SOCIETE
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 février 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté des projets de texte ; procédé à des nominations et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les cadres organiques des Directions régionales et des Services subrégionaux de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Les Directions régionales et les Services subrégionaux de l’Emploi et de la Formation professionnelle ont été créées par le Décret n°09-596/P-RM du 4 novembre 2009 avec pour mission la mise en œuvre des politiques nationales de l’Emploi et de la Formation professionnelle aux niveaux régional et subrégional. Leurs cadres organiques sont déterminés par le Décret n°09-599/P-RM du 4 novembre 2009. Après plus d’une décennie d’application, le décret du 4 novembre 2009 a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Le projet de décret, adopté, corrige ces insuffisances et prévoit pour les 5 prochaines années, les effectifs nécessaires au fonctionnement des Services déconcentrés du Ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. 2. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation, au Ministère des Transports et des Infrastructures, des parcelles de terrain, objet des Titres fonciers n°947 du Cercle de Kadiolo et n°460 du Cercle de Kita. Les parcelles de terrain sises à Kadiolo-Route de Zégoua, Commune rurale de Kadiolo et à Kita-Kofoulabé extension, Commune urbaine de Kita, de superficies respectives de 99 ares 47 centiares et 80 ares, sont destinées à satisfaire les besoins de construction des bureaux des Subdivisions des Transports. La construction de ces bureaux permettra d’améliorer les conditions de travail des personnels desdits Services. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à des nominations. La liste nominative des intéressés est disponible sur le site web du Secrétariat général du Gouvernement www.sgg-mali.ml et dans le journal l’Essor. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Mines a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la Conférence « Indaba Mining », tenue du 9 au 12 février 2026, à Cape Town en Afrique du Sud. La Conférence « Indaba Mining » qui regroupe, annuellement, les acteurs du secteur minier, vise à établir des relations d’affaires et à stimuler les investissements en Afrique. L’évènement phare de cette conférence a été la Journée du Mali, tenue le 11 février 2026, sous le thème : « Un nouveau partenariat pour un secteur minier performant ». Au cours de la conférence, le ministre des Mines a fait une intervention axée sur le nouveau partenariat prôné par le Mali, les innovations pour les investissements sûrs et sécurisés, les grands chantiers de la réforme et le potentiel minier malien, la diversification de l’exploitation minière avec notamment la mise en exploitation de deux mines de Lithium. 2. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres : a. de la participation du Mali à la Conférence ministérielle de l’Organisation de la Coopération Islamique, tenue du 1er au 2 février 2026, au Caire en Egypte. Cette Conférence, placée sous le thème : « Mobiliser les discours religieux et médiatiques et leur impact sur la protection et la promotion des droits des femmes dans les Etats membres de l’Organisation de la Coopération Islamique », a été marquée par plusieurs sessions sur des thématiques relatives à la protection et à la promotion des droits des femmes et des filles au sein de l’Organisation de la Coopération Islamique. Dans son intervention, le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a présenté les acquis du Mali en matière de Protection et de Promotion des Droits des Femmes et des Filles. b. de la célébration de la 32ème Edition de la Journée Internationale de la Femme, le 8 mars 2026. Cette 32ème Edition sera célébrée, au plan national, sous le thème : « Droits des Femmes et des Filles : agir pour un avenir sûr et équitable dans un Mali résilient, unifié et souverain ». L’objectif de cette célébration est de renforcer l’appropriation nationale et communautaire des Droits des Femmes et des Filles comme levier fondamental de l’équité, de l’unité nationale et du développement durable. La cérémonie de lancement des activités de célébration de cette édition se déroulera à Bandiagara. 3. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à l’Atelier sous-régional d’échanges sur la Stratégie de prévention et de lutte contre le vol de bétail, tenu du 8 au 13 février 2026, à Dakar au Sénégal. L’objectif de cet atelier était de renforcer la coopération régionale et transfrontalière en matière de lutte contre le vol de bétail, en s’appuyant sur la formulation et la concrétisation de recommandations relatives à l’amélioration de l’efficacité des cadres institutionnels, techniques, juridiques et organisationnels nécessaires à la prévention et au contrôle du vol de bétail en Afrique de l’Ouest et au Sahel. A l’issue des travaux, l’atelier a adopté une déclaration dite « Projet d’Appel de Dakar sur la prévention et la lutte contre le vol de bétail » qui prévoit : – l’élaboration d’un Programme régional 2026-2030 de lutte contre le vol de bétail ; – la mise en place d’une Coalition sous-régionale multi-acteurs ; – l’harmonisation progressive des législations ; – la généralisation des systèmes modernes d’identification et de traçabilité du bétail ; – le renforcement des mécanismes d’échanges d’informations et des patrouilles conjointes transfrontalières. 4. Le ministre de la Santé et du Développement Social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une stagnation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 18 février 2026 Le Secrétaire général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national Boîte de commentaires Facebook [...]
Cette saisie réalisée par les enquêteurs chevronnés du commissariat de police du 1er Arrondissement de Kayes sous la houlette de l’expérimenté commissaire principal Douda Cissé, est une opération d’envergure qui souligne la vigilance des forces de l’ordre sur l’axe Bamako-Kayes. En effet dans la nuit du 15 au 16 février 2026, les enquêteurs du commissariat de police du 1er arrondissement de Kayes ont mis hors d’état de nuire deux individus en possession d’une importante quantité de produits stupéfiants, 151 briques de cannabis dissimulé dans trois 03 valises. Selon les sources sécuritaires, les faits se sont déroulés aux environs de 20 heures, au poste de Samé, lors d’une mission de routine. Les éléments de service ont immobilisé un taxi suspect transportant deux (02) passagers ainsi que trois (03) valises dont le contenu a été jugé douteux. Cette opération a permis la découverte de cent cinquante et une (151) briques d’herbe de cannabis réparties entre cinquante-deux (52) briques dans chacune de deux valises et quarante-sept (47) briques dans la troisième. Interrogés sur la provenance et la destination de ces produits, il ressort de leurs déclarations que la marchandise provenait de Bamako et était destinée à être écoulée à l’extérieur du pays. Les mis en cause, identifiés par les initiales S.C. et S.K., âgés respectivement de 38 et 36 ans, ont été mis à la disposition de la Justice et les investigations se poursuivent en vue de l’interpellation d’éventuels complices. Pour le Commissaire principal de police Daouda Cisssé en charge du commissariat de police du 1er arrondissement de Kayes, cette opération illustre l’engagement constant des Forces de l’ordre dans la lutte contre la délinquance sous toutes ses formes, conformément aux instructions du Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général Youssouf KONÉ Il a également lancé un appel à la population à faire preuve de vigilance et à collaborer étroitement avec les services de sécurité en signalant tout comportement suspect, gage d’une sécurité collective durable. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
    Un différend foncier oppose Diakaridia Thiokary à des fantômes, des individus qu’il n’a jamais rencontrés se prévalant toutefois de faux titres dans le but de lui retirer la parcelle n°131, dont il est l’acquéreur reconnu. Selon des informations proches du dossier, des présumés expropriateurs, réputés pour leurs manœuvres dans le secteur foncier, auraient établi de faux documents portant sur ladite parcelle afin de revendiquer la propriété du terrain. Informé de la situation, DiakaridiaThiokary aurait, dans un premier temps, tenté d’entrer en contact avec les auteurs du titre contesté, sans succès. Face à cette impossibilité de conciliation, il a alors engagé des démarches en vue d’obtenir sur le terrain judiciaire l’annulation pure et simple des titres fonciers n°3438 et n°245610 érigés, selon lui, sur sa propriété. L’affaire est désormais portée devant les juridictions compétentes, qui devront statuer sur la validité des documents incriminés et trancher ce litige. Dans son entourage, on affirme qu’il entend suivre toutes les voies légales nécessaires afin de faire valoir ses droits et récupérer une parcelle exempte de tout contentieux. Ce type de conflit illustre une nouvelle fois les dérives persistantes dans le secteur foncier, où des pratiques frauduleuses continuent d’alimenter les litiges. Dans un contexte marqué par la volonté affichée des autorités de renforcer la gouvernance judiciaire et foncière, plusieurs observateurs espèrent que la justice fera rapidement toute la lumière sur cette affaire et établira les responsabilités, afin de décourager de telles pratiques à l’avenir. Si ces faux titres sont confirmés, les autorités judicaires doivent tout mettre en œuvre pour mettre la main sur toutes les personnes impliquées dans la production de ces faux documents. Au nom de la stabilité sociale ! Par Drissa Togola Boîte de commentaires Facebook [...]
