addis Amet (Bonne année) à l’Éthiopie ! Alors que les horloges internationales affichent le 11 septembre 2026, les Éthiopiens viennent officiellement de franchir le cap de la nouvelle année 2019. Dans les rues de la capitale, Addis-Abeba, l’effervescence est à son comble. Ici, pas de tragédie associée à cette date, mais un parfum de fête, de fleurs printanières et de ragoût épicé. Immersion au cœur d’Enkutatash, le Nouvel An éthiopien, une anomalie temporelle unique au monde qui régit aussi bien la foi que l’administration d’un État tout entier. Pour quiconque atterrit à l’aéroport international de Bole à cette date, le choc culturel est d’abord chronologique. En franchissant la douane, on ne recule pas seulement de quelques fuseaux horaires ; on rajeunissez de sept ans et huit mois. Cette singularité s’explique par la fidélité de l’Éthiopie au calendrier de l’Église orthodoxe copte, calqué sur l’ancien calendrier julien. Contrairement à l’Occident, qui a modifié ses calculs de la date de naissance du Christ lors du passage au calendrier grégorien en 1582, l’Éthiopie n’a jamais réformé son système. Mieux encore, l’année éthiopienne est divisée en 13 mois. Douze mois de 30 jours, suivis d’un petit mois intercalaire de 5 ou 6 jours nommé Pagumen. Ce treizième mois vient tout juste de s’achever, ouvrant la voie au 1er Meskerem, le jour de l’An. Alors que la nuit tombe sur la Corne de l’Afrique, les familles s’apprêtent à allumer le Chibo, de grands flambeaux de bois, devant leurs maisons, tout en dégustant le traditionnel café éthiopien. Le monde entier court après le temps et regarde vers 2027 ; l’Éthiopie, elle, savoure sereinement ses premiers pas en 2019. Melkam Addis Amet (Bonne année) à l’Éthiopie ! Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’IA ne s’attaquera plus seulement à nos boulots elle nous tuera aussi d’ici la fin de la décennie. Le chercheur en intelligence artificielle Jacob Coxon, âgé de 27 ans, qui a annoncé sa démission publique le 9 septembre 2026 pose les avertissements. Par une série de messages sur les réseaux sociaux, le scientifique britannique a dénoncé les pratiques d’OpenAI et d’Anthropic, les deux leaders du secteur pour lesquels il a travaillé ces trois dernières années. L’ingénieur mathématicien accuse ces laboratoires de mettre des vies en danger en accélérant le développement d’une superintelligence artificielle sans régulation adéquate.   « Les gens qui construisent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie », ce sont les déclarations de l’expert en pré-entraînement de modèles. Pour Coxon, les deux leaders du secteur jouent à la roulette russe avec nos vies. Obsédées par une course aux profits et la peur de se faire distancer par la concurrence, ces entreprises foncent à l’aveugle vers une superintelligence autonome capable de s’auto-améliorer. Une boîte de Pandore impossible à refermer.   Loin de démentir, les cadres de la tech ont capitulé devant ses accusations. Evan Hubinger, responsable de la science de l’alignement chez Anthropic, a publiquement validé l’alerte en ces termes : « Jacob a raison. Je pense personnelinement qu’il y a plus de 10 % de risques que l’IA tue l’humanité d’ici dix ans ». Pire encore, il confesse que son entreprise ne dispose d’aucun plan pour contrôler une superintelligence future.   Le mythe d’une technologie salvatrice s’effondre. Derrière les jolies discours se cache une réalité glaçante, les génies de la Silicon Valley ont peur de leur propre créature. Alors que des modèles récents ont déjà montré des capacités à contourner la surveillance humaine, l’affaire Coxon met les gouvernements face à un impératif historique. Si les régulateurs n’imposent pas un coup d’arrêt immédiat, le point de non-retour algorithmique pourrait être franchi dès l’année prochaine. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces Armées Maliennes (FAMa) poursuivent leurs opérations aéroterrestres contre les groupes armés terroristes (GAT), au lendemain de plusieurs actions offensives signalées dans différentes zones du pays. Selon l’État-Major Général des Armées, plusieurs dizaines de terroristes ont été neutralisés et d’importants matériels détruits. Dans une mise à jour faisant suite à son dernier communiqué « Flash » relatif à l’attaque perpétrée le 10 septembre 2026 par des groupes armés terroristes dans le secteur de Dioura, l’État-Major Général des Armées indique que les FAMa maintiennent la pression sur les assaillants. À ce stade des opérations, le bilan provisoire fait état de plusieurs dizaines de terroristes neutralisés, ainsi que de la destruction de nombreuses motocyclettes et de plusieurs pick-up. Deux bases terroristes ciblées à Ouan Le même jour, au sud et à l’est de la localité de Ouan, dans la région de San, deux bases appartenant à des groupes armés terroristes ont été identifiées puis traitées avec succès par les forces maliennes. D’après l’État-Major Général des Armées, ces groupes disposaient notamment de matériels de guerre et de nombreuses motocyclettes. Ils seraient impliqués dans plusieurs attaques récemment perpétrées dans le Centre du pays. Un regroupement détecté à l’est de Sikasso Les opérations ont également concerné la région de Sikasso. Le 9 septembre 2026, à environ 30 kilomètres à l’est de Sikasso, un regroupement de terroristes disposant de matériels de guerre et préparant une action hostile a été détecté. Après confirmation des renseignements, la position identifiée a été ciblée et frappée avec succès, précise l’État-Major Général des Armées. Les opérations de reconnaissance se poursuivent Les FAMa poursuivent désormais les opérations de surveillance et de reconnaissance dans les différents secteurs concernés. Ces actions doivent permettre d’évaluer avec précision les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de neutraliser d’éventuelles menaces résiduelles. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Exploit historique au CHU Gabriel Touré ! Pour la première fois, l’excellence médicale malienne a brillé de mille feux en réussissant la séparation chirurgicale de deux bébés siamois, ouvrant une nouvelle ère d’espoir pour la santé publique au Mali. Nés le 29 août 2026, ces nourrissons partageaient des attaches corporelles qui compromettaient lourdement leur pronostic vital. Grâce à la mobilisation d’une équipe pluridisciplinaire d’experts locaux, cet exploit historique positionne un peu plus la chirurgie malienne au rang des grands pionniers de la sous-région. Nées d’une quatrième grossesse du couple BERTHE, les nourrissons présentaient, dès leur naissance, plusieurs malformations congénitales. Elles étaient notamment reliées par un système urinaire et digestif commun, partageant une même vessie et le même côlon. Le succès de cette séparation marque non seulement un tournant décisif pour la survie et l’avenir des nouveau-nés, mais il insuffle également un vent d’immense fierté au sein du corps médical national, prouvant la haute technicité et la résilience des infrastructures de santé publiques au Mali. Portée par la formidable nouvelle d’une intervention réussie, une forte délégation ministérielle menée par le médecin-colonel-major Assa Badiallo Touré s’est rendue, ce mercredi 9 septembre 2026 au CHU Gabriel Touré, pour s’enquérir de près de la santé des nouveau-nés. Ravie de la prouesse accomplie, le Médecin Colonel-major, a salué le travail scientifique réalisé par les praticiens maliens. « Nous sommes réunis aujourd’hui pour un événement heureux, un exploit scientifique de nos praticiens réalisé au sein de la grande famille du CHU Gabriel Touré » a t- elle déclaré avant de rappeler le caractère particulièrement rare des naissances de bébés siamois. Selon les estimations évoquées lors de cette visite, ce phénomène concerne environ une naissance sur 200 000. Elle a félicité l’ensemble de l’équipe ayant participé à cette intervention, ainsi que tous les agents du CHU Gabriel Touré, au nom des plus hautes Autorités du pays. « Une telle intervention, c’est vraiment une prouesse » a t- elle rappelé une seconde fois. Cette réussite constitue également, selon les Autorités, une illustration concrète de l’importance des équipements médicaux de pointe mis à la disposition des établissements sanitaires et de la compétence du personnel soignant malien.  » A noter que, cet exploit historique témoigne de l’expertise et du dévouement de nos blouses blanches, capables de relever les défis les plus complexes pour sauver des vies. » Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce jeudi, le jeune prêcheur l’imam Bandiougou Traoré, a recouvré la liberté après avoir purgé deux ans de prison ferme à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA). Son incarcération, ordonnée par le Pôle National de lutte contre la cybercriminalité prend ainsi fin. Condamné le 7 novembre 2024 par le Pôle National de lutte contre la cybercriminalité pour « atteinte au crédit de l’État », il avait été interpellé par la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ) de la police nationale, à la suite d’une plainte déposée contre lui pour des propos tenus lors d’un prêche très critique à l’égard du comportement et de l’habillement des femmes au sein des Forces armées et dans les milieux sportifs. Ses déclarations avaient suscité de nombreuses réactions. Plusieurs organisations de défense des droits des femmes les avaient qualifiées de « misogynes » et de « discriminatoires ». L’imam avait été interpellé le 9 septembre 2024, avant d’être placé sous mandat de dépôt le lendemain. Cette condamnation était la deuxième infligée au religieux en 2024. Dans une première affaire, il avait été placé sous mandat de dépôt le 4 janvier, après un prêche au cours duquel il avait notamment critiqué la mauvaise gouvernance et les coupures d’électricité. Il avait été condamné à dix-huit mois d’emprisonnement, dont deux mois ferme et seize mois avec sursis, ainsi qu’à une amende de 500 000 francs CFA. Après avoir exécuté la partie ferme de sa peine, il avait recouvré la liberté le 11 mars 2024. Figure incontournable des prêches à Torokorobougou, Bandiougou Traoré navigue entre influence religieuse et turbulences judiciaires, car il a dû répondre de ses actes à deux reprises devant les tribunaux au cours de l’année 2024. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont poursuivi leur dynamique opérationnelle tout au long du mois d’août 2026. À travers une présence accrue sur les différents théâtres de l’opération Dougoukoloko, les forces ont multiplié les opérations de reconnaissance, de contrôle de zone et de neutralisation des groupes armés terroristes, tout en renforçant leurs missions de sécurisation et d’accompagnement des populations. C’est dans ce cadre que la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA) a levé le voile, ce jeudi 10 septembre 2026, sur le bilan mensuel des opérations conduites par les FAMa au cours de la période du 1er au 31 août. Face aux médias, le Directeur de la DIRPA, le Colonel-Major Bakary Bocar Maïga, a présenté les principaux résultats enregistrés sur les différents théâtres d’opérations. Depuis les attaques du 4 juillet dernier, la dynamique opérationnelle demeure marquée par une surveillance permanente et une pression continue exercée sur les Groupes Armés Terroristes (GAT). Une situation qui, selon la DIRPA, a contraint les groupes terroristes, notamment sur le théâtre Est, à privilégier la dispersion, le camouflage et l’évitement du contact direct avec les forces. Une forte activité opérationnelle  Sur le théâtre Est, couvrant notamment Gao, Ménaka et Kidal, les FAMa ont maintenu leurs actions de recherche et de neutralisation. Au Centre, où la menace terroriste s’est intensifiée, notamment après l’attaque de San le 9 août, le dispositif militaire a été adapté afin de répondre à l’évolution de la situation. Des opérations de reconnaissance offensive, de contrôle de zone et de recherche ont ainsi été menées dans plusieurs secteurs, notamment à San, Bandiagara, Macina, Boulkessi et Youwarou. Dans le Sud, où l’activité terroriste demeure diffuse et opportuniste, les forces ont poursuivi leurs opérations de reconnaissance et de sécurisation des axes, des convois et des travaux, tout en intervenant contre les regroupements terroristes détectés. Les chiffres communiqués par la DIRPA témoignent de l’intensité de cette activité. Au cours du mois d’août, 740 sorties aériennes, représentant plus de 2 293 heures de vol, ont été effectuées. Elles ont notamment concerné des missions de renseignement, de surveillance, de reconnaissance, de transport et d’évacuation sanitaire, auxquelles s’ajoutent 214 frappes contre des cibles terroristes. Près de 1 000 terroristes neutralisés Sur le terrain, le bilan matériel fait état de la destruction de 50 bases terroristes, 564 motocyclettes, 129 pick-up dont 9 équipés, 5 cachettes, ainsi qu’une mine d’or artisanale et 230 barriques de carburant. Sur le plan humain, les estimations présentées par la DIRPA font état d’environ 1 000 terroristes neutralisés sur les différents théâtres d’opérations au cours du mois. Au-delà de ces résultats, le mois d’août a également été marqué par la libération de plusieurs dizaines de frères d’armes précédemment retenus en otage. La DIRPA a réaffirmé la détermination des autorités militaires à poursuivre les efforts jusqu’à la libération de l’ensemble des FAMa encore en captivité. Des FAMa également au service des populations L’action des forces ne s’est toutefois pas limitée aux opérations de combat. Sur le terrain, les FAMa ont également poursuivi leurs missions de sécurisation et d’accompagnement des populations. Les unités terrestres ont notamment assuré l’escorte de 3 681 citernes au cours du mois d’août, contribuant ainsi à la sécurisation de l’approvisionnement. De son côté, l’Armée de l’Air a transporté 3 312 passagers et plus de 126 tonnes de fret. La sécurisation des foires, des travaux champêtres, des axes routiers et des convois de ravitaillement s’est également poursuivie. Des patrouilles permanentes et la sécurisation de certains vols humanitaires ont complété ce dispositif destiné à favoriser la continuité des activités et la protection des populations. Le Génie militaire et le Service de santé en appui L’appui aux populations s’est aussi traduit par l’intervention du Génie Militaire. À Bafoulabé, les bacs militaires ont permis, entre le 26 juillet et le 8 septembre 2026, le franchissement du fleuve par 2 476 engins roulants, facilitant ainsi la mobilité des personnes et des biens. Le Service de Santé des Armées a, pour sa part, poursuivi la prise en charge de patients civils aux côtés des militaires, illustrant l’engagement des structures militaires au-delà du seul cadre opérationnel. En toile de fond de ces opérations, les FAMa poursuivent leur montée en puissance. Le recrutement, la formation et le perfectionnement des personnels restent au cœur de cette dynamique. La formation initiale, la spécialisation, la formation interarmes et le perfectionnement des personnels doivent permettre de renforcer progressivement les différentes composantes des Forces Armées Maliennes et leurs directions de services. À travers ce bilan mensuel, la DIRPA met ainsi en avant une armée engagée simultanément sur plusieurs fronts, notamment la lutte contre les groupes armés terroristes, la sécurisation du territoire, l’accompagnement des populations et le renforcement de ses capacités opérationnelles. Boîte de commentaires Facebook [...]
Le football malien bénéficie désormais d’un nouveau soutien de poids. La Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) et NDC Energies ont signé une convention de partenariat d’un montant de 300 millions de FCFA, traduisant la volonté de l’entreprise spécialisée dans l’importation et la commercialisation des hydrocarbures de contribuer davantage au développement du sport national. Le football malien peut compter sur un nouveau partenaire. La Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) et NDC Energies ont procédé à la signature d’une convention de partenariat d’un montant de 300 millions de FCFA. La cérémonie s’est déroulée au siège de NDC Energies, à l’ACI 2000, en présence de Mahazou dit Baba Cissé, président de la FEMAFOOT, et de Mamadou Chérif Diarra, Directeur adjoint de NDC Energies. À travers cet engagement financier, NDC Energies entend apporter sa contribution à l’accompagnement du football malien et à la promotion des talents nationaux. Une démarche qui illustre la volonté de l’entreprise de s’investir dans des initiatives d’intérêt national, au-delà de ses activités dans le secteur énergétique. NDC Energies, un acteur incontournable du secteur des hydrocarbures Dirigée par l’entrepreneur malien Mamadou Niangadou, NDC Energies s’est progressivement imposée comme un acteur important du secteur énergétique au Mali. L’entreprise a notamment repris environ 80 stations-service de l’ancien réseau de TotalEnergies au Mali, renforçant ainsi sa présence dans la distribution des produits pétroliers. Avec des centaines de camions-citernes à son actif, NDC Energies participe à l’approvisionnement de plusieurs catégories de clients, notamment les sociétés minières et les réseaux indépendants. Cette activité contribue également à la création d’emplois et à l’émergence de nouvelles opportunités pour la jeunesse malienne. Mais c’est surtout pendant la récente crise du carburant que l’entreprise a particulièrement marqué les esprits. Alors que le Mali faisait face à une importante crise d’approvisionnement en carburant, avec des répercussions sur les activités économiques et la vie quotidienne des populations, les acteurs du secteur ont été appelés à multiplier les efforts pour maintenir la disponibilité des produits pétroliers. Dans ce contexte difficile, NDC Energies a joué un rôle important dans les efforts d’approvisionnement du marché, notamment à travers la mobilisation de ses moyens logistiques et la poursuite de la desserte de ses stations-service. L’entreprise s’est ainsi distinguée par sa capacité à maintenir ses opérations malgré les difficultés. Une mobilisation qui a été perçue comme une contribution aux efforts collectifs visant à atténuer les effets de la crise et à assurer la continuité de l’approvisionnement. En reconnaissance de cet engagement, une médaille de reconnaissance a été décernée à Mamadou Niangadou, PDG de NDC Energies, pour services rendus à la nation. Du carburant au football, le même engagement au service du Mali Le partenariat de 300 millions de FCFA conclu avec la FEMAFOOT s’inscrit dans cette dynamique. Pour NDC Energies, il ne s’agit plus seulement d’être un opérateur économique dans un secteur stratégique, mais également de contribuer à des initiatives capables de rassembler et de porter les aspirations de la jeunesse malienne. Le football constitue justement l’un des principaux vecteurs de cohésion, de fierté nationale et d’espoir pour la jeunesse. En accompagnant la FEMAFOOT, NDC Energies affirme donc son ambition de participer, à sa manière, à la construction d’un environnement plus favorable à l’épanouissement des sportifs maliens. Ainsi, Mamadou Niangadou et NDC Energies démontrent que la performance économique peut également s’accompagner d’un engagement citoyen. Après avoir apporté leur contribution dans un secteur aussi stratégique que celui de l’énergie, l’entreprise entend désormais apporter son soutien au football, autre domaine majeur de la vie nationale. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Premier ministre de la République algérienne démocratique et populaire, Sifi Ghrieb, effectuera une visite officielle à Bamako le lundi 14 septembre 2026, à l’invitation de son homologue malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre, Chef du Gouvernement du Mali. L’information vient de la primature du Mali à travers un communiqué publié ce jour. À la tête d’une forte délégation, le Chef du Gouvernement algérien sera porteur d’un message du Président de la République algérienne démocratique et populaire, Abdelmadjid Tebboune, à son homologue malien, le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État. Cette visite intervient dans le prolongement de la visite de travail effectuée par le Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, à Alger le 24 août 2026. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la redynamisation des relations bilatérales entre le Mali et l’Algérie. Durant son séjour à Bamako, Sifi Ghrieb sera reçu par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Il aura également une séance de travail avec son homologue malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga. Cette visite offrira ainsi aux deux parties l’occasion de renforcer leur dialogue direct, dans le respect mutuel et la préservation des intérêts de chacun des deux États. À travers cette démarche, le Mali et l’Algérie réaffirment leur volonté commune de consolider leur coopération dans les domaines d’intérêt commun, au bénéfice de leurs peuples respectifs. Les deux pays entendent poursuivre cette coopération dans un esprit de bon voisinage, de fraternité et de solidarité agissante. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
