SOCIETE
EDM-SA veut faire des réalités du terrain un moteur de transformation. Ouverts ce lundi 10 août 2026 à l’hôtel Onomo, les États Généraux des Centres de l’Intérieur réunissent pendant cinq jours les responsables des structures déconcentrées de la société. L’objectif est d’améliorer durablement la performance du service électrique au bénéfice des populations. C’est parti pour cinq jours de réflexion, de dialogue et de recherche de solutions à l’EDM-SA. Le Directeur général de la société, Madani Dravé, a présidé, ce lundi 10 août à Bamako, la cérémonie d’ouverture de l’atelier national consacré aux États Généraux des Centres de l’Intérieur. Une rencontre qui se poursuivra jusqu’au 14 août à l’hôtel Onomo. Placée sous le thème « Diagnostic, défis et perspectives pour l’amélioration durable de la performance des Centres de l’Intérieur », cette rencontre se veut bien plus qu’un simple cadre de concertation. Pour la Direction générale, il s’agit de partir des réalités vécues quotidiennement sur le terrain pour identifier les difficultés, partager les expériences et surtout dégager des solutions concrètes et durables. Dans son discours d’ouverture, Madani Dravé a rappelé le rôle stratégique des Centres de l’Intérieur dans le fonctionnement et l’avenir de l’entreprise. « Les Centres de l’Intérieur ne sont pas la périphérie d’EDM-SA ; ils en sont le cœur battant. Lorsqu’un Centre progresse, c’est toute l’entreprise qui avance », a-t-il déclaré. Toutefoi, il a tenu à préciser que l’avenir d’EDM-SA se construit d’abord sur le terrain, tout en saluant l’engagement des responsables et agents qui assurent, dans des conditions parfois difficiles, la production, le transport, la distribution de l’électricité ainsi que la relation de proximité avec les clients. Pour le Directeur général, aucune décision prise dans les bureaux ne saurait remplacer l’expérience de ceux qui sont confrontés quotidiennement aux réalités opérationnelles. Conscient des nombreuses contraintes, il fonde l’espoir sur les États Généraux qui visent à transformer ces contraintes en leviers de progrès. « Ces États Généraux ne sont pas organisés pour dresser un catalogue de difficultés », a fait savoir le patron d’EDM-SA, appelant les participants à privilégier le diagnostic, la franchise et surtout les propositions applicables. Durant les cinq jours de travaux, les participants devront examiner la situation des Centres de l’Intérieur, identifier les contraintes prioritaires, partager les bonnes pratiques et formuler des recommandations susceptibles d’améliorer durablement leurs performances. La Direction générale entend notamment travailler à l’harmonisation des méthodes de gestion, au renforcement de la coordination entre les structures, à l’amélioration de la circulation de l’information et au développement d’une véritable culture de la performance. Madani Dravé a d’ailleurs promis que les recommandations issues des travaux ne resteront pas rester lettre morte. Car elles doivent constituer, selon lui, une véritable feuille de route, avec des priorités clairement définies, des responsabilités identifiées et un mécanisme de suivi rigoureux. Prenant la parole au nom des responsables des Centres de l’Intérieur, leur porte-parole a salué une initiative qui, selon lui, traduit la considération accordée par la Direction générale aux structures déconcentrées. Après avoir rendu hommage aux victimes civiles et militaires tombées dans le contexte sécuritaire du pays, le porte-parole a adressé ses félicitations au Directeur général pour sa nomination et exprimé la gratitude des responsables des Centres pour cette démarche. Il a reconnu que les difficultés auxquelles sont confrontés les Centres de l’Intérieur sont multiples. Mais, a-t-il assuré, la détermination à accompagner la Direction générale et à relever collectivement les défis reste plus forte. Les participants entendent ainsi profiter de ces cinq jours pour examiner en profondeur les difficultés rencontrées et dégager des pistes d’amélioration à court, moyen et long terme, notamment en faveur du bien-être du personnel, de la satisfaction des clients et, au-delà, de l’amélioration du service rendu aux populations maliennes. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 10 août 2026, le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a reçu le rapport final du Forum national sur la Justice. Ce rapport marque une étape importante dans la volonté des autorités de la Transition de réformer en profondeur le service public de la justice, de renforcer la redevabilité et de restaurer la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire. Les 218 recommandations formulées visent à répondre aux défis structurels et aux aspirations légitimes de la population en matière d’équité et de bonne gouvernance. Aux côtés du président de la Transition, on notait la présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, ainsi que des représentants de la commission d’organisation. Le Secrétaire général de la Présidence, le directeur de cabinet du chef de l’État et le coordinateur de la cellule de communication ont également pris part à cet événement. En remettant le document au président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, a souligné qu’il synthétise les 218 recommandations formulées lors du Forum national d’octobre 2025, ainsi que l’ensemble des documents afférents aux différentes étapes du processus. Il a rappelé que ce résultat émane d’une démarche inclusive et participative, allant des états généraux professionnels aux concertations régionales, jusqu’aux assises de Bamako, conformément aux orientations du Chef de l’État. « Ces recommandations, une fois mises en œuvre, permettront à notre justice de renforcer sa montée en puissance et d’être à la hauteur de sa mission », a déclaré le Garde des Sceaux. Il a poursuivi en précisant que ces recommandations couvrent l’ensemble des axes de la réforme : accès à la justice, digitalisation, redevabilité, renforcement des ressources humaines et formation. Il a par ailleurs salué les encouragements reçus à poursuivre les réformes déjà engagées, qui ont fait de la justice malienne une source de fierté nationale, et à consolider ces acquis pour en étendre la portée. Le président de la Transition a accueilli avec satisfaction ces documents et a livré ses orientations quant à la mise en œuvre des recommandations. Le Chef de l’État a réaffirmé son soutien constant afin que la justice continue de jouer son rôle de sentinelle dans la réalisation des droits et l’application de la refondation de l’État. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mardi 11 août 2026, l’atmosphère est particulièrement lourde autour de la Cour d’appel de Bamako. Pour cette deuxième journée d’audience tant attendue concernant Mohamed Youssouf Bathily (Ras Bath) et Rokia Doumbia (Rose « Vie Chère »), les débats se déroulent exceptionnellement à huis clos. Dès les premières lueurs de la journée, le décor est planté. Le périmètre est littéralement bouclé : plusieurs dizaines de policiers, notamment des éléments du Groupement mobile de sécurité (GMS), appuyés par ceux de la Garde nationale et de la Gendarmerie, quadrillent les lieux avec des consignes claires : sécuriser les alentours de la Cour d’appel de Bamako, l’intérieur ainsi que l’ensemble du personnel qui s’y trouve, avec une rigueur implacable. Impossible de s’approcher de la Cour d’appel, à plus forte raison de la salle d’audience, sans « patte blanche », tant les autorités semblent vouloir verrouiller ce rendez-vous judiciaire très surveillé et très médiatisé. À l’intérieur, portes closes et silence de cathédrale pour un débat qui se déroule aujourd’hui loin des regards du public et de la presse. Mais au-dehors, l’effervescence et l’attente restent palpables du côté des fans de Ras Bath et de Rose Doumbia. Entre l’inquiétude des proches, la curiosité des observateurs et la démonstration de force sécuritaire, tous les regards restent fixés sur la Cour d’appel de Bamako, où se joue, à huis clos, un chapitre décisif de cette affaire très médiatisée. Poursuivis pour « association de malfaiteurs » et « atteinte au crédit de l’État via les TIC », Mohamed Youssouf Bathily (alias Ras Bath) et Rokia Doumbia (alias Rose « Vie Chère ») ont comparu devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako. Après trois années de détention préventive, le chroniqueur s’est présenté visiblement affaibli, acclamé par des partisans réclamant sa libération. Quant à Mme Rokia Doumbia, dite « Vie Chère », habillée d’un hijab de couleur noire, elle est apparue confiante devant les juges. Dans une brève apparition dans la cour, accompagnée des agents du service pénitentiaire, elle a levé la main en signe de victoire. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans un communiqué rendu public ce vendredi 7 août 2026, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a exprimé sa profonde consternation à la suite de l’explosion d’un engin explosif improvisé (EEI) qui a coûté la vie à neuf (9) femmes et une (1) fillette, le jeudi 6 août 2026, à Berta, dans la commune rurale de Saloba, cercle de Macina, région de Ségou. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), par la voix de sa présidente par intérim, Me Aïssata Founé Tembély, et en se fondant sur des instruments juridiques tels que la Constitution du 22 juillet 2023, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes, ainsi que les quatre Conventions de Genève relatives au droit international humanitaire et leurs Protocoles additionnels, s’incline devant la mémoire des victimes décédées, tout en condamnant avec fermeté ces actes constitutifs de graves atteintes aux droits de l’homme. La CNDH, à travers sa présidente par intérim, invite les autorités à rechercher, identifier et traduire en justice les auteurs, commanditaires et complices de ces graves abus aux droits humains et au droit international humanitaire. Elle rappelle à l’État son obligation de respecter et de faire respecter les droits fondamentaux de toute personne humaine résidant sur le territoire malien, singulièrement ceux relatifs aux femmes en période de conflit. Par ailleurs, Me Aïssata Founé Tembély rappelle, dans le communiqué, que la protection des droits de l’homme est une responsabilité partagée. La présidente par intérim de la CNDH précise que nul n’est à l’abri de la violation de ses droits. Toutefois, la CNDH invite les autorités à renforcer la sécurisation des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire, notamment sur les axes routiers. Korotoumou TOGOLA ( stagiaire) Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Face à l’ampleur croissante de la mendicité dans les grandes villes et autres localités du pays, le gouvernement malien passe à l’action. Réuni ce vendredi 7 août 2026 en Conseil des ministres, le gouvernement a adopté un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité, assortie d’un Plan d’actions 2026-2028. Cette initiative majeure, portée par le gouvernement, vise à contribuer à la réduction durable de la mendicité, notamment celle impliquant les enfants, à travers une approche préventive, protectrice et inclusive, centrée sur la dignité humaine, l’intérêt supérieur de l’enfant et la responsabilisation des acteurs familiaux, communautaires et institutionnels. Le projet de décret adopté consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. Ces dernières décennies, la mendicité a évolué de manière inquiétante au Mali, devenant, pour de nombreux ménages précaires, un mode de subsistance par défaut. Au-delà de la question économique, le gouvernement pointe du doigt les lourdes répercussions de ce phénomène sur la protection de l’enfance, la déscolarisation massive, ainsi que l’exposition des enfants aux risques d’exploitation et de marginalisation. S’inscrivant dans la Vision Mali 2024-2033 pour le développement durable et l’émergence, cette nouvelle stratégie ambitionne de tarir les sources du phénomène à travers une approche globale et multidimensionnelle. Avec l’adoption de ce décret d’application, l’Exécutif marque sa volonté de traduire les intentions politiques en actes concrets sur le terrain. Le succès de cette transition reposera toutefois sur la synergie d’actions entre les départements ministériels concernés, les collectivités territoriales, les leaders religieux, les organisations de la société civile et l’ensemble des citoyens. À travers ce plan 2026-2028, le Mali réaffirme son engagement à restaurer la dignité humaine, à protéger sa jeunesse et à bâtir un modèle de développement plus inclusif. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce dimanche 9 août 2026, le temps s’est arrêté à Kati. La ville a retenu son souffle pour dire un dernier adieu à Adama Fomba, ancien membre du Conseil national de Transition (CNT), enseignant et grand syndicaliste, accompagné dans sa dernière demeure dans un silence empreint de dignité et de douleur. Placée sous la présidence du Général de division Malick Diaw, président du CNT, la cérémonie a permis à la Nation de rendre un hommage mérité à celui qui fut également membre de la Commission de l’Éducation, de la Culture, des Technologies de l’Information, de la Communication, de l’Artisanat et du Tourisme du CNT. Adama Fomba a été arraché à l’affection des siens le jeudi 6 août 2026, des suites d’une courte maladie. Autour du corps, accompagné de sa photo, les visages étaient fermés, marqués par la peine. Chacun mesurait l’immense vide laissé par l’un des piliers du combat pour l’application de l’article 39, porté par la Synergie des syndicats de l’Éducation nationale, signataires du 15 octobre 2016. Présents sur place à Kati, le président du CNT, le ministre de l’Éducation nationale, le gouverneur de Koulikoro, ainsi que de nombreux responsables syndicaux, parents et amis se sont rassemblés dans le recueillement. Les regards se croisaient, cherchant un réconfort difficile à trouver, tandis que les prières s’élevaient vers le ciel comme un dernier murmure d’amour et de paix. Au milieu des larmes, les souvenirs affluaient : les éclats de rire d’Adama, sa bienveillance et la trace indélébile qu’il laisse derrière lui. À travers cette union dans le deuil, c’est toute une communauté qui semblait lui dire : « Tu es parti, mais tu restes. » Adama Fomba était l’un des porte-parole et des figures de proue de la Synergie des syndicats de l’Éducation nationale, signataires du 15 octobre 2016. C’est précisément pour son rôle de premier plan, son franc-parler et sa constance dans la défense acharnée de l’article 39 qu’il était considéré comme une icône du syndicalisme enseignant au Mali. Après les discours et témoignages poignants, ainsi que la prière mortuaire, Adama Fomba a rejoint sa dernière demeure. L’émotion était à son comble au cimetière, où ses camarades enseignants et syndicalistes, ainsi que plusieurs membres du CNT et de sa famille, n’ont pu retenir leurs larmes. Dors en paix, Adama ! Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Sous la houlette du Commissaire principal de police Issaka ILO SISSOKO, le Commissariat de Police de Sotuba a frappé un grand coup ce samedi 5 août 2026, en mettant hors d’état de nuire quatre (04) individus présumés impliqués dans un trafic international de stupéfiants. Fruit d’investigations minutieuses menées au cœur d’une agence d’envoi de colis de Sotuba desservant l’Europe, l’opération a été menée conjointement par la Brigade de recherches et les Renseignements généraux. Deux premiers suspects, L.K. (25 ans) et M.K. (40 ans), ont été appréhendés en possession d’un colis suspect contenant deux (02) kilogrammes de poudre blanche assimilée à de la cocaïne, dissimulée dans deux objets d’art en bois. La poursuite des investigations a permis l’interpellation de deux autres suspects, O.A. (30 ans) et B.K. (40 ans), présumés membres du réseau. Les quatre (04) mis en cause ont été mis à la disposition de la justice et l’enquête se poursuit en vue d’identifier d’éventuels complices. Selon le Commissaire principal de police Issaka ILO SISSOKO, en charge du Commissariat de Police de Sotuba, cette opération témoigne de l’engagement constant des Forces de Police dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, conformément aux orientations du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général de police Youssouf KONÉ, avec le soutien du ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Par ailleurs, il a invité la population à renforcer sa collaboration avec les Forces de sécurité en signalant tout comportement suspect au 101, numéro vert de la Police nationale. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont mené plusieurs opérations ciblées les 8 et 9 août 2026 contre des groupes terroristes dans différentes zones du pays. Plusieurs éléments et moyens de guerre ont été neutralisés, selon l’État-Major Général des Armées. Dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, les Forces armées maliennes poursuivent leurs opérations de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national. Les actions menées ces samedi 8 et dimanche 9 août 2026 ont permis de traiter plusieurs cibles terroristes identifiées dans différentes régions du pays. Le samedi 8 août, au nord-est de Bambara-Maoudé, les forces engagées ont détecté un groupe d’éléments terroristes dissimulés sous un couvert végétal. Après analyse et confirmation de la cible, les vecteurs aériens opérant dans la zone sont intervenus avec succès. À l’issue de l’opération, aucun mouvement humain n’a été observé sur le site ciblé, indique l’État-Major Général des Armées. Ce dimanche 9 août, plusieurs regroupements attribués à des éléments de la coalition JNIM/FLA ont été repérés dans plusieurs secteurs. Les cibles se trouvaient notamment aux abords d’Abéibara, dans la région de Kidal, à Razelma, dans la région de Tombouctou, ainsi qu’au nord-ouest de Mahou, dans la région de Koutiala, où la présence de responsables terroristes avait également été signalée. Selon le communiqué militaire, l’ensemble des objectifs identifiés a été traité avec succès. Les éléments terroristes présents sur ces différents sites ont été neutralisés et plusieurs moyens de guerre ont été détruits, notamment des véhicules armés, des drones et des motos. L’opération s’est également poursuivie dans la région de San. À 17 kilomètres de la ville, un groupe d’éléments terroristes ayant participé à l’attaque du camp a été localisé par les forces engagées. Pris en chasse, le groupe a finalement été neutralisé. Une partie de son matériel a été détruite au cours de l’opération, tandis qu’une autre partie a été récupérée par les forces. À travers ces différentes actions, l’État-Major Général des Armées réaffirme la détermination des FAMa à maintenir la pression sur les groupes armés terroristes et à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Il appelle, par ailleurs, les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées dans la lutte contre l’insécurité. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Sous la houlette du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, M. Mamoudou Kassogué, la troisième session du Conseil d’administration de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués (ARGASC) s’est ouverte ce jeudi 6 août 2026 à l’hôtel Maeva Palace. Ce rendez-vous clé permet aux administrateurs de passer en revue les rapports d’étape de l’exercice 2025, portant aussi bien sur la réalisation des activités que sur l’exécution du budget. Cette rencontre stratégique rassemble les administrateurs, les membres du Cabinet et du Secrétariat général du ministère, les chefs des services centraux et assimilés, ainsi que l’équipe de la Direction générale de l’ARGASC. Elle constitue une étape importante pour consolider la gouvernance de l’Agence, évaluer le chemin parcouru, analyser les performances et optimiser la gestion des biens mal acquis. En lançant les travaux, le Garde des Sceaux a précisé que cette session porte sur des documents clés renvoyés pour adoption, notamment les bilans d’activités et financiers de l’exercice 2025, désormais arrivés à terme. À l’ordre du jour figure également la mise en conformité des documents fondamentaux de l’Agence, tels que l’organigramme et le plan de recrutement, avec les nouvelles exigences de la fonction publique. M. Mamoudou Kassogué a rappelé qu’en tant qu’organe délibérant, le Conseil d’administration a pour rôle de définir les orientations de la politique générale de l’Agence et de lui fournir les instruments juridiques indispensables à sa mission. Dans cette optique, plusieurs documents majeurs ont été soumis à l’examen des administrateurs : le rapport d’activités 2025, le rapport financier 2025, le projet de modification de l’organigramme, le projet de modification de l’organisation générale et le projet de modification du plan de recrutement. Par ailleurs, à la suite des évolutions législatives de 2024, marquées par l’adoption du nouveau Code de procédure pénale et de l’ordonnance relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, il est devenu primordial d’adapter les textes fondateurs de l’ARGASC, datant de 2022, à ce nouvel arsenal pénal, afin d’optimiser son efficacité sur le terrain. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 7 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et son Plan d’actions. Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 25 juin 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et son Plan d’actions 2026-2028. Cette stratégie vise à contribuer à la réduction durable de la mendicité, notamment celle impliquant les enfants à travers une approche préventive, protectrice et inclusive, centrée sur la dignité humaine,l’intérêt supérieur de l’enfant et la responsabilisation des acteurs familiaux, communautaires et institutionnels. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. 2. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance déterminant les ressources fiscales des Collectivités territoriales. Dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition, le Gouvernement a engagé des réformes administrative et territoriale qui ont abouti à l’adoption de : – la Loi n°2023-003 du 13 mars 2023 portant modification de la loi déterminant les conditions de la libre administration des Collectivités territoriales ; – la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales ; – la Loi n°2023-005 du 13 mars 2023 portant statut particulier du District de Bamako. Ces réformes, en plus de la suppression de la Collectivité Cercle et des Communes au niveau du District de Bamako, ont eu des implications sur les finances, les ressources humaines et le patrimoine des Collectivités territoriales. A cet effet, il s’avère nécessaire de procéder à une nouvelle répartition des ressources fiscales entre les différents niveaux de Collectivités territoriales issues des réformes administrative et organisationnelle du territoire national. Le projet d’ordonnance, adopté, permettra aux Communes, aux Régions et au District de Bamako de disposer de texte de référence pour la préparation de leurs budgets, l’amélioration de la mobilisation des ressources endogènes et d’accroître le financement du développement local. 3. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement additionnel du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel, signé le 30 juin 2026, à Bamako, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement. Par cet Accord, l’Association internationale de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 28 milliards 206 millions 151 mille francs CFA. La réalisation du projet, objet du présent financement, contribuera au renforcement de la résilience des communautés vivant dans les zones cibles des Régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka, Douentza et Bandiagara. 2 4. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant attribution d’un permis d’exploitation de grande mine d’or à la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL à Menankoto-Sud, Cercle de Kéniéba, Région de Kayes. Le permis de recherche de Menankoto-Sud, issu de la fusion par Décret n°2025-0348/PT-RM du 16 mai 2025 des permis de recherche de Bakolobi, de Menankoto-Sud et de Bantako-Nord, a fait l’objet d’intenses travaux qui ont permis de mettre en évidence un gisement économiquement exploitable sous forme d’une grande mine. Conformément aux dispositions du Code minier et de la loi relative au Contenu local dans le secteur minier, la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, société de recherche de droit malien a manifesté son intérêt de procéder à l’exploitation du gisement découvert. Le projet de décret, adopté, attribue à la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, un permis d’exploitation de grande mine valable pour l’or, à Menankoto-Sud, Cercle de Kéniéba, pour une durée maximale de 12 ans. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la célébration de la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement local, couplée à la Journée africaine de l’état civil, prévue le 10 août 2026. L’Edition 2026 de la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement local est célébrée sous le thème : « La participation des femmes, des jeunes et de la communauté à la gouvernance locale de l’eau et de l’assainissement ». La Journée africaine de l’état civil est placée au niveau national sous le thème « Un état civil résilient pour tous : garantir la continuité des services et l’identité juridique dans un contexte de défis sécuritaires et d’accélération de la transition numérique ». La célébration de ces Journées sera marquée, entre autres, par l’organisation de rencontres d’informations et de sensibilisation, de conférences-débats dans les Communes, les chefs-lieux de Cercle et de Région et de visites guidées de certaines infrastructures en lien avec les thèmes. 2. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres de la tenue des états généraux de l’Administration publique. L’objectif de ces états généraux est de contribuer à la refondation de l’Administration publique pour améliorer l’efficacité des services publics et renforcer la bonne gouvernance. Les échanges porteront sur des thématiques relatives, entre autres : – aux ressources humaines de l’Administration publique et aux conditions de travail des agents ; – aux relations entre l’Administration et les usagers des services publics ; – à l’éthique, à la déontologie, aux droits et aux garanties de l’agent public, à l’amélioration de la gouvernance ; – aux réformes administratives et institutionnelles dans le cadre de la décentralisation et de la déconcentration. Les états généraux se tiendront d’août à décembre 2026 aux niveaux local, régional et national ainsi que dans les Missions diplomatiques et Postes consulaires. 3 3. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 2ème Edition du Forum de la Diaspora nigérienne, tenu du 25 au 30 juillet 2026, à Niamey au Niger. Ce 2ème Forum, placé sous le thème : « La Diaspora comme acteur clé du développement économique et social des pays d’origine », a rassemblé les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel, les représentants des diasporas, des partenaires techniques et financiers et des organisations internationales. Dans son intervention, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a présenté l’expérience malienne en matière de mobilisation de la Diaspora et a mis en exergue les réformes et initiatives des Autorités de la Transition visant à stimuler les investissements productifs et à resserrer les liens entre la Nation et ses ressortissants. En marge des travaux, le ministre a rencontré la communauté malienne établie au Niger. 4. Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 3ème Edition de la Journée nationale de l’Arbre, tenue le 3 août 2026, à Maradi au Niger. Cette 3ème Edition, placée sous le thème : « La restauration des bases productives, pilier de la Refondation », a été marquée, notamment par : – la remise de distinctions honorifiques et de prix récompensant les communautés les plus engagées dans la lutte contre la désertification ; – la mise en terre symbolique du premier plant par le Président de la République du Niger ; – la présentation des objectifs de la campagne nationale de reboisement. En marge de la cérémonie, le Président de la République du Niger, Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane TIANI a accordé une audience aux délégations ministérielles du Mali et du Burkina. 5. Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration a informé le Conseil des Ministres : a. de la participation du Mali au 4ème Salon international des Professionnels de l’Economie numérique de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, tenu du 14 au 15 juillet 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso. Ce 4ème Salon, placé sous le thème : « Refonder l’économie numérique au sein de I’UEMOA : Intelligence artificielle, FinTech et Finance inclusive », a réuni plus d’un millier de participants. Dans son intervention, au nom des trois ministres de la Confédération des Etats du Sahel, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration a mis l’accent sur la nécessité de refonder l’Economie numérique pour faire de l’Intelligence artificielle, des « FinTechs » et de la gouvernance des données de véritables instruments de souveraineté. Les travaux du salon ont été sanctionnés, entre autres, par l’adoption de la « Déclaration de Ouagadougou » qui recommande aux Gouvernements de l’Union de placer le Numérique au cœur des stratégies nationales. Cette participation a permis d’identifier des opportunités de financement de projets numériques maliens dans le cadre du Fonds TIC de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine. 4 b. de la participation du Mali au Dialogue mondial sur la Gouvernance de l’Intelligence artificielle et au Sommet mondial sur la Société de l’Information, tenus du 6 au 10 juillet 2026, à Genève en Suisse. Au cours du Dialogue mondial sur la Gouvernance de l’Intelligence artificielle, tenu les 6 et 7 juillet 2026, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, dans son intervention, a fait un plaidoyer pour une gouvernance mondiale inclusive et équitable fondée, entre autres, sur le droit effectif des pays du Sud sur leurs données nationales, un meilleur partage des bénéfices de l’Intelligence artificielle, la création d’un Fonds mondial de renforcement des capacités en Intelligence artificielle dans les pays les moins avancés. Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration a participé, du 8 au 10 juillet 2026, à la cérémonie d’ouverture et aux travaux du Sommet mondial sur la Société de l’Information ainsi qu’à la table ronde ministérielle de haut niveau sur la « Stratégie et politique en matière de l’Intelligence artificielle ». Au cours de ce sommet, le ministre a mis l’accent, entre autres, sur la nécessité de renforcer les capacités des ressources humaines et d’intégrer les langues africaines dans les modèles d’Intelligence artificielle. 6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays, marquée notamment par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 7 août 2026 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national Boîte de commentaires Facebook [...]
Le secteur minier malien franchit une nouvelle étape dans la promotion du leadership féminin. L’Académie Voix et Leadership Féminin, une initiative portée par Mme Maïmouna Salamenta, Directrice générale et CEO de Moulina Mining SARL, a procédé, le samedi 1er août 2026, au lancement officiel de sa première cohorte à la Faculté des Sciences et Techniques (FST) de Bamako. Ce programme de formation ambitionne de renforcer les capacités des jeunes étudiantes et de favoriser leur accès aux métiers et aux postes de responsabilité dans l’industrie minière. La cérémonie a réuni plusieurs acteurs du secteur, parmi lesquels le président de la Fédération des Géoscientistes du Mali (FEGEM), le Dr Madani Diallo, le président d’honneur de l’ancienne AEEM, le Dr Mamadou Keïta, ainsi que des enseignants-chercheurs, des professionnels des mines, des étudiants et les participantes de cette première promotion. Dans leurs différentes interventions, les responsables présents ont salué une initiative qui répond à un besoin réel de renforcer la présence des femmes dans un secteur encore largement dominé par les hommes. Ils ont rendu hommage à l’engagement de Mme Maïmouna Salamenta en faveur de la promotion des compétences féminines et de l’égalité des chances. Selon les données du ministère des Mines, les femmes représentent environ 8 % des effectifs des sociétés minières industrielles au Mali, contre une proportion beaucoup plus importante dans l’exploitation artisanale de l’or. Pour les intervenants, cette réalité justifie la mise en œuvre de programmes capables de préparer les jeunes femmes à occuper davantage de fonctions techniques et de décision. Prenant la parole, Mme Maïmouna Salamenta a indiqué que l’Académie Voix et Leadership Féminin se veut un espace d’apprentissage, de mentorat et de développement personnel destiné à faire émerger une nouvelle génération de leaders. Pendant douze mois, les participantes bénéficieront d’un accompagnement axé sur le leadership, la communication, la confiance en soi, le développement personnel et les compétences professionnelles indispensables à leur évolution dans le secteur minier. L’initiatrice a également lancé un appel aux universités, aux entreprises minières, aux experts et aux partenaires techniques et financiers afin qu’ils accompagnent cette dynamique. Elle estime que le développement d’un secteur minier performant passe aussi par une meilleure valorisation des compétences féminines. La rencontre a été ponctuée par un panel exclusivement animé par des femmes évoluant dans les métiers des mines. À travers leurs parcours, elles ont partagé leurs expériences avec les participantes et insisté sur des valeurs telles que la discipline, la ponctualité, l’intégrité, l’audace, la persévérance et le sens des responsabilités comme conditions essentielles de réussite. Cette première édition a enregistré plus de 130 candidatures. À travers cette académie, Moulina Mining SARL, présente au Mali, notamment dans les régions de Kayes et de Sikasso, mais aussi en Guinée et en Côte d’Ivoire, entend contribuer à l’émergence d’une relève féminine qualifiée et à la construction d’une industrie minière plus inclusive, au service du développement économique du pays. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Entre rires et convivialité, le Groupe Renouveau a officiellement présenté, ce mardi 4 août 2026, en avant-première devant un parterre de journalistes, sa nouvelle série intitulée « Sigui ou la cohabitation ». Cette œuvre s’inscrit dans la lignée des fictions locales à fort impact social, mettant en lumière le quotidien, les défis et les complexités de la vie en communauté à travers un regard à la fois réaliste et captivant. La série plonge les téléspectateurs dans le quotidien de deux familles vivant dans une concession commune. Autour d’un salon partagé et d’une petite boutique de quartier gravitent parents, enfants, cousins, voisins, amis et visiteurs. Chaque épisode raconte, avec humour, les réalités de la vie en communauté en abordant des thèmes tels que l’infidélité, la jalousie, les conflits familiaux, les coups bas, les tabous et les croyances mystiques. À travers un ton résolument comique, « Sigui ou la cohabitation » invite le public à rire des travers de la société tout en suscitant la réflexion. Composée d’épisodes de 26 minutes, cette série offre un miroir fidèle de la société tout en valorisant la création cinématographique et télévisuelle locale. Elle sensibilise également le public aux enjeux du vivre-ensemble grâce à des intrigues ancrées dans les réalités quotidiennes, dépeignant avec justesse les joies, les défis et les turbulences qui rythment notre vie de tous les jours. Selon M. Markatié Daou, administrateur général du Groupe Renouveau, cette série marque une nouvelle étape pour Renouveau Cinéma, qui se lance ainsi dans la production de fictions télévisées. « Sigui ou la cohabitation » constitue sa toute première sitcom, avec l’ambition d’offrir au public malien une œuvre de divertissement proche de son quotidien et porteuse de messages de sensibilisation. Il a ajouté que le Groupe Renouveau a réalisé cette série dans le but de renforcer son autonomie et sa souveraineté en matière de production de contenus. « C’est la raison pour laquelle nous avons initié cette série, afin de retracer les réalités de notre société. Lorsque ces réalités sont reprises par les acteurs du cinéma, elles sont mieux expliquées et chacun s’y retrouve. C’est également une façon d’interpeller la société, d’interroger la cité, d’interroger les habitants et de faire voyager le public malien à travers les âges », a-t-il expliqué. La série se positionne ainsi comme un contenu éducatif et de sensibilisation, venant combler un vide dans la production cinématographique nationale. Pour N’Tji Yacouba Traoré, technicien des arts et réalisateur, « Sigui ou la cohabitation » met en scène des faits de société qui se produisent au quotidien dans nos familles, tout en abordant des thèmes tels que les relations de voisinage, les difficultés économiques, l’éducation des enfants, la solidarité et le vivre-ensemble. Il a tenu à souligner que derrière chaque scène se cache un travail de titan, porté par des acteurs passionnés qui prêtent leurs traits et leur énergie à des personnages profondément humains. C’est le triomphe du talent local mis au service d’une narration de haute qualité, pensée pour captiver toutes les générations. À noter que la série télévisée « Sigui ou la cohabitation » sera diffusée à partir de ce mercredi 5 août 2026 sur Renouveau TV, à 21 h 10. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À la tête de l’Union des femmes leaders pour le développement du cercle de Kati (UFLDC), Mme Diakité Zenabou Sangaré place l’autonomisation économique des femmes au cœur de son engagement. Forte d’un réseau de 54 associations, son organisation accompagne les femmes vulnérables à travers des formations professionnelles, des actions de solidarité et un plaidoyer en faveur de leur insertion socioéconomique. Dans le cadre de la Journée panafricaine des femmes, elle revient sur les réalisations de l’UFLDC, les défis à relever et les ambitions portées pour les femmes du cercle de Kati. Pour Mme Diakité Zenabou Sangaré, l’autonomisation des femmes est une condition essentielle du développement. C’est cette conviction qui guide les actions de l’Union des femmes leaders pour le développement du cercle de Kati (UFLDC), une organisation qui fédère aujourd’hui 54 associations féminines. Grâce aux cotisations de ses membres, l’Union a réussi à ouvrir un centre de formation destiné aux femmes. « Nous avons voulu créer un espace où les femmes peuvent apprendre un métier et acquérir les moyens de leur autonomie », explique-t-elle. Son engagement puise sa source dans son expérience personnelle. Directrice d’un jardin d’enfants, elle dit avoir été profondément marquée par les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes divorcées, les jeunes filles déscolarisées, les veuves et les personnes déplacées par la crise sécuritaire. « En tant que femme, je ne pouvais pas rester indifférente. Notre ambition est de rendre les femmes autonomes et de leur offrir un avenir meilleur », souligne Mme Diakité Zenabou Sangaré. Au fil des années, l’UFLDC a développé plusieurs initiatives sociales. Chaque rentrée scolaire, près de 200 enfants vulnérables bénéficient de fournitures scolaires. L’organisation dispense également des formations professionnelles dans plusieurs domaines afin de favoriser la création d’activités génératrices de revenus. Manque de partenaires techniques et financiers L’un des projets les plus importants a permis de former 950 femmes aux métiers du maquillage, du tatouage esthétique et du henné. Face au succès de cette première phase, une nouvelle vague de formation est en cours pour permettre à d’autres femmes d’en bénéficier. Malgré ces avancées, les défis restent nombreux. L’organisation fait face à un manque de partenaires techniques et financiers. Les charges liées au fonctionnement du centre, notamment le paiement du local, de l’eau et de l’électricité, sont essentiellement couvertes par les cotisations des membres. « Nous continuons avec les moyens dont nous disposons, car les besoins des femmes sont immenses », confie Mme Diakité Zenabou Sangaré. L’UFLDC bénéficie néanmoins de l’accompagnement du Fonds de solidarité nationale, qui met chaque année des couvertures à la disposition des personnes déplacées installées dans le cercle de Kati. Elle collabore également avec plusieurs organisations, dont Femmes Leaders Plateforme du Mali, le Réseau des femmes africaines (REFA) et l’ONG GESTE. Elle s’appuie aussi sur la Coopérative Tiessiri des femmes leaders de Kati pour renforcer les activités économiques de ses membres. L’organisation prépare activement la célébration de la Journée panafricaine des femmes, prévue le 5 août prochain. Placée sous le thème « Quel rôle la femme doit-elle jouer dans la lutte contre la consommation des stupéfiants ? », cette édition réunira des femmes venues de différents horizons. Des attestations de reconnaissance seront décernées à plusieurs personnalités pour leur contribution au développement du pays. La marraine de cette édition sera Mme Diallo Kama Sakiliba, Présidente de l’OPF, reconnue pour son engagement panafricain. Au-delà de cette célébration, la présidente de l’UFLDC souhaite attirer l’attention des autorités sur la situation des femmes dont les époux sont engagés sur les théâtres d’opérations ainsi que sur celle des nombreuses veuves diplômées en quête d’emploi. Elle plaide pour leur insertion professionnelle et appelle à une plus grande implication des femmes rurales dans les politiques et événements qui les concernent. Pour l’avenir, Mme Diakité Zenabou Sangaré nourrit une ambition claire : doter son organisation d’un siège propre afin de pérenniser le centre de formation et d’élargir les actions en faveur de l’autonomisation économique des femmes. Une vision qui traduit sa conviction que le développement durable passe aussi par l’investissement dans le potentiel des femmes. Kada Tandina, Korotoume Doumbia Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Tout récemment à Bamako, la capitale malienne, les internautes se sont adonnés à un challenge à visée ludique dont le concept consistait à comparer la rive gauche à la rive droite. En effet, la capitale est traversée par le fleuve Niger, qui la divise en deux, d’où les appellations « rive gauche » et « rive droite ». La comparaison portait notamment sur les infrastructures de chaque rive. Ce challenge a progressivement gagné les régions du Mali, où les internautes se sont également mis à comparer leurs localités respectives. Chacun mettait en avant sa région par rapport aux autres, à travers ses infrastructures, ses richesses, voire sa culture. Si, au départ, il s’agissait d’un simple divertissement, force est de constater que ce phénomène a pris de l’ampleur et est sorti de son cadre initial. Il constitue désormais une menace pour la cohésion sociale entre certaines régions, notamment entre Sikasso et Ségou. Des jeunes des deux localités alimentent les réseaux sociaux par la diffusion de vidéos virales à caractère haineux, attisant ainsi les tensions entre les communautés. Face à la situation qui prend une nouvelle tournure, l’autorité régionale de Sikasso a décidé de briser le silence, jeudi 30 juillet 2026, à travers un communiqué rendu public. Le gouverneur de la région, Marie Claire Dembélé, par la voix de son directeur de cabinet, a lancé un appel solennel, empreint de fermeté et de sagesse. Le gouvernorat de Sikasso exhorte la jeunesse à faire preuve de calme et de retenue. Pour les autorités sikassoises, ces contenus toxiques véhiculés sur les réseaux sociaux ne sont rien d’autre qu’une tentative de semer la discorde entre des populations unies par l’histoire, la culture et le destin. « Ne cédons pas à la psychose ni aux provocations masquées derrière un écran. La paix n’est pas un vain mot, c’est un comportement de tous les jours », rappelle le gouvernorat. La jeunesse saura-t-elle éteindre l’incendie virtuel avant qu’il ne gagne la réalité ? La question en vaut la chandelle. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
La Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako et le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité ont rendu, ce lundi 3 août 2026, leurs verdicts dans deux affaires très suivies par la presse malienne et la classe politique. Celles-ci impliquent Chahana Takiou, directeur de publication du journal Le 22 Septembre, et Adama Diarra, alias « Ben le Cerveau ». Chahana Takiou : Directeur de publication du journal Le 22 Septembre, il a été condamné à un an de prison, dont six mois ferme. Cette condamnation marque un tournant judiciaire pour cette figure de la presse malienne. Adama Diarra, alias « Ben le Cerveau » : Chroniqueur et activiste influent, il écope, quant à lui, d’une peine de cinq ans de prison, dont quatre ans ferme. Incarcéré depuis 2023, il voit ainsi sa condamnation confirmer la sévérité de la justice à l’égard de certains discours tenus sur les plateformes numériques et dans l’espace public. Ces procès illustrent la volonté des autorités judiciaires, à travers le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, de réprimer ce qu’elles considèrent comme des infractions commises au moyen des technologies de l’information ou de publications écrites. Qu’il s’agisse du traitement de l’information par les médias traditionnels ou des prises de position d’activistes sur les réseaux sociaux, la ligne rouge fixée par la loi semble désormais tracée avec une grande fermeté. Ces verdicts relancent inévitablement le débat sur les limites de la liberté de la presse, la régulation des opinions sur le web, ainsi que sur le rôle des journalistes et des influenceurs dans le climat sociopolitique actuel. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce dimanche 2 août 2026, la mairie de Sangarébougou a vibré au rythme de la joie et de la solidarité à l’occasion de la 3ᵉ édition du Mariage collectif. Placée sous le haut patronage de Mme Fatoumata Bouaré, représentante du sous-préfet de Kalaban-Coro, cette initiative a permis d’unir 100 couples tout en apportant un précieux soutien à l’éducation locale grâce à la remise de 50 actes de naissance à des élèves défavorisés. Cette cérémonie riche en émotions a enregistré la présence de plusieurs personnalités, notamment Mme Fatoumata Bouaré, représentante du sous-préfet de Kalaban-Coro ; M. Kassim Sidibé, maire de la commune de Sangarébougou ; M. Moussa Guindo, substitut du procureur près le Tribunal de grande instance de la Commune I ; M. Alpha Z. Doumbia, représentant du maire de la Commune I ; Mme Ouattara Fanta Keïta, initiatrice de l’événement ; des autorités traditionnelles, des leaders religieux, des représentants du Conseil national de la jeunesse de Sangarébougou, ainsi que de nombreux autres invités. Organisé dans le prolongement de la commémoration de la Journée panafricaine de la femme, célébrée le 31 juillet 2026, cet événement symbolique illustre l’engagement des autorités communales. Au-delà de la célébration des unions, il poursuit une double ambition : rapprocher l’état civil des administrés en facilitant l’accès aux documents de mariage pour de nombreux couples vulnérables, et garantir les droits fondamentaux des citoyens, notamment le droit à l’identité juridique, à travers la remise d’actes de naissance à 50 élèves. Dans une ambiance festive et chaleureuse, les nouveaux mariés ainsi que les élèves bénéficiaires ont reçu le soutien de la municipalité. Cette action citoyenne témoigne de la volonté constante de la mairie de Sangarébougou d’accompagner les familles vulnérables, de renforcer la cohésion sociale et de bâtir un avenir meilleur pour la jeunesse de la commune. Prenant la parole au nom du sous-préfet de Kalaban-Coro, Mme Fatoumata Bouaré a souligné toute l’importance de cette initiative pour les habitants de Sangarébougou, en particulier pour les couches les plus vulnérables. Selon elle, ce mariage collectif de 100 couples et la remise de 50 actes de naissance à des élèves défavorisés s’inscrivent pleinement dans le volet social de la municipalité, dont l’objectif est d’apporter un soutien concret aux populations les plus démunies. Elle a également rappelé que rapprocher l’administration des citoyens, c’est leur offrir la dignité et la sécurité juridique nécessaires à leur épanouissement au sein de la société. De son côté, le maire de Sangarébougou, M. Kassim Sidibé, a indiqué que cette initiative porteuse d’espoir s’inscrit dans les actions sociales de la collectivité. Elle traduit, selon lui, l’engagement de la commune à contribuer à la construction d’un Mali où chaque enfant est déclaré à la naissance, où chaque couple peut officialiser son union et où chaque citoyen est reconnu et protégé. Très émue, la voix empreinte d’émotion et le visage rayonnant de joie, Mme Ouattara Fanta Keïta, 4ᵉ adjointe au maire de Sangarébougou, chargée de l’état civil et initiatrice de l’événement, a souligné que cette démarche illustre la volonté des autorités communales de rapprocher les services publics des administrés afin de garantir à chacun l’exercice effectif de ses droits. Elle a rappelé que l’acte de naissance constitue le premier document officiel attestant de l’existence juridique d’un enfant et représente un droit fondamental. Véritable sésame, il facilite la scolarisation, l’accès aux examens, aux soins de santé ainsi qu’aux programmes sociaux de l’État, tout en posant les bases de la citoyenneté. Par ailleurs, elle a insisté sur le fait que le mariage civil est un acte de responsabilité qui ne contredit en rien les traditions culturelles ou religieuses. Au contraire, il les renforce en conférant à l’union une sécurité juridique, en protégeant les conjoints, en définissant clairement leurs droits et leurs devoirs, en préservant le patrimoine familial et en garantissant une meilleure protection aux enfants. La cérémonie s’est achevée par des prestations artistiques, suivies de la remise des livrets de mariage aux nouveaux époux. Vivement la 4e édition ! Mohamed Kanouté Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’Initiative Assitan N’Fagnanama Koné (IAFK) a célébré l’excellence scolaire en récompensant la meilleure élève nationale au Diplôme d’études fondamentales (DEF) et celle au baccalauréat. La cérémonie de remise des prix, s’est tenue ce dimanche 2 août 2026 au domicile de N’Fagnanama Koné, à Hippodrome. L’activité a été marquée par un hommage à la mémoire d’Assitan N’Fagnanama Koné et par un engagement renouvelé en faveur de l’éducation des jeunes filles. Prenant la parole au cours de cette cérémonie, la présidente de l’IAFK, Mme Fatimata Sow Sidibé, a rappelé la vision qui guide l’action de l’association : faire de l’excellence scolaire un outil de responsabilité et de solidarité. « L’élève brillante, généreuse et rigoureuse, première nationale au DEF, au baccalauréat et tout au long de son parcours scolaire, portait déjà en elle cette exigence que nous avons voulu transmettre aux générations qui suivent », a-t-elle déclaré. Selon elle, l’objectif de l’initiative n’est pas seulement de récompenser les meilleures performances, mais aussi de transformer la mémoire d’Assitan N’Fagnanama Koné en une source d’inspiration pour les jeunes générations. « L’excellence ne prend son sens que lorsqu’elle devient une responsabilité, celle de tendre la main à celles qui avancent encore », a-t-elle souligné. A cette 7ème édition, cette année, l’IAFK a récompensé la première nationale au baccalauréat avec une bourse de 500 000 francs CFA et la première nationale au DEF avec une bourse de 250 000 francs CFA. L’association accompagne également des jeunes filles issues de milieux vulnérables à travers un programme de parrainage. Vingt-cinq bénéficient actuellement d’un accompagnement scolaire et pédagogique, dont dix directement parrainées par l’IAFK au nom d’une sœur disparue. La cérémonie a également permis de mettre à l’honneur les lauréates. Aminata Jules Coulibaly, première nationale au DEF, a reçu un chèque de 250 000 francs CFA ainsi qu’une attestation de reconnaissance. Sa mère, Mme Coulibaly Mariam Kané, a exprimé sa fierté et encouragé les parents à suivre davantage leurs enfants à la maison. Mlle Mariam Marilyn Ardo Sidibé, lauréate du baccalauréat en série sciences exactes avec une moyenne de 17,50, a reçu une bourse de 500 000 francs CFA. Pour elle, « la constance et la discipline » constituent les clés de la réussite. Elle invite les jeunes filles à privilégier les études et à redoubler d’efforts. Pour Ousmane Koné, oncle de Feue Assitan F. Koné, cette initiative perpétue un modèle de réussite scolaire et de discipline. À travers cette action, l’IAFK entend poursuivre son engagement pour faire de l’éducation des filles un véritable levier d’avenir. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Grâce à l’appui technique et financier de la Délégation de l’Union européenne au Mali, La Tribune Jeunes pour le Droit au Mali (TRIJEUD-Mali) a organisé, ce jeudi 30 juillet 2026 à l’Hôtel Salam AZALAÏ de Bamako, la grande finale de la 4ᵉ édition de son prestigieux Concours d’éloquence. Placée sous le thème « Égalité entre homme et femme : mythe ou réalité ? », cette édition a une nouvelle fois démontré l’engagement de l’Union européenne en faveur de la jeunesse, de l’éducation citoyenne et du dialogue démocratique. Huit établissements d’enseignement supérieur de Bamako ont participé à cette compétition, devenue un rendez-vous incontournable pour les étudiants désireux de développer leur esprit critique, leur capacité d’argumentation et leur aptitude à défendre des idées sur des questions majeures de société. Au terme d’une finale particulièrement disputée, la Faculté des Sciences Administratives et Politiques de Bamako (FSAP) s’est imposée avec une moyenne de 15,6, devançant de justesse l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest (UCAO), créditée de 15,4. La FSAP a remporté le premier prix composé de deux motos, tandis que l’UCAO est repartie avec deux ordinateurs. Les prix de la meilleure débatteuse de la compétition et de la finale ont été décernés à Aïchata Moussa Sidibé de l’UCAO, saluée pour la qualité de ses prestations. En effet, ce concours constitue un véritable espace d’expression citoyenne. Il offre aux étudiants un cadre de formation où se développent l’art oratoire, le leadership, la prise de parole en public et la culture de l’excellence, tout en encourageant le dialogue démocratique et la participation citoyenne. Présent à cette cérémonie, l’Ambassadeur de l’Union européenne au Mali, son Excellence Alberto Cerezo non moins Président du jury a rappelé que l’éloquence est bien plus que l’art de bien parler. Selon lui, elle est la capacité à convaincre sans diviser, à défendre des idées avec respect et à faire entendre des voix porteuses d’espoir et de changement. Face aux défis contemporains, a-t-il souligné, la parole demeure un puissant instrument au service du dialogue, de la paix et de la compréhension mutuelle. S’adressant aux candidats, il a salué le talent et l’engagement de la jeunesse malienne. « À travers ce concours, vous démontrez que la jeunesse malienne est talentueuse, créative et profondément engagée. Vous nous rappelez que les idées ont le pouvoir de transformer les sociétés et que chaque voix compte », a-t-il déclaré. L’Ambassadeur a réaffirmé la conviction de l’Union européenne que l’investissement dans la jeunesse constitue l’un des leviers les plus sûrs pour bâtir un avenir plus prospère, plus inclusif et plus durable. C’est dans cette dynamique que la Délégation de l’Union européenne au Mali accompagne des initiatives favorisant l’esprit critique, le leadership et la participation citoyenne. Il a également encouragé les finalistes à poursuivre leur engagement en faveur du dialogue, du respect et de la responsabilité, quel que soit le résultat de la compétition. De son côté, la présidente de TRIJEUD-Mali a indiqué que cette quatrième édition s’est déroulée dans un contexte particulier, tout en réunissant huit établissements supérieurs de Bamako. Elle a expliqué que le choix du thème consacré à l’égalité entre les femmes et les hommes traduit la volonté de l’organisation de promouvoir non seulement l’éloquence et la culture de l’excellence, mais aussi l’égalité des chances. Depuis la première édition, chaque établissement est représenté par un binôme composé d’une femme et d’un homme, illustrant concrètement cette vision. Elle a enfin exprimé sa profonde gratitude à la Délégation de l’Union européenne au Mali pour son soutien constant, estimant que ce partenariat constitue un levier essentiel pour promouvoir l’excellence, renforcer les capacités des jeunes et encourager l’émergence d’une citoyenneté responsable au Mali. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