Coup de tonnerre dans l’espace numérique gabonais. La Haute Autorité de la Communication (HAC) du Gabon a annoncé, mardi 17 février 2026, la suspension immédiate de l’accès aux principales plateformes de réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national. Sont notamment concernés Facebook, WhatsApp, TikTok, X (ex-Twitter) et Instagram, des outils devenus incontournables dans la communication quotidienne des citoyens, des médias et des acteurs économiques. Selon les autorités, cette décision vise à freiner la diffusion de contenus jugés « inappropriés, diffamatoires, haineux ou susceptibles de porter atteinte à la cohésion sociale et aux institutions de la République ». La HAC affirme ainsi vouloir préserver l’ordre public et prévenir toute forme de déstabilisation dans un contexte numérique marqué par une circulation rapide et massive de l’information. Toutefois, aucune durée précise n’a été communiquée. La mesure reste en vigueur « jusqu’à nouvel ordre ». Cette suspension soulève déjà de nombreuses protestations au sein de l’opposition Gabonaise qui estime que cette mesure est une violation de droits. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Festival de la Culture et des Arts de Fouladougou (FECAF), a lancé officiellement ses préparatifs ce samedi 14 Février 2026 à la DNAFLA. Placée sous le thème « Impacts environnementaux et sociaux de la surexploitation des ressources naturelles », les activités se tiendront du 6 au 11 avril 2026 à Fouladougou. Cette troisième édition ambitionne d’allier valorisation culturelle, cohésion sociale et engagement environnemental. La cérémonie d’ouverture a débuté par une minute de silence en mémoire de l’ancien Président du FECAF , le Général Mamadou Z Sidibé récemment décédé. Parrain de l’événement, Me Demba Traoré, ancien ministre, a exprimé sa reconnaissance pour le choix porté sur sa personne. Évoquant le Fouladougou, rattaché à la région de Kita, il a rappelé la richesse culturelle de ses quatre communes et de ses 62 villages, marqués par une cohabitation harmonieuse entre Peulhs, Malinkés et Bambaras. Il a salué le festival comme un puissant facteur d’unité et de paix, tout en insistant sur l’urgence de préserver les ressources naturelles face aux menaces de déforestation, de pollution et de perte de biodiversité. À sa suite, le Directeur de Bouctou Communication, M. Adama Konaté, partenaire événementiel, a remercié l’APCAF et la commission d’organisation pour la confiance renouvelée. Il a réaffirmé l’engagement de sa structure à accompagner le festival avec professionnalisme afin d’en assurer le rayonnement. Le Directeur du FECAF, Bakary Sy, a qualifié ce lancement d’« acte fondateur d’une œuvre collective ». Il a souligné que la culture demeure un levier stratégique de cohésion sociale et de développement durable. L’édition 2026 entend accroître la visibilité des talents émergents, renforcer la participation des jeunes et des femmes et positionner Fouladougou comme un carrefour culturel à dimension nationale et sous-régionale. Le représentant des ressortissants de Fouladougou Abdoulaye Broulaye Diakité, a présenté les grandes articulations : conférences-débats, séances de sensibilisation, visites touristiques, chants et danses du terroir ainsi qu’une foire culturelle et commerciale. La cérémonie a été magnifiée par les prestations de Hawa Sissoko et de la fille de feu Bako Dagnon. Tous ont appelé à faire du FECAF 2026 un moment de fraternité, de stabilité et de paix. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Fin de course pour SS alias Papou, un imposteur redoutable qui tombe finalement dans les filets du commissariat de police de Yirimadjo, sous la direction du Commissaire principal de police Modibo K. DIARRA, Cette arrestation marque un coup d’arrêt pour cet imposteur qui exploitait la confiance des citoyens en quête d’emploi. Recherché pour usurpation de titre, de fonction et escroquerie, pour un préjudice de plus de vingt-trois millions de francs CFA, S.S alias « Papou », âgé d’une trentaine d’années, se faisait passer pour un haut gradé, œuvrant pour le compte d’un service secret d’État. Il ressort des sources sécuritaires que S.S alias « Papou » approchait ses victimes en leur promettant un recrutement au sein de structures publiques stratégiques de l’Etat et en contrepartie de ces prétendus facilités d’intégration, il exigeait le paiement d’importantes sommes d’argent. Cette manœuvre frauduleuse lui a permis de soutirer plus de 23 500 000 francs CFA à plusieurs citoyens, en quête d’emplois. Selon le Commissaire principal de police Modibo K. DIARRA, en charge du commissariat de Yirimadjo, le mis en cause a été placé sous mandat de dépôt par la justice et l’enquête se poursuit en vue d’interpeller d’éventuels complices. Il a également lancé un appel à la population, l’invitant à faire preuve de vigilance et à collaborer étroitement avec les services de sécurité en signalant tout acte suspect. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’incendie du marché de Dossolo, communément appelé Soukouninkoura, n’a pas seulement ravagé des étals et des boutiques. Il a réduit en cendres des rêves et laissé derrière lui une fumée noire qui étouffe encore les cœurs. Parmi les sinistrés, un jeune commerçant de friperie dont nous tairons le nom, erre au bord du goudron, tête baissée, démarche lourde, comme si ses pas traînaient les braises encore chaudes de son malheur. Lui qui faisait la navette entre Bamako et les zones d’orpaillage pour réunir de quoi investir dans ses balles de friperie, se retrouve aujourd’hui les mains vides… et le cœur en cendres. Quand le feu ne laisse que des cendres et les voleurs des cicatrices. « Je ne sais plus à quel saint me vouer, mais Dieu est grand », murmure-t-il, la gorge serrée. Tout est parti en fumée. Ses marchandises réduites en cendres, ses économies consumées par les flammes et son courage mis à rude épreuve. Il ne lui restait qu’une petite partie d’une balle de friperie sauvée in extremis, un maigre rescapé d’un brasier impitoyable. Mais le drame ne s’est pas arrêté là. Dans les coulisses de la catastrophe, pendant que certains tentaient d’arracher leurs biens aux flammes, d’autres guettaient dans l’ombre. Car là où les victimes couraient pour sauver le peu qu’il leur restait, des mains invisibles fouillent, arrachent, disparaissent. « En essayant de récupérer mes marchandises, un voleur sans foi ni loi a volé ma moto », lâche-t-il.  Car cette moto n’était pas qu’un engin à deux roues. Elle était son moteur économique, son outil de travail également. En une nuit, les flammes ont dévoré ses biens et les voleurs ont achevé ce que l’incendie avait commencé. Comme pour dire que le feu a semé la désolation, mais il a aussi révélé une autre braise plus inquiétante, celle de l’opportunisme criminel. Le jeune commerçant regarde désormais l’horizon avec des yeux rougis par la fumée et par les larmes contenues. « Je m’en remets à Dieu », répète-t-il. Boîte de commentaires Facebook [...]
Originaire de Djenné, Niamber Kayantao est une femme pleine d’initiatives dont les mains racontent l’histoire d’un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération. Depuis plus de vingt ans, elle évolue dans le domaine de la fabrication de colliers et de bracelets, un métier qu’elle exerce avec passion et détermination malgré les difficultés liées à la crise que traverse le Mali. Autrefois, elle transformait des chaussures en plastique en bracelets appelés en bambara « Bozo mana ». Une activité florissante à l’époque, aujourd’hui fortement impactée par la baisse du marché. « Depuis la crise, il n’y a plus de clients. Les étrangers, qui achetaient beaucoup nos produits, ne viennent plus », confie-t-elle avec regret. Face à cette situation, Niamber a su se réinventer. Elle s’est tournée vers la poterie, utilisant la boue de Djenné pour créer divers articles artisanaux, notamment des colliers et des « loubana ». Son attachement au travail manuel remonte à l’enfance. Elle transformait déjà le coton en couvre-lits ou en pagnes. Elle a également expérimenté les Camayiri avant de se consacrer pleinement aux perles et aux colliers. Aujourd’hui encore, elle achète certaines matières premières à Bamako et à Djenné afin de diversifier ses créations. Mère engagée, elle a transmis son savoir-faire à tous ses enfants, filles comme garçons. « Chacun crée son propre modèle », explique-t-elle fièrement. Si l’activité leur permet de subvenir à leurs besoins, épargner reste difficile. Soutenue par son mari, qui l’a encouragée à participer au festival malgré ses hésitations, la brave Niamber voit dans ces événements une rare opportunité de marché. Cela fait trois ans qu’elle y prend part. Elle a également participé au salon international des artisans du Mali (SIAMA) depuis ses débuts. Toutefois, elle rêve d’avoir sa propre boutique, un projet encore en attente faute d’espace à l’artisanat. Malgré les défis, Niamber garde foi en l’avenir. Elle prie pour la paix au Mali et encourage les jeunes filles à travailler pour ne dépendre de personne. « L’argent est un destin, mais grâce au travail, tu gardes ta dignité », affirme-t-elle avec conviction. À travers ses créations, Niamber Kayantao incarne la résilience des femmes artisanes maliennes, debout malgré la tempête. Kada Tandina, Korotoume Doumbia Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
À quelques jours du mois de Ramadan, c’est une véritable scène d’émoi et de désolation qui s’est abattue sur le marché Dossolo communément appelé Soukouninkoura depuis la nuit d’hier dimanche 15 à ce lundi 16 février 2026. Peu après 23 heures, un violent incendie s’est déclaré dans la zone du marché des motos, plongeant Bamako dans l’émoi. Selon plusieurs témoins, tout serait parti d’un fil électrique défectueux qui aurait embrasé une caisse avant que les flammes ne se propagent à une vitesse fulgurante. En quelques minutes, les étals de motos, pneus et pièces détachées ont été avalés par le feu. Des hangars entiers sont partis en fumée sous les cris et l’impuissance des commerçants. Alertés, les éléments de la Protection civile se sont rapidement rendus sur les lieux. Mais sur place, une autre bataille les attendait, celle de l’accès. Allées étroites, occupations anarchiques, constructions précaires entassées les unes contre les autres… L’organisation désordonnée du marché a considérablement ralenti l’intervention des secours. Les camions ont peiné à pénétrer à l’intérieur du site, contraignant les soldats du feu à déployer de longs tuyaux à travers un véritable labyrinthe d’étals et de hangars. Dans certaines zones presque inaccessibles, les flammes ont gagné du terrain avant même que l’eau ne puisse les atteindre. Cette anarchie, longtemps tolérée, a révélé ses lourdes conséquences en pleine urgence. Au lever du jour, le constat est amer. Plusieurs commerçants ont vu leur outil de travail réduit en cendres. « Nous avons tout perdu », confient certains, le moral brisé. Motos neuves, pneus, autres stocks de marchandises comme les friperies, les dégâts matériels s’annoncent colossaux. Heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été signalée pour l’instant. Mais l’impact économique et social s’annonce dramatique pour de nombreuses familles qui dépendaient exclusivement de ces activités. Une enquête devra déterminer avec précision l’origine du sinistre. Mais au-delà des causes techniques, une question s’impose, à savoir combien d’autres drames faudra-t-il pour repenser l’organisation de nos marchés ? Sans réorganisation, sans respect des normes de sécurité et sans voies d’accès dégagées pour les secours, les marchés de Bamako restent des bombes à retardement.   Boîte de commentaires Facebook [...]