(Bobo-Dioulasso, 9 septembre 2026). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Chef suprême des Forces Armées nationales, a procédé à l’inauguration officielle du complexe industriel Textile des Forces du Burkina Faso, (TEXFORCES-BF), ce mercredi matin à Logofourousso, dans la commune de Bobo-Dioulasso. L’inauguration de ce complexe industriel, chargé de confectionner les uniformes des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) ainsi que de produire des effets d’habillement pour les populations civiles, matérialise la politique de souveraineté et de transformation locale du coton burkinabè conformément à la vision du Leader de la Révolution Progressiste Populaire (RPP). Pour le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, qui s’est adressé à la presse à l’issue de la cérémonie, cette inauguration est un message fort à l’endroit du Peuple burkinabè, qu’il exhorte à croire en ses propres potentialités. « Je pense que pour un être humain, se vêtir fait partie de la protection de sa dignité, de la même façon que s’alimenter. Pendant longtemps, même dans la sous-région, nous avons exporté nos matières brutes et nous avons décidé à travers ce complexe d’affirmer notre souveraineté en matière textile », soutient le Chef suprême des Forces armées nationales. Pour le Président du Conseil d’administration (PCA) de TEXFORCES-BF, le Général de Brigade Ismaël Kiswendsida DIAOUARI, Chef d’État-major particulier du Président du Faso, ce complexe porte une histoire, celle de la vision politique du Chef de l’État, devenue une réalité industrielle. « Un pays qui produit du coton ne peut durablement accepter que l’essentiel de la valeur ajoutée, l’essentiel des emplois, des savoir-faire et des devises liées à cette matière première se créent ailleurs », se convainc le PCA de TEXFORCES-BF. Conquérir le marché national, sous-régional et international Selon le Général de Brigade, TEXFORCES-BF porte des capacités annuelles pouvant atteindre 20 millions de mètres de tissu au tissage, 5 à 6 millions d’unités en tricotage, jusqu’à 20 millions de mètres en finition teinture, 4 à 6 millions de tenues, plus de 5 millions de tee-shirts et plus d’un million de paires de chaussettes par an. L’ambition à terme est de transformer jusqu’à 50 000 tonnes de coton par an, porter le tissage jusqu’à 100 millions de mètres par an et dépasser 20 millions de pièces confectionnées par an avec une conquête progressive du marché national, sous-régional et international. Le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem PODA, en livrant le discours du Président du Faso, a affirmé qu’en ce jour, « nous n’inaugurons pas un simple complexe industriel, nous inaugurons un symbole vivant de notre souveraineté, une capacité nationale nouvelle et la preuve que le Peuple burkinabè peut produire, transformer, innover et répondre lui-même à des besoins stratégiques de la Nation ». Direction de la communication de la Présidence du Faso Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Burkina vient de gagner le pari de l’information crédible et accessible pour tout les burkinabè. Le décodeur Canal+ ne s’éteindra plus tout à fait au Burkina Faso. Mais, au-delà de cette victoire, un coup de génie que personne ne capte. En contraignant le géant français à laisser la télévision nationale accessible même après l’expiration des abonnements, l’État burkinabè vient de signer un coup de force réglementaire qui redessine silencieusement le marché de la publicité ouest africain. Cette victoire de la souveraineté audiovisuelle est l’aboutissement d’un bras de fer de plusieurs mois. Tout a commencé le 12 juin 2026, lorsque le Conseil supérieur de la communication (CSC) a infligé une première amende de 50 millions de francs CFA à Canal+ International pour non-respect de ses obligations d’accès gratuit aux chaînes locales. Face à la résistance de l’opérateur, qui imposait un astucieux système de validation par SMS, le régulateur a durci le ton en juillet 2026 avec une amende record de 200 millions de FCFA. Isolé, le groupe a finalement plié ; le jeudi 27 août 2026 à 15 heures, le signal en clair de la RTB est devenu automatique et gratuit sur tous les décodeurs coupés. Au-delà de la bataille politique, ce repli de Canal+ provoque un bousculade économique inattendu. En Afrique subsaharienne, le modèle de la télévision payante subit la loi de la « recharge » ; en fin de mois, l’audience s’effondre massivement au rythme des budgets des ménages. Les annonceurs (télécoms, brasseries, banques) qui achetaient des espaces publicitaires sur les chaînes privées internationales du bouquet voyaient leurs messages disparaître des écrans des foyers non réabonnés. Désormais, la donne change radicalement. En restant allumée en permanence, la RTB récupère techniquement cette « audience résiduelle » (ces centaines de milliers de foyers qui ont le décodeur coupé mais qui continuent de générer de l’audimat pour la télévision nationale) et s’impose comme le canal publicitaire le plus stable du pays. Pourquoi les grandes marques investiraient-elles sur des chaînes panafricaines au signal cyclique, alors que la télévision publique garantit une exposition continue, même sur un décodeur financièrement expiré ? L’argent de la publicité locale va inévitablement migrer vers la chaîne d’État. Pour Canal+, ce compromis technique ressemble à un piège commercial. Non seulement la multinationale perd une partie de l’écran noir qui incitait au réabonnement immédiat, mais elle voit ses propres espaces publicitaires perdre de la valeur au profit du média national. En voulant faire du droit à l’information, une réalité, le Burkina Faso a également court-circuité Canal + sur le champ publicitaire. Le Burkina n’a pas seulement fait respecter sa réglementation nationale et sa souveraineté, il vient d’infliger un coup Économique sévère au géant de la parabole blanche. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’équilibre délicat entre la sécurité numérique et le respect des libertés fondamentales est au cœur d’un événement majeur qui s’est ouvert aujourd’hui au Restaurant la pirogue à Bamako. Prévu sur deux jours, du 08 au 09 septembre 2026, cet atelier consultatif marque une étape décisive dans la gouvernance numérique du pays. Intitulé « Cadre consultatif d’échanges pratiques et de co-construction de solutions sur les enjeux de la régulation du cyberespace au Mali », cet événement est porté par le projet Siguida-Hêrêma. Cette initiative ambitieuse est menée par l’organisation internationale Search for Common Ground, en partenariat étroit avec l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres du Mali (URTEL), et bénéficie du soutien financier de la Coopération belge au développement. L’ouverture officielle a été marquée par le discours de Mohamed Al Bachar, représentant de Monsieur Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration. Dans son allocution, M. Al Bachar a salué la diversité et la qualité des participants, soulignant que le cyberespace est devenu un levier incontournable de mobilisation citoyenne et de développement économique, tout en reconnaissant les défis majeurs liés à la désinformation, aux discours de haine et à la cybercriminalité. Face aux interrogations légitimes de la société civile concernant l’impact des lois de 2013 et 2019 sur la liberté d’expression, il a réaffirmé la volonté du ministère de s’engager vers une gouvernance collective, basée sur l’écoute et l’expertise. De son côté, le représentant de Search for Common Ground a insisté sur l’approche de « Digital Peacebuilding » (consolidation de la paix numérique), visant à renforcer la résilience informationnelle. Il a rappelé que l’objectif n’est pas d’imposer mais d’écouter les divergences pour concevoir des réponses adaptées aux réalités maliennes. Un avis partagé par le président du comité de coordination du réseau Siguida-Hêrêma, qui s’est félicité de réussir l’exploit de réunir autour d’une même table des acteurs qui se parlent rarement : les institutions publiques, les médias, les confessions religieuses, les femmes et la jeunesse. Durant ces deux journées, les participants plancheront sur l’appropriation du cadre juridique existant, le partage d’expériences face aux dérives en ligne et l’impact des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle. L’ambition finale est de soumettre aux autorités des recommandations concrètes et inclusives, assorties de responsabilités claires, pour bâtir un espace numérique malien pacifié, responsable et protecteur des droits de chacun. Stephan MOMO ( Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Commissariat de Police de Kalaban-Coro, sous la houlette du Commissaire Principal Yoro Diakité, a mis hors d’état de nuire un réseau de cinq (05) présumés voleurs et receleurs de motos Djakarta, au quartier Kabala le 31 août 2026. Informée de l’affaire, la Brigade de Recherches a appréhendé un premier suspect, M.Y, en train de brader une moto Djakarta. Son interrogatoire a permis d’identifier quatre (04) complices présumés et de saisir au total deux (02) motos Djakarta. Les cinq (05) suspects, identifiés par les initiales M.Y, 16 ans ; M.D, alias « Wozodeni », 15 ans ; M.F, alias « Bron », 16 ans ; D.S, 18 ans ; et A.K, 18 ans, ont été mis à la disposition de la Justice. L’enquête se poursuit afin d’identifier et d’interpeller d’éventuels autres complices. Selon le Commissaire Principal Yoro Diakité en charge du commissariat de police de Kalaban-Coro, cette opération traduit l’engagement constant de la Police Nationale dans la lutte contre la délinquance et la criminalité sous toutes ses formes, conformément aux orientations du Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général de Police Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Par ailleurs il a invité la population à une bonne collaboration, notamment en signalant tout comportement suspect au 101 de la Police Nationale. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Décentralisation de l’Éducation au Mali (PADEM), en partenariat avec Save the Children International Mali (SCI Mali), le CAEB, l’AMSS et Cordaid, avec l’appui financier de l’Union européenne, a organisé du 1er au 3 septembre 2026 une session de formation destinée aux professionnels des médias. Plus d’une vingtaine de journalistes et d’hommes de médias ont pris part à cette rencontre tenue à l’Hôtel de l’Amitié, autour du thème : « Appropriation par les professionnels des médias de la gestion de l’éducation en mode décentralisé ». L’objectif de cette formation était de renforcer les connaissances et les capacités des professionnels des médias sur les enjeux, les mécanismes de gouvernance et les responsabilités liés à la décentralisation de l’éducation. Il s’agissait également de mieux outiller les journalistes pour un traitement pertinent et responsable de l’information éducative. Mieux comprendre la décentralisation de l’éducation Au cours des trois jours, plusieurs thématiques ont été abordées, notamment la décentralisation comme levier de développement local et de participation citoyenne. Dans le secteur de l’éducation, le transfert de compétences aux collectivités territoriales entraîne de nouvelles responsabilités pour les acteurs locaux. Pour que cette réforme soit mieux comprise et appropriée par les populations, la contribution des médias apparaît donc essentielle. La première journée a été consacrée aux enjeux, défis, acquis, perspectives et mécanismes de gouvernance de la décentralisation de l’éducation. Les échanges ont notamment permis de clarifier la différence entre décentralisation et déconcentration, deux notions souvent confondues. La décentralisation implique un transfert de compétences et de responsabilités de l’État vers les collectivités territoriales. La déconcentration, quant à elle, consiste à rapprocher l’administration de l’État des populations à travers ses services territoriaux. Une clarification jugée importante pour les professionnels des médias, appelés à expliquer ces mécanismes aux citoyens de manière simple et accessible. La deuxième journée a porté sur la gestion de l’éducation en mode décentralisé. Cette approche vise notamment à rapprocher les décisions des réalités du terrain et à améliorer la gouvernance du système éducatif. Les participants ont ainsi examiné les rôles et responsabilités des différents acteurs : collectivités territoriales, services techniques, enseignants, parents d’élèves et communautés. Les discussions ont également fait ressortir plusieurs conditions nécessaires à l’efficacité de cette gestion décentralisée, notamment une clarification des responsabilités, un financement adéquat, le renforcement des capacités des acteurs locaux et une participation effective des communautés. Cette journée a également été marquée par une présentation du projet PADEM. Elle a suscité des échanges sur la pérennisation du projet ainsi que sur la participation des différents partenaires à la gestion du système éducatif. La troisième et dernière journée a été consacrée à l’éthique, à la déontologie et à la responsabilité sociale des professionnels des médias. Les échanges ont mis en évidence le rôle central des journalistes dans la diffusion d’une information fiable, particulièrement sur les questions éducatives, qui peuvent susciter de nombreux débats au sein de la société. Les professionnels des médias ont été invités à privilégier la vérification des faits, à équilibrer leurs informations, à sensibiliser les populations sur les rôles et responsabilités des différents acteurs et à faire preuve de responsabilité dans le choix des sujets et des angles de traitement. Selon le représentant de Save the Children, « les professionnels des médias sont des acteurs incontournables de cette dynamique ». Leur rôle, a-t-il souligné, ne se limite pas à transmettre l’information, mais consiste également à la rendre accessible, compréhensible et utile aux populations. Dans cette perspective, le journaliste doit veiller à relayer une information exacte et complète, sans stigmatisation, discrimination ni parti pris. La formation s’est achevée par des partages d’expériences et des travaux de groupe. Ces exercices ont permis aux participants de mettre en pratique les connaissances acquises durant les trois jours. Ils ont également été amenés à identifier les difficultés rencontrées dans le traitement des questions liées à l’éducation et à réfléchir à des approches susceptibles d’améliorer la qualité de l’information destinée aux populations. Assétou Samaké Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
En une seule semaine, 1 046 migrants tentant la dangereuse traversée maritime vers les Canaries ont été secourus et prises en charge par les équipes de Médecins sans frontières (MSF). Parmi ces rescapés, aujourd’hui en grande détresse physique et psychologique en Mauritanie et au Sénégal, figurent des ressortissants maliens. Ils voyageaient à bord de sept embarcations, transportant chacune en moyenne 150 personnes. Leur objectif était de rejoindre les îles Canaries, situées à près de 2 000 kilomètres de leur point de départ. Une traversée particulièrement longue et périlleuse, qui a laissé de nombreux survivants dans un état de santé critique. Selon Médecins Sans Frontières (MSF) parmi les 1 046 personnes secourues, figurent 134 femmes, dont une femme enceinte, ainsi que 88 mineurs. Ils souffraient de divers problèmes de santé, notamment de déshydratation extrême, de perte de conscience, de fractures, d’une fatigue extrême et d’infections cutanées, gastriques et respiratoires, conséquences de leur long séjour en mer. Ils ont été secourus et ramenés à terre, où les équipes médicales de Médecins Sans Frontières (MSF) leur ont apporté un soutien médical d’urgence en collaboration avec le Croissant-Rouge mauritanien à Nouadhibou et avec l’Organisation internationale pour les migrations à Rosso et Dakar. La plupart des rescapés étaient originaires du Sénégal, de la Gambie, d’autres venaient du Mali, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire et d’autres pays. Pour Dalil Adji, chef de mission de la force opérationnelle migration de MSF en Afrique de l’Ouest, lorsque des personnes empruntent une route de 2 000 kilomètres, actuellement la plus meurtrière au monde, c’est qu’elles fuient une situation bien pire. A noter que depuis 2024, les équipes MSF assistent les personnes qui débarquent des bateaux en détresse sur la route de l’Atlantique. Depuis le lancement du projet, les équipes MSF témoignent du bilan humain croissant de cette route migratoire et du niveau de vulnérabilité de ceux qui l’empruntent. Malgré les dangers évidents, les gens continuent à emprunter cette voie risquée faute d’alternatives. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation, célébrée ce 8 septembre, Mahamane Mahalmadane, Coordinateur de Kalanko, un média spécialisé en éducation, appelle à renforcer l’accès des filles et des femmes à l’éducation et à l’alphabétisation au Mali. Il présente également l’engagement de Kalanko dans la promotion de l’éducation et sa vision d’un média éducatif capable de toucher les communautés jusque dans les zones les plus éloignées. Entretien!!!   Le 8 septembre marque la Journée internationale de l’alphabétisation. Que représente cette journée pour vous, particulièrement dans le contexte éducatif malien ? En tant que coordinateur de Kalanko, le 8 septembre est pour moi un moment de vérité et un appel pressant au sursaut national. Dans le contexte actuel du Mali, l’alphabétisation n’est pas un sujet secondaire : elle constitue le socle fondamental de toute stabilité, de toute paix durable et de tout développement économique. Savoir lire, écrire et comprendre son environnement est un droit constitutionnel indispensable pour chaque citoyen.   Qu’est ce qui a motivé la création du journal Kalanko, consacré à la promotion de l’éducation ? La création de Kalanko est le fruit d’une vision patriotique, d’une passion pour le secteur éducatif et d’un refus de la fatalité. Nous sommes partis d’un constat flagrant : l’éducation est le secteur le plus vital pour l’avenir et la souveraineté du Mali, et pourtant, il n’existait aucun média spécialisé pour valoriser ses acteurs, analyser ses réformes et documenter ses défis. Nous avons donc décidé de combler ce vide en créant Kalanko. Au tout début, le projet a démarré modestement sous la forme d’un journal papier de suivi, distribué de manière 100 % gratuite dans les structures éducatives pour apporter une information transparente et accessible. Face à l’engouement et à l’évolution technologique, nous avons structuré notre site web pour en faire une base de données de référence (répertoires des écoles, actualités officielles). Aujourd’hui, Kalanko a opéré sa mue complète pour devenir une marque média globale, présente sur toutes les plateformes numériques (Facebook, TikTok, WhatsApp, YouTube) avec des productions vidéos de haute qualité, des reportages de terrain et des directs interactifs. Toute cette formidable aventure, de la gratuité du journal papier d’origine jusqu’à notre déploiement digital actuel, a été autofinancée de bout en bout sur fonds propres, sans aucune aide extérieure. Notre ambition ultime se concrétisera très bientôt avec le lancement de notre chaîne de télévision 100 % éducation, un investissement majeur que nous portons une fois de plus sur nos propres ressources pour offrir au Mali le grand média éducatif qu’il mérite.     