Adieu Amadou Bagayoko : une voix s’éteint, une légende demeure
Le Mali pleure l’un de ses plus grands artistes. Ce vendredi 4 avril, Amadou Bagayoko, moitié du mythique duo Amadou & Mariam, a tiré sa révérence à l’âge de 70 ans, laissant un vide immense dans le cœur de son épouse et complice de toujours, Mariam Doumbia. Ensemble, ils ont porté la musique malienne aux quatre coins du monde, en chantant l’amour, la vie et l’espoir.
L’histoire d’Amadou et Mariam est celle d’un amour indestructible, né dans les couloirs de l’Institut des Jeunes Aveugles de Bamako. Ils ont trouvé l’un en l’autre bien plus qu’un compagnon de vie : un alter ego artistique, une raison de créer, d’inspirer, de rêver. Amadou, devenu aveugle à l’adolescence, a su voir au-delà des apparences, décelant en Mariam une lumière qui ne l’a jamais quitté.
Leur union, scellée en 1980, était le prélude d’une odyssée musicale exceptionnelle. De Bamako à Abidjan, puis vers les scènes du monde entier, ils ont su tisser un pont entre la tradition et la modernité, entre le Mali et le reste du globe. Leur voix, empreinte de profondeur et de sensibilité, a transcendé les frontières, touchant les cœurs au Mali comme en France, aux États-Unis comme au Japon.
Amadou Bagayoko n’était pas qu’un chanteur. Il était un conteur d’histoires, un gardien de la culture mandingue, un virtuose de la guitare dont les accords résonnent encore. Avec Mariam, il a redonné vie à la musique bambara, en la fusionnant avec des sonorités d’ailleurs. Je pense à toi, Dimanche à Bamako, Sabali… Autant de titres qui resteront gravés dans la mémoire collective, comme un héritage intemporel. Le duo préparait encore son retour, avec un best-of prévu pour l’automne 2024, un projet qui, aujourd’hui, prend une tout autre dimension.
Aujourd’hui, Mariam pleure son compagnon de scène et de vie. Le Mali pleure son ambassadeur musical. Le monde pleure un artiste hors pair. Mais si Amadou Bagayoko nous quitte, son âme, elle, reste présente dans chaque note, chaque parole, chaque mélodie qu’il a laissée en héritage.
Adieu, Amadou. Ton chant ne s’arrête pas. Il continue de vivre en chacun de nous !
La Rédaction
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