Apres le succès fulgurant des deux premières éditions, le Mussé National de Bamako vibrera du 20 au 22 Mars 2026, au rythme de la 3eme édition du « Festival du Thé » sous le thème : « Le Thé, symbole de partage et de diversité culturelle en Afrique » Initiative de PROZEN SARL une agence de communication marketing spécialisée dans le développement de projet, cette grande messe des vendeurs et consommateurs de « Thé », vise à célébrer le Thé autrement, tout en faisant la promotion des entreprises maliennes qui évoluent dans ce secteur. Expérience culturelle exceptionnelle alliant tradition et modernité, à Bamako puis à Assimie à Abidjan, cette 3eme édition est aussi un évènement qui attire un public diversifié, passionné et ouvert à l’échange. Selon Mme Rokiatou Camara promotrice de l’évènement, le « Festival du Thé » est un concept familial créé pour promouvoir la paix et la réconciliation, car le thé est un vecteur de paix et de cohésion sociale de notre culture. « Ce rendez-vous est aussi un moment de partage qui célèbre les valeurs africaines d’hospitalités, de solidarité et de fraternité, tout en s’inscrivant dans les couleurs, les saveurs et l’âme d’Abidjan » A-telle ajoutée. Elle a par ailleurs précisé que « cette 3eme édition du Festival du Thé est un évènement panafricain, une occasion de réunir plusieurs entreprises maliennes et ivoiriennes tout en faisant la promotion de la jeunesse malienne. Quant à M. Hamed Simpara président de la commission d’organisation, il a mis l’accent sur l’importance et toute la portée de cet élément pour les entreprises maliennes et ivoiriennes. Selon lui, les deux premières éditions ont été riches en rencontre et en partage d’expériences et pour cette 3eme édition plus de 15.000 festivaliers sont attendus et environ 200 marques de thé avec comme objectif mettre en valeur les entreprises de vente de « Thé » le tout dans une ambiance festive. A noter que la clôture de cette 3eme édition du Festival du Thé est prévue à Abidjan. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Mali a depuis quelques jours un nouveau gouvernement. Une équipe marquée davantage par la continuité que par la rupture, mais à laquelle les Maliens assignent de lourdes responsabilités dans un contexte national toujours exigeant. Si la configuration globale reste presque inchangée, certaines nominations retiennent particulièrement l’attention. Le Général de Corps d’armée Sadio Camara, en charge de la Défense et des Anciens combattants, M. Alousseini Sanou, ministre de l’Économie et des Finances, et le Général de Corps d’armée Ismael Wagué, ministre de la Réconciliation nationale, de la Paix et de la Cohésion nationale, accèdent désormais au rang de ministres d’État. Une promotion qui traduit le poids stratégique de leurs départements dans la conduite de la Transition. Quelques ajustements sont également enregistrés. M. Daniel Simeon Kelema quitte le ministère de l’Agriculture, remplacé par M. Ibrahima Samaké. Le portefeuille de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, précédemment assuré par le Premier ministre, le Général Abdoulaye Maiga, est désormais confié au Général de Brigade Issa Oumane Coulibaly. Par ailleurs, M. Yaya Golobo hérite du ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, tandis que le département de l’Énergie et de l’Eau revient à M. Tiemoko Traoré. Pour le reste, la stabilité prévaut. Au-delà des mouvements ministériels, c’est surtout l’action gouvernementale qui est attendue. Le peuple malien, résilient et déterminé, espère des réponses concrètes et rapides à ses préoccupations quotidiennes. L’électricité demeure l’un des défis majeurs. Les coupures récurrentes pénalisent ménages, commerçants et industries. Le nouveau ministre en charge de l’Énergie devra proposer des solutions structurelles pour stabiliser et renforcer la production et la distribution. La crise du carburant, bien que des efforts aient été entrepris par les autorités de la Transition, a impacté par moment les activités économiques et les transports. Une solution durable est vivement souhaitée afin d’éviter les ruptures et la flambée des prix. La lutte contre l’insécurité reste également une priorité nationale. Malgré les avancées enregistrées sur certains théâtres d’opérations, les populations attendent un renforcement des actions pour sécuriser durablement les personnes et les biens. Enfin, les denrées alimentaires et la panier de la ménagère constituent une préoccupation majeure. Dans un contexte économique difficile, le gouvernement devra agir pour stabiliser les prix, soutenir la production locale et protéger le pouvoir d’achat des citoyens. Même sans grand bouleversement, ce nouveau gouvernement est placé sous le signe de la responsabilité et de l’efficacité. Les Maliens n’attendent que des résultats visibles et mesurables. Et la réussite de cette équipe se mesurera à sa capacité à transformer les attentes en solutions concrètes, à restaurer la confiance et à améliorer durablement les conditions de vie dans un Mali en quête de stabilité et de prospérité. Massassi Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est dans une atmosphère empreinte d’émotion, de fraternité et d’engagement que la nouvelle présidente de la Fédération malienne de Taekwondo, Mme Sy Aminata Makou Traoré, a été célébrée chez le guide religieux Dr El Hadj Soufi Bilal Diallo. Une cérémonie de félicitations et de remerciements initiée par M. Fousseini Koumaré, promoteur de N’Gana Blo, pour magnifier une élection perçue comme un tournant pour le taekwondo national. À 17h20 précises, la présidente fait son entrée, accompagnée de son époux Moctar Ousmane. Accueillie par une assistance mobilisée venue de plusieurs localités – Ségou, Dioïla, Fama, Kayes, Kita, Toukoto, Koulikoro – Mme Sy Aminata Makou Traoré a reçu un accueil chaleureux à la hauteur des espoirs placés en elle. Un bélier par la communauté Soufi en son honneur. Un geste hautement symbolique salué par Maître Yacouba Oumar Samaké, qui a souhaité une bonne gestion du taekwondo. Des démonstrations de taekwondo et de self-défense, réalisées notamment par des pratiquants encadrés par Cheick Soufi Bilal Diallo lui-même, ont rappelé que le taekwondo est une école de discipline, de respect et de dépassement de soi. « Il permet de faire occuper les enfants pour leur bonne éducation », ont rappelé plusieurs intervenants, convaincus que le taekwondo peut être un rempart contre les dérives sociales. Visiblement émue, Mme Sy Aminata Makou Traoré a salué son hôte, le Dr Cheick Souffi Bilal Diallo pour la cérémonie organisée en son honneur. Toutefois, elle a tenu à replacer son élection dans une dynamique collective. « Cette élection n’est pas une victoire individuelle, mais le fruit d’un effort collectif. Le taekwondo est une école de vie. Ses valeurs sont au cœur de notre projet fédéral », a-t-elle déclaré. Consciente des défis à relever, elle a appelé à l’union pour le rayonnement du taekwondo malien. Elle a également salué l’engagement du Dr El Hadj Soufi Bilal Diallo, le qualifiant de « source d’inspiration pour la jeunesse malienne », soulignant qu’il est le premier à initier un tel espace en son honneur. Dans son intervention, Dr El Hadj Soufi Bilal Diallo a remercié tous ceux qui ont fait le déplacement et insisté sur la nécessité de soutenir la nouvelle équipe dirigeante. « Les portes resteront ouvertes », a-t-il assuré, appelant à donner la main pour que triomphe le taekwondo malien. Il a également adressé ses salutations au ministre Fomba et aux autorités de la Transition, avec à leur tête le Président de la Transition. Poursuivant, son intervention, Souffi Bilal Diallo a évoqué la nécessité de mettre en valeur les maîtres à travers des photos, des posters et des archives, une manière de préserver la mémoire et l’héritage du taekwondo national. De son côté, Aboubacar Cissé a lancé à appelé à soutenir sans réserve la présidente, qu’il considère comme « une chance pour le taekwondo malien ». Coulibaly A Mali24    Boîte de commentaires Facebook [...]