De la poursuite courageuse de ses études après son mariage à ses responsabilités dans la défense des droits des femmes, la promotion de la paix et le développement communautaire, Niamoye Alidji incarne un parcours de persévérance et d’engagement. Enseignante, cadre en suivi-évaluation, actrice syndicale et associative, promotrice de l’ONG WIR-NALHAKOU et première vice-coordinatrice du Forum international des femmes africaines (FIFAF), cette femme originaire de Tombouctou a consacré son parcours à l’émancipation des femmes, à la justice sociale et au renforcement de la participation féminine dans les espaces de décision. À l’occasion de la Journée panafricaine de la femme, célébrée le 31 juillet, la Rubrique Femme de Mali24.info propose l’itinéraire de cet exemple de détermination et de leadership féminin. Le parcours de Niamoye Alidji est celui d’une femme qui n’a jamais cessé de croire au pouvoir de l’éducation et de l’engagement. Très tôt, elle comprend que la connaissance constitue un levier essentiel pour participer au développement de sa communauté et défendre les droits des plus vulnérables. Mais son chemin n’a pas toujours été linéaire. Après son mariage, alors que beaucoup auraient pu considérer la poursuite des études comme une difficulté insurmontable, elle fait le choix de continuer à apprendre et de poursuivre ses ambitions. Cette décision témoigne d’une détermination exceptionnelle : concilier vie familiale, formation et engagement social devient pour elle un défi qu’elle relève avec courage. Elle obtient un Brevet de technicien supérieur (BTS) en secrétariat de direction à l’École spéciale d’industrie et de gestion (ESIG) de Bamako. Loin de s’arrêter à cette étape, elle poursuit son parcours universitaire et décroche en 2014 une Licence en gestion des entreprises et des administrations, option management des projets et organisations, à l’Institut supérieur de technologie de Tombouctou. Elle continue ensuite à renforcer ses compétences avec une formation en management des projets et organisations à Techno Lab en 2020. Cette quête permanente de connaissances traduit une conviction profonde : une femme formée est une femme capable de participer pleinement aux décisions qui concernent sa communauté. Une professionnelle engagée au service du développement Au fil des années, Alidji Niamoye construit une expérience professionnelle riche et diversifiée. Elle exerce comme enseignante généraliste des collectivités territoriales, une fonction qui lui permet d’être au contact des réalités sociales et éducatives de sa région. Elle occupe également le poste d’archiviste à l’École de la Paix de Tombouctou, avant de rejoindre la Direction régionale de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille où elle assume des responsabilités dans le suivi-évaluation et la gestion des programmes. Son expertise s’affirme particulièrement dans les domaines du suivi-évaluation, de l’autonomisation des femmes, des droits humains, des droits syndicaux et de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). À travers ses différentes fonctions, elle développe une approche basée sur l’écoute, l’accompagnement et le renforcement des capacités des acteurs locaux. L’engagement d’Alidji Niamoye dépasse le cadre professionnel. Depuis plusieurs années, elle est une actrice majeure du mouvement associatif féminin à Tombouctou. Promotrice de l’ONG WIR-NALHAKOU, elle œuvre pour la promotion des droits des femmes et l’accompagnement des communautés. Elle devient également présidente de plusieurs structures, notamment la Coordination des associations et ONG féminines de la région de Tombouctou en 2020, après avoir dirigé la coordination locale des associations et ONG féminines en 2018. Son leadership est également reconnu dans le domaine syndical. Depuis 2009, elle occupe le poste de secrétaire administrative du bureau régional de la Fédération de l’Éducation Nationale (FEN) à Tombouctou. En 2015, elle est portée à la tête des Femmes de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), poursuivant ainsi son combat pour la défense des droits des travailleuses. Elle a aussi présidé l’association Dow Tiéré, un collectif regroupant des femmes issues des différentes communautés de Tombouctou, avec pour objectif de renforcer la solidarité et la cohésion sociale. Une militante de la paix face aux défis de son époque Dans une région confrontée à de nombreux défis sécuritaires et sociaux, Niamoye Alidji a choisi de faire de la paix et de la prévention des conflits des axes majeurs de son engagement. Elle participe à plusieurs initiatives portant sur la transformation des conflits, la lutte contre l’extrémisme violent, la justice, la réconciliation et la participation des femmes dans les processus de paix. Elle a pris part à plusieurs formations et rencontres nationales et internationales sur ces questions, notamment des ateliers sur la participation des femmes à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix, la culture de la paix, la lutte contre les violences liées aux conflits et la prévention de l’extrémisme violent. Son engagement l’a amené également à participer à des rencontres internationales, notamment le Forum international des femmes africaines (FIFAF), dont elle devient première vice-coordinatrice en 2021. Elle a participé aussi aux éditions organisées à Kinshasa, où elle a partagé son expérience sur le leadership féminin et la participation des femmes aux prises de décision. Une expertise reconnue sur les droits des femmes Au-delà des responsabilités occupées, Niamoye Alidji s’est toujours investie dans le renforcement des capacités des femmes et des organisations féminines. Son parcours est marqué par de nombreuses formations sur les violences basées sur le genre, les droits humains, la justice, la prise en charge des femmes victimes de violences, ainsi que le rôle des femmes dans la gouvernance. Elle participe notamment à des initiatives avec plusieurs organisations nationales et internationales autour de la protection des droits humains, de la justice et de l’égalité entre les femmes et les hommes. En 2019, elle prend part à un panel international à Berlin consacré aux violences faites aux femmes, au harcèlement sexuel et à l’égalité des sexes, où elle représente le Mali aux côtés d’acteurs venus de plusieurs continents. Un modèle de leadership féminin Aujourd’hui, le parcours de Niamoye Alidji raconte bien plus qu’une succession de diplômes et de responsabilités. Il raconte l’histoire d’une femme qui a choisi de ne jamais renoncer à ses ambitions, même lorsque les circonstances auraient pu constituer des obstacles. Son itinéraire démontre qu’une femme peut être épouse, professionnelle, militante et leader communautaire. En poursuivant ses études après son mariage, en assumant des responsabilités importantes et en consacrant une grande partie de sa vie à la défense des droits des femmes, elle offre un exemple de courage et de persévérance. À travers son engagement à Tombouctou et au-delà, Niamoye Alidji contribue à écrire une nouvelle page du leadership féminin africain : celui des femmes qui agissent, qui inspirent et qui participent activement à la construction d’une société plus juste et plus inclusive. En cette Journée panafricaine de la femme, son parcours rappelle une évidence : lorsque les femmes ont accès à l’éducation, à la confiance et aux espaces de décision, elles deviennent des forces incontournables de transformation. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de ses efforts continus de lutte contre la criminalité et le trafic de produits pharmaceutiques illicites, le Commissariat de Police de Quinzambougou, dirigé par l’expérimenté Commissaire principal de police Djibril Niambélé, a procédé, le mardi 28 juillet 2026, à la saisie d’une importante quantité de stupéfiants et de produits pharmaceutiques contrefaits. Selon les informations communiquées, des éléments des Renseignements généraux ont intercepté un véhicule en provenance de la Zone industrielle et en partance pour Kolokani. La fouille du véhicule a permis de découvrir 150 plaquettes de Tramaking (225 mg), 200 plaquettes de Tapentadol Royal (250 mg) ainsi que 11 briques de chanvre indien, dissimulées dans un sachet en plastique et un carton. Trois suspects, identifiés par les initiales S.K., L.D. et S.D., âgés de 18 à 20 ans, ont été interpellés. Une enquête est en cours afin d’identifier et d’appréhender d’éventuels complices. Cette opération illustre la détermination de la Police nationale à lutter sans relâche contre toutes les formes de criminalité, conformément aux orientations du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général de police Youssouf Koné, avec le soutien du ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Le Commissaire principal de police Djibril Niambélé a salué le professionnalisme de ses équipes et a invité les populations à renforcer leur collaboration avec les forces de sécurité en signalant tout comportement suspect via le numéro vert 101. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Faso Dan Fani, tissu traditionnel du Burkina Faso, est bien plus qu’un simple textile. Il incarne l’identité nationale, la fierté burkinabè et la valorisation du savoir-faire local. Fabriqué à partir de coton produit dans le pays, son nom signifie littéralement « pagne tissé de la patrie ». Longtemps confectionné de manière artisanale par les tisserands mossi, le Faso Dan Fani est devenu un véritable symbole national sous l’impulsion du président Thomas Sankara dans les années 1980. En rendant son port obligatoire pour les fonctionnaires, il a favorisé son adoption au quotidien, relancé la filière du tissage et contribué à sa popularisation. Depuis 2019, le gouvernement burkinabè a engagé un processus de labellisation du Faso Dan Fani afin de protéger la production textile artisanale et de lutter contre les contrefaçons. Cette démarche a abouti en 2021, consacrant officiellement ce tissu comme un patrimoine national et réaffirmant la volonté de préserver un savoir-faire profondément ancré dans l’histoire sociale et politique du pays. Ces dernières années, les autorités burkinabè poursuivent cette dynamique en encourageant davantage l’utilisation du Faso Dan Fani. L’objectif est de promouvoir la consommation locale, de renforcer l’identité nationale et de porter une vision d’autonomie ainsi que de souveraineté textile. Aujourd’hui, des magistrats burkinabè portent des tenues confectionnées en Faso Dan Fani en remplacement des robes inspirées de l’héritage colonial. Le pays des Hommes intègres ne s’arrête pas là. Son tissu traditionnel est désormais très prisé, parfois même davantage que le wax ou certains tissus brodés. Les récentes cérémonies militaires illustrent cette volonté de pousser encore plus loin la valorisation du textile national. Lors de la sortie de la 25ᵉ promotion de l’Académie militaire Georges Namoano, les jeunes officiers ont ainsi défilé dans des tenues de cérémonie confectionnées en Faso Dan Fani. Ce choix va bien au-delà de l’aspect vestimentaire. Il traduit une volonté affirmée de valoriser les ressources locales, de soutenir les