SOCIETE
  Profitant de sa mission de supervision et de lancement de la campagne agricole 2026-2027 à Bougouni, Sikasso et Koumantou, il y’a moins de dix jours, le Président-Directeur Général de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT), le Dr Kouloumégué Dembélé, est allé à la rencontre directe de son personnel. Cette série d’échanges francs, qui traduit la volonté ferme de la direction générale d’associer l’ensemble du personnel aux grandes orientations de redressement de l’entreprise, fut également l’occasion pour le PDG de d’exposer sa « thérapie de choc » pour la relance de la filière coton. Sans détour, le Dr Kouloumégué Dembélé a partagé avec les équipes un état des lieux clair de la situation financière et opérationnelle de la CMDT. Tout en reconnaissant que la compagnie traverse actuellement une zone de fortes turbulences, il a décliné sa feuille de route pour une sortie de la crise. Selon ses explications, cette stratégie de relance repose sur quatre piliers majeurs : la gestion rigoureuse et une moralisation stricte des dépenses, l’optimisation des ressources disponibles sur le terrain, la restructuration progressive de l’architecture de l’entreprise et l’instauration d’une culture du résultat, adossée à des plans d’action sectoriels bien définis. Conscient que la réussite industrielle dépend avant tout de la base agricole, le PDG a tenu à rendre un hommage appuyé aux agents techniques et d’encadrement. « Notre espoir repose sur vous », a-t-il martelé à l’endroit des équipes de terrain, saluant leur rôle crucial de pont entre la CMDT et les producteurs de coton. Il a ensuite exhorté chacun à faire preuve de résilience, de rigueur et d’une discipline à toute épreuve. L’un des points d’ancrage des discussions a également concerné les difficultés logistiques et opérationnelles auxquelles les agents font face au quotidien, des défis que la nouvelle direction s’engage à surmonter pour garantir le succès de la campagne en cours. Amidou Keita Boîte de commentaires Facebook [...]
    Après plusieurs semaines d’une angoissante attente, les résultats du dernier examen pré-universitaire de l’année ont enfin été proclamés vendredi dernier. Le verdict est loin d’être alarmant. Certes, à l’instar du Diplôme d’études fondamentales (DEF) qui a enregistré un taux de réussite de 65,40 %, le Baccalauréat 2026 a créé son lot de déceptions. Le taux de réussite national à cet examen s’élève à 34,23 %, selon les chiffres proclamés par le ministère de l’Éducation nationale. Dans le détail, on note un taux d’admission de 37,70 % pour le baccalauréat général et de 35,75 % pour le baccalauréat technique. Comparé aux 27,48 % de la session précédente, le taux de réussite global s’accroît de près de 7 %. Cette cuvée 2026 signe ainsi le deuxième meilleur résultat de la Transition, juste derrière le record de 2021 qui s’établissait à 39,16 %. Ainsi, sur un total de 128 808 candidats présents (dont 63 522 filles et 65 286 garçons), 44 090 élèves ont été déclarés admis. Parmi les lauréats, on compte 21 784 filles et 22 306 garçons. Contrairement aux apparences, bien que les garçons soient plus nombreux en valeur absolue en raison de leur supériorité numérique au départ, les filles affichent un taux de réussite proportionnel légèrement supérieur (34,29 % d’admises contre 34,17 % pour les garçons). Les garçons reprennent cependant l’avantage sur le terrain des mentions et des performances individuelles, inversant la tendance observée au DEF cette année. Au niveau du baccalauréat général, 6 681 candidats ont décroché une mention. Parmi eux, on dénombre 3 155 filles contre 3 526 garçons. Les distinctions se répartissent comme suit au niveau du baccalauréat général : Excellent : 1 Très bien : 64 Bien : 826 Assez bien : 5 790. Du côté du baccalauréat technique, seules 57 mentions ont été obtenues, dont 22 par les filles et 35 par les garçons (0 Excellent, 1 Très bien, 7 Bien et 49 Assez bien). En revanche, aucun candidat de la filière professionnelle n’a réussi à obtenir de mention. Bien que le ministère de l’Éducation nationale n’ait publié aucun classement par région ou par académie d’enseignement, il a mis à disposition un tableau unique compilant les performances individuelles des admis. Les majors nationaux se distinguent de manière remarquable. Au baccalauréat général, Ibrahim Badou, élève au LGDAM de Tombouctou, se hisse à la première place nationale avec une moyenne exceptionnelle de 18,18/20. Au baccalauréat technique, El Hadji Mamadi Sacko, du Lycée technique de la Rive Gauche de Bamako, décroche la palme de major de sa catégorie, avec 16,05/20 de moyenne. Enfin, au niveau du baccalauréat professionnel, Asségrema Dolo, du LPRO-Sangha de Bandiagara, occupe la première place avec une moyenne de 11,45. Du côté des performances individuelles, le classement des dix meilleurs élèves du pays est dominé par Ibrahim Badou (série TSEco, LADAM de Tombouctou) avec 18,18. Il est suivi de Mariam Marilyn Ardo Sidibé (série TSE, LMCMD Rive Gauche) avec 17,50, et de Hamza Boubacar Coulibaly (série TSEco, LCSSHS Rive Droite) avec 17,18. Mohamed AssalehDicko (série TSE, LCastors Rive Droite de Bamako) avec 17,14, Sékou Oumar Koné (série TSExp, LMaarif Rive Gauche de Bamako) avec 17,14, Fatoumata Traoré (série TSE, LCastors de la Rive Droite) avec 17,10, et KadidiaNourou Bah (série TSE, LCastors) avec 17,03, occupent respectivement les 4e, 5e, 6e et 7e places du classement. Marwane Drissa Sagara (série TLL, ELPFA-Tarbiatou de Sikasso) avec 16,96, Mohamed Diakité (série TLL, LPADT Rive Droite de Bamako) avec 16,82, et Mohamed Sabaly Dembélé (série TSE, LMAHT de Tombouctou) avec 16,81, ferment ce Top 10. Contrairement au DEF (Diplôme d’études fondamentales), les garçons dominent largement ce Top 10 en y occupant 7 places. Par ailleurs, le Lycée Castors de Bamako se distingue particulièrement en plaçant, à lui seul, trois candidats dans ce prestigieux classement. Autre fait marquant de cette session : le doyen d’âge des candidats était un certain NoumoudionTogola. Inscrit en candidat libre, c’est à l’âge de 72 ans qu’il a brillamment décroché son baccalauréat en Terminale Sciences Sociales (TSS). À l’opposé, Mariam Kamaté, une élève de 11e année présentée elle aussi comme candidate libre, s’est illustrée comme la plus jeune bachelière de cette session. A 14 ans, elle s’est distinguée par une mention Assez-bien. Amidou Keita Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
    Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP) accentue sa pression sur les autorités de la transition. La colère des universitaires, exprimée la semaine dernière lors d’un point de presse, repose en grande partie sur des engagements financiers restés lettre morte et le respect de ses droits statutaires. Le syndicat exige la mise en œuvre effective de la prime de recherche, assortie de l’ensemble de ses rappels, conformément au décret n°2017-0850/P-RM. Sur le plan de la gestion des carrières, le Comité exécutif national du SNESUP présente trois requêtes phares pour mettre fin à la précarité professionnelle. Le syndicat demande, en effet, l’intégration totale et sans délai de tous les agents contractuels des institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR) dans la fonction publique de l’État, ainsi que la signature immédiate du décret et de l’arrêté constatant les avancements en grade des enseignants-chercheurs au titre de la 17e session de la Commission nationale d’établissement des listes d’aptitude (CNELA). De plus, les syndicalistes revendiquent l’extension des avantages liés au nouveau statut général de la fonction publique à l’ensemble du personnel enseignant-chercheur. Au-delà de l’aspect pécuniaire, le SNESUP met en garde les autorités contre toute tentative de réforme unilatérale de l’enseignement supérieur. Le syndicat insiste sur l’obligation d’associer les partenaires sociaux à chaque étape décisionnelle et exige le respect absolu des textes réglementaires en vigueur ainsi que des décisions de justice. Est-ce à dire que les syndicalistes de l’enseignement supérieur vont déterrer la hache de guerre et menacer, au passage, le pacte de stabilité sociale signé en 2023 entre le gouvernement de transition et les organisations syndicales ? Rien n’est moins sûr. le Temoin Boîte de commentaires Facebook [...]