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, a informé le Conseil  des Ministres de ce vendredi de la rentrée officielle de la 7e Cohorte du Service national des Jeunes, prévue le 24 février 2026 au Centre d’Instruction de Bapho. Institué par la Loi n°2016-038 du 7 juillet 2016, le Service national des Jeunes vise à forger une génération engagée, disciplinée et prête à servir la Nation. Sa mission est claire : parfaire l’éducation civique, la formation physique et professionnelle des jeunes afin de les préparer à contribuer pleinement au développement économique, social et culturel du Mali, tout en répondant aux exigences de la Défense nationale. Plus de 1 900 jeunes concernés Cette 7e cohorte qui compose plus de 1 900 jeunes s’annonce particulièrement significative. Elle regroupera 634 enseignants des Collectivités territoriales ; 255 auditeurs de justice ; 120 greffiers en chef ; 759 admis à la Fonction publique de l’État et 162 élèves fonctionnaires de l’École nationale d’Administration. Sans oublier le reliquat des cohortes précédentes n’ayant pas encore accompli leur service militaire obligatoire. Un contingent impressionnant qui témoigne de la volonté des autorités de faire du Service national un passage structurant pour les nouveaux agents publics et les cadres en devenir. À travers cette nouvelle rentrée, les autorités entendent consolider les fondements d’un État fort, fondé sur la discipline, le patriotisme et le sens du devoir. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 13 février 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : a. des projets de texte relatifs à la ratification du Protocole additionnel au Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel, relatif à la Coordination des Actions de Développement, adopté à Bamako, le 23 décembre 2025, lors de la 2ème Session ordinaire du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel ; b. des projets de texte relatifs à la ratification du Protocole additionnel au Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel, relatif à la Coordination de l’Action diplomatique, adopté à Bamako, le 23 décembre 2025, lors de la 2ème Session ordinaire du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel ; c. des projets de texte relatifs à la ratification du Protocole additionnel au Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel, relatif à la Défense et à la Sécurité, adopté à Bamako, le 23 décembre 2025, lors de la 2ème Session ordinaire du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel ; d. des projets de texte relatifs à la ratification du Protocole additionnel au Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel, relatif aux Sessions confédérales des Parlements, adopté à Bamako, le 23 décembre 2025, lors de la 2ème Session ordinaire du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel. Dans le cadre de l’opérationnalisation de la Confédération AES, le Traité fondateur, adopté le 6 juillet 2024 à Niamey, a prévu des Protocoles additionnels relatifs aux Piliers Développement, Défense et Sécurité, Diplomatie ainsi qu’aux Sessions confédérales des Parlements. Ainsi, lors de sa 2ème Session, tenue à Bamako le 23 décembre 2025, le Collège des Chefs d’Etat a adopté : – le Protocole additionnel relatif à la Coordination des actions de Développement qui vise, entre autres, à harmoniser les politiques nationales de développement des Etats confédérés ; – le Protocole additionnel relatif à la Coordination de l’Action diplomatique qui permet aux Etats confédérés de se concerter sur toute question internationale présentant un intérêt commun, en vue de définir une approche commune ; – le Protocole additionnel relatif à la Défense et à la Sécurité qui permet, notamment de mettre en œuvre l’Architecture de Défense collective et d’assistance mutuelle ; – le Protocole additionnel relatif aux Sessions confédérales des Parlements qui définit les modalités de désignation des représentants des Parlements, leurs attributions, la durée de leur mandat, le nombre et la durée des Sessions confédérales des Parlements. Les projets de texte, adoptés, permettent l’entrée en vigueur desdits protocoles en vue de l’atteinte des objectifs de la Confédération des Etats du Sahel. 2. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant renouvellement du permis d’exploitation d’or transféré à la Société des Mines de Loulo « SOMILO S.A. ». Le Gouvernement de la République du Mali et la Société des Mines de Loulo ont signé, le 2 avril 1993, une Convention d’établissement relative à l’exploitation de la Mine d’or de Loulo, située dans le Cercle de Kéniéba. Cette Convention a donné lieu à l’octroi d’un permis d’exploitation par le Décret n°96-048/PM-RM du 14 février 1996, pour une durée de 30 ans. Le périmètre du permis, initialement fixé à 48 km2, a fait l’objet de 3 modifications qui ont porté la superficie à 261,225 km2 Dans le cadre du processus de renouvellement du permis d’exploitation de Loulo, la Société BARRICK Mining Corporation a réalisé une nouvelle étude de faisabilité qui a mis en évidence des réserves économiquement exploitables sur 6 ans pour les mines à ciel ouvert et 16 ans pour les mines souterraines avec une production annuelle brute de 420,92 kilo-onces. Conformément aux dispositions du Code minier, la Société des Mines de Loulo a sollicité le renouvellement de son permis d’exploitation. Le projet de décret, adopté, renouvelle ledit permis pour une période de 10 ans. 3. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant Statut général des Fonctionnaires. La Loi n°02-053 du 16 décembre 2002, modifiée, portant Statut général des Fonctionnaires a été adoptée en vue de doter notre pays d’un meilleur instrument de gestion des Fonctionnaires de l’Etat, d’adapter les règles de la gestion de la Fonction publique aux mutations qu’elle a subies et de promouvoir le développement de la carrière du Fonctionnaire. L’application de cette loi a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Le projet d’ordonnance, adopté, corrige ces insuffisances en apportant, entre autres, les innovations ci-après : – la définition du champ d’application du Statut général conformément à la Constitution ; – la prise en compte du Service national des Jeunes dans le stage probatoire ; – la garantie de l’équité en matière d’avancement de catégorie par voie de formation ; – la rationalisation de la formation continue des Fonctionnaires ; – l’institution d’un système d’évaluation du personnel en remplacement de la notation ; – la précision de la position du Fonctionnaire appelé à servir au sein d’une Autorité Administrative Indépendante ; – l’institution de l’indemnité de départ à la retraite pour les Fonctionnaires ; – l’élaboration d’une nouvelle grille avec une diminution du nombre d’échelon. Son adoption participe de la mise en œuvre des recommandations du Dialogue inter-Maliens et de la Conférence sociale dans le domaine du Travail. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseiller consulaire au Consulat général du Mali à Abidjan (Côte d’Ivoire) : Lieutenant-colonel Samba COULIBALY. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION – Directeur général de l’Office de Radio et Télévision du Mali : Monsieur Yaya KONATE, Journaliste et Réalisateur. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative à la Politique nationale d’Assainissement et son Plan d’actions 2026-2030. Notre pays, conformément à sa législation et à ses engagements internationaux, a adopté en 2009 une Politique nationale d’Assainissement. Cette politique, mise en œuvre à travers 5 stratégies spécifiques relatives aux déchets solides ménagers, liquides et spéciaux ainsi qu’aux eaux pluviales et au transfert de compétences aux Collectivités territoriales, a permis d’obtenir des résultats appréciables en matière d’Assainissement. L’évaluation de sa mise en œuvre a conclu à la nécessité d’élaborer une nouvelle politique, adaptée aux réformes institutionnelles et changements intervenus dans le cadre de la protection de l’Environnement. S’agissant de la nouvelle politique, articulée autour de 5 axes stratégiques, elle vise à améliorer durablement le cadre de vie des populations grâce à des services d’assainissement adéquats, équitables et sécurisés, conformément aux orientations de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033. La Politique nationale d’Assainissement est mise en œuvre à travers des Plans d’actions quinquennaux dont le premier couvre la période 2026-2030. 2. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 43ème Session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Ecole africaine des Métiers, de l’Architecture et de l’Urbanisme, à Lomé au Togo. La 43ème Session de l’Ecole africaine des Métiers, de l’Architecture et de l’Urbanisme a porté sur les points ci-après : – l’examen des rapports d’activités du Directeur général de l’Ecole ; – l’état de mise en œuvre des décisions et résolutions de la 42ème Session ordinaire du Conseil d’Administration de l’année 2024 et de la Session extraordinaire de 2025 ; – l’état d’exécution du budget de l’exercice 2024 ; – l’adoption du budget de l’exercice 2026. Le Conseil d’Administration, après avoir délibéré, a pris des décisions, adopté des résolutions et désigné, à l’unanimité, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Mali comme Président. 3. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la rentrée de la 7ème Cohorte du Service national des Jeunes, au Centre d’Instruction de Bapho. Le Service national des Jeunes a été institué par la Loi n°2016-038 du 7 juillet 2016 avec pour mission de contribuer à parfaire l’éducation, la formation physique, civique et professionnelle des jeunes en vue de leur participation effective et entière au développement économique, social et culturel du pays et de leur mobilisation pour les besoins de la Défense nationale. La rentrée de la 7ème Cohorte du Service national des Jeunes, prévue le 24 février 2026, concerne : – 634 Enseignants des Collectivités territoriales ; – 255 Auditeurs de Justice ; – 120 Greffiers en chef ; – 759 admis à la Fonction publique de l’Etat ; – 162 Elèves fonctionnaires de l’Ecole nationale d’Administration ; – le reliquat des cohortes antérieures n’ayant pas encore accompli leur service militaire obligatoire. 4. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres du lancement de la Campagne sucrière 2025-2026 de SUKALA et N-SUKALA et des dispositions prises pour l’approvisionnement du pays en sucre pour le Ramadan 2026. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, accompagné du Gouverneur de la Région de Ségou, des membres de son Cabinet, des membres du Conseil National de Transition, des responsables du commandement des Forces de Défense et de Sécurité, des Maires des Communes et des Légitimités traditionnelles de la Région de Ségou, a procédé, le 5 février 2026, au lancement officiel de la Campagne sucrière 2025-2026 de SUKALA et N-SUKALA. Pour cette Campagne, les deux unités sucrières prévoient de produire une quantité globale de près de 120 000 tonnes, soit environ 34% du besoin annuel en sucre. Le Ministère de l’Industrie et du Commerce a mis en place un dispositif adéquat afin de répondre efficacement aux besoins de consommation de la population pendant le Ramadan. 5. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 13 février 2026 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national Boîte de commentaires Facebook [...]