artisans et de renforcer la souveraineté culturelle, tout en faisant du textile un levier de développement économique. Face à cette initiative, une question se pose naturellement pour le Mali : pourquoi ne pas s’en inspirer ? Le Mali dispose pourtant d’atouts comparables. Grand producteur de coton en Afrique de l’Ouest, le pays possède également des tissus emblématiques, à l’image du bogolan, reconnu pour sa richesse culturelle et son authenticité. L’intégration de tissus locaux dans certaines tenues officielles pourrait contribuer à soutenir les artisans, créer des emplois, stimuler la transformation locale du coton et renforcer l’identité nationale. Au-delà de la portée symbolique, il s’agirait d’une véritable opportunité de concilier culture, industrialisation et développement économique. Korotoumou Togola, stagiaire Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans la dynamique de lutter contre la criminalité et la délinquance sous toutes ses formes, les enquêteurs du commissariat de police de Korofina-Nord sous la houlette du commissaire principal de police Seydou Keita continuent de traquer les hors la loi. En effet, suite à l’exploitation d’une piste du 19 au 23 juillet 2026, huit (08) individus présumés impliqués dans des faits de vol à main armée, d’usurpation de fonction, de tentative de vol de motocyclette et de recel ont été mis hors d’état de nuire et quatre (04) motocyclettes de provenance douteuse ont été saisies. Selon les sources policières, le 19 juillet 2026, les enquêteurs ont interpellé trois (03) présumés auteurs d’un vol à main armée commis à Nafadji, au cours duquel la victime avait été agressée par des individus se faisant passer pour des agents de forces de sécurité. Une (01) motocyclette a été récupérée. Également, le 23 juillet une enquête ouverte à la suite d’une tentative de vol de motocyclette à Fadjiguila a permis l’interpellation d’un suspect, puis de quatre (04) receleurs présumés, ainsi que la saisie de trois (03) motocyclettes de provenance douteuse. Les mis en cause ont été déférés devant les autorités judiciaires et les enquêtes se poursuivent. Pour le Commissaire Principal de Police Seydou Keita en charge du commissariat de police de Korofina Nord, cette double opération illustre l’engagement des Forces de la Police Nationale dans la lutte contre la criminalité, conformément aux orientations du Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général de Police Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Par ailleurs, il a invité la population à signaler tout fait suspect en appelant le numéro vert 101 de la Police nationale. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, tire la sonnette d’alarme face à ce qu’il qualifie de véritables réseaux criminels de dépravation des mœurs et de détournement de mineurs à des fins sexuelles. Dans un communiqué, il dénonce l’ampleur grandissante de ces pratiques et annonce une riposte judiciaire d’une extrême fermeté. Selon le ministre, ces réseaux utilisent principalement les réseaux sociaux, notamment WhatsApp, TikTok et Snapchat, pour attirer leurs victimes à travers des groupes de rencontres et de partage de contenus à caractère sexuel. Ces plateformes serviraient de lieux de recrutement avant l’organisation de rencontres dans des maisons closes, des appartements meublés ou d’autres lieux discrets. Le communiqué fait également état de faits particulièrement préoccupants impliquant des mineurs parfois âgés de seulement 12 à 13 ans. Ces derniers seraient victimes d’exploitation sexuelle, y compris dans certaines zones d’exploitation minière ou à l’étranger, où ils subiraient de graves atteintes à leur intégrité et à leur dignité. Le ministère rappelle que ces agissements constituent de nombreuses infractions prévues et réprimées par le Code pénal, notamment l’outrage public à la pudeur, le viol, la pédophilie, le détournement de mineurs, la corruption de la jeunesse, le proxénétisme, la traite des personnes, le tourisme sexuel, la prostitution forcée ainsi que les infractions liées aux stupéfiants. Le Garde des Sceaux souligne également que la production, la diffusion et le partage de vidéos ou d’images de cette nature sur les réseaux sociaux relèvent aussi de la cybercriminalité et exposent leurs auteurs à des poursuites pénales. Face à cette situation, le ministre appelle les parents, les éducateurs, les propriétaires d’immeubles, les bailleurs, les gérants d’appartements meublés, les responsables d’hôtels et de bars ainsi que l’ensemble des citoyens à renforcer leur vigilance afin de protéger les enfants et de signaler sans délai tout fait suspect aux autorités compétentes. Dans le même temps, il annonce avoir instruit l’ensemble des Procureurs généraux, Procureurs de la République, Juges de paix, officiers et agents de police judiciaire de sévir avec la dernière rigueur contre les auteurs, coauteurs et complices de ces actes. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Entre créativité, audace et détermination, Fatoumata Maïga incarne une nouvelle génération de femmes entrepreneures qui osent transformer leurs passions en projets d’avenir. Fondatrice d’Almansour Design, elle s’est imposée dans l’univers de la maroquinerie grâce à des créations qui marient élégance, modernité et identité africaine. À l’occasion de la Journée internationale de la Femme africaine, célébrée le 31 juillet, elle partage son parcours, ses ambitions et son regard sur la place des femmes dans le développement du continent. Rien ne prédestinait Fatoumata Maïga à évoluer dans le monde du design. Après des études en agroalimentaire, la jeune malienne choisit pourtant d’écouter cette passion qui l’anime depuis toujours : créer. Fascinée par la maroquinerie et portée par une imagination débordante, elle décide de donner vie à une marque capable d’exprimer sa vision. Ainsi naît Almansour Design, une entreprise qui met en avant des créations où se rencontrent élégance, qualité, modernité et richesse culturelle africaine. Pour elle, chaque réalisation est bien plus qu’un simple accessoire : c’est une manière de raconter une histoire et de valoriser le savoir-faire local. Croire en soi malgré les obstacles Comme de nombreuses femmes entrepreneures, Fatoumata Maïga a dû faire face à plusieurs défis. Le plus difficile, confie-t-elle, a été d’apprendre à croire en elle malgré les doutes, les moyens limités et les difficultés des débuts. À cela s’ajoutent des réalités auxquelles les femmes sont encore confrontées dans le monde des affaires, notamment des pratiques discriminatoires où certains fournisseurs augmentent les prix simplement parce qu’elles sont des femmes. Malgré ces obstacles, elle choisit la persévérance. Pour elle, l’entrepreneuriat exige avant tout de la patience, de la discipline et une volonté inébranlable de continuer, même lorsque le chemin paraît difficile. Une jeunesse engagée au service de la communauté Au-delà de son entreprise, Fatoumata Maïga s’investit dans des initiatives favorisant le leadership des jeunes, l’engagement citoyen et le développement des compétences. Elle a participé à plusieurs formations en art oratoire, en anglais et en entrepreneuriat, autant d’expériences qui lui ont permis d’élargir ses horizons, de rencontrer des personnes inspirantes et de renforcer son engagement au sein de sa communauté. Le 31 juillet, célébrer les femmes africaines Pour la fondatrice d’Almansour Design, la Journée internationale de la Femme africaine est bien plus qu’une célébration. Elle représente un moment de reconnaissance envers toutes celles qui, souvent dans l’ombre, contribuent au développement de leurs familles, de leurs communautés et de leurs pays. Elle rappelle que les femmes africaines excellent dans tous les secteurs, de l’agriculture à la santé, en passant par l’entrepreneuriat, l’environnement, l’éducation et la préservation des valeurs culturelles. Cependant, elle estime que de nombreux défis demeurent, notamment l’accès au financement, aux formations, aux opportunités économiques, mais aussi les pressions sociales, les complexes entretenus par les réseaux sociaux et la difficulté de concilier vie familiale et vie professionnelle. Malgré tout, elle salue la résilience exceptionnelle des femmes maliennes, capables de transformer les obstacles en opportunités. L’exemple des mères comme source d’inspiration Lorsqu’on lui demande quelle femme africaine l’a le plus marquée, Fatoumata Maïga ne cite ni une personnalité politique ni une grande figure historique. Son hommage va aux mères africaines. À ses yeux, elles incarnent le sacrifice, le courage et la capacité de mener plusieurs combats à la fois pour assurer l’avenir de leurs enfants. Elles lui ont appris qu’une femme est capable d’accomplir de grandes choses lorsqu’elle croit en elle et s’investit pleinement. Une ambition tournée vers l’international Pour les années à venir, Fatoumata Maïga nourrit une ambition claire : faire d’Almansour Design une marque reconnue bien au-delà des frontières du Mali. Elle souhaite créer davantage d’emplois, promouvoir le savoir-faire local et porter les créations maliennes sur la scène internationale, convaincue que le talent africain mérite une visibilité mondiale. À l’endroit des jeunes filles et des femmes, son message est empreint d’espoir : ne jamais abandonner, apprendre continuellement, se former, accepter les échecs comme des étapes d’apprentissage et persévérer jusqu’à atteindre ses objectifs. Enfin, à l’occasion de la Journée internationale de la Femme africaine, elle invite toutes les femmes du continent à croire en leurs rêves, à se soutenir mutuellement et à concentrer leurs énergies sur leur développement personnel et leur épanouissement. Pour Fatoumata Maïga, c’est en cultivant la solidarité, la confiance en soi et l’audace que les femmes africaines continueront à écrire les plus belles pages du développement de l’Afrique. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, la Cellule Sectorielle de Lutte contre le VIH/Sida, la Tuberculose et les Hépatites Virales (CSLS-TBH), en partenariat avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Mali et d’autres partenaires, a organisé ce mardi une conférence de presse pour alerter sur l’ampleur des hépatites virales. Pour l’édition 2026 de la Journée mondiale contre l’hépatite, le thème international est « Hépatites : faisons tomber les barrières ! » appelle à supprimer les obstacles financiers, sociaux et institutionnels qui limitent encore l’accès au dépistage, aux soins et aux traitements. Maladie silencieuse mais aux conséquences parfois dramatiques, l’hépatite virale continue de faire peser une lourde menace sur la santé publique mondiale. À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, célébrée chaque 28 juillet, les acteurs de la lutte ont tiré la sonnette d’alarme sur la nécessité d’intensifier le dépistage, la prévention et l’accès aux soins. Selon les données du Global Hepatitis Report 2024, plus de 254 millions de personnes vivent avec une hépatite B chronique dans le monde, tandis qu’environ 1,1 million de décès sont enregistrés chaque année à cause de cette infection et de ses complications. L’hépatite C demeure également préoccupante avec près de 50 millions de personnes atteintes d’une forme chronique et environ 242 000 décès annuels, principalement liés aux maladies graves du foie. Au Mali, les conférenciers rappellent que la situation demeure préoccupante. Avec une prévalence estimée à 12,1 % pour l’hépatite B, soit environ 2,5 millions de personnes infectées, le pays figure parmi les régions où cette maladie est fortement présente. Derrière ces chiffres se cache une réalité alarmante, notamment le fait que de nombreuses personnes vivent avec le virus sans le savoir. En évoluant silencieusement pendant plusieurs années, l’hépatite B peut provoquer des complications graves, notamment la cirrhose et le cancer du foie. Les conférenciers rapportent que l’hépatite C n’épargne pas non plus le pays. Ajoutant que sa prévalence est estimée à 1,3 %, représentant près de 300 000 personnes infectées. Lors de cette rencontre avec les médias, les responsables sanitaires ont rappelé que le principal défi des hépatites reste leur caractère invisible. Beaucoup de personnes infectées ignorent leur statut, ce qui retarde leur prise en charge et favorise la progression de la maladie. À l’échelle mondiale, seulement 5 % des personnes atteintes connaissent leur situation, un faible niveau de diagnostic qui constitue un frein aux objectifs d’élimination. << Les hépatites B et C se transmettent principalement par le sang, les rapports sexuels non protégés et, dans le cas de l’hépatite B, de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’accouchement >>, dira-t-on. Certaines pratiques peuvent également augmenter les risques de contamination, notamment les scarifications, les tatouages réalisés dans des conditions non sécurisées, le partage de rasoirs, de brosses à dents ou d’autres objets pouvant être en contact avec du sang. Face à la menace, les conférenciers appellent les uns et les autres à se faire dépister afin de couper la chaîne de contamination et contribuer à l’atteinte des objectifs. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Au Mali, le phénomène du divorce, jadis marginal, est en passe de se normaliser dans l’indifférence quasi générale de notre société. Alors que les décennies 2000 et 2010 affichaient un taux relativement faible de l’ordre de 6 %, la courbe des séparations connaît désormais une hausse exponentielle. Cette situation alarmante, qui heurte de plein fouet nos valeurs sociétales traditionnelles, s’enracine bien plus en milieu urbain que rural. Les pouvoirs publics se doivent d’y apporter une analyse plus rigoureuse. Les récentes données statistiques interpellent : plus de 8 200 cas de divorce ont été enregistrés dans les six communes de Bamako au cours d’une seule année civile. Plus édifiant encore, le tribunal de la Commune VI a récemment défrayé la chronique en enregistrant, pour l’année 2025, un total de 1 315 divorces contre seulement 712 mariages célébrés. Ces chiffres mettent en lumière l’échec persistant des vies de couple dans la capitale. Un autre fait marquant se dégage des procédures. Tenez-vous bien, 75 % des divorces sont aujourd’hui initiés par les épouses. Pour le psychologue Drissa Traoré, le nœud du problème réside très souvent dans le choix hasardeux du conjoint. Le spécialiste soutient que les futurs mariés négligent l’analyse des indicateurs de comportement. Les décisions sont trop souvent motivées par des considérations purement matérialistes, financières ou dictées par l’apparence physique. Ce constat s’ajoute à une déperdition culturelle et morale au sein d’une société jugée de plus en plus désinvolte. Face à la progression métastatique de cette tendance, une implication urgente des acteurs des sciences humaines et sociales, notamment les travailleurs sociaux, les sociologues et les psychologues, s’avère indispensable. Au niveau des tribunaux, les données sont formelles et les faits restent têtus. Il est temps que les autorités sortent d’une banalisation ahurissante pour s’attaquer de front à cette crise familiale. Seydou Diakité Boîte de commentaires Facebook [...]
À peine entamée, la saison des pluies 2026 enregistre déjà un lourd bilan humain et matériel au Mali. Selon le Comité technique du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes (CIGCC), les intempéries ont fait six morts, onze blessés et provoqué l’effondrement de dix-neuf habitations. À la date du 22 juillet, les autorités ont recensé un cas d’inondation, cinq cas de foudroiement et deux épisodes de vents violents sur l’ensemble du territoire national. Enfin, quarante-neuf ménages, soit trois cent cinquante-deux personnes, ont été directement affectés par ces catastrophes. Ce premier bilan, enregistré quelques semaines seulement après le début de la saison des pluies, par-delà ravive les inquiétudes, relance le débat sur l’efficacité des mesures de prévention des inondations, notamment dans le District de Bamako. À Bamako, de nombreux observateurs s’interrogent sur le calendrier des opérations de curage des caniveaux et des collecteurs, ainsi que sur la libération des servitudes et des lits des marigots, régulièrement présentés comme des mesures essentielles pour limiter les risques d’inondation. Sur le terrain, plusieurs chantiers de curage ont été lancés alors que les pluies sont déjà fréquentes. Une situation qui suscite des interrogations. En effet, les déchets extraits des caniveaux restent parfois plusieurs jours sur les berges et sont rapidement emportés par les nouvelles eaux pluviales, avant d’être à nouveau entraînés dans les canaux de drainage. Aux yeux de ces observateurs, ces travaux auraient été bénéfiques s’ils étaient réalisés plusieurs semaines, voire deux mois, avant l’installation effective de l’hivernage. Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
L’heure n’est plus à la rigolade. En cette période de pluies où les risques d’inondations s’amplifient dans plusieurs localités, les services de la protection civile tirent la sonnette d’alarme sur une situation. Il s’agit des fausses alertes des fausses alertes qui saturent la ligne et compromettent la prise en charge des véritables détresses. C’est dans le but de faciliter les secours d’urgence à travers le pays que le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a mis en service, en mars 2026, le nouveau numéro vert (122). Mais aujourd’hui, ce patrimoine sécuritaire semble être devenu un objet de distraction pour beaucoup. Le constat posé par le Coordonnateur du Centre des Opérations d’Urgences de la Protection Civile, le Médecin-Colonel Sapeur-Pompier Kolado MAIGA, est alarmant. Rien que pour le mois de mai dernier, les services ont enregistré 21 683 appels entrants, soit une moyenne de près de 4 000 appels par semaine. Une charge de travail colossale pour les opérateur dont la majeure partie s’avère malheureusement inutile. Selon le Médecin MAIGA, plus des deux tiers de ces appels constituent des plaisanteries, des erreurs de manipulation ou des appels sans aucun lien avec les services opérationnels ou les urgences. Comme l’a souligné le Médecin-Colonel Sapeur-Pompier Kolado MAIGA, dans le domaine des urgences, chaque seconde perdue peut coûter une vie. C’est pour cela qu’un appel au civisme et à la responsabilité de tout un chacun est lancé. En cette période d’inondations et de fortes pluies, faire preuve de responsabilité au téléphone, c’est permettre aux secours d’arriver à temps chez ceux qui en ont le plus besoin. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La justice malienne a connu une journée particulièrement chargée ce lundi 27 juillet 2026 avec les audiences de deux dossiers très médiatisés : celui du journaliste Chahana Takiou et celui d’Adama Diarra, plus connu sous le nom de « Ben le Cerveau ». Dans les deux affaires, le ministère public a présenté ses réquisitions, tandis que les juridictions ont renvoyé leurs décisions au 3 août prochain. Le directeur de publication du journal Le 22 Septembre, Chahana Takiou, a comparu devant le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Détenu depuis le 9 juin 2026 pour des faits qualifiés d’« atteinte au crédit de l’État à travers l’institution judiciaire », le journaliste a fait face à des débats particulièrement soutenus. À l’issue de l’audience, le parquet a requis une peine d’un an d’emprisonnement, dont six mois avec sursis. Après avoir entendu les différentes parties, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le jugement sera rendu le 3 août 2026. En même temps, la Cour d’appel de Bamako a examiné le dossier d’Adama Diarra, alias « Ben le Cerveau », poursuivi pour menaces et injures commises via un système d’information. Au terme des débats, le ministère public a requis une peine de dix ans de prison ferme à son encontre. Comme dans l’affaire Chahana Takiou, la juridiction a mis le dossier en délibéré et fixera son verdict le 3 août 2026. Ces deux procédures, suivies de près par l’opinion publique, restent des dossiers judiciaires majeurs de l’actualité nationale en attendant le 3 août. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
La deuxième conférence annuelle de Reflets Diaspora TV s’est tenue le samedi 25 juillet à la Maison de la Femme de Sabalibougou sous la présidence du Ministère de la santé et du développement social. Placée sous le thème « L’hémorragie du post-partum : défis, innovations et stratégies pour la réduction de la mortalité maternelle », cette rencontre a réuni plus de 500 participants autour d’un défi majeur de santé publique. Comment réduire les décès liés à l’hémorragie du post-partum ? C’est à cette question qu’a répondu la deuxième Conférence annuelle de Reflets Diaspora TV. Pour la deuxième année consécutive, la grande salle de la Maison de la Femme de Sabalibougou a fait le plein à l’occasion de la conférence annuelle consacrée à la santé de la reproduction. Dans son discours d’ouverture, la directrice de Reflets Diaspora TV, Mme Mariam Santara, a rappelé que l’hémorragie du post-partum demeure l’une des principales causes de décès maternels dans le monde. Elle a souligné que derrière chaque statistique se cachent des vies, des familles et des communautés, insistant sur la nécessité de renforcer la sensibilisation et le partage des connaissances. Selon elle, cette conférence s’inscrit dans la volonté de Reflets Diaspora TV de faire de l’information un levier de changement en créant un espace d’échanges entre professionnels de santé, décideurs et citoyens. Prenant la parole au nom du ministre de la Santé et du Développement social, M Modibo Doumbia, le conseiller technique du département a salué l’initiative qui contribue à renforcer les réflexions autour de la santé maternelle. Il a réaffirmé l’engagement des autorités à soutenir les actions visant l’amélioration de la qualité des soins et la réduction de la mortalité maternelle, tout en appelant à une mobilisation collective autour de cet enjeu. Le Professeur M Ibrahima Tékété, conférencier principal, a ensuite développé les enjeux liés à la prévention et à la prise en charge de cette urgence obstétricale, tout en mettant en avant les innovations et les stratégies susceptibles de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle. Soutenue par plusieurs partenaires, notamment FELASCOM, ONASR, Pharma Plus et les Maliens de France, cette deuxième conférence annuelle confirme l’ambition de Reflets Diaspora TV de faire de la sensibilisation et du dialogue scientifique des outils au service de la santé des femmes. Une troisième édition est d’ores et déjà annoncée pour 2027. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
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