L’étudiant en anthropologie Tidiane Traoré a procédé au lancement de son troisième ouvrage intitulé « Les Bulles illusoires du Mali » ce samedi 11 juillet 2026 à la Faculté d’Histoire et de Géographie de Badalabougou. Placée sous le parrainage du Pr Belko Ouologuem, recteur de l’Université Yambo Ouologuem, et le marrainage de l’ancienne ministre Dr Mariam Coulibaly Maïga, la cérémonie a réuni universitaires, écrivains, étudiants et amoureux du livre autour d’une œuvre qui invite à une réflexion profonde sur les réalités de la société malienne. Présentant l’ouvrage, le recteur de l’Université Yambo Ouologuem, Pr Belko Ouologuem, a salué le parcours de ce jeune auteur déjà à son troisième livre. Il a dénoncé les préjugés souvent portés sur la jeunesse, rappelant que celle-ci ne saurait être réduite à une génération désintéressée de la lecture ou incapable de dénoncer les maux de la société. Pour lui, de nombreux jeunes se distinguent aujourd’hui par leur engagement intellectuel et leurs performances, parfois supérieures à celles des générations précédentes. Marraine de la cérémonie, l’ancienne Ministre de la Promotion de la Femme, de l’enfant et de la Famille Dr Mariam Coulibaly Maïga, vêtue d’une tenue traditionnelle dogon, pour montrer la beauté multiethnique du Mali a livré un témoignage empreint d’émotion. Elle a expliqué avoir accepté ce rôle pour quelques raisons, notamment la proximité qu’elle entretient avec l’auteur, ami de l’un de ses fils, ainsi que sa volonté de soutenir les initiatives intellectuelles portées par la jeunesse malienne. Selon elle, cet ouvrage constitue un véritable appel à l’éveil des consciences. Composé de six chapitres, « Les Bulles illusoires du Mali » aborde plusieurs travers de la société, notamment la flatterie, la mégalomanie, l’arnaque ou encore la quête excessive des apparences. Pour la marraine, il est indispensable de dénoncer ces réalités tout en gardant foi dans les potentialités de la jeunesse. Elle a également insisté sur l’importance de la culture de la lecture, qu’il convient d’inculquer dès l’enfance afin de former des citoyens conscients et engagés. Édité par Prostyle Éditions, dirigée par Sory Ibrahima Mallé, l’ouvrage bénéficie du soutien d’une maison d’édition engagée dans l’accompagnement des jeunes auteurs. Sans revenir longuement sur le contenu de son livre, Tidiane Traoré a indiqué avoir souhaité, à travers cette publication, inspirer les jeunes de sa génération à emprunter le chemin de l’écriture et de la lecture, convaincu que les idées demeurent un puissant levier de transformation de la société. Préfacier du livre, l’anthropologue Dr Abdoulaye Guindo a expliqué avoir accepté cette responsabilité avec enthousiasme, convaincu du sérieux et de l’assiduité de Tidiane Traoré. Il a encouragé le jeune écrivain à poursuivre son parcours littéraire. Tous ont salué une œuvre qui invite à la réflexion sur les réalités sociales du Mali tout en encourageant la jeunesse à faire de la lecture et de l’écriture des instruments d’éveil des consciences. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
La Maison des Pionniers de Magnambougou a servi de cadre, le vendredi 12 juillet 2026, à la Journée culturelle organisée par la Synergie des Etudiants de Technolab-Ista (SETI). Placée sous le signe de la promotion des valeurs culturelles et du vivre-ensemble, elle a réuni de nombreuses personnalités ainsi qu’une forte mobilisation de la communauté universitaire. La cérémonie s’est déroulée en présence du Président Directeur général de Technolab-ISTA, Daouda Diakité, entouré des membres de l’administration de l’université. Plusieurs personnalités ont également honoré l’événement de leur présence, notamment le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA ,le Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable Madame DOUMBIA Mariam TANGARA, le Ministre, Commissaire à la Sécurité Alimentaire, Redouwane AG Mohamed Ali, des membres du Conseil national de Transition (CNT), le représentant du maire de la Commune VI du District de Bamako, ainsi que le parrain, Inspecteur Général Ousmane Sidibé. Dans son intervention, le Directeur général de Technolab-Ista, Daouda Diakité a salué l’engagement des étudiants en faveur de la valorisation du patrimoine culturel national. Il a rappelé que l’université ne se limite pas à la transmission des connaissances académiques, mais qu’elle constitue également un espace de promotion des valeurs citoyennes, culturelles et de cohésion sociale. Il a également réaffirmé l’engagement de Technolab-ISTA à accompagner les initiatives estudiantines qui contribuent au développement intellectuel, civique et culturel de la jeunesse. Tout au long de la journée, les participants ont assisté à un riche programme composé de prestations artistiques, de danses traditionnelles, de prestations musicales, mettant en lumière la diversité du patrimoine culturel malien. Ces différentes animations ont permis aux étudiants d’exprimer leurs talents dans une ambiance conviviale et fraternelle. Les autorités présentes ont, à leur tour, encouragé les étudiants à préserver et promouvoir les valeurs culturelles tout en poursuivant leurs efforts dans leurs parcours académiques. Elles ont insisté sur le rôle essentiel de la jeunesse dans la construction d’un Mali uni, prospère et attaché à ses traditions. La célébration a également été marquée par un défilé haut en couleur au cours duquel les étudiants, vêtus de tenues traditionnelles représentant les différentes aires culturelles du Mali, ont mis en valeur la richesse et la diversité du patrimoine vestimentaire national. Ce tableau vivant a illustré la volonté de la jeunesse estudiantine de préserver et de transmettre les traditions aux générations futures. À travers cette journée culturelle, les étudiants de la SETI ont démontré leur attachement aux valeurs d’unité, de diversité et de paix. Au-delà de son caractère festif, cette initiative a constitué un véritable cadre d’échanges, de partage et de sensibilisation sur l’importance de la culture dans le développement du pays. Cette édition de la journée culturelle des étudiants de la Synergie des Etudiants de Technolab-Ista des restera ainsi comme un moment de communion entre les étudiants, les autorités et les partenaires de l’Université Technolab-ISTA, tous réunis autour d’un même idéal : faire de la culture un levier de cohésion sociale, d’éducation et de développement. M.D Boîte de commentaires Facebook [...]
Le taekwondo malien mise sur une bonne formation en vue d’assurer la relève. C’est dans cette optique que les éliminatoires du Championnat national de taekwondo, catégorie Cadets, se sont déroulés ce samedi dans la grande salle de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS), au Stade du 26 Mars. C’est une première édition qui a permis de révéler de jeunes talents. La cérémonie a été présidée par la présidente de la Fédération malienne de taekwondo, Mme Sy Aminata Makou Traoré, en présence de nombreuses figures de la discipline. Parmi lesquelles Daba Modibo Keïta, double champion du monde, membre de l’African Taekwondo Union et vice-président de la Fédération, Maître Mafa Soumaré, vice-président de la Fédération, Alou Badra Keïta, Directeur technique national, le président de la Fédération malienne de Vovinam Viet Vo Dao, Moctar Ousmane Sy et d’autres personnalités. Cette compétition, inscrite dans le programme annuel d’activités de la Fédération malienne de taekwondo, marque une étape dans la politique de formation et de détection des jeunes athlètes appelés à représenter le Mali sur les scènes continentale et internationale. Dans son allocution, la présidente Sy Aminata Makou Traoré a salué le soutien des autorités maliennes, du ministère de la Jeunesse et des Sports, du Comité national olympique et sportif du Mali ainsi que du partenaire Moov Africa Malitel, avant de rappeler les objectifs de cette initiative. « Cette compétition est une étape importante dans le développement du taekwondo malien. Elle offre un cadre adapté à nos enfants pour acquérir de l’expérience, progresser techniquement et préparer la relève. Aujourd’hui, il est essentiel de mettre un accent particulier sur la formation des cadets afin qu’ils puissent défendre les couleurs du Mali sur la scène internationale », a-t-elle déclaré. Selon elle, la Fédération entend faire du taekwondo l’une des disciplines sportives les plus dynamiques du pays grâce à une politique axée sur la formation à la base et l’encadrement des jeunes. Toutefois, elle a remarqué le niveau technique affiché par plusieurs compétiteurs, tout en soulignant que cette compétition permettra d’identifier les insuffisances afin d’améliorer davantage la qualité de la formation. « Au-delà de l’aspect sportif, cette première édition des éliminatoires nationales des Cadets ambitionne d’inculquer aux jeunes les valeurs fondamentales du taekwondo que sont le respect, la discipline, la persévérance et le sens de la responsabilité », a-t-elle conclu. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les œuvres sociales du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, poursuivent leur déploiement à travers le pays. Les 7 et 8 juillet 2026, six nouveaux forages ont été inaugurés dans les quartiers de Yirimadio et de Niamana, dans le district de Bamako, portant à plus de 550 le nombre d’ouvrages hydrauliques réalisés dans le cadre de cette initiative sociale. Conduite par le conseiller spécial chargé des œuvres sociales, M. Aguibou Dembélé, la délégation a procédé à la mise en service de ces nouvelles infrastructures en présence des autorités administratives, des représentants du Gouverneur du district de Bamako, des légitimités traditionnelles et d’une population venue en grand nombre saluer cette initiative. À Yirimadio, trois nouveaux forages ont été inaugurés, notamment sur le terrain de sport du quartier, dans le secteur de Finikofara Dji Sourountou et à Yirimadio-Koulouba. Le chef de quartier, M. Ndo Diarra, a salué une action à forte portée sociale avant d’inviter les bénéficiaires à assurer une gestion responsable de ces ouvrages. Il a également souligné l’importance de poursuivre les investissements dans les infrastructures hydrauliques face aux défis liés à l’accès à l’eau. À Niamana, trois autres forages ont été mis à la disposition des habitants, notamment au terrain de basket, à proximité de l’ancien cimetière et à Niamana-Fouga, près de la mosquée Haïdara. Dans les deux quartiers, les populations ont exprimé leur reconnaissance au Président de la Transition pour ces réalisations destinées à améliorer leur quotidien. Les cérémonies ont débuté par une minute de silence en hommage aux victimes civiles et militaires tombées pour la défense de la nation. Prenant la parole, M. Aguibou Dembélé a rappelé l’importance d’une utilisation responsable de ces infrastructures et a expliqué les démarches permettant aux communautés de bénéficier de nouveaux forages. Il a également invité les Maliens à poursuivre leurs prières pour la paix, la stabilité et le développement du pays. Avec désormais plus de 550 forages réalisés, les œuvres sociales du Président de la Transition continuent de renforcer l’accès à l’eau potable dans plusieurs localités du Mali, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations. Boîte de commentaires Facebook [...]