Au Mali, il est difficile d’imaginer un mariage ou un baptême sans uniformes. Ces tenues identiques, cousues dans le même tissu et portées par des membres d’une famille, des amies ou des collègues, sont devenues un élément incontournable des grandes célébrations. Affichant l’unité, la solidarité et l’appartenance à un groupe, elles participent à l’esthétique et à l’ambiance festive des cérémonies. Pourtant, derrière les couleurs chatoyantes des bazins riches et les broderies raffinées, se cache une réalité plus complexe. Entre pression sociale, charges financières et tensions familiales, le phénomène interroge : l’uniforme est-il une bénédiction ou un fardeau ? Une tradition revisitée Contrairement à certaines idées reçues, aucun texte juridique ne réglemente le port des uniformes lors des cérémonies. Il s’agit d’une pratique culturelle et sociale, relevant du domaine privé. Selon l’anthropologue Birama Diakon, les uniformes ne sont pas nouveaux dans la tradition malienne. «Ils existaient déjà pour les classes d’âge, les rituels, les nouveaux circoncis ou les chasseurs. Ce qui est récent, ce sont les uniformes lors des mariages civils », explique-t-il. À l’origine, l’uniforme servait à marquer l’appartenance à un groupe et à renforcer les liens sociaux. Il permettait d’identifier les proches des mariés et de symboliser l’unité familiale. Dans certaines grandes familles, notamment chez les Sarakolés, choisir un tissu modeste et le faire porter par tous riches comme pauvres traduisait un véritable esprit d’égalité et d’entraide. Une flambée des coûts Aujourd’hui, la réalité a évolué. Les prix des uniformes varient considérablement : de 5 000 FCFA pour trois pagnes dans certaines familles à 200 000, voire 300 000 FCFA dans d’autres, sans compter les frais de couture et de broderie qui peuvent doubler la mise. À Bamako, où les mariages se multiplient, certaines femmes se retrouvent à coudre deux ou trois uniformes par mois. Pour Yaya Traoré, Président de l’Association des communicateurs handicapés du Mali, les uniformes créent certes «une ambiance de fête et de célébration » et renforcent l’unité, mais ils peuvent aussi représenter «une charge financière importante et une source de stress ». La société malienne valorisant fortement l’apparence et la conformité, beaucoup se sentent obligés de suivre le mouvement, souvent, au détriment de leur budget. Pressions et tensions au sein des couples Les conséquences ne sont pas seulement économiques. Le Dr Abocar Mahamane Kounta, psychologue et enseignant à l’INFTS (Institut national de Formation des Travailleurs Sociaux) constate que les uniformes sont devenus une source de conflits conjugaux. «Les femmes imposent parfois des uniformes très chers, largement au-dessus de leur pouvoir d’achat et de celui de leurs maris. Cela entraîne des tensions pouvant nuire gravement à la stabilité familiale », souligne-t-il. Certaines absences à des mariages s’expliquent par l’impossibilité d’acheter l’uniforme. D’autres personnes s’endettent pour ne pas subir le regard ou les critiques de leur entourage. Une femme mariée, ayant requis l’anonymat, confie avoir été convoquée à plusieurs reprises en conseil de famille pour ne pas avoir porté l’uniforme ou pour avoir opté pour un modèle jugé trop simple. «Une de mes connaissances s’est endettée pour payer un uniforme. Aujourd’hui, elle se cache de ses créanciers », raconte-t-elle. Plus grave encore, plusieurs intervenants évoquent des dérives inquiétantes : vols, tricheries, voire comportements déviants motivés par le désir d’acquérir une tenue coûteuse. Pour Mohamed Altanata, administrateur, « l’uniforme pousse certains hommes à voler et certaines femmes à faire des choix regrettables ». Des propos forts qui traduisent l’ampleur des tensions générées. Exclusion et fracture sociale L’un des aspects les plus préoccupants demeure le sentiment d’exclusion. Ce qui était censé renforcer l’unité peut, paradoxalement, creuser des divisions. Mlle Aminata, étudiante, témoigne avoir perdu une amie de longue date pour n’avoir pas pu coudre un uniforme trop cher. Elle raconte également avoir assisté à une cérémonie où les invitées sans uniforme étaient reléguées au fond et privées de boissons afin de « ne pas gâcher les images ». Pour l’anthropologue Birama Diakon, les uniformes ont « tendance à se transformer en marqueur de différenciation sociale», mobilisant des sommes hors de portée pour les plus modestes. Dans un contexte de crise économique et financière, cette surenchère vestimentaire accentue les frustrations et peut fragiliser les liens sociaux. Mariam Keïta, femme leader, estime que la question mérite d’être revue par les communautés. « Beaucoup de couples sont au bord du divorce à cause de ce problème », affirme-t-elle, déplorant que l’extravagance ait pris le dessus sur la symbolique initiale. Une responsabilité collective Plusieurs voix pointent la responsabilité de la société. Associations communautaires, chefs de quartiers et leaders d’opinion pourraient, selon le Dr Kounta, instaurer des règles visant à plafonner les coûts ou à privilégier des tissus modestes. « Si la société voit faire sans rien dire, elle est complice des problèmes que causent les uniformes », estime-t-il. Oumar Diabaté, conseiller municipal en Commune I, appelle à un retour aux valeurs traditionnelles et à une sensibilisation accrue, notamment auprès des jeunes couples. « À Banamba, les tenues sont simples et accessibles à tous. À Bamako, chaque mariage impose un uniforme différent. Il faut faire attention », prévient-il. Même son de cloche chez le chauffeur de taxi M. Thiénou, qui considère l’uniforme comme positif tant qu’il reste accessible. « Ma femme vaut plus que de l’or. Si je n’ai pas les moyens, je lui explique. L’important, c’est l’entente », confie-t-il, rappelant que l’esprit d’origine visait l’inclusion et non l’exclusion. Trouver un équilibre Tous s’accordent sur un point : l’uniforme en soi n’est pas le problème. C’est son évolution vers le luxe ostentatoire et l’obligation sociale qui pose question. Les conseils convergent vers la modération : définir un budget, privilégier la simplicité, refuser la pression, et rappeler que la valeur d’une personne ne se mesure pas à la richesse de son bazin. « L’uniforme signifie simplicité et sobriété », insiste le Dr Kounta. « Si on ne peut pas l’avoir, ce n’est pas la fin du monde. » Yaya Traoré invite les femmes à ne pas avoir peur de dire non et à se rappeler que « la beauté vient de l’intérieur ». Au fond, le débat sur les uniformes dépasse la simple question vestimentaire. Il interroge les priorités sociales, le rapport à l’apparence, la solidarité réelle et la capacité collective à préserver l’essence des traditions sans les transformer en instruments de pression. Entre symbole d’unité et facteur de division, l’uniforme de cérémonie au Mali se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Reste à savoir si la société choisira de renouer avec l’esprit d’inclusion qui l’a vu naître, ou si la surenchère continuera d’en faire un luxe pesant sur les épaules des familles. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
À la tête du ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Yaya Gologo incarne la figure du juriste rompu aux rouages de l’administration publique et aux mécanismes de gouvernance institutionnelle. Universitaire respecté et haut fonctionnaire chevronné, il s’impose aujourd’hui comme l’un des artisans appelés à conduire les réformes structurelles engagées par les autorités de la Transition. Professeur d’enseignement supérieur, Yaya Gologo s’est forgé une solide réputation dans le domaine du droit public et de la gestion administrative. Avant sa nomination au gouvernement, il occupait depuis le 9 février 2024 les fonctions de conseiller spécial du Président de la Transition, un poste stratégique qui lui a permis de participer à la réflexion sur les grandes orientations institutionnelles du pays. Son parcours administratif témoigne d’une longue expérience au sein de l’appareil d’État. De 2014 à 2023, il a occupé le poste de secrétaire général du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, où il a contribué à la conduite de plusieurs réformes liées à la modernisation de l’administration publique. Entre 2019 et 2020, dans un contexte marqué par des turbulences institutionnelles, il a également assuré à deux reprises les fonctions de ministre intérimaire, renforçant ainsi son expérience gouvernementale. Parallèlement à sa carrière administrative, Yaya Gologo mène une riche activité académique. Chargé de cours de droit public à l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako et à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest, unité universitaire de Bamako, il est également chercheur associé au Laboratoire du Centre de recherches en droit, en histoire et en administration publique. Son expertise scientifique est consolidée par un doctorat en droit public obtenu en 2009 à l’Université Pierre-Mendès-France. Le nouveau ministre a également occupé plusieurs postes stratégiques dans la gestion et le renforcement des capacités de l’administration malienne. De janvier 2012 à août 2014, il a été coordinateur national du Projet d’appui au renforcement des capacités, fruit du partenariat entre le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le gouvernement du Mali. Entre mars 2010 et février 2012, il a dirigé le Centre national des concours de la fonction publique, participant ainsi à la promotion de la transparence et du mérite dans le recrutement administratif. Son engagement dans les réformes institutionnelles remonte au début des années 2000. De 2002 à 2010, il a exercé comme chargé de mission dans plusieurs départements ministériels en charge de la Réforme de l’État et de la Fonction publique, tout en poursuivant ses activités d’enseignement du droit public à l’Université de Bamako. Distingué Chevalier de l’Ordre national du Mali, Yaya Gologo arrive à la tête du ministère de la Refondation de l’État avec un parcours marqué par la rigueur juridique, la connaissance approfondie des institutions et une expérience avérée de la gouvernance publique. Autant d’atouts