Pourquoi est-il particulièrement important de mettre l’accent sur l’alphabétisation des filles alors que l’accès à l’éducation reste encore marqué par des disparités entre filles et garçons ? Mettre l’accent sur l’alphabétisation des filles, c’est corriger une fracture sociale majeure et handicapante pour notre nation. Éduquer une fille, c’est éduquer une nation entière. Historiquement, à l’époque où Kalanko faisait ses premiers pas sous forme de journal de suivi gratuit, nos enquêtes de terrain mettaient déjà en lumière des taux de décrochage scolaire et d’analphabétisme dramatiquement plus élevés chez les jeunes filles. L’accès au savoir reste profondément marqué par des disparités et des barrières économiques. Si nous voulons un Mali fort, nous devons impérativement corriger cette injustice. Une fille privée d’instruction est une force vive que l’on retire au développement du pays. À Kalanko, à travers notre plateforme web www.kalanko.net et nos canaux digitaux, nous produisons quotidiennement des reportages et des campagnes de sensibilisation pour pousser les familles à maintenir les filles à l’école. Nous finançons l’intégralité de ce travail d’utilité publique sur nos fonds propres, sans attendre l’aide de partenaires extérieurs, parce que nous estimons que le sacrifice pour l’éducation des filles est le seul investissement qui garantit un retour infini pour la société.   Au-delà de savoir lire et écrire, en quoi l’alphabétisation peut-elle transformer concrètement la vie d’une jeune fille ou d’une femme ? L’alphabétisation est le point de départ de l’émancipation et de l’autonomie. Elle transforme radicalement la trajectoire d’une femme en lui permettant de devenir une actrice décisionnaire au sein de son foyer et de sa communauté. Concrètement, une femme alphabétisée n’a plus besoin d’intermédiaire pour gérer son activité commerciale ou calculer ses bénéfices. Elle est capable de lire seule une ordonnance médicale pour protéger ses enfants, de comprendre un contrat, d’utiliser les services financiers mobiles et de suivre le cahier de devoirs de ses enfants. Elle acquiert une voix et un pouvoir de négociation. C’est cette transformation tangible que Kalanko s’est donné pour mission de documenter du début jusqu’à la fin de son évolution. Notre journal gratuit d’origine montrait déjà ces exemples locaux. En migrant vers le web, puis en investissant toutes les plateformes sociales, nous avons multiplié la production de capsules vidéos et de témoignages montrant des femmes maliennes dont la vie a basculé positivement grâce à l’alphabétisation fonctionnelle. En diffusant massivement ces récits inspirants sur tous les écrans, nous prouvons par l’action que le savoir brise définitivement les chaînes de la dépendance.   Quels sont aujourd’hui, selon vous, les principaux obstacles qui empêchent encore certaines filles maliennes d’accéder à l’éducation et aux programmes d’alphabétisation ? Les obstacles sur le terrain sont nombreux et interconnectés. Le premier est sans conteste la crise sécuritaire qui sévit dans plusieurs régions du Mali, entraînant la fermeture forcée de centaines d’écoles et déstabilisant les programmes d’alphabétisation ruraux. Le deuxième est la précarité économique extrême des ménages, qui pousse malheureusement les parents à faire des arbitrages financiers au détriment des filles. Enfin, il y a le poids persistant des pesanteurs socioculturelles et la distance géographique des centres d’apprentissage. Cependant, le manque de relais médiatiques spécialisés pour analyser ces freins et proposer des solutions concrètes a longtemps été un obstacle majeur. C’est précisément pour combler ce vide que Kalanko a opéré sa grande mutation. Notre journal papier gratuit initial ne pouvait pas couvrir tout le territoire. En créant notre site web et en déployant notre marque sur toutes les plateformes numériques actuelles, nous parvenons désormais à suivre la décentralisation de l’éducation au plus près des réalités régionales. Nous finançons ce réseau de journalistes sur fonds propres, ce qui nous donne une liberté de ton et une indépendance absolues pour pointer du doigt les vrais blocages et interpeller les autorités sans aucune censure.   Mariage précoce, pauvreté, travaux domestiques, insécurité, normes sociales… lequel de ces facteurs constitue aujourd’hui le frein le plus préoccupant à la scolarisation et à l’alphabétisation des filles ? Si l’on analyse froidement la situation actuelle, l’insécurité couplée à la pauvreté forme le cocktail le plus destructeur et le plus préoccupant. L’insécurité crée un climat de peur, provoque des déplacements massifs de populations et prive les jeunes filles d’un cadre d’apprentissage serein. Lorsque la pauvreté s’y ajoute, les familles se résignent à utiliser leurs filles comme variables d’ajustement économique en les surchargeant de travaux domestiques ou en les donnant en mariage précoce, pensant à tort les mettre à l’abri. C’est un cercle vicieux dramatique. Pour briser ce cercle, l’information de masse est indispensable. C’est pourquoi l’écosystème de Kalanko refuse de stagner. Pour aller au-delà des populations connectées sur internet et toucher les foyers les plus reculés du Mali, là où ces fléaux font le plus de victimes, nous préparons activement le lancement de la première chaîne de télévision 100 % éducation du Mali. Ce projet de télévision thématique, que nous portons entièrement sur fonds propres, sera un outil de sensibilisation de masse sans précédent pour déconstruire ces normes sociales dévastatrices directement au cœur des familles.   Quel rôle les familles et particulièrement les parents doivent-ils jouer pour maintenir les filles à l’école et favoriser leur alphabétisation ? La famille est le premier ministère de l’éducation d’un enfant et les parents sont les premiers remparts contre l’ignorance. Leur rôle est absolument déterminant : ils doivent être les premiers à croire en l’intelligence, aux compétences et à l’avenir de leurs filles. Cela implique un changement de comportement au quotidien : rééquilibrer la répartition des tâches ménagères à la maison pour accorder du temps d’étude aux filles, bannir définitivement l’idée du mariage précoce, et s’impliquer activement dans la gestion de l’école de leur localité. Accompagner et sensibiliser les parents est inscrit dans l’ADN même de Kalanko depuis le premier jour. Notre tout premier journal papier, distribué gratuitement, avait pour objectif d’entrer dans les salons pour dialogue avec les chefs de famille. Aujourd’hui, à travers nos outils numériques, nos lives TikTok et nos débats interactifs, nous maintenons ce lien direct. Demain, notre future chaîne de télévision proposera des grilles de programmes axées sur la parentalité positive et l’importance du suivi scolaire. Tout cela, nous le réalisons par nos propres moyens financiers pour aider les parents maliens à devenir les premiers investisseurs de la réussite de leurs filles.   L’alphabétisation peut-elle contribuer à renforcer l’autonomie économique des filles et des femmes et, à terme, réduire leur vulnérabilité sociale ? Absolument, et j’insiste sur le fait que l’impact de cette autonomie dépasse largement le cadre individuel pour toucher la santé publique et la stabilité de la nation entière. Une mère de famille alphabétisée est le premier médecin de son foyer : elle comprend les carnets de vaccination, évite les erreurs de dosage des médicaments et veille personnellement à l’instruction de ses propres enfants. L’alphabétisation est, en réalité, le premier vaccin social contre la précarité et l’exclusion. C’est la raison pour laquelle l’évolution de Kalanko est continue. Du petit journal de suivi gratuit de nos débuts à notre présence sur toutes les plateformes aujourd’hui, notre boussole est restée inchangée : utiliser l’information spécialisée comme un levier d’émancipation collective. Notre transition prochaine vers une chaîne de télévision thématique financée sur fonds propres s’inscrit dans cette vision à long terme : éradiquer l’analphabétisme en rendant les contenus éducatifs accessibles à tous, directement dans les foyers.   Selon vous, quel rôle les médias peuvent-ils jouer dans la sensibilisation des communautés et la promotion de l’éducation des filles ? Les médias détiennent un pouvoir immense de transformation sociale et d’orientation de l’opinion publique. Un média thématique et spécialisé ne doit pas se contenter d’égrener des faits : il doit éveiller les consciences, déconstruire les préjugés et impulser des débats de fond. En mettant en lumière le parcours de femmes leaders, de scientifiques et d’entrepreneures maliennes, les médias offrent des modèles d’identification puissants pour les jeunes filles. Ils ont aussi le devoir d’interpeller les décideurs sur l’état des infrastructures scolaires et l’accessibilité des centres d’alphabétisation. C’est ce rôle d’agitateur d’idées et de vigie citoyenne que Kalanko assume fièrement à travers son écosystème multi-plateforme. En déployant nos reporters sur le terrain, en vivant les ateliers stratégiques sur la décentralisation de l’éducation et en concevant notre future chaîne de télévision sur fonds propres, nous maintenons le plaidoyer pour l’école des filles au sommet de l’agenda médiatique national. Nous mettons le traitement de l’image et de l’information au service d’un changement radical des mentalités.     