Jeudi dernier, le programme de la deuxième journée de la mission du ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima Samaké, dans la région de Bougouni, a commencé par la visite des parcelles de production cotonnière de M. Kassim Koné, membre de la Coopérative des Producteurs de Coton (CPC) de Zantièbougou I. La délégation, dont faisait partie le Président-Directeur Général de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT-SA), Dr Kouloumégué Dembélé, accompagnée de responsables des structures techniques du secteur agricole et des organisations professionnelles, a pu constater l’état d’évolution des cultures. Sur cette exploitation, les 20 hectares de coton, semés entre le 3 et le 14 juin 2026, présentaient un état végétatif satisfaisant, malgré une installation tardive et une répartition irrégulière de la pluviométrie. L’exploitation met également en valeur 15 hectares de maïs, reflétant la diversification des systèmes de production dans la zone CMDT. À cette occasion, le Chef du village de Zantièbougou, M. Broulaye Doumbia, s’est réjoui de la visite de la délégation ministérielle. Il a salué cette initiative de proximité, particulièrement appréciée dans le contexte actuel, avant de formuler des bénédictions et des vœux de succès pour la mission ainsi que pour une campagne agricole 2026-2027 productive. Les échanges avec le producteur ont permis de faire le point sur le déroulement de la campagne agricole. Si le démarrage de l’hivernage et le rythme de mise en place de certains intrants ont constitué des défis en ce début de campagne, les dispositions nécessaires sont prises pour accélérer les approvisionnements et renforcer l’accompagnement technique des producteurs. Cette mission s’inscrit dans la vision de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, qui fait de l’agriculture un levier stratégique de développement économique et de souveraineté alimentaire. Dans cette dynamique, la 16ᵉ session du Conseil Supérieur de l’Agriculture a fixé le prix d’achat du kilogramme de coton graine de premier choix à 300 FCFA et maintenu le prix subventionné du sac de 50 kg d’engrais minéraux à 15 000 FCFA, réaffirmant ainsi l’engagement constant de l’État en faveur des producteurs et du développement de la filière cotonnière. Source : CCOM CMDT Boîte de commentaires Facebook [...]
Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population invite les propriétaires de constructions et d’aménagements situés sur le domaine militaire de Kati à se présenter devant la Commission nationale d’indemnisation afin d’accomplir les formalités nécessaires à leur indemnisation. L’information figure dans un communiqué publié le lundi 6 juillet 2026. Le challenger Boîte de commentaires Facebook [...]
Le gouvernement malien a radicalement durci sa législation contre la chicha en introduisant de lourdes peines d’emprisonnement pouvant atteindre trois ans ainsi que des amendes allant jusqu’à 15 millions de FCFA pour les contrevenants. Cette nouvelle mesure marque un tournant répressif majeur par rapport au décret initial de 2022, traduisant la volonté des autorités de transition d’éradiquer ce fléau sanitaire et social sur toute l’étendue du territoire national. Ce mardi 7 juillet 2026, à travers un nouvel arrêté interministériel, les plus hautes autorités du pays renforcent considérablement le dispositif de répression en interdisant désormais, sur toute l’étendue du territoire national, l’importation, la production, la distribution, la vente, la commercialisation, la détention, la publicité, l’apologie et l’usage de la chicha (narguilé), du tabamel, des arômes qui lui sont destinés ainsi que de tout autre dispositif similaire. Cet arrêté interministériel, signé conjointement par les ministres chargés de la Sécurité, de la Justice, de la Santé, de l’Économie et des Finances, de l’Industrie et du Commerce, ainsi que de la Jeunesse et des Sports, constitue un signal fort et traduit la volonté des plus hautes autorités du pays de renforcer, sans précédent, les sanctions contre les contrevenants. Avec ce nouveau cadre juridique, l’État malien affiche une politique de tolérance zéro. Les forces de l’ordre et l’appareil judiciaire disposent désormais d’un mandat clair pour lutter contre toute activité liée à la chicha sur l’ensemble du territoire national. Selon le contenu de l’arrêté interministériel, les auteurs de production ou d’importation encourent désormais une peine d’un à trois ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende de 5 à 15 millions de FCFA. La simple détention est passible de trois à douze mois de prison et d’une amende pouvant atteindre 2 millions de FCFA, tandis que la distribution ou la commercialisation est sanctionnée d’une peine d’un à trois ans d’emprisonnement et d’une amende pouvant aller jusqu’à 3 millions de FCFA. L’usage, la publicité ou l’apologie de la chicha sont également sévèrement réprimés. En cas de récidive, les peines prévues sont doublées. Le nouvel arrêté prévoit également la fermeture administrative, pour une durée de six à douze mois, de tout établissement servant de lieu de dépôt ou de consommation de la chicha, avec une possibilité de fermeture définitive en cas de récidive. Toutefois, l’arrêté interministériel précise que les produits et appareils saisis seront immédiatement confisqués puis détruits aux frais des contrevenants. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est une révélation alarmante, d’autant plus préoccupante que des millions de personnes consomment quotidiennement de l’eau en sachet dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Une étude menée par des chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar tire la sonnette d’alarme sur la qualité sanitaire de l’eau en sachet commercialisée au Sénégal. Selon les informations publiées par Seneweb, les résultats, présentés le 23 juin dernier à l’occasion de la 5ᵉ Journée scientifique sur la sécurité sanitaire des aliments, mettent en évidence un niveau de contamination particulièrement inquiétant. Les chercheurs ont analysé 100 échantillons provenant d’une cinquantaine de marques d’eau en sachet commercialisées à Dakar et dans plusieurs autres localités. Le constat est sans appel : 82 % des échantillons contiennent des matières fécales et ne respectent pas les normes microbiologiques de potabilité, les rendant impropres à la consommation humaine. Plus préoccupant encore, seuls 4 % des échantillons analysés ont été jugés conformes aux normes sanitaires en vigueur. Les investigations de l’UCAD ne se sont pas limitées à l’eau en sachet. Les analyses réalisées sur des épices de grande consommation ont également révélé la présence de bactéries potentiellement dangereuses pour la santé. De leur côté, les cultures de piment dans la zone des Niayes présentent une contamination importante des sols par des résidus de pesticides. Pour les chercheurs, ces résultats démontrent que les risques de contamination peuvent intervenir à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, de la production jusqu’à la consommation. Ils rappellent que les maladies d’origine alimentaire constituent un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale, touchant près de 866 millions de personnes et provoquant environ 1,52 million de décès chaque année. Au regard de ces conclusions préoccupantes, cette étude interpelle également les autorités des pays voisins, notamment le Mali, où l’eau en sachet est largement consommée aussi bien à Bamako que dans les régions. Compte tenu de la proximité géographique, des échanges commerciaux et des habitudes de consommation communes entre le Mali et le Sénégal, il serait opportun que les autorités maliennes diligentent une étude scientifique similaire afin d’évaluer la qualité sanitaire des eaux en sachet vendues sur le marché national. En matière de santé publique, la prévention demeure la meilleure protection. Garantir aux populations une eau potable conforme aux normes sanitaires est une responsabilité collective qui ne souffre d’aucun compromis. Dily Kane Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Commissariat de police de Sadiola a mis fin aux activités de quatre individus suspectés de vol de bétail dans la nuit du 2 au 3 juillet 2026. L’opération s’est déroulée dans le village de Nianicoto, situé dans le cercle de Sadiola, région de Kayes. Cette prouesse des enquêteurs, qui s’inscrit dans le cadre de l’opération KOKADJE, fait suite à la dénonciation d’un citoyen ayant signalé le vol d’un animal, retrouvé égorgé à quelques mètres du village. Exploitant rapidement cette information, les enquêteurs ont localisé et interpellé les trois suspects dans un hameau situé à environ trois (03) kilomètres de Nianicoto, alors qu’ils tentaient de prendre la fuite avec la viande de l’animal. Selon les sources sécuritaires, les mis en cause, identifiés par les initiales A.T. (33 ans), M.A. (27 ans), Z.D. (22 ans) et M.Y. (20 ans), ont été appréhendés en possession de la viande de l’animal abattu. L’enquête se poursuit en vue d’identifier et d’interpeller d’éventuels complices. Cette intervention illustre, une fois de plus, l’engagement constant des Forces de sécurité dans la lutte contre la délinquance et la criminalité, conformément aux orientations du Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Le Commissaire chargé de Sadiola Ibrahima Abdina Guindo a félicité ses éléments pour leur professionnalisme et les a exhortés à maintenir cette dynamique. Il a également invité les populations à poursuivre leur collaboration avec les Forces de sécurité en signalant tout acte ou comportement suspect. Numéro vert de la Police Nationale : 101. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Chaque semaine apporte désormais son lot de polémiques virtuelles ou de « buzz » sur les réseaux sociaux maliens. Si l’actualité récente a été marquée par les sanglots mystico-religieux d’un jeune prêcheur et de ses fidèles lors des festivités de la Achoura, une autre affaire, survenue une dizaine de jours plus tôt, a profondément heurté l’opinion publique. Il s’agit d’une fausse information, distillée avec une volonté délibérée de travestir les informations par certains créateurs de contenus en quête d’audience sur TikTok, YouTube et Facebook. Ces cyber-activistes ont affirmé, sans sourciller, que l’État malien avait « racheté » à coup de 160 milliards de nos francs la licence de l’opérateur Moov Africa Malitel. Contrairement aux affabulations partagées en boucle sur la toile numérique, aucune opération de rachat de licence n’a eu lieu. Les colporteurs de rumeurs ont simplement sorti de son cadre légal une procédure administrative tout à fait classique : le renouvellement de la licence globale d’exploitation de l’opérateur, intervenu en octobre 2024 pour une durée de 15 ans. Propagée telle une traînée de poudre, cette fausse rumeur continue d’alimenter les débats numériques, et ce, malgré les clarifications officielles apportées par le ministre de la Communication et de l’Économie numérique au moment des faits. Sur les ondes de la télévision nationale (ORTM), le ministre Alhamdou Ag Ilyène avait pourtant rétabli les faits avec précision. L’opération réelle ne concernait pas un rachat de licence, mais une restructuration stratégique de l’actionnariat. Le Mali a en réalité hissé sa participation de 49 % à 56 % du capital, devenant de ce fait l’actionnaire majoritaire de la Sotelma (la société mère de Moov Africa Malitel). En reprenant ainsi le contrôle de ce fleuron technologique national, le gouvernement a également verrouillé la gouvernance quotidienne de l’entreprise. L’accord stipule que les postes ultra-stratégiques de Directeur Général Adjoint et de Directeur Administratif et Financier reviennent désormais à la partie malienne. Contacté par notre rédaction, un proche du dossier résume la situation avec une logique limpide : « On ne peut pas acheter un bien dont on est déjà propriétaire ». Boîte de commentaires Facebook [...]