qui seront déterminants dans la conduite des réformes visant à renforcer l’efficacité et la crédibilité de l’État malien. M Kanouté, mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Lors d’un rassemblement à Niamey le 11 février, le chef d’état-major particulier du général Abdourahamane Tiani a affirmé que le Niger allait «entrer en guerre avec la France», accusant Paris de chercher à déstabiliser le pays. Des accusations rejetées par l’armée française, qui évoque une «guerre informationnelle». Le général Ibro Amadou Bacharou, chef d’État major personnel du président du Niger, le général Abdourahamane Tiani, a appelé le 11 février les Nigériens à se préparer à « la guerre avec la France ». « Cette mobilisation, elle est faite, elle est décrétée afin qu’on se prépare pour la guerre avec la France », a-t-il déclaré devant un public réuni dans un stade de la capitale Niamey. « Sachez-le, on va entrer en guerre avec la France, on n’était pas en guerre, c’est maintenant qu’on va en guerre avec la France », a-t-il poursuivi, sous les acclamations de la foule. « Nous sommes face à des gens qui, à cause de nos biens, à cause de notre richesse, veulent coûte que coûte nous ramener à ce qui a fait leur prospérité », a-t-il également affirmé dans cette séquence vidéo qui a largement circulé sur les réseaux sociaux ce 12 février. Paris a, de son côté, fermement contesté ces accusations. « Il n’est pas question d’intervention française au Niger », a réagi le porte-parole de l’état-major des Armées, le colonel Guillaume Vernet, cité par l’AFP. Ce porte-parole de l’Hôtel de Brienne a ajouté qu’il s’agirait « manifestement de guerre informationnelle » de la part des autorités nigériennes. Plus de deux ans de tensions entre Paris et Niamey  Les relations entre Paris et Niamey se sont tendues à la suite de la transition initiée en 2023, les autorités françaises refusant de reconnaître les nouvelles autorités nigérianes, exigeant la restitution du pouvoir à Mohamed Bazoum et suspendant une partie de l’aide accordée au pays. La brouille diplomatique avait débouché sur l’expulsion, quelques mois plus tard, des forces françaises du pays. Le général Tiani a récemment mis en cause Emmanuel Macron ainsi que les chefs d’État béninois et ivoirien, les qualifiant de « sponsors » des assaillants de l’aéroport international de Niamey. Une attaque, survenue fin janvier, revendiquée par l’organisation terroriste « État islamique ». Des allégations qui avait été, là encore, rejetées par Paris. Les tensions entre Niamey et Paris s’inscrivent également dans un contexte de contentieux économique. Les autorités nigériennes, qui revendiquent une reprise en main de leurs ressources naturelles, ont nationalisé la Somaïr (Société des mines de l’Aïr), filiale du groupe français Orano spécialisée dans l’uranium. L’entreprise française a engagé plusieurs recours judiciaires, tandis que le Niger a annoncé son intention d’intenter une action, notamment pour préjudice écologique. Source: https://francais.rt.com/ Boîte de commentaires Facebook [...]
À la tête du ministère de l’Agriculture, Dr Ibrahima Samaké incarne le profil d’un technicien aguerri, forgé par l’enseignement, la recherche et une longue immersion dans le monde rural. Universitaire respecté et expert des politiques agricoles, il apparaît aujourd’hui comme l’un des visages de l’ambition du Mali de renforcer sa souveraineté alimentaire. Originaire de Bougouni, où il voit le jour aux environs de 1970, Dr Samaké a très tôt orienté sa carrière vers les enjeux agricoles, fonciers et environnementaux. Agroéconomiste de formation, il s’est imposé au fil des années comme une référence dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des projets de développement agricole. Avant sa nomination au gouvernement, il dirigeait l’Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée (IPR/IFRA), une institution clé dans la formation des cadres du secteur agricole malien. Maître de conférences et chercheur chevronné, il s’est distingué par son engagement constant pour la valorisation du savoir scientifique au service du monde paysan. Son parcours professionnel est fortement marqué par une présence sur le terrain, notamment dans les zones irriguées et lacustres du nord du Mali. À Tombouctou, Goundam et dans le système du Faguibine, Dr Samaké s’est illustré par son implication dans le suivi des coopératives agricoles multifonctionnelles et dans la promotion de la riziculture et des cultures maraîchères, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des producteurs. Sur le plan académique, il obtient en 2016 un doctorat à l’Institut supérieur de formation et de recherche appliquée (ISFRA) de Bamako. Ses travaux portent sur la décentralisation et le rôle des organisations paysannes dans le développement local, avec un accent particulier sur la région de Sikasso. Son parcours universitaire est également jalonné par un Master en gestion financière des collectivités décentralisées obtenu en 2010, après un diplôme d’ingénieur en agriculture et génie rural décroché en 2007. Au fil de sa carrière, Dr Samaké a occupé plusieurs postes de responsabilité, notamment celui de chef du Département des Sciences économiques et sociales, avant d’être porté à la direction générale de l’IPR/IFRA de Katibougou entre 2025 et 2026. Des fonctions qui ont consolidé son expérience en gouvernance institutionnelle et en pilotage stratégique. Aujourd’hui, sa nomination au ministère de l’Agriculture intervient dans un contexte marqué par de grands défis liés à la sécurité alimentaire, à la modernisation des exploitations et à la compétitivité du secteur agricole. Fort de son expertise scientifique et de sa connaissance approfondie du terrain, Dr Ibrahima Samaké est attendu sur la mise en œuvre de politiques agricoles capables de répondre aux aspirations des producteurs maliens. Sur le plan personnel, Dr Ibrahima Samaké est marié et père de sept enfants, dont deux filles. Assetou Samake mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Face aux défis persistants du chômage et du sous-emploi des jeunes, le projet « Chifinw ka Baarasira » (Le chemin des jeunes vers l’emploi) a procédé au lancement officiel de la première série de formations et d’insertion professionnelle de 125 jeunes à Bamako ce mardi 10 Février 2026. La cérémonie s’est tenue au Centre de formation CEDEX SAV, à Niaréla, en présence des partenaires institutionnels, techniques et financiers. Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par LuxDev, l’Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement, le projet s’inscrit dans le Programme indicatif pluriannuel 2021-2027 de l’Union européenne pour le Mali. Il vise à promouvoir l’emploi décent, l’économie verte et l’insertion socio-professionnelle des jeunes de 15 à 35 ans, avec une attention particulière accordée aux jeunes femmes, aux migrants de retour et aux personnes vivant avec un handicap. Cette première cohorte de 125 jeunes bénéficiera de formations qualifiantes dans trois filières à fort potentiel : la réparation de téléphones mobiles (50 jeunes), la maintenance photovoltaïque (50 jeunes) et le diagnostic automobile numérique (25 jeunes). Ces secteurs ont été identifiés comme prioritaires en raison de la croissance rapide du numérique, de l’augmentation du parc automobile et de la crise énergétique que connaît le pays, créant une forte demande en compétences techniques spécialisées. Selon les responsables du projet, il existe un paradoxe entre un marché en pleine expansion et une insuffisance de main-d’œuvre qualifiée. « Nous voulons répondre à ce besoin concret du marché tout en offrant aux jeunes des perspectives réelles d’emploi salarié ou d’auto-emploi », a expliqué Gana Guiro, assistant technique à LuxDev. Il a également souligné que la motivation, la disponibilité et l’engagement des jeunes constituent les principaux critères de sélection. Au-delà des compétences techniques, les bénéficiaires recevront des formations en entrepreneuriat et en compétences comportementales, avec un accompagnement personnalisé vers l’insertion professionnelle. Pour plusieurs jeunes, cette initiative représente une opportunité décisive. Rokia Théra, bénéficiaire en réparation de téléphones mobiles, affirme que cette formation lui permettra de gagner en autonomie financière et en confiance, tandis que Lassana Keïta, mécanicien, y voit un moyen de renforcer ses compétences face à l’évolution technologique des véhicules. D’une durée de 54 mois (2025-2029), le projet ambitionne de former et d’insérer plus de 6 000 jeunes à travers plusieurs régions du Mali, entre autres: Koulikoro, Segou, Sikasso, Kayes, contribuant ainsi à une croissance inclusive et durable portée par le capital humain. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Mali a une nouvelle équipe gouvernementale. L’annonce est tombée ce mardi à travers un flash spécial diffusé sur la chaîne nationale ORTM, où le Secrétaire général de la Présidence a rendu public le décret présidentiel portant nomination des membres du gouvernement. Si la structure globale de l’équipe reste quasi inchangée, certains ajustements stratégiques retiennent particulièrement l’attention. Trois poids lourds du gouvernement montent en grade. Il s’agit du Général de Corps d’armée Sadio Camara, ministre de la Défense et des Anciens Combattants ; du Général de Corps d’armée Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation nationale, de la Paix et de la Cohésion nationale et de M. Alousseini Sanou, ministre de l’Économie et des Finances. Ils sont désormais élevés au rang de Ministres d’État, un statut qui traduit la confiance renouvelée du Chef de l’État et le rôle central de ces départements dans le contexte actuel du pays. Au-delà de ces promotions, quelques mouvements viennent marquer ce remaniement. Le ministère de l’Agriculture change de main. M. Daniel Siméon Kelema quitte son poste, remplacé par M. Ibrahima Samaké. Autre changement notable, le portefeuille de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, jusque-là assuré par le Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, est désormais confié au Général de Brigade Issa Oumane Coulibaly. Du côté de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, c’est M. Yaya Golobo qui prend les rênes. Le département de l’Énergie et de l’Eau revient, quant à lui, à M. Tiémoko Traoré. En dehors de ces réaménagements, le reste de l’équipe gouvernementale demeure inchangé, traduisant une volonté de continuité dans l’action publique. Ce remaniement, à la fois mesuré et stratégique, semble consolider les secteurs jugés prioritaires comme la défense, la réconciliation nationale et les finances publiques. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, institutionnels et économiques majeurs, cette nouvelle configuration gouvernementale devra rapidement imprimer son rythme et répondre aux fortes attentes des Maliens. Massassi Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mardi 10 février 2026 restera comme une date charnière dans le processus de modernisation de l’administration malienne. Au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le test officiel de la délivrance en ligne du casier judiciaire et du certificat de nationalité a été lancé, ouvrant ainsi une nouvelle ère pour les services publics au Mali. Portée conjointement par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, et le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, cette réforme majeure permet désormais aux citoyens de formuler leurs demandes et de recevoir leurs documents administratifs directement via leur téléphone portable ou tout autre support numérique connecté. Cette innovation est le fruit d’une synergie entre l’AGETIC (Agence des Technologies de l’Information et de la Communication) et le département de la Justice. À travers cette plateforme dématérialisée, les autorités entendent mettre fin au véritable « parcours du combattant » que représentaient jusqu’ici les démarches liées à l’obtention de ces pièces essentielles. Files d’attente interminables, déplacements coûteux depuis les régions vers la capitale, lenteurs administratives : autant de contraintes appelées à disparaître progressivement. En réduisant considérablement les délais de traitement et en simplifiant les procédures, le ministre Mamoudou Kassogué concrétise ainsi les orientations du Président de la Transition en matière de refondation et de modernisation de l’État. Cette avancée s’inscrit pleinement dans la dynamique de transformation numérique engagée par le gouvernement. Avec ce projet-phare, la justice malienne franchit un cap décisif vers la digitalisation, en offrant aux citoyens un service public plus accessible, plus transparent et plus performant. Une réforme qui, au-delà de la technologie, symbolise la volonté affirmée des autorités de rapprocher l’administration des usagers et d’adapter l’État aux exigences du XXIe siècle. Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de l’opération « KOKADJÈ », les hommes du Commissaire Principal de Police Daouda Cissé, en charge du commissariat de police du 1er arrondissement, ont mis fin ce dimanche 8 février 2026 aux agissements du jeune AD âgé de 25 ans. Un prédateur sexuel qui terrorisait les femmes et soupçonné d’avoir violer 08 fillettes et une femme enceinte. AD prédateur sexuel récidiviste tombe finalement dans le filet de la police au grand bonheur de la population, mettant ainsi fin à une série d’actes atroces. Que s’est -il passé ? Ce dimanche 8 février, grâce à la vigilance d’un citoyen héroïque, le nommé A.D. (25 ans) a été pris en flagrant délit dans une maison abandonnée alors qu’il s’attaquait à une fillette de 4 ans. Alertés les hommes du Commissaire Principal Daouda Cissé en charge du 1er Arrondissement sont intervenus rapidement pour sécuriser les lieux et arrêter le suspect, évitant de justesse un lynchage populaire. Selon les sources sécuritaires AD prédateur sexuel récidiviste a avoué avoir violé 08 fillettes, une femme enceinte (acte pour lequel il avait déjà fait de la prison pendant 6 mois) Pour le commissaire Principal Daouda Cissé en charge du commissariat de police du 1er arrondissement de Kayes, l’Opération Kokadjè sous l’impulsion du Directeur Régional de la Police Tapa Oury Demba Diallo, continue de nettoyer les différents quartiers de Kayes pour la sécurité de la population. Il a par ailleurs exhorté les parents à la vigilance et surtout de surveiller leurs enfants. A noter qu’ après sa garde à vue, le suspect a été déféré devant les autorités judiciaires. Il attend désormais son jugement pour répondre de ses actes devant la loi. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
De passage devant la Centrale de Darsalam, notre reporter est tombé sur des travaux en cours sur cette infrastructure d’EDM-SA. Renseignements pris sur place, il s’avère que la société sous l’impulsion du Directeur généralqui suit personnellement ces travaux sur les sites de production, visent à réhabiliter les infrastructures existantes afin qu’elles donnent la pleine mesure de leurs capacités. Son compte-rendu. Une animation inhabituelle régnait à la Centrale thermique de Darsalam le mardi 3 février à notre passage dans le secteur aux environs de 10h 30. Poussé par l’instinct professionnel de chercher à savoir ce qui s’y passait, en cette période où EDM occupe les attentions du fait de ses difficultés à fournir de l’électricité à sa clientèle, nous n’avons pu résister à l’envie de voir cela de plus près. Ce qui n’a pas été chose aisée à cause de la rigueur des agents chargés du contrôle d’accès. On peut volontiers comprendre qu’ils soient si consciencieux au regard de l’importance stratégique du site, de surcroît dans un contexte sécuritaire sensible.   Les interminables minutes passées devant le portail à tenter de pénétrer dans la cour ont renforcé notre soupçon qu’il s’y déroulait effectivement quelque chose d’important. Soupçon confirmé lorsque nous avons pu finalement accéder à l’intérieur grâce à une connaissance au sein du personnel. Au fond de la cour à droite, plusieurs hommes en accoutrement de protection individuelle, notamment le casque et le gilet jaune … s’affairaient autour d’une grosse machine à l’intérieur d’un rubalise en rouge blanc. Dans le périmètre se trouve une seconde machine de la même envergure. Après avoir montré quelque réticence à satisfaire à notre curiosité, sans l’accord de sa hiérarchie, un agent sous le couvert de l’anonymat nous a confié qu’il s’agit effectivement de travaux d’entretien des groupes. Lesquels travaux, explique-t-il, consistent à démonter, nettoyer les pièces, remplacer celles qui sont défectueuses. « Les deux groupes que vous voyez-là sont concernés par ces travaux», a-t-il déclaré. S’il n’a pas voulu nous en dire plus, il n’a cependant pas caché son enthousiasme du fait que la direction de la société décide enfin de remettre son « outil de travail » en état de fonctionner à plein régime. En effet, une source au niveau de la Direction Générale d’EDM-SA nous a confirmé que les deux moteurs sont à l’arrêt depuis le 30 novembre 2023 pour l’un (G02) et le 24 mai 2024 pour le second (G01). Les deux moteurs Caterpillar de 6 mégawatts chacun totalisent 12 mégawatts sur les 32 de la Centrale, précise-t-il. Leur réparation permettra, dit-il, devrait permettre en principe à Darsalam d’impacter positivement le temps de disponibilité du courant à Bamako, en attendant la réparation de sa turbine de 20 mégawatts également à l’arrêt. Mais, il n’y a pas que Darsalam. Car, à l’en croire, le Directeur général s’est attelé, dès sa prise de fonction, à ce que le parc de production de la société, dont plusieurs machines sont en panne, soit remis en état pour que la fourniture d’électricité connaisse de l’amélioration dans la capitale. Car, à ses yeux, cela s’avère un impératif en attendant que soient relevés les nombreux défis en termes d’investissement pour augmenter la production par l’indispensable diversification des sources d’énergie. Ainsi ces travaux touchent aussi d’autres sites tels que Balingué, où ils ont déjà pris fin, et la Centrale thermique BID 100 de Sirakoro, qui fonctionne en deçà de ses capacités. Nous allons revenir dans nos prochaines éditions sur les échos des travaux similaires sur ce site. Un problème diagnostiqué doit être résolu, surtout lorsqu’il y’en a plusieurs à l’origine de la situation à l’EDM-SA qui doit, en dépit des difficultés, assurer la continuité du service public de l’électricité, améliorer la qualité des prestations à la clientèle et étendre la desserte. Pour l’heure, la Direction a opté pour une démarche pragmatique en œuvrant à corriger les nombreux dysfonctionnements. Ainsi la mise de moyens de travail à leur disposition semble avoir suscité un regain de motivation au sein des travailleurs. Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Restauratrice passionnée et professionnelle engagée, Mme Togola Pauline Somboro incarne une figure inspirante de la femme polyvalente, capable de concilier carrière institutionnelle et entrepreneuriat culturel. Présente pour la sixième fois au festival Ogobagna, elle y valorise avec fierté la richesse de la gastronomie traditionnelle malienne. Dans son activité de restauration, Mme Togola propose des menus profondément ancrés dans les traditions locales. Parmi ses spécialités figurent le tô accompagné de sauce au gombo, des plats à base d’arachide, ainsi que des boulettes traditionnelles comme le domo. Au niveau du rafraichissement, elle séduit les visiteurs avec de la bière de mil préparée à base de sorgho et de petit mil, sans oublier le jus naturel de raisin sauvage. Des mets et breuvages qui rencontrent un franc succès auprès du public du festival. Derrière cette passion culinaire se cache pourtant un parcours académique et professionnel remarquable. Après l’obtention de son baccalauréat, Mme Togola a suivi une formation en santé avant de décrocher un master en gestion de projet. Elle évolue aujourd’hui au sein d’une ONG internationale, Catholic Relief Services (CRS), où elle occupe le poste de responsable des partenariats et du développement du leadership global. Son engagement professionnel est orienté vers l’accompagnement et le soutien des personnes vulnérables à travers diverses interventions humanitaires. La restauration, précise-t-elle, est une passion