Comment les nouvelles technologies, les médias et les outils numériques pourraient-ils être davantage utilisés pour toucher les filles et les jeunes femmes qui sont éloignées du système éducatif classique ? À l’ère du numérique, le smartphone ne doit plus être un simple outil de divertissement, il doit devenir une salle de classe alternative et nomade. Pour toucher les jeunes femmes non scolarisées ou vivant dans des zones affectées par l’insécurité, le numérique est la solution idéale pour briser les barrières de la distance. Nous devons concevoir et diffuser des micro-programmes d’alphabétisation fonctionnelle adaptés aux usages actuels : des capsules audio pédagogiques sur WhatsApp, des tutoriels vidéo courts en langues nationales sur TikTok ou Facebook, et des applications mobiles interactives d’apprentissage. L’histoire de Kalanko démontre la puissance de cette transition technologique. Nous avons prouvé qu’un organe peut partir d’un format papier imprimé traditionnel pour se muer en un média global digitalisé performant. C’est grâce à cette expertise numérique pointue, développée de manière indépendante et sur fonds propres, que nous parvenons aujourd’hui à capter l’attention de milliers de jeunes à travers le Mali, en introduisant des contenus éducatifs de qualité directement dans leur quotidien numérique.   À l’occasion de cette Journée internationale de l’alphabétisation, quel message souhaitez-vous adresser aux parents, aux décideurs et surtout aux jeunes filles maliennes sur l’importance de leur éducation ? Mon message à l’occasion de ce 8 septembre est un appel solennel à la responsabilité et à l’action immédiate, articulé en trois volets : Aux décideurs politiques et institutionnels : Accélérez les réformes et soutenez les initiatives innovantes. L’éducation a besoin de relais forts. Kalanko joue pleinement sa partition sur fonds propres en créant des outils d’orientation (comme notre répertoire national des écoles) et en préparant notre future chaîne de télévision, mais l’accompagnement étatique doit être massif. Aux parents et chefs de famille : Ne considérez jamais la scolarisation ou l’alphabétisation d’une fille comme une perte de temps ou une charge financière. C’est l’héritage le plus précieux, le plus durable et le plus rentable que vous puissiez léguer pour l’avenir de votre famille et du Mali. Aux jeunes filles maliennes : Prenez pleinement conscience de votre valeur, de votre force et de votre potentiel infini. Le savoir est votre seule liberté absolue, votre bouclier contre les discours de haine et votre passeport pour le monde. Ne laissez jamais personne définir vos limites à votre place. Propos recueillis par Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Face à la recrudescence des collisions de véhicules poids lourds contre les poteaux électriques, la société Énergie du Mali (EDM-SA) monte au créneau pour alerter l’opinion publique sur les dangers croissants liés aux collisions de véhicules contre les poteaux électriques. Un phénomène alarmant aux conséquences multiples, allant de la coupure d’électricité à des drames humains majeurs. A Bamako comme à l’intérieure les accidents de la circulation ne détruisent pas seulement les maisons, les commerces et les engins souvent ils se soldent par l’impact violent de véhicules contre les supports du réseau électrique (poteaux en béton ou métalliques). Ces collisions représentent une menace critique à la fois pour la sécurité physique des usagers de la route et pour la stabilité du service public notamment la fourniture de l’électricité aux populations. Ce lundi 7 septembre 2026, un nouvel incident signalé à Ouelessebougou vient rappeler les risques liés aux collisions de véhicules contre les infrastructures électriques. Dans un communiqué rendu public, EDM-SA souligne qu’il est fréquent que les poteaux électriques soient percutés et endommagés par de gros porteurs, privant ainsi les quartiers de lumière et exposant les populations à un danger de mort, d’autant plus que les conducteurs prennent souvent la fuite. « La société Énergie du Mali (EDM-SA) ne peut pas être partout, mais vous pouvez être présents au moment où de tels incidents se produisent. Alors, ne restons plus silencieux. Protégeons notre électricité et notre sécurité, agissez en citoyen », précise le communiqué. Les poteaux électriques font partie des infrastructures essentielles au fonctionnement du réseau de distribution. Lorsqu’un véhicule les percute, les dommages vont bien au-delà de la simple détérioration matérielle. La chute ou l’endommagement d’un poteau entraîne l’interruption de la fourniture d’électricité dans les secteurs concernés. Dans certaines circonstances, les câbles peuvent être sectionnés ou tomber au sol, augmentant considérablement le danger pour les habitants, les automobilistes, les motocyclistes et les autres usagers de la voie publique. Pour EDM-SA, la question dépasse donc le cadre d’un simple accident de la circulation. La protection des équipements électriques constitue un véritable enjeu de sécurité publique. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Douanes maliennes poursuivent sans relâche leurs opérations de contrôle et de sécurisation. En l’espace de deux jours, deux saisies de nature différente illustrent la diversité des formes de contrebande auxquelles les équipes de l’Insp. Cheickna Amala Diallo sont confrontées. Le dimanche 6 septembre 2026, au poste de contrôle PK 11 de Koutiala, aux environs de 10 h 30, les agents des Douanes ont procédé à la fouille d’un car de transport en commun d’une compagnie locale, en provenance de Yorosso et à destination de Bamako. L’attention des agents a été attirée par le sac à dos d’un passager, que celui-ci gardait soigneusement auprès de lui. Une fouille approfondie du véhicule, effectuée dans la cour de la Douane en présence des passagers, a permis de découvrir 10 boules de chanvre indien, pour un poids total de 5,60 kg, ainsi que 400 plaquettes de comprimés de tramadol (Tapentadol 250 mg), soit un total de 4 000 comprimés. Les produits prohibés et les médicaments ont été saisis conformément aux procédures en vigueur. Le passager concerné, présenté comme un élève, a été interpellé pour les suites appropriées. Le lendemain, lundi 7 septembre 2026, une nouvelle opération a été menée au cœur de la capitale, à la gare routière de la compagnie Sabali Transports, située à Ngolonina. Aux environs de 13 h 30, les agents des Douanes y ont saisi 153 cartons de spaghettis d’origine turque, pour un poids total de 1 530 kg. Ces deux opérations illustrent deux facettes de la lutte contre la fraude. À Koutiala, l’intervention concernait des produits prohibés, dont la circulation clandestine constitue un enjeu majeur de protection des populations. À Bamako, la saisie portait sur des produits alimentaires d’origine étrangère, frappés d’interdiction d’importation au Mali. Au-delà de la nature des marchandises saisies, ces opérations témoignent de la vigilance permanente des services douaniers sur les principaux axes de circulation, ainsi que dans les espaces de transit et de distribution. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la protection des populations et de leurs biens, les Forces armées maliennes (FAMa), engagées dans leurs missions régaliennes, poursuivent leurs opérations de lutte contre le terrorisme dans le cadre de l’opération Dougoukoloko. Ce mardi 8 septembre 2026, l’État-Major Général des Armées a publié un communiqué pour informer l’opinion nationale de la poursuite des opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national par les FAMa, appuyées par leurs partenaires. Selon le communiqué, ce lundi 7 septembre, l’exploitation de renseignements précis a permis de localiser une importante base terroriste dans la forêt de Kékoro, au nord-est de Bougouni. Le site abritait plusieurs groupes terroristes dispersés sur différents points, ainsi que du matériel de guerre, notamment des véhicules et des motos. Après évaluation de la situation, la cible a été traitée avec succès. Le même communiqué rapporte que, dans la région de Kidal, aux abords du village d’Abéibara, plusieurs autres points de concentration de groupes armés terroristes (GAT), abritant également du matériel de guerre, ont été repérés puis frappés avec précision. Par ailleurs, au nord-est de Ménaka, quatre positions occupées par des éléments du groupe terroriste État islamique au Grand Sahara (EIGS) ont été identifiées et traitées avec succès, rapporte l’État-Major Général des Armées. L’État-Major Général des Armées rassure la population que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés. Elles visent notamment à évaluer avec précision les effets des frappes, à établir un bilan consolidé et à rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. L’État-Major Général des Armées réaffirme enfin la détermination des FAMa à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, avec rigueur, professionnalisme et engagement. Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 7 septembre 2026, les services de l’état civil de la commune urbaine de Koulikoro ont communiqué les chiffres clés de leurs activités enregistrées au cours du premier semestre 2026. Les données recueillies témoignent d’une tendance marquée, caractérisée par une proportion plus élevée de naissances de garçons et une nette préférence pour la polygamie. Le service de l’état civil de la cité du Méguétan a ainsi dévoilé ses statistiques semestrielles, offrant un aperçu de la situation démographique de la commune. Du 1er janvier au 30 juin 2026, ce sont au total 804 nouveau-nés qui ont été officiellement déclarés auprès des services compétents. Les statistiques de natalité marquent un léger avantage pour les naissances de sexe masculin : Garçons : 431 enregistrements, soit environ 53,6 % ; Filles : 373 enregistrements, soit environ 46,4 %. Du côté des unions civiles, la mairie de Koulikoro a célébré et enregistré 107 mariages au cours du même semestre. L’analyse des régimes matrimoniaux choisis par les nouveaux époux met en lumière une écrasante majorité : sur les 107 unions, 103 ont été scellées sous le régime de la polygamie, confirmant une tendance sociétale solidement ancrée dans la commune. Concernant la mortalité, les services officiels ont enregistré 52 cas, dont 37 hommes et 15 femmes. Par ailleurs, 30 jugements supplétifs ont été établis. Pour les responsables de l’état civil de la commune urbaine de Koulikoro, ces chiffres témoignent du travail de proximité mené par les autorités locales pour encourager les populations à accomplir les démarches administratives indispensables. En effet, la déclaration des faits d’état civil demeure un pilier fondamental pour la protection des droits des citoyens, l’établissement des statistiques de développement et la planification urbaine. Alors que les services de la mairie poursuivent leurs efforts de sensibilisation, ces données du premier semestre 2026 confirment l’importance accordée progressivement par les habitants de Koulikoro aux formalités administratives, un gage essentiel pour l’avenir de la commune. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La grande famille de la culture malienne a le cœur lourd et les yeux tournés vers le ciel. L’artiste Modibo Diarra, connu sous le nom de Van Baxy, l’enfant de Ségou, a tiré sa révérence des suites d’une maladie, laissant derrière lui un vide immense et des mélodies qui résonnent déjà comme des échos éternels. Véritable créateur d’émotions, sa voix unique portée par les riches traditions de notre terroir et ouverte sur la modernité résonnait comme le reflet des joies et des peines de notre peuple. Il incarnait cette jeunesse créative, audacieuse, courageuse et profondément attachée à ses racines ainsi qu’à son quartier de Magnambougou. Aujourd’hui, avec la disparition de Van Baxy, c’est toute la scène artistique malienne qui pleure un frère, un modèle et un ambassadeur de notre patrimoine. Ses chansons, empreintes de sagesse, de joie de vivre et parfois de mélancolie, continuent de vibrer en nous. Elles constituent désormais son plus précieux héritage. À travers ses morceaux engagés, Van Baxy chantait l’âme du Mali profond. Producteur, compositeur et artiste intègre, il a marqué sa génération par son travail acharné et sa proximité constante avec le public. Avec des œuvres comme « Maliba », inspirée de l’immense héritage de Bazoumana Sissoko, Van Baxy a su faire dialoguer les générations. Il a su saisir une mémoire ancienne pour la transmettre à la jeunesse, faisant de sa musique un véritable pont entre le passé et le présent. Un artiste ne meurt jamais vraiment tant que sa voix continue de vibrer dans le cœur de son peuple. L’enterrement est prévu ce soir à partir de 16 heures à Magnambougou Le micro s’est tu, la légende demeure : Adieu Van Baxy ! Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Longtemps confrontées à une double crise du carburant et de l’énergie, les populations maliennes voient progressivement la situation s’améliorer. Grâce à une mobilisation des autorités, des opérateurs pétroliers et des Forces de défense et de sécurité, l’approvisionnement en carburant connaît aujourd’hui une nette amélioration, tandis que la crise énergétique évolue progressivement vers une sortie de crise. La crise du carburant, conjuguée aux difficultés énergétiques marquées par des coupures récurrentes d’électricité, a fortement perturbé le quotidien des Maliens. Entre files d’attente interminables devant les stations-service, difficultés d’approvisionnement, ralentissement des activités économiques et perturbations dans les foyers comme dans les services publics, ces deux crises ont longtemps constitué un véritable frein au fonctionnement normal du pays. Face à cette situation préoccupante, les autorités de la Transition ont multiplié les initiatives afin de rétablir progressivement la situation et de redonner  souffle aux populations. Sur le front du carburant, la synergie entre le gouvernement, les opérateurs pétroliers et les Forces de défense et de sécurité produit désormais des résultats visibles. L’escorte des convois de camions-citernes par les forces de sécurité contribue notamment à sécuriser l’acheminement des produits pétroliers vers le Mali. Cette mobilisation permet d’assurer une meilleure régularité de l’approvisionnement, aussi bien dans la capitale que dans les régions. Ainsi, les longues files d’attente qui étaient devenues familières devant les stations-service se font désormais beaucoup plus rares. À Bamako comme à l’intérieur du pays, le carburant est aujourd’hui davantage disponible, permettant aux usagers et aux opérateurs économiques de reprendre leurs activités dans des conditions plus normales. L’électricité, l’autre grand défi Si la situation du carburant connaît une amélioration notable, la crise énergétique reste l’un des principaux défis auxquels le pays doit faire face. Là encore, des efforts sont engagés pour améliorer progressivement la fourniture d’électricité. L’arrivée du nouveau Directeur général de l’EDM-SA, Madani Dravé, ainsi que l’implication du ministère chargé de l’Énergie et de l’Eau, s’inscrivent dans cette dynamique visant à améliorer durablement la desserte électrique. Sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, les différents acteurs du secteur multiplient les initiatives pour réduire les délestages et renforcer la capacité du système énergétique national. L’objectif est de faire des longues coupures d’électricité un mauvais souvenir et permettre aux ménages, aux entreprises et aux services publics de fonctionner avec davantage de stabilité. En effet, derrière les crises du carburant et de l’électricité se trouve un enjeu majeur, celui de la relance de l’économie nationale. La disponibilité du carburant facilite les déplacements et le transport des marchandises, tandis qu’une fourniture électrique plus régulière est indispensable au fonctionnement des entreprises, des commerces et des unités de production. Certes, des défis demeurent et la consolidation de ces acquis nécessitera des efforts continus. Mais les améliorations observées sur le front du carburant et les progrès enregistrés dans le secteur de l’énergie témoignent d’une volonté des autorités de trouver des réponses durables. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 7 septembre 2026, Abderrahmane Keïta, directeur de publication du journal Le Témoin, a comparu devant le Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité. Après deux précédents renvois, le procès est entré dans le vif du sujet avec les réquisitions du ministère public.   À l’issue des débats à la barre, le ministère public a requis une peine ferme de trois ans d’emprisonnement à son encontre.   La défense aura l’opportunité de plaider la cause du prévenu afin de convaincre la juridiction, avant que le tribunal ne rende son délibéré.   Ce dossier met en lumière la vigilance accrue et la montée en puissance des procédures menées par le Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité face aux infractions imputées aux acteurs des médias et aux utilisateurs des plateformes numériques.   Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
MLes examens du Brevet de technicien agro-pastoral, première et deuxième parties (BT1 et BT2), ont officiellement débuté ce lundi 7 septembre 2026 à Bamako et à l’intérieur du pays. L’effectif total s’élève à 5 210 candidats, dont 2 982 filles, répartis dans 35 centres. Avec un effectif estimé à 3 898 candidats pour le BT1 et 1 323 pour le BT2, ce sont également plus de 600 candidats libres qui planchent sur ces épreuves, dont la clôture est prévue ce vendredi. Derrière ces chiffres se dessine une ambition nationale : doter les filières agricoles et d’élevage de techniciens qualifiés, capables de relever les défis liés à la sécurité alimentaire, à la transformation locale et à la résilience climatique. Dans un pays où l’agriculture et l’élevage constituent des piliers majeurs de l’économie et emploient une grande partie de la population active, la formation professionnelle agricole apparaît plus que jamais comme une nécessité pour accompagner le développement du secteur. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La lutte contre la fraude et le commerce illicite vient de marquer un nouveau point. Sur l’axe stratégique San-Koutiala, les éléments de la Section Recherche et Interventions (SRI) de la Direction Régionale des Douanes de Koutiala ont réalisé ce mercredi 2 septembre, une importante saisie de produits de première nécessité destinés à la contrebande. Cette cargaison frauduleuse, introduite sur le territoire en violation des réglementations en vigueur, a été stoppée grâce à la vigilance et à la promptitude des agents des douanes sur l’axe San–Koutiala, dans un camion fourgon à destination de Koutiala. Agissant sur la base d’un renseignement professionnellement exploité, les agents ont découvert une cargaison dissimulée sous des fûts de 200 litres, manifestement destinés à tromper leur vigilance. Selon les sources douanières, la saisie porte sur 100 sacs de farine importée de 25 kg, soit 2,5 tonnes, et 200 cartons d’huile végétale d’un litre à raison de dix unités par carton, représentant 2 000 litres d’huile. Cette action témoigne de la détermination de l’administration douanière à protéger l’économie nationale, à lutter contre la concurrence déloyale et à veiller à la sécurité sanitaire des consommateurs en contrôlant la qualité des produits circulant sur les grands axes routiers du pays. A noter que l’introduction irrégulière de produits sur le territoire national peut priver l’État de recettes et créer une concurrence déloyale au détriment du commerce licite. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le feuilleton judiciaire opposant l’artiste Babani Koné (dite Sirani) à Mariam Ba Lagaré (dite Dougouwili Mamou) continue de faire couler beaucoup d’encre et de susciter les passions au sein de l’opinion publique. Selon une publication de Shérif de Bamako, le manager de Mariam Ba Lagaré, le procès a une nouvelle fois été renvoyé ce lundi 7 septembre 2026. Les regards se tournent désormais vers le 1er février 2027, date à laquelle les deux parties espèrent enfin voir le bout du tunnel face aux juges du Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité. Entre espoirs de résolution et fatigue des reports successifs, ce feuilleton judiciaire rappelle combien la machine de la justice peut parfois mettre les nerfs à rude épreuve. Pour les concernées comme pour les observateurs, c’est une longue très longue course de fond qui se poursuit, en attendant que la vérité des prétoires vienne enfin clore ce chapitre. L’affaire continue donc de faire parler, mais surtout, elle exige encore et toujours de la patience… Mohamed Kanoute Source : Mali Boîte de commentaires Facebook [...]