Au Mali, la désinformation apparaît aujourd’hui comme l’un des défis majeurs de l’espace public numérique. La circulation rapide de contenus inexacts, déformés ou manipulés fragilise et alimente les tensions sociales. Face à cette situation, l’éducation aux médias apparaît nécessaire. Elle ne consiste pas seulement à informer, mais à former des citoyens capables de discerner, d’analyser et de vérifier les sources et les faits, afin de mieux identifier les manipulations dans un environnement saturé d’informations. Dans un pays où la cohésion sociale et la stabilité demeurent des priorités essentielles, l’éducation aux médias devient un levier stratégique. Ainsi, miser sur l’éducation aux médias, c’est donc renforcer la résilience de la société face aux fausses informations et former des citoyens mieux informés et plus responsables À cet effet, l’école constitue le premier rempart contre la désinformation. En apprenant dès le plus jeune âge à distinguer un fait d’une opinion et à vérifier les informations, les élèves développent un esprit critique indispensable dans l’univers numérique. Les professionnels des médias ont également une responsabilité majeure. En privilégiant une information vérifiée, transparente et fondée sur le fact-checking, ils contribuent à restaurer la confiance du public et à limiter l’influence des contenus trompeurs. Ainsi, la société civile, les professionnels des médias et les créateurs de contenus ont un rôle décisif. Ils doivent contribuer à la diffusion d’informations fiables, éclairer l’opinion publique et promouvoir des pratiques numériques responsables. Cependant, la lutte contre la désinformation ne saurait reposer uniquement sur les acteurs de l’information. Chaque citoyen doit développer des réflexes de vigilance et de vérification des sources afin d’éviter de participer, même involontairement, à la propagation de fausses nouvelles. Assetou Samaké Mali24 . Boîte de commentaires Facebook [...]
La Chambre criminelle du Tribunal militaire de Bamako a ouvert, ce lundi 6 juillet 2026, les travaux de sa première session ordinaire de l’année. Cette audience marque une étape importante dans le renforcement de la discipline militaire et de la justice pénale au Mali. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, et du ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général Oumar Diarra. Elle a également enregistré la participation de plusieurs responsables judiciaires et militaires. Au cours de cette première session ordinaire de la Chambre criminelle du Tribunal militaire de Bamako, trois affaires impliquant sept militaires et deux civils sont inscrites au rôle. Les personnes poursuivies sont notamment accusées de tentative d’attentat à la sûreté de l’État, de complot, d’assassinat et de vol qualifié. Face à la gravité de ces charges, les autorités judiciaires, avec le soutien du Bâtonnier de l’Ordre des avocats, ont réaffirmé leur attachement aux principes de la présomption d’innocence et du procès équitable, traduisant ainsi l’engagement de l’État en faveur d’une justice transparente, moderne et respectueuse des droits fondamentaux. À noter que le Tribunal militaire est une juridiction spécialisée, composée de magistrats civils et militaires. Il est compétent pour juger les membres des forces armées, les infractions de nature militaire ainsi que leurs complices civils. Mohamed kanouté Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La Journée de restitution et d’immersion de l’Association des Ressortissants et Sympathisants pour le Développement du Cercle de Tombouctou (ARDCT) s’est imposée comme un véritable rendez-vous de la transparence, de la redevabilité et de l’engagement pour le développement local. Présidée le 25 juin 2026 par Madame Oumou Sall Seck, Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, cette rencontre a levé le voile sur les nombreuses réalisations de l’association et sa vision ambitieuse pour le développement de Tombouctou. Placée sous le thème « Tombouctou, mémoire vivante et territoire d’avenir : bilan, impact et perspectives de l’ARDCT au service des populations », la cérémonie a réuni les responsables de l’association, des membres du Conseil national de Transition, des représentants du corps diplomatique ainsi que plusieurs partenaires. Dans son intervention, le Président de l’ARDCT, l’Ambassadeur Dr Mahmoud Mohamed Arby, a salué la présence de Madame la Ministre, qu’il considère comme un signe fort de son attachement à Tombouctou et de son engagement constant en faveur du développement de la région. « Nous allons nous battre pour Tombouctou afin que le Mali rayonne à travers cette cité historique », a-t-il affirmé, réaffirmant la volonté de l’association de mobiliser davantage de partenaires autour des projets structurants. Il ressort d’une présentation que l’association a fait beaucoup d’efforts dans le cadre du développement du cercle de Tombouctou. Parmi lesquels figurent la réalisation de points d’eau potable dans plusieurs communes, la construction de hangars destinés aux bouchers et aux vendeuses, la promotion des activités génératrices de revenus, les actions de formation en faveur des femmes et des jeunes, l’appui aux collectivités territoriales, les initiatives dans le domaine de la santé ainsi que les interventions humanitaires. Toutefois, l’ARDCT également œuvré pour renforcement de la dimension culturelle et sportive comme levier de développement à travers l’accompagnement du Maouloud afin d’en faire un véritable facteur de développement économique et touristique, ainsi que l’organisation annuelle de la Coupe ARDCT, destinée à promouvoir la cohésion sociale et l’épanouissement de la jeunesse. La Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle a souligné que les réalisations de l’association témoignent d’un engagement concret en faveur des populations du cercle de Tombouctou. Elle a rappelé que chaque projet mis en œuvre répond à une problématique réelle des communautés et contribue à améliorer durablement leurs conditions de vie. Madame la Ministre a également rappelé que l’emploi, la formation professionnelle et l’insertion socioéconomique des jeunes demeurent des priorités des plus hautes autorités de la Transition. Elle a assuré que son département restera pleinement disponible pour accompagner les initiatives visant à développer les compétences des jeunes et des femmes dans les secteurs porteurs, notamment l’artisanat, les métiers, l’économie numérique et les activités génératrices de revenus. En clôturant la rencontre, Madame Oumou Sall Seck a lancé un appel aux partenaires afin qu’ils poursuivent et renforcent leur accompagnement à l’ARDCT, convaincue que l’association constitue aujourd’hui un acteur incontournable du développement du cercle de Tombouctou. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
 Le Burkina Faso confirme sa volonté de consolider la relance de sa filière coton. En effet, le gouvernement a annoncé lors de son dernier Conseil des ministres qu’une enveloppe de 15,8 milliards FCFA sera mobilisée pour soutenir la campagne cotonnière 2026-2027, à travers la subvention des intrants agricoles. Ce financement sera entièrement pris en charge par les sociétés cotonnières, traduisant leur engagement à préserver la compétitivité de l’une des principales filières d’exportation du pays. Cette décision intervient dans un contexte de reprise progressive de la production nationale et vise à offrir de meilleures perspectives aux producteurs, tout en renforçant la durabilité économique de la filière. Pour cette campagne 2026-2027, le gouvernement a ainsi décidé de maintenir le prix de cession à crédit des engrais à 17 500 FCFA le sac de kilogrammes, quel que soit le type d’engrais utilisé par les producteurs. Boîte de commentaires Facebook [...]