née dès l’enfance. une passion qu’elle poursuit parallèlement à sa carrière professionnelle. Pour mener à bien cette activité, elle s’appuie essentiellement sur sa famille. Ses sœurs et nièces l’accompagnent au quotidien, formant une équipe de six personnes. Bien qu’elle ne dispose pas encore de restaurant fixe, sa participation répétée au festival Ogobagna a renforcé sa détermination à franchir ce cap. L’ouverture d’un restaurant figure désormais parmi ses objectifs majeurs pour l’année 2026, les démarches administratives ayant déjà été engagées. À l’endroit des jeunes filles, Mme Togola délivre un message fort : « viser l’autonomie. Tout en soulignant l’importance des études, elle insiste sur le rôle clé de l’entrepreneuriat dans un contexte où les opportunités professionnelles se raréfient ». Pour elle, il faut travailler dur, car le travail finit toujours par payer. Kada Tandina, Korotoume Doumbia Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la sécurisation du territoire, les Forces armées maliennes (FAMA) mènent des opérations de contrôle dans le secteur ouest de la localité de Léré, Région de Tombouctou. Cette opération d’envergure marque une étape importante dans la sécurisation du secteur ouest de la région de Tombouctou. Ce lundi 09 février 2026, dans un communiqué rendu public, l’Etat Major General des Armées informe que, les Forces armées maliennes (FAMA) ont détruit d’importants dépôts de groupes armés lors d’opérations menées dans la ville de Léré, dans la région de Tombouctou. Cette offensive s’inscrit dans une dynamique de contrôle territorial accrue, visant à démanteler les sanctuaires logistiques pour réduire la capacité de nuisance des groupes armés dans la zone. « Ces actions ont visé d’importants dépôts logistiques de terroristes à El Serabo, comprenant notamment des carburants, des armes, des munitions, des ateliers de fabrication d’engins explosifs improvisés (EEl) ainsi que des vivres », indique le communiqué. Toutefois, l’Etat Major General des Armées rassure que la recherche et la destruction des refuges terroristes se poursuivent. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Il s’agit d’une reconnaissance du mérite national. L’opérateur économique malien, Ibrahim Karagnara, Président-directeur général du Groupe Bama, a été élevé au rang de Chevalier de l’Ordre national par le Président de la Transition, Assimi Goïta, ce lundi 9 février 2026, au Palais de Koulouba. Cette distinction vient saluer les efforts constants ainsi que l’engagement discret mais efficace de cet opérateur économique, largement reconnu pour son sens élevé du social, sa proximité avec les populations et sa contribution au développement national. Par son caractère sociable et son implication dans des initiatives à fort impact communautaire, Ibrahim Karagnara s’est progressivement imposé comme une figure respectée du monde économique malien. Au Mali, Ibrahim Karagnara est considéré comme l’un des opérateurs économiques les plus sérieux et crédibles. Sa réputation repose sur son professionnalisme, son efficacité et sa capacité à relever de grands défis. Ses nombreuses réalisations dans le cadre des grands projets et chantiers de l’État malien lui valent aujourd’hui la considération des autorités nationales. Les milliers d’emplois générés au Mali par ses entreprises participent activement à la lutte contre le chômage des jeunes et contribuent significativement au développement économique du pays. Par ailleurs, son soutien discret mais constant aux populations vulnérables témoigne de son engagement social et de son sens élevé de la solidarité. À l’international, certaines filiales du Groupe Bama, notamment Dental BTP et Royal BTP, réalisent actuellement des travaux relatifs aux chantiers des universités du Sénégal oriental et de Matam. Il convient de rappeler qu’Ibrahim Karagnara a été publiquement félicité la semaine dernière par le président sénégalais pour l’évolution satisfaisante du chantier de l’université du Sénégal oriental à Tambacounda Boîte de commentaires Facebook [...]
La Cour d’appel de Bamako a rendu son verdict ce lundi 9 février 2026 dans l’affaire impliquant l’ancien Premier ministre Moussa Mara. Elle a confirmé la décision du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, condamnant Moussa Mara à deux (02) ans d’emprisonnement, dont un (01) an avec sursis. Une décision lourde de conséquences pour cet ancien chef de gouvernement, père de famille et chef d’entreprise, aujourd’hui à son septième mois de détention. Pour la défense, ce verdict reste profondément contestable tant sur la forme que sur le fond. Réagissant à l’annonce de la Cour, Me Mountaga C. Tall, avocat de Moussa Mara, n’a pas tardé à faire connaître la position de la défense. Il annonce un pourvoi en cassation imminent, dès les prochaines heures, avec un objectif d’obtenir la libération de son client dans les meilleurs délais. « Cette décision fera l’objet d’un pourvoi en cassation dès demain. Nous userons de tous nos moyens d’avocats pour que cette libération intervienne dans les meilleurs délais », a déclaré Me Tall, confiant et déterminé. En attendant l’issue de cette nouvelle bataille judiciaire, Moussa Mara, selon son conseil, demeure serein malgré l’épreuve.   Boîte de commentaires Facebook [...]
Après un redoutable coup de balai ayant visé essentiellement les conseils communaux, épinglés par les missions de contrôle pour des dysfonctionnements ou irrégularités constatés dans leur gestion administrative, financière et comptable, le processus de la dissolution des conseils communaux, enclenché en 2023, est en passe de connaître une nouvelle tournure. C’est du moins ce qui ressort du communiqué de presse, en date du 03 février 2026, du puissant Collectif de Défense des Militaires en direction des autorités de la Transition. Le CDM, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a sollicité la dissolution de l’ensemble des conseils communaux restants. Jusqu’ici épargnés et presque reléguées aux oubliettes, en dépit d’une longévité d’environ 17 ans, les conseils régionaux sont également rentrés dans le viseur du CDM, qui demande leur dissolution ni plus ni moins. Il suggère par ailleurs le remplacement des collectivités dissoute par des délégations spéciales composées d’acteurs engagés «pleinement dans la dynamique de la Refondation et de la Révolution Progressiste Populaire Malienne» sur la base de leur patriotisme et de leurs aptitudes. Le Collectif, qui a la réputation d’être l’élément déclencheur de nombreuses initiatives traduites dans le concret, demande également un audit de la gestion des conseils communaux et régionaux, depuis leur élection, respectivement en 2016 et 2009. Motivé par un désir de concrétiser la vision et les engagements du président de la Transition, cette entité proche du pouvoir réclame enfin d’éventuelles poursuites judiciaires contre les présumés coupables de détournement de biens publics. Ainsi, telle une épée de Damoclès, la dissolution pèse désormais sur la tête des équipes communales et régionales. Leur maintien, selon le CDM, ne rime pas avec la dissolution des partis politiques dont ils sont l’émanation pour la plupart. Un argument d’autant plus contestable que beaucoup de conseillers et maires doivent leur élection à des listes indépendantes, tandis que le Haut Conseil des Collectivités, seule émanation exclusive de partis politiques, n’est pas visée par le coup de balai brandi par le CDM. Amidou Keita Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
Interdits d’entrée par la porte depuis la min-janvier 2026, Jeune Afrique ne désespère pas de s’introduire en territoire malien par la fenêtre. En tout cas, il faudrait sans doute plus simple interdiction pour que le célèbre confrère puisse renoncer à son public malien. À la sanction que les autorités de transition lui ont infligée pour «apologie du terrorisme», «diffamation» et «incitation à la haine», l’hebdomadaire franco-africaine a réagi par une large diffusion à ses lecteurs des voies et moyens de contourner «l’interdiction de sa circulation, de sa distribution et sa vente au Mali. Il leur est notamment suggéré de recourir aux possibilités offertes par différentes formules de VPN, un réseau virtuel privé qui échappe aux systèmes de blocage des États. Jeune Afrique se démène visiblement comme un beau diable pour tenter de compenser les pertes d’audience imputables à son absence physique par un accès libre à ses contenus en ligne, sur un front de l’AES où l’adversité n’a de cesse de s’amplifier depuis son expulsion du Burkina-Faso. Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
Selon plusieurs sources concordantes, en effet, les concitoyens maliens de l’extérieur ne sont plus les seuls pour qui sonne le glas de la fuite massive des investissements. Le rapatriement de leurs revenus générés à l’étranger, à en croire les mêmes sources, connaît de plus en plus des destinations différentes du bercail, à défaut d’être conservés dans le pays d’accueil. La situation sécuritaire et l’instabilité institutionnelle sont passées par-là et les destinations les plus prisées ne sont pas les pays avec lesquels le Mali entretient les meilleurs rapports de voisinage. Ça n’est pas sur les pays membre de l’espace AES que pleuvraient les capitaux des Maliens vivant à l’étranger, mais plutôt le Sénégal et davantage encore la Côte d’Ivoire, deux pays qui se disputent en même temps les investissements de la plupart des opérateurs locaux contraints par le péril sécuritaire à l’expatriation de leurs fortunes. En plus d’offrir de meilleures garanties et assurances aux potentiels investisseurs, les deux têtes de pont de la CEDEAO francophone et de l’UEMOA présentent également les meilleures opportunités pour fructifier leurs mises. Par ailleurs, la Côte d’Ivoire héberge à elle seule plus de 3 millions de Maliens dont les revenus pourraient constituer un manque à gagner substantiel sur les 700 milliards de francs CFA annuellement injectés dans les circuits économiques maliens par l’ensemble des 6 millions de compatriotes vivant à l’étranger. Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
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