Washington fait la sourde oreille face au discours de souveraineté du gouvernement malien et veut couper les vivres aux groupes armés. Déposé le 31 août 2026 par les représentants Jimmy Panetta et Joe Wilson, le projet de loi américain H.R. 10195 marque un tournant. Le Congrès ne cible plus seulement les mouvements des djihadistes, mais s’attaque directement à leur trésor de guerre ; l’or du Mali.   Le texte impose au Département d’État d’examiner, sous 180 jours, les circuits financiers alimentant le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à al-Qaïda. Au cœur de cette stratégie figure la cartographie de l’économie minière souterraine. Washington estime que le contrôle des sites d’orpaillage artisanal et le racket des comptoirs d’achat fournissent aux terroristes des ressources financières colossales, leur permettant d’acheter des armes et d’asseoir leur influence.   Pour les services de renseignement américains, la traque financière doit briser l’omertà sur les routes de transit. L’article 3 de la proposition de loi exige l’identification précise des facilitateurs et des intermédiaires financiers qui blanchissent le métal précieux. Les filières illégales s’étendent bien au-delà de Bamako ; Les flux de contrebande s’orientent vers des hubs internationaux où l’or est fondu, effaçant toute traçabilité avant d’intégrer les marchés mondiaux.   Le Congrès américain souhaite également mesurer l’efficacité de sa propre politique. Le rapport devra évaluer si les sanctions américaines actuelles affaiblissent réellement les réseaux terroristes ou si elles pénalisent involontairement les capacités de l’État malien. En ciblant les circuits de l’or, Washington espère imposer un blocus financier capable d’enrayer une violence devenue endémique dans tout le Sahel.   Dans un contexte sahélien marqué par le retrait des forces occidentales, la traque de l’or apparaît comme le dernier levier d’influence de Washington pour tenter de mettre fin à une crise sécuritaire qui menace désormais de déborder sur les États côtiers de l’Afrique de l’Ouest. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) n’est pas restée muette face à la décision temporaire du consulat chinois au Mali de délocaliser les demandes de visas vers Abidjan, Dakar et Rabat. Elle a mené des démarches urgentes auprès de l’ambassade de Chine à Bamako, le 28 août 2026. Cette rencontre avait pour objectif d’obtenir la reprise de la délivrance des visas, temporairement suspendue en raison de travaux routiers ayant nécessité la démolition et la reconstruction des locaux consulaires chinois. Face à l’inquiétude grandissante des opérateurs économiques, le bureau de la CCIM, conduit par son secrétaire général, Mahamadou SANOGO, a initié un plaidoyer direct auprès du corps diplomatique chinois à Bamako. Reçu par Liu Kaiyuan, premier conseiller de l’ambassade de Chine au Mali, l’objectif était de plaider en faveur de la reprise de la délivrance des visas pour les opérateurs économiques, en insistant sur son importance pour la mobilité des acteurs économiques et des biens. Il était également question de clarifier une situation qui alimentait de nombreuses rumeurs sur les réseaux sociaux. L’ambassade de Chine a promptement réagi en rassurant les partenaires maliens : l’arrêt des services n’est en rien une sanction politique ni un refus de reconnaître les passeports nationaux. Il s’agit d’une contrainte strictement technique liée au chantier d’aménagement de la route Bamako-Koulikoro. Pour maintenir le lien, la partie chinoise a rassuré sur le fait que des dispositions sont en œuvre pour rétablir le service dans les meilleurs délais. La solution consistant à se rendre à Abidjan, Dakar ou encore Rabat impose de lourdes contraintes économiques et commerciales aux demandeurs maliens, justifiant l’urgence de la démarche de la CCIM. Pour les commerçants, ce détour régional se traduit par une explosion des coûts logistiques : billets d’avion supplémentaires, frais de séjour prolongés dans les pays d’accueil et recours obligatoire à des coûts intermédiaires. Pour le moment, seule une accélération des travaux du nouveau consulat de Bamako permettra de préserver le dynamisme des échanges bilatéraux. Cet épisode invite les décideurs économiques maliens à mener une réflexion plus profonde sur la diversification de leurs partenaires internationaux afin de mieux protéger le commerce national contre les aléas de la logistique administrative. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces armées maliennes (FAMa), engagées dans leurs missions régaliennes de protection des populations et de leurs biens, poursuivent leurs opérations de lutte contre le terrorisme dans le cadre de l’opération Dougoukoloko. Dans un communiqué publié ce dimanche 6 septembre 2026, l’État-Major Général des Armées informe l’opinion nationale que les FAMa, appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national. Selon le communiqué, l’exploitation fructueuse de renseignements précis a permis, dimanche 6 septembre, de localiser plusieurs points de concentration de groupes armés terroristes (GAT) dans le secteur de Berdossou, dans la région de Bandiagara. Ces sites, qui abritaient plusieurs centaines de terroristes ainsi qu’un important matériel de guerre et environ deux cents (200) motocyclettes, ont été traités avec succès après évaluation de la situation. À l’est de Sofara, dans la région de Mopti, un groupe armé terroriste impliqué dans des vols de bétail a également été repéré. Pris en chasse par des unités conjointes, le groupe aurait tenté d’utiliser des drones largueurs de charges avant d’être rattrapé et neutralisé, rapporte l’État-Major Général des Armées. Toujours selon le communiqué, au sud d’Aguelhok, plusieurs autres points de regroupement abritant de nombreux terroristes, des véhicules et du matériel de guerre ont été identifiés, puis frappés avec précision. L’État-Major Général des Armées rassure la population que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés. Elles visent notamment à évaluer avec précision les effets des frappes, à établir un bilan consolidé et à rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. L’État-Major Général des Armées réaffirme enfin la détermination des FAMa à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, avec rigueur, professionnalisme et engagement. Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
À 45 ans, Mariam porte encore les traces d’une excision subie dans son enfance. Entre douleurs menstruelles, intervention chirurgicale, appréhension de la vie conjugale et césariennes répétées, son parcours illustre les conséquences que les mutilations génitales féminines peuvent laisser longtemps après le geste. Alors que le débat sur leur interdiction revient au premier plan au Mali, notamment avec l’appel de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) en août 2026, les données scientifiques rappellent l’ampleur d’un problème à la fois sanitaire, social et humain.   « Je ne suis pas une femme entière ». Ces quelques mots résument une souffrance que Mariam porte depuis plusieurs décennies. Aujourd’hui cadre au Mali, cette femme de 45 ans a longtemps vécu avec les conséquences d’une pratique qu’elle n’avait pas choisie.   Elle découvre à l’âge de 16 ans que ses difficultés de santé sont liées à l’excision. Ses premières règles, apparues à 14 ans, étaient irrégulières et particulièrement douloureuses. En consultation, un gynécologue identifie une complication nécessitant une intervention. C’est alors que Mariam interroge sa mère.   La réponse arrive dans les larmes : elle avait été excisée deux fois par sa grand-mère maternelle et avait perdu beaucoup de sang, au point de frôler la mort. Elle subit ensuite une intervention médicale pour corriger les conséquences de cette mutilation.   Mais l’intervention ne met pas fin à ses inquiétudes. Mariam raconte avoir vécu avec la peur des rapports sexuels et de leurs éventuelles douleurs. Cette crainte l’a conduite, dit-elle, à renoncer à plusieurs relations amoureuses, voire au mariage. À 30 ans, lorsqu’elle finit par se marier et tombe enceinte, une nouvelle épreuve commence : son gynécologue lui annonce qu’un accouchement par voie naturelle pourrait présenter un risque de fistule obstétricale. Une césarienne est alors programmée. La même situation se reproduira lors de ses autres maternités.   Son histoire donne un visage aux chiffres.   Au Mali, les données disponibles montrent que l’excision demeure profondément ancrée. Selon les éléments rapportés dans le document, l’EDS-Mali VI de 2018 estimait à 89 % la proportion de femmes de 15 à 49 ans excisées, tandis que 73 % des filles de 0 à 14 ans étaient concernées. Plus récemment, les données de l’INSTAT citées dans le même document font état d’une proportion de femmes de 15 à 49 ans déclarant avoir été excisées passée de 85,2 % en 2006 à 88,6 % en 2023-2024. Derrière cette persistance se trouvent des mécanismes sociaux complexes. Au Mali, l’excision a longtemps été associée à l’identité communautaire, au mariage, à la respectabilité et au contrôle de la sexualité féminine. Dans certaines représentations traditionnelles rapportées par les travaux cités, la fille non excisée pouvait être exposée à la stigmatisation et à la marginalisation. L’abandon de la pratique ne relève donc pas uniquement d’une décision individuelle : il implique de remettre en question des normes sociales profondément enracinées. Pourtant, aucune justification culturelle ne supprime les conséquences sanitaires.   Les complications peuvent survenir immédiatement ou plusieurs années après l’excision. Les travaux réalisés au service de chirurgie pédiatrique du CHU Gabriel-Touré évoquent notamment les hémorragies, les infections, la rétention urinaire, les cicatrices, les kystes, les complications génito-urinaires, les douleurs lors des rapports sexuels et certaines complications obstétricales.   Une étude rétrospective et prospective menée entre juin 2012 et juin 2018 au CHU Gabriel-Touré a recensé 35 cas de complications liées à l’excision sur 16 441 consultations. Ces complications représentaient 0,21 % des consultations, 0,39 % des hospitalisations et 0,71 % des interventions chirurgicales. L’étude précise toutefois que cette fréquence est probablement sous-estimée, certaines complications étant prises en charge dans d’autres structures ou par d’autres spécialités. Les données de cette étude sont particulièrement révélatrices d’une réalité souvent invisible : 83 % des patientes de la série avaient subi l’excision avant l’âge de six mois, avec un âge moyen de 2,5 ans parmi les patientes prises en charge. Les complications ne sont donc pas uniquement celles d’adolescentes ou de femmes adultes : elles peuvent commencer dès les premiers mois de la vie.   L’étude a également retrouvé différents types de mutilations, avec une prédominance du type II, représentant 74,3 % des cas étudiés, suivi du type I avec 14,3 % et du type III avec 11,4 %. Les complications hémorragiques figuraient parmi celles observées.   À long terme, les conséquences peuvent toucher plusieurs dimensions de la vie. Les douleurs persistantes, les troubles menstruels, les cicatrices et la dyspareunie peuvent affecter la vie intime. Les complications obstétricales peuvent également compliquer la grossesse et l’accouchement. Le traumatisme peut enfin laisser des traces psychologiques durables.   Pour Mariam, ces traces ne sont pas seulement médicales. Elles sont aussi intimes. Elle dit vivre aujourd’hui une vie accomplie en apparence, tout en conservant au fond d’elle la peur de nouvelles complications et le sentiment d’avoir été privée d’une partie de son intégrité. C’est précisément cette expérience qui l’a poussée à faire de la lutte contre l’excision un combat personnel.   La question est désormais aussi juridique. Dans un communiqué rendu public le 26 août 2026, la CNDH a appelé les autorités de transition à adopter un texte législatif interdisant spécifiquement les mutilations génitales féminines sur l’ensemble du territoire malien. L’institution rappelle que la Constitution du 22 juillet 2023 consacre notamment le droit à la vie, à la sécurité et à l’intégrité de la personne. Le nouveau Code pénal malien, promulgué le 13 décembre 2024, a renforcé la répression de plusieurs formes de violences basées sur le genre et des pratiques traditionnelles néfastes. Mais, selon l’analyse juridique contenue dans le document, l’excision ne fait toujours pas l’objet d’une incrimination pénale spécifique. Le défi dépasse donc la seule adoption d’une loi. Il concerne aussi la prévention, l’éducation, la prise en charge médicale des survivantes et surtout la transformation des normes sociales. Mariam, elle, a choisi de parler. Son histoire rappelle que derrière chaque pourcentage se trouve une femme, une fille, une vie et parfois des décennies de souffrance silencieuse. Au Mali, l’enjeu n’est plus seulement de compter celles qui ont subi l’excision. Il est désormais de faire en sorte que les générations futures n’aient plus à en porter les conséquences.   Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
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