La première session ordinaire de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de la Commune II du District de Bamako est ouverte le jeudi 2 juin 2026. Cet événement tant attendu par la grande famille judicaire et les justiciables, consacre la mise en œuvre effective des réformes législatives profondes engagées par les plus hautes autorités du pays pour moderniser son système judiciaire et l’adapter aux réalités contemporaines. Placé sous la présidence du Secrétaire général du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Boubacar Sidiki DIARRAH, cette première session ordinaire de la chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de la Commune II du district de Bamako, a enregistré la présence du chef de Cabinet du Ministre, Bakary Soliba COULIBALY et de plusieurs responsables judiciaires. Cette première session marque l’entrée en vigueur du nouveau Code pénal et instaure la Chambre criminelle en remplacement des anciennes cours d’assises au niveau des tribunaux de grande instance. La session de la chambre criminelle vise à accélérer le traitement des dossiers criminels et de rapprocher la justice des justiciables travers des innovations institutionnelles majeures. Cette première session de la Chambre examinera 12 dossiers au total, parmi lesquels quatre affaires impliquant 7 accusés, dont une femme, sont jugées pour des faits de pédophilie, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes, viol, vol qualifié, escroquerie et incendie volontaire. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Jeter des ordures dans les caniveaux ou sur la route pendant la pluie est devenu un phénomène récurrent. A Bamako comme dans les autres capitales régionales, cette pratique devient de plus en plus inquiétante pourtant elle n’est pas sans conséquence. Au lieu de confier la gestion des ordures au GIE (groupement d’intérêt économique), certaines familles préfèrent garder les ordures et attendre la pluie pour s’en débarrasser. Ces déchets une fois déversés comme bon leur semble, obstruent les caniveaux et empêchent les eaux de pluie de circuler librement, provoquant ainsi des débordements d’eau dans les rues et même sur les routes. Pourtant les autorités à travers le ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable mènent chaque année des campagnes de sensibilisation avant le curage des caniveaux a l’approche de l’hivernage. Malheureusement, force est de constater que ces efforts tombent toujours à l’eau, car il suffit seulement quelques gouttes de pluies pour que les caniveaux se remplissent d’ordures à nouveau. Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation beaucoup pensent que les caniveaux sont des poubelles. Face à la situation, il est impératif que les autorités renforcent les mesures de gestion des déchets et appliquent des sanctions plus strictes afin de changer les mentalités. Quant à la population elle-même, elle doit faire preuve de civisme et se rendre compte que jeter les ordures dans les caniveaux est un acte d’incivisme qui a des conséquences sur l’environnement et la santé. Korotoumou TOGOLA, stagiaire Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Djelika Traoré est facilitatrice en hygiène menstruelle et Coordinatrice de la plateforme EL’PROTECT. À l’occasion de la Journée internationale de l’hygiène menstruelle, elle revient sur les défis auxquels font face les adolescentes et les femmes au Mali. Entre lutte contre les tabous, accès aux produits menstruels et plaidoyer pour des politiques publiques plus inclusives, elle appelle à un engagement collectif pour garantir à chaque fille le droit de vivre ses menstruations dans la dignité. Elle mène un combat noble afin de briser les tabous pour garantir la dignité menstruelle. Pouvez-vous vous présenter, s’il vous plaît ? Je suis Djelika TRAORÉ, facilitatrice en hygiène menstruelle et coordinatrice de la plateforme EL’PROTECT, une organisation de jeunes engagée pour le bien-être des adolescents et des jeunes à travers la santé, l’éducation et le numérique. Parlez-nous de votre plateforme et de votre engagement dans le domaine de l’hygiène menstruelle. EL’PROTECT est aujourd’hui une plateforme qui réunit des dizaines d’adolescentes, de jeunes femmes et hommes engagés autour d’une même mission : renforcer les compétences des adolescents et des jeunes tout en veillant à leur bien-être. Nos principaux domaines d’intervention sont la santé, l’éducation et le numérique. Dès sa création il y a deux ans, EL’PROTECT s’est construite autour d’un profond engagement citoyen et d’un volontariat assumé. Notre ambition était de briser les tabous autour des menstruations et de faciliter l’accès à une information fiable et inclusive pour les adolescentes, les jeunes filles et les femmes. Aujourd’hui, nous développons plusieurs stratégies afin de mieux intégrer les questions liées à la santé menstruelle dans les espaces éducatifs, communautaires, numériques et familiaux, tout en faisant du plaidoyer pour que cette thématique soit davantage prise en compte dans les politiques publiques. Selon vous, pourquoi est-il important de célébrer la Journée internationale de l’hygiène menstruelle ? Cette journée est essentielle, car elle permet de célébrer les progrès réalisés tout en rappelant le chemin qu’il reste à parcourir. Elle met en lumière les nombreuses initiatives portées par des acteurs engagés, mais surtout les réalités que vivent encore des millions de filles et de femmes qui rencontrent des difficultés à gérer leurs menstruations dans la dignité. Célébrer cette journée, c’est réaffirmer que les menstruations sont une question de santé publique, de droits humains, d’égalité des chances et de dignité, et non un sujet de honte ou de tabou. Dans quelle mesure les tabous et les préjugés autour des menstruations influencent-ils la vie des adolescentes et des jeunes femmes ? Les conséquences sont multiples. Les tabous conduisent de nombreuses filles à vivre leurs premières règles dans la peur, la honte ou la confusion. Certaines s’isolent, manquent les cours ou limitent leurs activités sociales simplement parce qu’elles ne disposent ni des informations ni des produits nécessaires. Ces préjugés affectent également leur confiance en elles, leur santé mentale et parfois leur santé physique lorsque les pratiques d’hygiène ne sont pas adaptées. C’est pourquoi il est indispensable de normaliser les discussions autour des menstruations dès le plus jeune âge. Quel rôle joue l’éducation menstruelle dans l’amélioration de la santé et du bien-être des filles ? L’éducation menstruelle est un véritable levier d’autonomisation. Lorsqu’une jeune fille comprend les changements de son corps et reçoit des informations fiables, elle est plus confiante, adopte de bonnes pratiques d’hygiène et prévient de nombreux risques pour sa santé. Une bonne éducation menstruelle, que ce soit à la maison, à l’école ou dans les espaces communautaires, permet aux filles de vivre cette étape naturelle de leur vie avec sérénité, dignité et confiance. Quelles actions concrètes menez-vous sur le terrain pour améliorer la gestion de l’hygiène menstruelle ? Nous intervenons à plusieurs niveaux. Nous organisons régulièrement des causeries éducatives dans plusieurs localités, souvent grâce au volontariat de nos membres, afin de sensibiliser les adolescents, les parents et les communautés. Nous confectionnons et distribuons également des serviettes hygiéniques dans les zones où les besoins sont les plus importants, afin que les filles puissent poursuivre leurs études et leurs activités sans interruption pendant leurs règles. Nous promouvons aussi l’hygiène intime, car il ne peut y avoir de bonne hygiène menstruelle sans une bonne hygiène intime. Enfin, nous menons des campagnes de plaidoyer, aussi bien sur le terrain que sur les plateformes numériques, afin d’influencer les politiques publiques, mobiliser les communautés et sensibiliser un public toujours plus large. Comment les familles, les écoles et les communautés peuvent-elles contribuer à une meilleure gestion de l’hygiène menstruelle ? Chaque acteur a un rôle essentiel. Les familles doivent instaurer un dialogue ouvert avec leurs enfants bien avant les premières règles. Préparer une fille à vivre ses menstruations est beaucoup plus bénéfique que d’attendre leur apparition. Les écoles peuvent intégrer davantage l’éducation menstruelle à travers des séances régulières d’information destinées aussi bien aux filles qu’aux garçons. Les garçons doivent être sensibilisés afin qu’ils deviennent des alliés plutôt que des vecteurs de stigmatisation. Quant aux communautés, elles doivent déconstruire les mythes et encourager des échanges intergénérationnels pour faire évoluer les mentalités. Quels sont les principaux défis que vous rencontrez dans la mise en œuvre de vos activités ? Notre principal défi reste le manque de ressources financières, matérielles et techniques, qui limite notre capacité à intervenir dans toutes les communautés qui en ont besoin. Nous faisons également face au contexte sécuritaire du pays, qui rend difficile l’accès à certaines localités, notamment les plus vulnérables. Malgré ces défis, notre engagement demeure intact. L’accès aux produits d’hygiène menstruelle demeure-t-il une difficulté pour certaines femmes et filles ? Si oui, quelles solutions préconisez-vous ? Oui, cette difficulté est encore une réalité, aussi bien à Bamako que dans plusieurs régions du Mali. Pour y répondre, nous organisons régulièrement des campagnes de collecte de dons afin d’acquérir des serviettes hygiéniques que nous redistribuons aux filles les plus vulnérables. Cependant, cette réponse reste ponctuelle. À long terme, il est nécessaire de rendre les produits menstruels plus accessibles financièrement, d’encourager leur production locale et de renforcer les mécanismes de solidarité ainsi que les politiques publiques dans ce domaine. Comment votre plateforme travaille-t-elle avec les jeunes filles et les femmes pour changer les perceptions et briser les tabous ? Nous les plaçons au cœur de nos actions. Nous les sensibilisons d’abord afin de changer leur perception des menstruations, puis nous les formons à l’animation communautaire, au plaidoyer, à l’éducation menstruelle et à la création de contenus numériques à fort impact. Nous favorisons également leur participation aux prises de décision. À EL’PROTECT, les adolescentes et les jeunes filles sont représentées dans nos instances de gouvernance afin que leurs préoccupations soient réellement prises en compte. Quel rôle jouent les partenaires dans vos actions ? Les partenaires techniques et financiers sont des acteurs indispensables. Grâce à leur accompagnement, nous pouvons renforcer nos capacités, élargir notre champ d’action et toucher davantage de bénéficiaires. Leur soutien nous permet de poursuivre nos activités de sensibilisation, de distribution de kits menstruels, de plaidoyer et de formation au profit des communautés. Quel message souhaitez-vous adresser aux décideurs, aux partenaires et à la jeunesse à l’occasion de cette Journée internationale de l’hygiène menstruelle ? Mon message est simple : faisons de la santé menstruelle une priorité nationale. Aux décideurs, j’invite à investir davantage dans l’éducation menstruelle, à améliorer l’accès aux produits d’hygiène menstruelle et à intégrer pleinement cette question dans les politiques publiques. Aux partenaires, je demande de continuer à soutenir les initiatives portées par les organisations locales, qui sont au plus près des réalités des communautés. Enfin, à la jeunesse, je voudrais dire que le changement commence par chacun de nous. Parlons des menstruations sans honte, déconstruisons les préjugés et devenons des ambassadeurs de la dignité menstruelle. Les règles sont un phénomène naturel, et aucune fille ne devrait être privée de ses droits ou de ses opportunités à cause de ses menstruations. Propos recueillis par Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
La séance plénière du jeudi dernier s’est conclue par l’adoption à l’unanimité (128 voix pour, 0 contre et 0 abstention) du projet de loi portant ratification de l’Ordonnance n°2026-015/PT-RM du 10 avril 2026 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique. Cette réforme majeure va permettre aux acteurs culturels de mobiliser de nouvelles ressources à l’ère du digital et des réseaux sociaux. Le ministre de la Culture, Mamou Daffé, a défendu ce projet en gestation depuis plusieurs années. Bien avant d’intégrer le gouvernement, alors qu’il dirigeait le centre culturel Korè de Ségou, il a côtoyé diverses sensibilités de sa corporation et grandement contribué à la carrière de nombreux artistes. Ce riche vécu lui permet aujourd’hui de saluer l’aval du Parlement pour ce qu’il qualifie d’« avancée historique » et de « révolution » pour le monde de la culture. Sur le fond, ce nouveau cadre juridique impose une réorganisation de la loi de 2017 afin d’y intégrer les réalités de l’ère numérique. Sont notamment visés les téléchargements, le streaming et les copies, des domaines où beaucoup d’artistes voient leurs œuvres exploitées ouvertement ou à leur insu, sans pouvoir percevoir leur dû. Ainsi, le texte élargit les droits moraux et patrimoniaux des créateurs, sécurise leurs revenus et introduit des redevances adaptées aux nouveaux usages digitaux. Enfin, les artistes pourront désormais percevoir des dividendes après chaque grand rendez-vous d’art contemporain. Une innovation majeure prévoit d’ailleurs que jusqu’à 35 % de ces redevances et dividendes collectés seront affectés à la constitution d’un fonds d’aide à la création artistique, jetant ainsi les bases d’une véritable économie de la culture au Mali. Au sujet dudit fonds, reste à savoir si Mamou Daffé ira au bout de la démarche. En 2020, en pleine crise de la COVID-19, cette question était déjà imminente : les activités culturelles étant suspendues, plusieurs métiers et acteurs liés au secteur avaient cruellement manqué de soutien. L’ère du Mali Kura semble donc être le moment idoine pour rectifier le tir grâce à cette nouvelle législation. KEITA Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Niger a officiellement déposé, le 18 juin 2026 auprès du Secrétaire général des Nations Unies, sa demande de retrait du Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). Pour motiver leur décision, les autorités de Niamey ont accusé l’institution de pratiquer une justice sélective et de s’être détournée de ses objectifs initiaux pour devenir un instrument d’ingérence. « Cette décision de retrait découle du constat de détournement d’objectif et de l’instrumentalisation de cette juridiction qui avait pourtant suscité beaucoup d’espoir pour les peuples épris de paix et de justice », peut-on lire dans la lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU. Et suivant les règles de la Cour, ce retrait prendra pleinement effet le 18 juin 2027, soit un an jour pour jour après la notification. En attendant, le Niger reste tenu de coopérer avec la CPI en honorant ses obligations envers elle jusqu’à cette date. Quant à la Cour, elle conserve sa compétence pour tout crime commis avant le départ officiel du pays. Ainsi, le Niger deviendra le troisième pays à vouloir se retirer de la CPI après les Philippines et le Burundi. Ce dépôt de demande du Niger intervient neuf mois après que Niamey a manifesté son intention, aux côtés de ses alliés le Mali et le Burkina Faso, de claquer la porte de l’institution. En effet, en septembre 2025, les États de l’Alliance des États du Sahel (AES) avaient affirmé, dans une déclaration commune, ne pas reconnaître l’autorité de la CPI, la qualifiant d’« instrument de répression néocolonialiste », tout en affichant leur volonté de mettre en place « des mécanismes endogènes pour la consolidation de la paix et de la justice ». Ce divorce s’inscrit dans la continuité de la rupture méthodique de l’AES avec les institutions internationales que les pays de l’Alliance perçoivent comme des instruments de l’impérialisme incompatibles avec leur souveraineté nationale. Depuis, les yeux sont rivés sur les autres membres de l’Alliance. Et tout porte à croire que Bamako et Ouagadougou s’apprêtent à emboîter le pas à Niamey pour officialiser, à leur tour, leur retrait. KEITA Boîte de commentaires Facebook [...]
L’émission d’appel sur l’actualité de la radio Klédu dénommée « Allô Kledu » a été suspendue pour une période de deux mois par la Haute Autorité de la Communication (HAC). À l’origine de cette sanction, la HAC incrimine certaines interventions des auditeurs en direct. Selon l’autorité de régulation, certains propos relayés à l’antenne sont « sans fondement et sans vérification », mettant directement en cause les institutions de la République. Le régulateur estime que le format de libre antenne, s’il n’est pas rigoureusement maîtrisé, favorise la propagation de fausses informations. Dans le contexte actuel, la HAC juge que ces dérapages répétés représentent un risque majeur pour la cohésion sociale et la stabilité nationale. Conséquence, « Allô Kledu », l’une des émissions les plus suivies de l’espace radiophonique malien, ne répondra plus aux appels des auditeurs jusqu’au 24 septembre. Et si la reprise du programme est envisagée à l’issue de la sanction, l’avenir d’« Allô Kledu » s’inscrira sous un jour nouveau. La direction devra vraisemblablement repenser la structure de l’émission pour y introduire un encadrement beaucoup plus strict des appels en direct, quitte à revoir la spontanéité qui faisait son succès. Cette mesure de la HAC ne laisse personne indifférent et cristallise les tensions autour du rôle des médias. D’un côté, une partie de la population et des internautes salue la fermeté du régulateur. Pour ces derniers, la lutte contre la désinformation et la préservation de la sécurité nationale doivent primer sur le divertissement ou la critique non constructive. Et de l’autre, des voix s’élèvent pour dénoncer une sanction jugée disproportionnée. Les défenseurs de l’espace démocratique craignent que cette suspension ne restreigne davantage les espaces de débat citoyen au Mali. Ils y voient un signal inquiétant pour la liberté d’expression, de plus en plus mise à rude épreuve. Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
Le journaliste et Directeur de publication du journal 22 Septembre, Chahana Takiou, a comparu ce lundi devant le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité de Bamako dans le cadre de l’examen de sa demande de mise en liberté provisoire. Introduite pour des raisons de santé, cette requête a été examinée par le tribunal, qui a décidé de mettre son délibéré au 6 juillet 2026. C’est à cette date que la juridiction rendra sa décision sur l’octroi ou non de cette liberté provisoire. Cette audience s’inscrit dans le cadre de la procédure judiciaire en cours visant le journaliste. En attendant le verdict, Chahana Takiou reste fixé sur l’issue de sa demande, tandis que les regards demeurent tournés vers la décision attendue du tribunal la semaine prochaine.   Rappelons qu’il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour « atteinte au crédit de l’État par l’institution judiciaire » ce 8 juin 2026.   La procédure fait suite à des critiques formulées par le journaliste contre l’utilisation de la loi sur la cybercriminalité dans des affaires impliquant des professionnels des médias. Reporters sans frontières avait auparavant dénoncé une tentative d’intimidation et demandé l’abandon des poursuites contre le journaliste. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce jeudi 25 Juin 2026 à travers une communication du premier ministre chef du gouvernement, le conseil des ministres a officiellement pris acte de la nouvelle Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et de son Plan d’actions 2026-2028. Cette initiative majeure, adoptée par les plus hautes autorités du pays, est une réponse structurée, globale et ancrée dans les valeurs maliennes, qui place la protection de l’enfant et la cohésion sociale au cœur des priorités de l’État Cette nouvelle stratégie nationale vise à apporter une réponse structurelle, humaine et durable à un phénomène en forte expansion dans plusieurs régions du pays. Dans les rues de Bamako comme dans certaines grandes villes la scène est devenue familière, ou des enfants tendant la main aux carrefours, des femmes portant leur nourrisson sur le dos pour apitoyer les passants, des hommes déambulant en quête d’une aumône. La mendicité, phénomène complexe aux ramifications sociales, économiques et culturelles, a pris au Mali une ampleur telle qu’elle appelle désormais une réponse d’État coordonnée et durable, surtout en ce contexte de lutte implacable contre le terrorisme. Selon le rapport du premier ministre, chef du gouvernement le phénomène de la mendicité a connu, au cours des dernières décennies, une évolution préoccupante dans les centres urbains et semi-urbains, tendant à devenir un moyen de subsistance pour des ménages et des individus confrontés à des conditions de vie difficiles. Il a des répercussions sur la protection de l’enfance, la cohésion sociale, le développement humain et la stabilité nationale. Pour lutter efficacement contre ce phénomène et atténuer son impact sur le tissu social, le Gouvernement a élaboré la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité, qui s’inscrit dans le cadre de « Mali kura nɛtaasira ka ben san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033 ainsi que des principales politiques nationales relatives à la protection sociale, à la protection de l’enfant et à la prévention de l’extrémisme violent. La communication du premier ministre précise que son objectif est de contribuer à la réduction durable de la mendicité, notamment celle impliquant les enfants, à travers une approche globale reposant sur la prévention, la protection, l’inclusion socioéconomique, la responsabilisation des familles et des communautés ainsi que la promotion d’une éducation inclusive conforme aux valeurs religieuses et républicaines du Mali. En vue d’atteindre cet objectif, la stratégie est articulée autour des axes. Parmi lesquels la promotion des alternatives socio-économiques et la réinsertion des personnes vulnérables, le renforcement de la responsabilité parentale, l’encadrement et l’accompagnement des écoles coraniques, l’intégration progressive de l’enseignement religieux dans le système éducatif national. A noter que le gouvernement n’a pas encore précisé le coût du Plan d’actions 2026-2028 ni le calendrier détaillé de sa mise en œuvre. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Au 10ᵉ anniversaire du JELMA, Malick M’Baye défend les langues nationales comme levier d’aveni   Le Mouvement des Jeunes Esprits de la Littérature Malienne (JELMA) a célébré, le samedi 27 juin 2026 à la Bibliothèque nationale du Mali, son 10ᵉ anniversaire autour du thème « Place de nos langues nationales dans la promotion de la culture, de l’éducation civique et citoyenne ». Placée sous le parrainage du Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne Abdoul Kassoum Fomba, la cérémonie a réuni plusieurs personnalités du monde culturel, universitaire et littéraire.   Parmi elles figuraient notamment le directeur de la Bibliothèque nationale, Dr Amadou Békaye Sidibé, représentant le ministre de la Culture, l’ancien ministre Dr Gaoussou Drabo, le secrétaire général de l’Association des Écrivains du Mali et Diaspora, Moussa Diakité, ainsi que de nombreux enseignants, écrivains et étudiants.   Au cœur de cette célébration, le discours de Malick M’Baye, président du JELMA, a retracé les dix années d’un mouvement né de l’initiative de quatre étudiants passionnés de lecture et d’écriture. Devenu aujourd’hui un réseau de plus d’une centaine de membres, le JELMA s’est imposé comme un acteur de la promotion de la littérature malienne.   Le président du mouvement a rappelé plusieurs acquis majeurs : plus d’une centaine de membres ayant publié des ouvrages, une anthologie des lycéens sur la paix et la cohésion sociale, l’archivage des voix d’une trentaine d’auteurs maliens, des ateliers d’écriture organisés dans plusieurs régions du pays, ainsi que de nombreux hommages rendus à des figures de la culture nationale. En cette année consacrée à la culture et à l’éducation, Malick M’Baye a surtout insisté sur la nécessité de faire des langues nationales de véritables instruments d’enseignement, de communication et de développement. Selon lui, leur officialisation doit désormais se traduire par des actions concrètes. « La meilleure façon de promouvoir une langue est de l’écrire et de la pratiquer », a-t-il affirmé, invitant les acteurs culturels, éducatifs et institutionnels à renforcer les initiatives en ce sens.   La journée a également été rythmée par une conférence-débat, des prestations artistiques, un défilé traditionnel ainsi que des concours de poésie et de culture générale, dont les meilleurs candidats ont été récompensés. À travers cette décennie, le JELMA confirme son ambition de faire de la littérature, des langues nationales et de la jeunesse les piliers d’une citoyenneté plus engagée et d’une culture malienne davantage valorisée. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
La grande finale de la deuxième édition du concours national d’art oratoire « L’Art de Voir », organisé par l’Association La Vie en Rose en partenariat avec l’Union Malienne des Aveugles (UMAV) et le Comité des Jeunes Aveugles du Mali (COJAM) a déjoué les pronostics sur le plan de l’organisation et de la mobilisation. Soutenue par Save the Children à travers le Projet d’Appui à la Décentralisation de l’Éducation au Mali (PADEM), financé par l’Union européenne, cette initiative a rassemblé autorités gouvernementales, partenaires techniques et financiers, représentants d’organisations internationales, acteurs de la société civile autour d’une même ambition, celle de promouvoir l’éducation inclusive et révéler le potentiel des enfants vivant avec une déficience visuelle. Placée sous le thème « Le Dialogue comme facteur de Paix », cette deuxième édition a permis à 60 enfants non-voyants et malvoyants, dont 40 filles, de bénéficier durant plusieurs semaines de formations en lecture braille, art oratoire, leadership, développement personnel, citoyenneté et confiance en soi. À travers leurs prestations, les candidats ont démontré que le handicap visuel ne constitue en rien un frein à l’intelligence, au talent ou à l’engagement citoyen. Bien au contraire, leurs messages ont rappelé à tous que la paix se construit dans l’écoute, le respect mutuel, la tolérance et le dialogue. « Même lorsque l’on ne voit pas avec les yeux, on peut voir avec le cœur, comprendre avec sagesse et porter des messages capables d’inspirer toute une nation », a déclaré Mme Rose Bouzaïd sous les applaudissements de l’assistance. Présidente fondatrice de l’Association La Vie en Rose et marraine à vie des 450 enfants non-voyants et malvoyants de l’UMAV, Mme Rose Bouzaïd a profité de cette cérémonie pour réaffirmer son engagement en faveur de l’amélioration des conditions de vie et d’apprentissage de ces enfants. Sous son leadership et grâce à l’appui de nombreux partenaires et mécènes, l’association a réalisé des actions majeures qui ont profondément transformé le cadre de vie des pensionnaires de l’UMAV. Parmi les réalisations figurent notamment la construction de deux dortoirs pour les plus jeunes, la construction d’une nouvelle mosquée, l’aménagement d’un espace de jeux, la rénovation de l’administration, de la salle ophtalmologique, du jardin d’enfants, de l’infirmerie, de la cantine, de la bibliothèque ainsi que du grand hangar. À cela s’ajoutent la réhabilitation complète des 32 toilettes avec adduction d’eau et carrelage, la réalisation de quatre forages, l’électrification solaire d’une grande partie du site de six hectares, l’agrandissement du mur de clôture pour renforcer la sécurité des lieux ainsi que plusieurs distributions de vivres, de médicaments et d’équipements essentiels. Des réalisations qui témoignent d’une volonté constante d’offrir aux enfants déficients visuels un environnement plus digne, sécurisé et propice à leur épanouissement. Malgré ces avancées remarquables, celle que l’on appelle la Marraine à vie a rappelé que les besoins demeurent considérables. Accueillant chaque année des enfants venus de toutes les régions du Mali, l’UMAV selon Mme Rose Bouzaïd ambitionne de devenir un véritable centre d’excellence de l’éducation inclusive au Mali et en Afrique de l’Ouest. Pour atteindre cet objectif, plusieurs projets nécessitent encore un accompagnement. Il s’agit notamment de la construction de nouvelles salles de classe adaptées, de la création d’un centre numérique spécialisé pour les déficients visuels, de l’acquisition de matériels braille modernes, d’ordinateurs et de logiciels adaptés, de la rénovation du terrain de Goal Ball et des espaces culturels, le renforcement des infrastructures sanitaires, de l’amélioration des moyens de transport ainsi que le développement de programmes de formation professionnelle et d’insertion socioprofessionnelle. Face à ces défis, Mme Rose Bouzaïd a lancé un vibrant appel aux autorités nationales, aux collectivités territoriales, aux entreprises, aux organisations internationales, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux personnes de bonne volonté. « soutenir un enfant non-voyant, c’est bien plus qu’une œuvre sociale, c’est investir dans l’avenir d’une famille, d’une communauté et de toute une nation », a-t-elle précisé. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le 22 juin dernier à Azalaï Hôtel de Bamako, Mme Oumou Sall Seck, ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Dr Fassoum Coulibaly, ministre du Travail et de la Fonction publique ont animé une conférence-débat dans le cadre de la présentation du bilan des 5 ans du Président de la Transition. Sans occulter les défis à relever, les deux membres du gouvernement ont présenté,  chiffres à l’appui, les bilans des  réalisations de leurs départements respectifs avant d’annoncer des perspectives.   Mme OUMOU SALL SECK SECK MINISTRE DE L’ENTREPRENEURIAT NATIONAL, DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE  « La volonté ferme des hautes autorités de faire émerger une jeunesse créatrice de richesse, d’opportunité et de croissance pour notre pays » A l’entame de son exposé, Mme Seck Oumou Sall a rappelé les axes prioritaires des missions de son département, à savoir : Optimiser l’environnement des affaires malgré le contexte difficile, renforcer l’éducation et le développement des compétences entrepreneuriales, faciliter l’accès aux marchés publics et privés, promouvoir l’accès à la technologie et à l’innovation, améliorer l’accès au financement, sensibiliser et renforcer le réseautage. » Selon la ministre, ces grands axes sont définis dans la STRATÉGIE DE L’ENTREPRENEURIAT NATIONAL ET SON SON PLAN D’ACTION ADOPTÉS en début d’année 2025. Elle a fait remarquer que le développement du capital humain est une priorité des politiques nationales édictées par le chef de l’Etat selon lequel « La principale richesse d’une nation réside dans son capital humain ». La création du département de l’entrepreneuriat national en 2022 consolide cette vision du Général d’Armé Assimi Goita de mettre l’accent sur la formation des ressources humaines en quantité et en qualité pour bâtir le Mali de demain, a expliqué la patronne du département en charge de l’emploi. Ainsi, dans le domaine de l’emploi et de l’entrepreneuriat, en plus de l’organisation du SALON INTERNATIONAL DE L’ENTREPRENEURIAT AES 2025, on note le FINANCEMENT DE de 12 677 PROJETS, la CRÉATION DE 304 615 EMPLOIS, la FORMATION et L’ACCOMPAGNEMENT de 7500 jeunes vers leur première expérience professionnelle. Le coût global de ces actions est de 3,201 milliards FCFA. Ces résultats traduisent, selon elle, la volonté ferme des hautes autorités de faire émerger une jeunesse créatrice de richesses, d’opportunités et de croissance pour notre pays. AFIN DE RÉDUIRE LE CHÔMAGE, LUTTER CONTRE L’IMMIGRATION ET L’EXODE RURALE, Le département est à pied d’œuvre pour construire ou réhabiliter des centres de formation professionnelle, notamment à Sikasso, Markala, Dioila, Fana, Mofa, Badougou Djoliba. C’est dans ce cadre que plus de 89784 jeunes ont été formés et insérés, selon la ministre. Et de souligner que cette politique vise à se rapprocher des communautés et apporter des solutions à leurs préoccupations. En perspective, elle annonce la CERTIFICATION DES FORMATIONS en partenariat le ministère de l’Education, la formalisation afin de renverser la tendance de la domination de l’informel chiffré à 75%. «Notre objectif de tous les jours est de donner à notre administration des ressources humaines de qualité sans lesquelles on ne peut prétendre à un développement économique et social de notre pays» Prenant la parole en premier lieu, le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Dr Fassoun Coulibaly a axé son exposé autour de quatre points essentiels : le domaine du travail, le domaine de la fonction publique, le domaine du dialogue social et les perspectives.  S’agissant du premier point, il s’est réjoui de l’adoption du document de POLITIQUE NATIONALE DE  SÉCURITÉ ET DE SANTÉ AU TRAVAIL et son plan d’action 2025-2029, dont l’incidence financière est chiffrée à 2.958000.000 de FCFA. Cette politique, selon lui, vise à protéger l’homme au travail par une prévention des risques. Concernant le deuxième point, la fonction publique, le chef du département a noté L’ADOPTION DE LA GRILLE INDICIAIRE UNIFIÉE POUR TOUS LES STATUTS DE FONCTIONNAIRES, pour un coût total de plus de 205 milliards FCFA ; L’ADOPTION DU STATUT GÉNÉRAL DES FONCTIONNAIRES avec une incidence financière de 3.980.000.000 FCFA ; LE RECRUTEMENT DE 4064 FONCTIONNAIRES PAR CONCOURS DIRECT ET TRANSPARENT. « Notre objectif de tous les jours est de donner à notre administration des ressources humaines de qualité sans lesquelles on ne peut prétendre à un développement économique et social de notre pays », a laissé entendre le ministre Coulibaly. Parlant de la SIGNATURE DU PACTE DE STABILITÉ SOCIALE ET DE CROISSANCE, il a rappelé que l’objectif général est de contribuer à l’instauration et à la consolidation d’un climat social apaisé et au développement économique du Mali. Il n’a pas oublié de renouveler ses félicitations aux syndicats pour leur sens élevé du patriotisme. Pour ce qui est des perspectives, il a annoncé plusieurs mesures d’adoption dans le but de maintenir un climat social et professionnel apaisé, à travers le renforcement du dialogue interne entre les syndicats et les directions des services. ENGAGEMENT DES MINISTRES,  LEADERSHIP DU PRÉSIDENT GOÏTA Plusieurs intervenants ont confirmé les chiffres et données fournis par les deux chefs de départements. Il s’agit des entrepreneurs, des représentants d’associations, des syndicats qui ont témoigné et salué l’engagement des ministres, le leadership du Président de la Transition, Général d’Armée Assimi Goita. Broulaye Koné Boîte de commentaires Facebook [...]
La Côte d’Ivoire célèbre jeudi dernier 17 juin 2026 la Journée africaine des frontières (JAF) dans le village de N’Gandana, département de M’Bengué,  à la frontière ivoiro-malienne. Placée sous le thème de la paix, de la coopération transfrontalière et du développement durable, cette édition 2026 a réuni autorités administratives, élus locaux, partenaires techniques, chefs traditionnels ainsi qu’une importante délégation venue du Mali. La Journée africaine des frontières s’inscrit dans la vision de l’Union africaine selon laquelle les frontières du continent devraient être transformées en espaces de paix, de sécurité et d’intégration. Y compris celle entre la Côte d’Ivoire et le Mali. Les participants de la journée se sont réjouis de l’avancée significative constatée dans le processus de délimitation dans la mesure où plus de 90 % du tracé frontalier font désormais l’objet d’un consensus entre les deux États. le challenger Boîte de commentaires Facebook [...]
En visite au pas de charge dans quatre pays de l’ex G5 Sahel, le ministre mauritanien de la Défense, le général Hanana Ould Sidi, a été reçu, le 15 juin, à Koulouba par le président de la Transition malienne, le Gal d’Armée Assimi Goïta. Venu pour redynamiser la coopération sous-régionale en matière de sécurité, à défaut d’un retour au G5 Sahel, l’émissaire était également porteur, selon certaines  sources, d’une lettre sollicitant le soutien du Mali à la candidature de la Mauritanie au poste de secrétaire général de l’organisation de la coopération islamique. Si rien n’a filtré de son entretien avec le Gal d’Armée Goita, à sa sortie d’audience, le Gal Hanana Ould Sidi a mis en avant la profondeur des liens d’amitié et de solidarité unissant les deux peuples. Quant au chef de l’État malien, il a réaffirmé l’engagement commun à approfondir la coopération bilatérale au service de la paix, de la sécurité et du développement régional. Ces formules convenues témoignent néanmoins de la volonté des deux parties d’aller vers une décrispation de leurs relations, affectées depuis des années par des incidents frontaliers récurrents. Accusée par certains soutiens aux autorités de la Transition d’être une base arrière pour les groupes terroristes opérant dans notre pays, la Mauritanie, selon des sources sécuritaires, aurait donné un ultimatum de 72 heures aux djihadistes pour quitter son territoire à la suite du passage de son ministre à Bamako. Une information à prendre avec des pincettes, d’autant que la posture de Nouakchott reste inconnue en cas de refus des insurgés de se plier à son ultimatum. Vraie ou fausse, une telle injonction romprait également avec la stratégie mauritanienne de lutte contre le terrorisme appliquée jusqu’ici. C’est d’ailleurs à cette approche singulière que le pays doit sa stabilité dans cette guerre hybride qui embrase le Sahel. Toutefois, si cette rumeur venait à se confirmer, elle acterait un durcissement inédit de Nouakchott, bien qu’un renouveau de l’alliance du G5 Sahel sous sa forme d’origine reste hautement improbable, notamment à cause des obstacles ayant eu raison de son existence passée : le manque de financement, la forte dépendance extérieure ainsi les capacités limitées de l’alliance en renseignement et en moyens aériens. Amidou Keita Boîte de commentaires Facebook [...]
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